Come on, closer! [Soundcheck #6]

C’est bien joli d’aller voler le pain bagel des anglais mais il ne faudrait quand même pas oublier de montrer sa volonté d’intégration !

Dans ce but (et celui de ne pas utiliser mon budget mensuel uniquement dans les tickets de concerts) (genre j’aime bien manger aussi, parfois), j’ai rejoins la street team de The Fleece (wesh). Cela consiste à donner des flyers aux gens à l’entrée ou à la sortie des concerts et à profiter gratuitement du concert en question. Un bien bon deal pour moi en somme.

J’ai eu l’extrême flair de faire ma première date le jour le plus froid du mois et j’ai ainsi failli perdre quelques doigts, MAIS, j’ai découvert le Thekla (une salle de concert dans un bateau) et ça c’était bien.

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J’ai fait l’impasse sur le premier groupe (ça commence par suffire de devoir manger à 18h30 pour aller au concert à 19h30) et arrive en même temps que NYPC. C’est sans doute pas mauvais mais vraiment pas ma came. J’en profite pour observer l’aménagement du bateau, je surplombe la scène depuis la coursive, je me dis que franchement le tailleur short mauve de la chanteuse n’est pas du meilleur goût et j’hésite à ouvrir l’appli Rue89 pour passer le temps (j’ai jamais autant lu Rue 89 que depuis que je suis en Angleterre) (ou alors c’est parce que ça coïncide avec l’acquisition d’un smartphone).

Le temps de fumer une clope au clair de lune sur le pont, la clameur monte pour Fenech Soler. J’avais jamais entendu parler de ce groupe, et je me suis sentie un poil seule quand j’ai compris que TOUS les spectateurs connaissaient les paroles de TOUTES les chansons par cœur. C’était un concert très efficace, un bon groupe de pop rock avec un frontman qui a dû beaucoup beaucoup écouter Kings of Leon.

Dans l’idée, ça m’évoque un peu Maroon 5 ou Simple Plan, ce genre de groupes qu’on a vu naitre dans le milieu des années 2000. Les morceaux sont calibrés, il y a sans conteste des tubes tout à fait radioéditables, ça tend parfois vers quelques beats électro, bref c’est loin d’être original mais c’est propre.

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Mercredi je me goinfre de Doliprane afin de lutter contre cette PUTE de maladie qui veut emménager en moi et apprends ainsi à dire « j’ai un rhume » en anglais. (Des fois que vous vous demanderiez si je progresse réellement)
A 19h je sors mon manteau d’hiver et mon courage de la penderie pour aller flyer au Fleece. Bonne nouvelle, cette fois-ci je suis à l’intérieur et profite ainsi des concerts tout en distribuant quelques tracts deci-delà.

Le premier groupe, dont je n’ai pas souhaité encombrer ma mémoire en retenant le nom, fait du bruit, puis du ska. Ils ont 18 ans à tout casser et leurs parents qui dansent devant la scène, on leur pardonne.
Je fais un tour du côté du merch et constate ainsi que le logo du groupe tête d’affiche s’inscrit en vert/jaune/rouge sur les CDs et t-shirts. Ça tombe bien, j’avais la flemme de rester les écouter.

Par contre, vraie bonne surprise avec Lizzo, hiphopeuse dont le flow est tout à fait chatoyant et putain d’un coup j’ai envie de me faire un gros concert de rap ricain !
C’est parfait, il s’avère qu’elle est de Detroit. Avec son sweat « Fuck nice », son twerk d’enfer et ses légers flirts avec les garçons du premier rang, elle capte d’emblée l’attention et se met tout le public in the pocket en moins de 30 minutes, well done !

Dimanche, environ 4h avant d’aller à The Anson Room, je m’aperçois que ça fait deux semaines que je suis persuadée d’aller voir Heymoonshaker alors qu’il s’agit du concert d’Half Moon Run. Aucun lien fils unique. A ma décharge, ça se ressemble quand même vachement comme nom hein… Non ? Bon ok.

Mon enthousiasme descend d’un demi cran car, pour avoir déjà vu les deux en concerts au cours des six derniers mois, j’avais une nette préférence pour celui que je n’entendrais donc pas.

Je me rends tout de même à The Anson Room, qui est la salle de concert de l’université de Bristol et qui est typique d’à peu près toutes les salles de concerts d’université : un rectangle de taille très correcte avec une scène à l’extrémité.
Pour la première fois depuis que je suis à Bristol, je réussi à arriver pile à l’heure pour le début de la première partie.

Une belle bande folkeux avec les attributs incontournables : chapeau, harmonica, trompette. Ils font plaisir à voir et quand le chanteur, qui donne son nom au groupe, nous explique qu’il est toujours obligé de l’épeler pour que les gens comprennent, j’ai envie de crier COPAIN ! en le serrant dans mes bras. Mikhael Paskalev donc.

Il fait environ 40 000° degrés dans cette salle (au bas mot), je suis fatiguée et manque de défaillir durant le premier morceau d’Half Moon Run (ouais ok j’avais la gueule de bois) (ne me jugez pas, vous étiez dans le même cas).

Bon c’est sympa ce qu’ils font mais c’est un peu de la soupe. Et je ne dis pas ça péjorativement, il y a de la très bonne soupe (potiron avec une pointe de crème par exemple). En fait j’ai envie de faire la même chose que quand je les ai vus aux Vieilles Charrues cet été : m’asseoir au soleil avec les copains en profitant d’un concert easy listening de début d’après-midi.

En tout cas le public était à fond, ils ont eu l’air d’apprécier cette dernière date de leur World Tour, et l’avantage de ces concerts qui débutent aux aurores c’est qu’à 22h c’est plié tu peux rentrer chez toi pour regarder le replay de la Nouvelle Star lire un livre.

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