What’s up Bristol? [Soundcheck #5]

Mardi de la semaine 46 (aka la semaine dernière), je suis allée tester une session Audiophiles au Louisiana.
J’en ai profité pour y poser mon sac de couchage dans un coin, d’accord c’est pas loin de chez moi m’enfin ce sera quand même plus pratique de dormir là-bas lors des 10 prochains concerts que je m’apprête à y vivre.

Audiophiles c’est une asso de passionnés de musique (je suppose) (oui faut bien broder un peu quand on n’a pas d’infos) (je vous ai dit que j’avais fait un IUT avec des cours de journalisme ?) qui organise, une fois tous les deux mois, des soirées pour écouter les derniers albums sortis dans les bacs.
Je pensais tomber sur des tas et des tas de djeun’s cool hipsters mais il s’est avéré que les audiophiles ont plutôt 40-50ans… Bref c’est pas très grave, il y avait de la bière (et de la pizza) et comme ça j’ai ENFIN entendu Reflektor d’Arcade Fire. (Suite à ces écoutes il faut d’ailleurs que je me penche plus attentivement sur Blood Orange et le dernier Cut Copy)

Pour donner un aspect ludique à la soirée, on a eu le droit à un quizz sur des pochettes d’album. J’en ai reconnu une sur douze (et encore, parce que je venais de voir une photo de Savages dans un magazine), je me suis donc auto-attribué un sticker de circonstance.

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Il y avait tout de même un petit côté Ecole des fans, et grâce à une tombola où tous les numéros ont été tirés, je suis repartie avec une compil et des affiches pour décorer ma chambre \o/

La session s’est terminée avec un showcase tout à fait plaisant de She makes war dans la cave du Louisiana.

Dimanche je file d’un pas alerte vers le Trinity Centre (oui je suis en retard) (en retard, tout le temps, comme cette salope de lapin blanc) (tu savais qu’Orelsan vient de sortir un nouvel album avec Gringe ?). Dans Trinity road je tourne et vire sans trouver la moindre trace d’un quelconque lieu de débauche susceptible d’accueillir Ms Mr.
Je finis par demander à une bande de jeunes qui boivent des bières dans la rue (ils ont raison de profiter) et les mecs m’indiquent l’église autour de laquelle je marche depuis cinq minutes.

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Le Trinity Centre est un chouette exemple de réhabilitation d’un lieu de culte inoccupé, disposant donc de deux salles de concert, mais aussi de studios de répétition et de bureaux, le tout sur 3 étages (c’est haut une église). Je songe désormais à étudier leur business plan pour faire de même aux Frères Prêcheurs en Arles.

La première partie est assurée par Flyte.  Le chanteur a une tête d’angelot pré-raphaëlique (du genre Niels Schneider en châtain) et je l’imagine parfaitement emballer des tonnes de minettes sur une plage de la Côte d’Azur dans les 70’s par la grâce de sa fossette au menton et de son accent britton quand il susurre « voulez-vous couchez avec moi ce soir ? ».

Je les destine déjà à aller rejoindre la pléthore des groupes dont je ne me souviendrais jamais, dans un coin reculé dans mon cerveau, quand ils nous servent deux nouveaux morceaux « c’est la première fois qu’on les joue en public » beaucoup plus convaincants. Et un dernier presque digne d’envolées lyriques à la Led Zep (ouais je m’emballe un peu).
Conclusion : marge de progression, à suivre.

Le changement de plateau semble durer des lustres, heureusement j’ai une Dark Side entre les mains et ça me fait beaucoup rire (spéciale kass-dédi).

Les dix premières minutes du set de Ms Mr me désappointent un peu. Ils ne correspondent pas du tout à l’idée que je me faisais d’eux, plus white trash, pour employer une expression à la mode, que ne le laissait penser leur album. Plus dance aussi. Je rentre pas dedans et du coup je suis déçue/emmerdée.

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Puis Ms entonne BTSK et soudainement tout devient beau.

Des sourires jusqu’aux oreilles, une chanteuse aux déhanchements diaboliques qui tient la scène telle une boxeuse, un guitariste possédé par son instrument, un batteur qui porte un tee-shirt sur lequel son numéro de téléphone est imprimé, un Mr qui s’amuse à scander des beats, tout cela est beaucoup moins dark que ce que j’avais imaginé mais finalement entraînant.

Quand arrive l’instant d’Hurricane, je repense à la première fois où j’ai entendu ce morceau, dans ma voiture à Lorient, et c’est un nouvel improbable délice que de les avoir en face de moi, 6 mois plus tard, à Bristol.

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