Check, check check [Soundchek #7]

Les semaines passent à une vitesse fulgurante et chacune apporte son lot de concerts, magnifiques, corrects ou juste passables, mais toujours appréciables. Je ne crois pas qu’on puisse trépasser d’une overdose de musique. (Enfin si remarque…)

Après être sortie du cinéma déçue déçue déçue de la projection de la Vie d’Adèle, j’ai couru jusqu’au Thekla en croyant être en retard. Evidemment non. Ça commence vraiment à m’horripiler ces horaires aléatoires….

Cela dit tant mieux car ça aurait vraiment été dommage de manquer le Ben Miller band. En à peine 30 secondes, on se retrouve dans le sud des Etats-Unis, il fait une chaleur étouffante et le trio nous enchante avec un mélange de bluegrass, folk, country qui me plante un sourire jusqu’aux oreilles !
En plus ils sont drôles (oui j’ai compris les blagues), ce qui ne gâche rien, et ils ont des tonnes d’instruments dont je ne connais pas les noms. Même un qu’ils ont inventé, l’« electric spoon » (je ne vous fait pas l’offense d’une explication).

Valerie June arrive sur scène avec son sac à main, et je me suis habilement débrouillée pour être juste sous son nez.

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J’ai en général beaucoup de mal avec les voix féminines, mais là j’aime bien.

Elle semble  un peu stone, l’air mutin d’une gamine et bien évidemment sa coiffure si remarquable de gorgone qui tranche avec un visage bien loin de la laideur mythologique habituellement attribuée à ces créatures.
C‘était un set très agréable, une jolie complicité avec son batteur et son contrebassiste/bassiste/violoniste, ponctué d’histoires entre les morceaux. Moi j’aime bien quand on me raconte des histoires.

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Mardi 26 novembre c’était mon anniversaire (voilà, maintenant tu peux culpabiliser si tu l’as oublié parce que c’est TROP TARD), 4 jours plus tard, j’ai déjà l’impression que j’ai eu 29 ans il y a 1000 ans (et pour le coup je suis drôlement bien conservée) (déjà qu’on me dit souvent que je ne fais pas mon âge…).

Bref, si tu me connais un peu, tu sais que mes anniversaires sont rarement une source de réjouissance dans mon esprit. Heureusement, pour parer la déprime, j’avais acquis un billet de concert.

J’ai loupé les cinq premières minutes de The Wytches mais ils m’ont happé dès mon arrivée.
Un son profondément désespéré, rageur et mélancolique. Un chanteur habité. L’impression d’entendre la bande-son parfaite de cette journée. Un sentiment inexplicable, quand le son passe directement de l’oreille à l’épiderme sans transiter par le cerveau.
Et uniquement des vinyles en vente… J’ai hésité mais ça aurait quand même été stupide d’acheter un objet uniquement écoutable chez mes parents.


Cheatahs prend la suite et je me dis que ça va être dur de me séduire autant. Miraculeusement, ça colle presque quasiment aussi bien à mon état et mes envies. Une once de rock californien (un riff m’évoque Sum 41) (et ma jeunesse passée donc), du post rock, un zeste de punk rock, un son qui emplit l’espace dans ses moindres recoins. Comme un cocon qui se tisse autour de moi et que je n’aurais aucune envie de quitter.
(Et eux ils vendent des CDs !)

C’est l’heure de Metz, la date est sold out, le public est chauffé à blanc et le trio est complètement dingue. Au bout d’une minute le pogo dans les 10 m² de fosse est déjà assez intense. Moi je suis un peu en hauteur sur les marches, d’une parce que ça me permet de mieux voir, et de deux parce qu’il n’y a pas moyen que je gâche ma pinte.

A la fin du deuxième morceau, le chanteur lance « This stage is your stage ! » et c’est la première fois que je vois des mecs réussir à partir en slam d’une scène de 50cm de hauteur. C’est assez impressionnant.
A la fin du troisième morceau, le chanteur regrette un peu « I was not expecting that… » et commence à flipper pour son matos.

Ce set était complètement dément (comme vous pouvez le constater sur ces photos) et conclue ma journée d’anniversaire avec la dose de folie nécessaire pour continuer.

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One thought on “Check, check check [Soundchek #7]

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