København [Part V]

Mine de rien, après tout ça, je commence à fatiguer et à devoir faire la liste de ce que je n’ai pas encore vu. Par exemple le Musée du Design. Tu sais, celui qui est à l’exact opposé de ta position actuelle et qui ferme à 17h, comme tous ces PUTAINS DE MUSEES, et qui t’oblige à cavaler dans la ville pour arriver avant qu’il ne soit trop tard.

J’avais une petite incertitude concernant le prix d’entrée mais après 45 minutes au pas de course, 10€ tu trouves que c’est pas si cher, hein c’est pas si cher.

« Are you student ? » Oui évidemment, regardez-moi ça, cette peau si douce, ce regard innocent, cette confiance candide en la vie, mais malheureusement je n’ai pas ma carte avec moi.

C’est magique, ça marche à chaque fois.

Et je dois dire que ça m’a fait plaisir. Globalement je suis toujours contente de passer pour une étudiante et d’économiser de l’argent mais là pour voir des tonnes de chaises, de commodes et de vases, je l’étais un peu plus. C’était pas inintéressant, mais disons que je ne suis pas assez passionnée de design pour saisir la valeur de ce qui défilait sous mes yeux.

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Une fois que j’étais là, qu’est-ce qui m’empêchait de retourner voir les alentours de la citadelle sans brouillard et LA PETITE SIRENE ?! Rien ! Ah si, mes pieds. Mais tant pis.

Comme prévu, La petite sirène (aka Den lille havfrue) n’a absolument aucun intérêt et je serais curieuse de savoir/comprendre comment cette minuscule sculpture située dans un endroit même pas joli est devenue un incontournable. Enfin bon comme on dit, ça c’est fait, et ce ne sera plus à faire la prochaine fois (parce que oui, c’est acquis que je reviendrai, en été et avec des potes. Le potentiel des parcs et terrasses est démentiel !)

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C’est à ce moment que j’ai commencé à boiter (j’exagère SI JE VEUX !) mais que j’ai décidé d’ignorer la douleur pour aller dans cette rue, un peu lointaine forcément, où mon guide décrivait une vie alimentaire développée. Ouais ben je la cherche toujours. Et j’ai fini dans un snack où j’ai cru pouvoir goûter les fameux smorrebrød (sandwichs danois) alors que non pas du tout ah et tiens c’est rigolo vous parlez drôlement bien français pour un danois dites donc, avec une pointe d’accent montpelliérain en prime c’est amusant.

Il doit y avoir UN français qui tient une boutique dans le coin, je tombe dessus…

J’ai quand même choisi un sandwich avec du jambon danois, qui s’avère être du bête jambon blanc un peu fumé. L’endroit étant bien loin du hygge (sorte d’état d’esprit cocoon, prisé dans une bonne partie des commerces), je suis vite ressortie dans le froid, la nuit, et la quête d’un lieu où bouquiner tranquillement en attendant un concert repéré pour plus tard.

(Tu te doutes bien que sur le chemin je suis passée devant une dizaines d’endroits qui proposaient des smorrebrød……..)

J’opte pour la studenterhusset (café de la maison des étudiants) où je me fait virer de ma table au bout de 10 minutes, pile quand je pensais « on est bien ici, on est bien ! ». Parce qu’en fait le mardi y’a cours de danse de salon et que je me trouve dans la partie de la pièce qui va servir de dance floor. Soit. Je passe donc l’heure suivante à alterner entre lecture et observation des couples de danseurs.

C’est pas que je m’ennuie mais c’est l’heure d’aller au Mojo Blues Bar pour l’America Tuesday. S’en suivront 40 loooooongues minutes à errer dans les rues pour trouver cette putain de Løngangstræde, au terme desquelles, à deux doigts d’abandonner, je finirais par comprendre que le nom sur la plaque de la rue n’est pas le même que sur le plan. SAYMALIN.

Mon sens de l’orientation sauf, j’entre dans un petit rade un peu rustique, un peu rock, resté dans son jus comme on dit. Ça me plait, je suis contente d’avoir persisté. Je vais donc pouvoir sauver l’honneur et boire une Carlsberg au Danemark (c’est pas ma bière préférée mais pour le principe).

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F.W. Smolls prend place, il parle beaucoup mais heureusement il est américain donc je comprends ce qu’il dit (c’est fou comme après deux jours de danois, j’ai l’impression de piger parfaitement l’anglais). Le mec est un absolu cliché du folkeux ricain : la coupe de cheveux (dégarnie devant, long derrière), la chemise à carreaux, le Levis, le vieux bassiste pour l’accompagner sur scène, et c’est parfait dans le cadre.

J’avais oublié à quel point c’est agréable, tout de même, de pouvoir assister à un concert en intérieur, en buvant une bière et en fumant une clope… (j’avais également oublié à quel point ça l’est beaucoup moins d’avoir les cheveux qui puent la cigarette quand tu te mets au lit)

Dirty old town, un groupe danois, enchaine et c’est pas mal. Il y a quelques vrais bons morceaux dans le lot.

Là-dessus je déclare forfait parce que bon, faut pas déconner, il est déjà 23h et y’en a qui bossent se lèvent tôt demain.

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