Merci bien [Soundcheck #15]

Oui ça fait un bail. Mais traverser la Manche à la nage, puis la France en Twingo prend un certain temps. Sans compter cette histoire de travail auquel il faut se rendre TOUS les jours.

Toutes ces conneries me pètent ma belle moyenne de concerts durement acquise à Bristol, mais il n’est pas dit que je me laisserai faire sans lutter vaillamment.

J’ai vu Alexis HK le jour de ses 40 ans, et même si ça nous rajeuni pas, on lui a fait un grand cœur en papier, it was so sweet (désolée, mais j’essaye de ne pas perdre les 4 mots de vocabulaire appris en 6 mois sur l’île d’à côté). J’ai vu Thurston Moore qui, pour ceux qui ne le savent pas (c’est-à-dire moi il y a peu de temps) est le chanteur de Sonic Youth, et c’était plutôt classe.

S’en est suivi une petite période disette qui nous amène à samedi dernier pour Sounds of Marseille.

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Concerts gratuits sous le soleil du Cours Ju, on aurait tort de se priver. Une pinte pour tenter de faire passer la gueule de bois (mais si, c’est un remède de grand-mère) en écoutant Alifib. C’est pas mal. Nat Jenkins enchaine, projette de s’installer dans le coin et c’est sûr que quitte à partir d’Angleterre, autant s’y retrouver un peu niveau climat. C’est bien.

Il commence à être 20h et la population alentour se transforme. Les étudiants présents se mélangent aux squatteurs habituels de l’endroit. Les autres sont partis. Autant dire que la tâche n’a pas été facile pour Bengale.

Je ne sais pas ce que ça donnait vu d’en haut, mais de notre point de vue c’était assez irréaliste : entre les bagarre de chiens, la mamie qui tentait de communiquer avec le groupe en hurlant à la marseillaise, les gamins qui courraient entre les barrières et les ivrognes qui dansaient devant la scène, le spectacle était partout. Et l’ambiance un peu glauque. Mais Bengale c’était chouette. (Ca l’aurait sans doute été 10 fois + dans un autre contexte)

 

Tout ça pour dire que mardi soir j’ai été voir Miossec à Martigues. C’est rigolo parce qu’il y a 4 ans, quand je m’étais installée à Nice, j’avais également été voir Miossec. Un peu comme un palliatif à un déracinement récent. En tout cas je lui sais grée de suivre mes déménagements et d’y adapter sa tournée.

Celle-ci, toute neuve, prend place dans des théâtres. Alors j’étais fébrile. Parce que forcément Miossec on l’imagine au Vauban, pas spécialement sur une Scène Nationale.

Ben putain c’était classe !

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Un son parfait (c’est assez rare pour être signalé), des lumières magnifiques, et l’ampleur du plateau qui s’ajuste à merveille autour d’eux 6.

Des musicien(nes) multi-instrumentistes, un bassiste contrebassiste, une pianiste violoncelliste, un guitariste pianiste, une claviériste chanteuse et un batteur batteur (ouais, bon) qui portent parfaitement les nouveaux morceaux et les anciens ré-arrangés.

Miossec concentré et rieur et sa voix. La voix de Miossec, c’est comme quand j’entends une note de cornemuse, je suis immédiatement saisie. C’est quasiment pavlovien. Elle porte trop de choses, de souvenirs, de bribes, d’intensité. La fidélité hurlée avec mes lannionnaises, dix fois, cent fois. Un lundi de Pentecôte ressassé. Les multiples instants où je m’en vais. Nos murmures.

Quand les premières notes de Brest retentissent, une boule dans la gorge et les cils qui se trempent, non mais c’est quoi cette sensiblerie à deux balles !? Incontrôlable.

Bien sûr ça manquait d’une pinte, les théâtres français devraient prendre de la graine sur leurs voisins britons, mais c’était un beau moment, évidemment.

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5 thoughts on “Merci bien [Soundcheck #15]

  1. Haha, “Brest” me déglingue à chaque fois. J’imagine même pas en live… (NON, je n’ai jamais vu Miossec sur scène. Erreur qui sera corrigée au Boudum cet été.)

  2. (d’ailleurs je dis des conneries, il me semble bien que je l’ai vu aux Papillons de Nuit y’a quelques années)

    • Je ne te jette pas la pierre, il me semble qu’à Nice en 2009 c’était ma 1ère fois (outre apparition en guest au Vauban aux côtés de Daniel Darc). Mais ça vaut le coup, on se rend encore mieux compte de la beauté/puissance/fragilité de sa voix.

      • Ben j’espère bien goûter la beauté/puissance/fragilité de sa voix au Boudum. Ou alors je me souviendrai de rien comme pour les trois quarts de mes festivals.

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