#RDR2013

Elle avait dit « Jamais, PLUS JAMAIS » après avoir connu le déluge en 2011 au Fort St Père.

Mais bon, depuis elle a acheté des bottes, Junip est programmé et elle parle d’elle à la troisième personne du singulier.

Armée de mon abnégation la plus totale et de mon amour de José Gonzalez, j’ai acquis un billet pour aller à la Route du Rock, de nouveau.

RDR

30 secondes après être sortie de ma voiture, quelques gouttes commencent à poindre, comme une mauvaise blague, comme un running gag. Elles ne seront pas bien méchantes ni bien longues, juste histoire de dire, juste comme un souvenir.

A peine le temps de brefs bonjour et de calculer combien font 2.80€ x 4, « Merci de faire l’appoint ! », Junip entre en scène.
C’est évidemment bien joli, je suis évidemment ravie, d’entendre ces morceaux adorés, de voir des lèvres les prononcer, des boucles brunes s’agiter.
Mais, car il y a un mais détesté, il m’a manqué d’un charme supplémentaire, d’une once de folie, qui auraient fait de ce moment agréable, un instant merveilleux.

Le temps d’aller tester un dwich poulet texmex (pas de beurre donc) et les Concrete Knives prennent la suite. Je me rends compte que la pente du site est mal foutue (les gens de devant sont plus hauts que ceux de derrière) et que les écrans vidéos sont au ras des pâquerettes à cause du vent, bref je ne vois pas grand-chose. Et ce que j’écoute est bien loin de me faire planer. Comme on dit, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre.

Je teste Parquet Courts. Des morceaux intéressants, pied au plancher en quasi permanence, avec, du coup, un risque de lassitude. Et le chant à bosser, car malgré deux chanteurs, tout ça reste assez monocorde et dessert l’ensemble. Potentiel à suivre donc.

C’est l’heure des australiens de Tame Impala, mené par le soi-disant charismatique Kevin Parker. Vu le ramdam autour de la sortie de leur dernier album, j’avais tenté de m’intéresser à la chose, sans grand succès. Je suis donc curieuse de me laisser surprendre et convaincre par le live.
Etant entendu qu’installer un écran en fond de scène pour diffuser des rosaces 3d pendant 1h30, n’apporte pas grand-chose à la puissance d’un morceau, je me suis relativement ennuyée.
On ne pourra pas dire que je n’ai pas essayé, j’y ai mis du mien, mais à part le tubesque Elephant et son rotor irrésistible, la sauce n’a pas prise.

Je pars me distraire au stand crêpe en suppliant Suuns d’être à la hauteur car je commence à me dire qu’il faut que j’arrête de voir des concerts si c’est pour y rester insensible.
Heureusement, il n’y avait pas de réseau 3G sur le site, mais la télépathie fonctionnait et Suuns m’a emporté, me réconciliant ainsi avec la musique (oui, rien que ça). Je ne pourrais pas exactement dire que j’ai vu Suuns (toujours ce foutu problème d’inclinaison du terrain, même en étant à 8m de la scène), mais les entendre faisait déjà un bien fou.

La soirée décolle, Hot Chip prend le relais avec réussite et un set homogène, dansant et réjouissant de bout en bout.
Disclosure a la dure tâche de clôturer le festival. Mission aux ¾ remplis pour ma part, il me manque 33% d’entrain pour bouncer all night long.

Une soirée en demi-teinte, mais quasi sèche, je ne saurais me plaindre d’un tel mix.

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