La French

Cédric Jimenez.

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Consensus de Noël oblige (les parents ayant déjà vu La Famille Bélier et la sœur n’aimant pas les dessins animés), je me suis retrouvée devant La French le 24 décembre au soir, à mon (petit) désarroi.

Trop jeune et trop bretonne pour avoir un souvenir quelconque de l’assassinat du Juge Michel, j’y suis allée sans a priori ni infos sur l’histoire (mis à part ceux liés à mon récent emménagement à Marseille et ma découverte plus approfondie des spécificités, notamment politiques, locales).

J’ai dû consacrer les premières minutes du film à vaincre l’impression persistante de voir Hubert Bonisseur de la Bath reconverti en juge pour mineur. J’y suis finalement parvenu parce que Jean Dujardin n’est pas mauvais dans le rôle.
Je ne pourrais malheureusement pas en dire autant de Gilles Lellouche…

Je n’ai rien contre Gilles Lellouche, je l’ai même beaucoup aimé quand il jouait dans Ma vie en apesanteur, Narco ou Ne le dis à personne, mais là le pauvre n’a absolument pas la stature ni le charisme nécessaire pour incarner Gaëtan Zampa. Comment croire une seconde en le voyant que ce mec a pu mettre tout Marseille (+ New York) à ses pieds !?

Sa femme est jouée par Mélanie Doutey, qu’on croirait vitrifiée depuis l’époque Clara Sheller (je me demande d’ailleurs ce qu’elle fait depuis) et dont je ne saurais dire si la vacuité du jeu confine au génie, compte tenu du rôle, ou au désastre le plus total.
(Je ne ferai à ce propos aucun commentaire sur la partition de Benoit Magimel, voir ainsi mon crush ultime m’a tordu le cœur de chagrin.)

Il y a des longueurs, des incohérences, des facilités mais une BO correcte, Céline Sallette et Guillaume Gouix.

Et tiens, j’en profite pour partager ici mon ahurissement à la vue de la dose de terracotta que les maquilleurs ont jugés bon de coller sur la face de chaque acteur soit disant marseillais. Un désastre orangé.

L’intérêt principal de La French, de mon point de vue, réside dans la description de la gangrène mafieuse au sein de tous les corps d’état.
Ah ça, on nous a rabattu les oreilles de ce bon Mr Deferre et de sa décentralisation lors de nos années collège, mais aucun manuel d’histoire n’a jamais précisé que c’était un putain de pourri, corrompu jusqu’à la moelle !

Il serait bien naïf de croire que ça a changé depuis, notamment dans cette bonne ville de Marseille, alors ça ne peut être une mauvaise chose de le mettre en lumière…

 

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