Slapstick Festival

Parce qu’il n’y a pas que la musique dans la vie (ohnooo), il y a le cinéma aussi (owiiii), quand j’ai repéré le programme du Slapstick Festival, je leur ai immédiatement proposé mes services de super bénévole.

J’ai donc passé mon week end dans diverses salles bristoliennes à mater des films muets (l’avantage c’est que j’ai tout compris, même sans sous-titres) et à vendre des t-shirts (avec beaucoup moins de succès).

C’est peu de dire que je suis inculte en matière de cinéma muet. Je me souviens d’avoir vu le Kid de Chaplin long long time ago, mais sinon…

J’ai commencé mon initiation le vendredi avec un film russe datant de 1924 (ma mission de la journée était d’assister le directeur du festival aka le bon plan total pour ne rien foutre à part mater des films) (et avoir la carte bleue pour aller payer une note de resto) (j’ai un instant songé à me barrer dans l’hémisphère sud mais mes scrupules m’ont bien vite rattrapés).

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Forcément j’étais pas hyper rassurée concernant le pourcentage de fun potentiellement offert par cette première projection, mais j’ai été agréablement surprise. The extraordinary adventures of Mister West in the land of bolsheviks de Lev Kuleshov s’est avéré plutôt plaisant et drôle.

J’ai enchainé avec Hands up! De Clarence Badger, qui met en lumière Raymond Griffith. Selon les experts (c’est-à-dire le vieux monsieur qui a introduit la séance), cet acteur a été complètement sous-estimé et c’est bien dommage. Je plussoie. Ce pseudo western sur fond de rivalité entre le sud et le nord des Etats-Unis autour d’une mine d’or miraculeuse était franchement marrant.

Après cette dure journée de labeur, j’ai pu choper un ticket pour le gala d’ouverture au Colston Hall (une immense salle de spectacle à l’italienne avec environ 40m de hauteur de plafond) (kikoo Marseille !).

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Là on a eu le droit à un Laurel et Hardy (Two tars), ok c’est un peu drôle mais c’est surtout assez répétitif. Puis Pass the gravy de Max Davidson, beaucoup plus amusant, pour finir avec City Lights de Charlie Chaplin. Le tout accompagné par un orchestre de 40 musiciens, faut avouer que c’était pas dégueu.

Même si je confesse que je ne suis pas des plus sensibles à l’humour de Charlot.

CityLights

Samedi, direction le Bristol Old Vic, qui est le plus vieux théâtre d’Angleterre, oui monsieur, oui madame ! Un bien joli théâtre à l’italienne tout en bois et en couleur, d’une taille assez modeste donc très intime et agréable. Je n’ai malheureusement pas pu prendre de photo mais vous pouvez me croire sur parole, pour une fois.

Entre deux ventes de t-shirts, je me suis glissée à la séance de Lost Keaton and The Goodies. The Goodies c’est les trois vieux mecs à qui j’avais été payer le resto la veille, il semblerait qu’ils soient über connus en Angleterre, un peu comme les Monty Python. L’avantage d’être inculte dans ces cas-là, c’est que t’es pas intimidée.

Il y avait aussi un français pour animer la séance avec eux, dont le nom me disait vaguement quelque chose, mais ça aurait aussi bien pu être mon ancien voisin de palier (putain en écrivant ça, j’ai l’image de mon vrai ancien voisin de palier de Lorient qui me vient en tête) (j’ai jamais su s’il égorgeait des gens sans son salon durant les nuits de pleine lune ou s’il aimait juste balancer des meubles dans son appart) (j’aurais peut-être la réponse un jour dans la rubrique faits divers de Ouest France) (et je m’en voudrais à vie de ne pas l’avoir signalé aux flics).

Bref, après avoir wikipédié le frenchie en question, il s’est avéré que NON c’était pas mon ancien voisin, mais que OUI son nom pouvait me dire quelque chose étant donné qu’il a remporté un César y’a trois ans.

Tout ça pour dire que le dialogue ping pong entre eux et lui, entrecoupés de courts métrages de Buster Keaton était très drôle.

Et je peux désormais, pour briller en société, affirmer que je préfère largement Buster Keaton à Charlie Chaplin.

(Je vous passe le vrai débrief de la projection qui a surtout consisté à dire que Buster était so cuuuuute)

Le dimanche j’étais encore en place mais je n’ai malheureusement pas pu gratter un billet pour découvrir Withnail & I de Bruce Robinson. C’est dommage car apparemment c’est un film culte ici.

Je suis en tout cas sortie ravie de ce week end découverte ! (Et je vous dis pas comment ça va grave améliorer ma répartition temporelle d’œuvres sur SensCritique !) (Je ne suis pas folle vous savez)

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Le Watershed prolongeant le festival durant quelques jours avec la projection de The General de Buster Keaton, j’en ai profité pour continuer mon apprentissage.

Et quel bonheur ! Un film aussi brillant, un acteur aussi élégant, un travail du corps qui subjugue, c’était beau putain, c’était beau !

Keaton

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2 thoughts on “Slapstick Festival

  1. Toute la vague fantastique (Murnau en premier) est absolument géniale et le muet n’est même pas un problème. Oh et forcément, le plus vieux Phantom of the Opera est assez culte. Ils sont tous gratos sur youtube anyway.

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