Blue Jasmine

Woody Allen.

Blue-Jasmine_FR

Traverser la Manche ok, mais il ne faudrait pas pour autant que ça réduise mon rythme de croisière cinématographique, j’ai des statistiques à tenir moi ! (5 films par mois en moyenne pour l’instant sur 2013)

Ça tombe bien, le premier truc que je repère en arrivant à Bristol, c’est un bâtiment bleu sur les quais, siglé Watershed, qui s’avère être un café/resto/ciné/arts numérique/centre culturel. Le lieu parfait en somme.

Je repère une séance de Blue Jasmine dédiée aux sourds, et donc faite pour moi car sous-titrée en anglais. Non pas que je minimise mes capacités de compréhension de la langue de Woody Allen, mais il faut tout de même être réaliste.

Munie de ma première loyalty card bristolienne, je franchis la porte du Cinema 1, et, comme en France, rajeuni la moyenne d’âge de la salle d’environ 20 ans. Forcément il est 15h, l’heure des vieux, des chômeurs, des sourds, et des pauvres (tarif réduit pour les séances avant 16h).

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Première constatation, j’apprécie de regarder les publicités. Faut dire qu’à la place du camping d’Erdeven, de Jean-Claude Carrère chausseur pour hommes et femmes et de Kev Adams, ici c’est Guinness, Budweiser feat Jay-Z et Downton Abbey. Ce qui me parle un poil plus.

Et SURTOUT, THANKS GOD, pas de court-métrage Shalimar !!

J’ai compris l’essentiel du film (je ne suis pas peu fière !), je pense donc être à même de donner mon avis.

Cate Blanchett est parfaite. Voilà l’information principale que l’on retiendra de ce nouveau Woody Allen. De tous les plans, de tous les visages, de toutes les émotions. Elle est détestable, intrigante, touchante, pathétique, drôle. Elle joue divinement l’alter ego d’Allen, dans certaines scènes j’ai cru voir apparaitre l’ectoplasme du réalisateur au travers de son corps.

Les autres acteurs tiennent le rang, je ne crois pas avoir vu beaucoup de films avec Alec Baldwin mais ce rôle semble lui coller à la peau, Sallie Hawkins joue très honnêtement le faire-valoir, Bobby Cannavale apporte le feu nécessaire et Louis C.K. a toujours ce je ne sais quoi qui fait merveille.

L’histoire de cette épouse parfaite, trompée, ruinée, tombée de son piédestal et obligée de frayer avec l’Amérique middle class apporte son lot de décalage (forcément), d’agacement (bis) et de désespérance.

Jasmine n’a jamais validé son diplôme d’anthropologue à l’université. Déchue de son statut de perfect housewife, elle se débat avec une formation en informatique tout en travaillant comme assistante dentaire, mais finalement tout cela semble assez vain.
En cultivant une certaine apparence, en connaissant les bons codes sociaux et en gardant une estime de soi correcte voire surdimensionnée, n’est-on pas sûre de s’en sortir par le haut ? Au dépend des autres bien sûr, mais qui s’en préoccupe..?

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