How’s it going? [Soundcheck #3]

Dans l’imaginaire collectif (ou tout du moins le mien, celui auquel, il faut bien l’avouer, j’ai le plus tendance à me référer), Manchester évoque les cités minières du nord de l’Angleterre maltraitées par Margaret Thatcher, le foot (Manchester United) et la musique (New Order, Joy Division, Oasis, l’Hacienda etc etc.)*.

J’étais fort tentée d’aller faire une incursion à Old Trafford vu qu’il y avait un match mais ça aurait été moyennement drôle toute seule, donc j’ai abandonné l’idée. (Ca et le fait que le billet soit pas donné) (je veux bien faire honneur à ma famille de footeux mais pas à n’importe quel prix) (footeux ET bigoudens).

Par contre pour la musique c’était non négociable. Aller à Manchester sans se faire un concert n’aurait absolument aucun sens. J’ai donc fait mon petit marché sur Songkick et réussi à trouver mon bonheur (alors qu’en étant dispo un dimanche/lundi/mardi, c’était pas gagné).

Mardi dernier je me suis donc rendue au Ruby Lounge pour humer la ferveur du public mancunien.

ManchestersFinest_RubyLounge

La salle est de dimension parfaite (une jauge d’environ 400), la pinte de Carlsberg a un tarif tout à fait convenable et Trampoline ouvre le bal. Si vous ne le saviez pas déjà, vous allez vite remarquer que je suis extrêmement mauvaise pour décrire les styles musicaux.
Je vais donc les qualifier d’Arctic Monkeysien, ce qui est un beau compliment.
Par contre il va falloir leur donner quelques astuces niveau com car à ce jour, je n’ai toujours pas réussi à trouver la moindre information les concernant sur les internets. Ce qui, en 2013, est soit particulièrement con, soit particulièrement novateur. Soyons indulgent, penchons pour la seconde option.

China Rats prend la suite et ne me convainc pas immédiatement. Je finis par apprécier le set aux côtés de fans légèrement alcoolisés, qui connaissent toutes les paroles par cœur et n’hésitent pas à participer en levant leurs canettes bien en l’air.

Profitons du changement de plateau pour faire un petit point technique : le son est très bien, par contre ici ils s’emmerdent pas avec les lumières… 4 spots bleus sur scène, 2 spots orangés dans la salle et voilà, tu as ton plan de feux pour la soirée, t’es tranquille !
Bref si t’es ingé lumière c’est pas la peine de venir en Angleterre en comptant faire fortune, ça a plutôt l’air d’être un poste budgétaire sur lequel ils font des économies.

C’est d’ailleurs bien dommage car, comme le disait ce prophète de la nuit qu’est le patron du Why Not à Lannion : « Si t’as des bons lights, si t’as du bon son, t’as pas besoin d’alcool ! ». (C’est à se demander s’il avait déjà passé une soirée dans sa propre discothèque).

Les américains de The Weeks entrent sur scène, tout de cheveux vêtus et c’est pas mal (grosse GROSSE analyse). C’est pas ce que j’écouterais dans mon salon mais en live c’est agréable à regarder, ils y mettent beaucoup d’énergie. Et je comprends ce qu’ils disent entre les morceaux, contrairement aux précédents. C’est-à-dire, en gros : « On est trop contents d’être là, c’est la dernière date de notre tournée anglaise, on va tout donner, merci pour votre soutien ».

IMG_20131029_191402

Tout ça pour dire que c’était drôlement chouette cette soirée et qu’il ne me reste plus qu’à revenir à Manchester pour tester les 26 autres salles de concert de la ville \o/

*Grâce à Wikipédia je sais dorénavant que Jamiroquai, Danny Boyle, Richard Ashcroft et les Take That sont aussi de dignes représentants de la cité.

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