Speculoos

BRUXELLES [PART II]

Samedi mon impatience de découvrir la ville en plein jour est grande, je suis levée dès l’aube pour prendre un petit déjeuner consistant avant d’arpenter les rues, musées et autres spécialités locales.

« Ooooh il ya du pain d’épic.. OOOOOOOOOOOOH IL YA DE LA PATE A TARTINER AU SPECULOOS !! ».

Je ne sais pas ce qu’ils mettent là-dedans mais je suis quasiment sûre que le principe addictif est le même que celui de l’héroïne (bien que je n’ai pas personnellement testé la toxicomanie, je tiens à préciser). J’ai été incapable de penser à autre chose pendant tout mon séjour.
Je ne vous parle même pas de tartiner du pain d’épices avec, les papilles ne savent plus où donner de la tête.

 

J’ai commencé mon expédition par la Rue Neuve qui n’a aucun espèce d’intérêt, mis à part si vous n’avez jamais vu un H&M ou un Mango (ce qui est pas une grosse perte vous me direz, mais je serais curieuse de savoir où vous vivez du coup), SAUF Notre Dame du Finistère qui joue l’Hymne à la Joie toute les heures.
Je n’ai pas fait exprès de choisir une auberge de jeunesse située à moins de 50m d’un édifice de ce nom, mais je dois dire que la coïncidence m’a plu.

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La Grand Place est majestueuse, les rues sont belles, le nez en l’air je m’émerveille à chaque instant (et je hume les odeurs de gaufres), le soleil brille et j’arrive devant le Manneken Pis. Sans doute la plus grosse arnaque touristique européenne, juste devant la Petite Sirène de Copenhague. Et pourtant, là aussi, des dizaines de touristes se pressent pour le prendre en photo. Incompréhensible.

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Je grimpe vers le Mont des Arts (plat pays tu parles) pour visiter la Bibliothèque Royale, qui n’a rien de fou a priori (les trois quarts des salles sont fermées je ne sais pour quelle raison).

J’enchaine avec le Musée des Instruments de Musique, une magnifique demeure art nouveau signée Victor Horta, où je me rends compte que, si j’aime beaucoup la musique, je n’ai à peu près rien à foutre de regarder des instruments dans des vitrines. (Je me suis quand même arrêtée 30 secondes devant les cornemuses, bon sang ne saurait mentir).

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Je poursuis, Palais Royal, je passe devant le Musée Magritte, le Musée des arts anciens, le Musée des arts nouveaux et j’arrive sur la place du Grand Sablon, baignée de soleil et des plus grands chocolatiers belges.

Je fonds pour un Manjari chez Wittamer (je me demande s’il y a un lien avec l’adresse du blog de Bastien Vivès), une sphère chocolat noir fondant, chocolat croquant, cœur vanille bourbon, AAAAH ! (Par contre, sachez que le prix indiqué en vitrine n’est pas celui que vous payerez au final, mais qu’est-ce qu’une petite majoration de 3€ pour un tel délice, franchement !)

 

Ensuite j’ai suivi les panneaux du Bozar pour aller voir les expos « Faces then… Faces now », qui traitaient du portrait, dans les tableaux de l’école flamande à la Renaissance pour l’une et à travers la photographie contemporaine pour l’autre.

Très chouette. Depuis je m’interroge : pourquoi les gens ne sourient jamais dans les tableaux anciens ? C’était interdit ? Les dents sont trop difficiles à dessiner (blague à part, apparemment c’est pour ça qu’ils ne peignaient que les têtes avant le XIVe, ils galéraient trop à faire les mains) ? Ca donnait un côté trop populo ? (Plus probablement pour cacher leurs chicots pourris en fait…)
Dans Faces now, il y a trop de photographes exposés pour que je puisse les citer, mais il y en a une qui m’a tiré quelques larmes. Assez rare pour être signalé, étant donné l’environnement saturé d’images dans lequel on évolue, que quelques clichés te prennent instantanément aux tripes comme ça.
Big up donc à Clare Strand pour Gone Astray.

Globalement, j’ai trouvé dommage le manque de contextualisation des différentes séries présentées. Par exemple j’étais ravie de voir des photos de Dita Pepe, mais si tu connais pas le concept génial de « Self portrait with men » tu passes quand même à côté de l’intérêt du truc.

 

J’ai continué de parcourir les rues en travers avant de m’arrêter chez Dandoy pour tester une gaufre. Dans l’idée ça me plaisait bien parce que j’avais en tête que ça s’appelait Dandeloy, du coup je pensais à Dandelion, le surnom que donne Crazy Eyes à Chapman (je pars parfois loin dans ma tête, mais à ma décharge je viens de finir la 2ème, toujours excellente, saison) (si vous n’avez pas non plus cette référence, je ne peux rien pour vous, à part vous offrir un peu de pitié).

Bref, le mec m’a posé une question à laquelle je n’ai pas su répondre « Bruxelloise ou liégeoise ? », j’ai dis « bruxelloise » pour faire bien, alors qu’en fait les meilleures gaufres, les plus moelleuses, sont liégeoises (on y reviendra).

 

J’ai presque honte de l’avouer (je vous jure en écrivant tout ce que j’ai bouffé, j’en ai la nausée), mais peu de temps après j’ai succombé à des pancakes au sirop d’érable chez Yeti. Astuce si vous y aller : demandez une assiette enfant. Là, quand la meuf m’a servi, j’ai regardé autour de moi en me demandant si je devais partager mon assiette avec quelqu’un qui venait de s’incruster à ma table.

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One thought on “Speculoos

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