Under the skin

Jonathan Glazer.

undertheskin

J’ai rien compris. Je n’ai pas cherché à comprendre. Je ne suis d’ailleurs pas sûre qu’il y ai quelque chose à trouver.

Dès la scène d’ouverture éclipsienne j’ai été happée, et c’est comme si j’avais regardé la suite du film en ne reprenant jamais mon souffle, dans une seule inspiration. Le travail sur le son de Mica Levi, absolument remarquable, y est sans doute pour beaucoup, nous plongeant dans une atmosphère cataleptique.

Je n’ai absolument aucune explication rationnelle qui pourrait éclaircir le pourquoi j’ai aimé Under the skin, ce qui est, du coup, très cohérent avec le film. Il présente tous les éléments qui auraient dû me tuer d’ennui : lent, taiseux, cryptique. Et j’aurais très bien pu faire partie de ceux qui, dans la salle, soufflaient et regardaient leurs montres.

Il y a des scènes sublimes, notamment celle où Scarlett Johansson, magnétique de bout en bout, attrape sa première proie. J’ai d’ailleurs parfois pensé à l’esthétisation de Lars Von Trier dans Melancholia.
L’Ecosse renforce l’ambiance en donnant un cadre forcément un peu mystique, brumeux, sauvage à l’ensemble.
Il y a des fulgurances et des absences, comme quand le personnage se casse et se perd dans une tentative de vie balisée, mais l’ensemble reste hypnotisant .

Sans doute que tout s’est joué à un niveau plus sensoriel qu’intellectuel, mais j’en suis sortie un peu sonnée, ravie d’avoir vu et apprécié un objet aussi singulier, ce n’est pas si souvent.

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