La liste de la honte

Sur SensCritique mon amour, j’ai une liste nommée « La liste de la honte » qui recense de nombreux films « cultes » que je n’ai jamais vu et qui peuvent me valoir un « BOUUUUUUUH » méprisant lors de diners en ville.

(Je l’avais d’ailleurs déjà évoquée ici)

Pour démarrer cette année du bon pied, celui de la cultivation, j’ai décidé d’œuvrer activement à faire baisser le nombre de films qui la compose. (Non ce n’est pas une bonne résolution, SURTOUT PAS ! Les résolutions on ne les tient pas.)

Il s’avère que c’est un peu piégeux comme aspiration car cette liste est bien loin d’être exhaustive et je la nourris régulièrement, autant dire que c’est un puits sans fond qui me donne l’impression d’être un Sisyphe aspirant cinéphile.

Sachant que de toute façon, elle ne sera jamais vide car il y a l’intérieur des films que je n’ai aucunement l’intention de regarder un jour, dussé-je subir des lapidations verbales ad vitam aeternam. (Inutile d’insister, je ne visionnerais PAS Shining) (ni le Silence des agneaux) (c’est MORT !)

Au 1er janvier 2014, dans la liste de ma honte il y a 52 films.

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Dans le bateau qui me ramenait vers la douce Angleterre, en attendant le départ poussé puis repoussé afin d’éviter de sombrer dans les flots, j’ai lancé Reservoir Dogs de Quentin Tarantino.

reservoir_poster

Je le confesse, je ne suis pas une fervente spectatrice de ce réalisateur. J’ai adoré Inglorious Bastards, j’ai vu Pulp Fiction il y a quelques années et je ne n’en ai absolument aucun souvenir, et voilà, basta.

(Non, j’ai pas vu Django Unchained. Qu’est-ce que tu ne comprends pas dans « et voilà, basta. » !?)

Reservoir Dogs est un bon film, des idées sont vraiment cools (le nom des persos, l’intro), les acteurs très bons (coucou Tim Roth, Michael Madsen et Steve Buscemi), la BO ne démérite évidemment pas. Ok. Par contre je suis bien en peine de comprendre pourquoi c’est devenu culte à ce point.

Je vais tout de même devoir encore me taper Kill Bill et Death proof (au moins) avant de déclarer que Quentin est un réalisateur complètement surestimé (et me faire lyncher dans la foulée).

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Durant mes vacances françaises j’ai été voir Tel père, tel fils de Hirokazu Kore-eda et j’ai été totalement conquise. Cela aura été un déclic pour essayer d’améliorer (un peu) ma culture asiatique. Je dois dire qu’au-delà des dessins animés du Club Dorothée et des bandes dessinées de Jiro Taniguchi (que je vous recommande allègrement), à peu près rien venant d’Asie ne m’a jamais vraiment attiré.

Ouais bon j’ai quand même vu deux Miyazaki, dont un ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable (Nausicaä de la vallée du vent), et celui de son fils (La colline aux coquelicots). Qui pour le coup m’a laissé un souvenir impérissable, mais pas dans le bon sens du terme…

Du coup je vais tenter de me faire un petit cycle de cinéma asiatique personnalisé et j’ai commencé par In the mood for love de Wong Kar Wai.

in-the-mood-for-love-2000-1

Maggie Cheung y est sublime (sans parler de ses robes), l’histoire simple mais originale et les plans en slow motion avec le thème musical principal (que tout le monde connait même sans n’avoir jamais vu le film) vraiment beaux.
J’ai été un peu désappointée par la fin, il y a deux autres plans plus tôt qui m’aurait mieux convenus (celui où résonne Quisas Quisas Quisas interprété par Nat King Cole par exemple).

Après ça reste un film chinois donc
ATTENTION SPOILER
le climax de l’histoire d’amour c’est quand les deux acteurs principaux se frôlent le bras
FIN DU SPOILER.

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SensCritique, qui n’est pas le dernier pour te fournir des outils géniaux et inutiles, fournit la répartition temporelle des œuvres de ta collection. Il s’avère qu’étrangement, j’ai vu beaucoup plus de films sortis dans les années 90, 2000 et 2010, que dans les décennies précédentes.

Ce n’est pas une question de qualité, je pense qu’on est d’accord là-dessus, alors de temps en temps je plonge dans les archives de la cinémathèque pour enrichir mes statistiques.

Hier j’avais un peu de temps mais pas tant que ça alors j’ai opté pour Freaks de Tod Brownings, qui a l’avantage non négligeable de ne durer qu’1h02.

Freaks

Forcément le problème des œuvres de la liste de la honte c’est qu’ils ont été survendus de toute part, depuis des lustres pour celui-ci en l’occurrence et c’est parfois une légère déception comparative après coup.
Sans mentionner le souci de ceux qui étaient sans doute parfaits lors de leur sortie mais qui ont mal vieillis.

Ce fût un absolu bonheur de constater que Freaks, datant de 1932, ne souffrait d’aucun des deux. Les images et plans sont beaux, le propos, l’histoire et les dialogues  intemporels, les personnages intéressants. Moi qui étais persuadée que c’était un film d’horreur (oui, bon…), la bonne surprise !

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Au 12 janvier 2014, dans la liste de ma honte il y a 53 films.

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