Premiere

C’est sûr, je n’ai toujours pas vu Inside Llewyn Davis et lors de mes 10 jours de vacances en France j’ai calculé que j’avais environ 7 films à voir, mais en attendant je me suis fait deux films qui ne sortiront en France qu’en 2014. NA !

Et au-delà du fait de pouvoir ainsi me la péter et rendre les gens jaloux, j’en suis fort ravie car ce sont deux bons films.

Kill your darlings de John Krokidas

KYD

Bien que n’ayant jamais fini un livre des auteurs de la beat generation, les films qui s’inspirent de cette période ont tendance à m’attirer. Il s’agit cette fois d’un récit « based on a true story » entre 4 de ces auteurs, encore étudiants : Lucien Carr, Allen Ginsberg, William S. Burroughs et, évidemment, Jack Kerouac.

En visionnant la bande-annonce, on pourrait avoir peur de voir Harry Potter et Dexter essayer de jouer des futurs intellectuels, mais Kill your darlings est un film exaltant dans lequel on oublie bien vite les précédents rôles de protagonistes.

Je ne saurais pas bien expliquer pourquoi, peut-être son air sympathique et humble, peut-être son sourire, peut-être son anglicité, mais j’ai toujours été persuadée que Daniel Radcliffe se sortirait sans peine du personnage d’Harry Potter. Et je suis absolument comblée de constater que j’avais raison.

Kill your darlings tourne autour de la relation d’Allen Ginsberg (Dan, donc) avec Lucien Carr, joué par Dane DeHaan.

C’est le troisième film dans lequel je vois Dane DeHaan (après Chronicle et The place beyond the pines) et il me captive à chaque fois. Il a un je ne sais quoi d’intense, de flippant, de fragile qui sert merveilleusement ses rôles.

La rencontre de ces deux futurs auteurs, et de ces deux acteurs, fait des étincelles. La complicité, la sensualité, le désir, la peur, l’enthousiasme, la fièvre, transpirent à travers la pellicule.

Et au-delà de cette alchimie : une réalisation loin d’être plan plan (John Krokidas, à suivre), une BO passionnante alliant Brahms à Bloc Party et des seconds rôles intéressants (Michael C. Hall, Ben Foster) qui m’ont donné envie de me plonger dans l’œuvre d’Allen Ginsberg et William S. Burroughs.

(Et c’est fou mais on (je ?) ne peut plus voir un mec se mettre debout sur une table dans un contexte étudiant sans penser immédiatement au Cercle des poètes disparus…)

Saving Mr Banks de John Lee Hancock

movies_saving-mr-banks-poster

(En France il sortira sous le titre “Dans l’ombre de Mary”, ce qui est un peu plus nul de mon point de vue, mais c’est pas un scoop que les traductions sont souvent mauvaises)

J’y suis allée sans grandes attentes, principalement parce qu’il y avait une séance sous-titrée pour être tout à fait honnête, avec la crainte qu’une histoire autour de l’auteur de Mary Poppins et Walt Disney me fasse vite chier.

Et bien en fait non ! Saving Mr Banks est un petit régal ! Emma Thompson est, comme à son habitude, absolument géniale. Ce rôle d’auteur « anglaise » aigrie et psychorigide lui permet de livrer une composition réjouissante !
Tom Hanks est un peu plus effacé dans le rôle de Walt Disney mais ses collaborateurs (BJ Novak, Jason Schwartzman, Paul Giammati, Bradley Whitford) incarnent parfaitement l’esprit de la firme, de la comédie musicale et du rêve américain.

Cet éclairage sur le film de Disney, avec les flashback de l’enfance australienne de PL Travers aux côtés de Colin Farrell, m’a donné envie de revoir le film et d’entonner Supercalifragilisticexpialidocious en sautant des deux pieds !

Bref ça m’a collé un sourire jusqu’aux oreilles pendant deux bonnes heures (qui ne paraissent pas trop longues, c’est assez rare pour être signalé) !

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