Do you have “Lambrusco”?

[ROMA PART III]

Dimanche, comme tous les sites d’information météorologique l’avaient prévu, il pleuvait. Genre bien.

C’est typiquement le truc agaçant. Pour une fois que ces batards ne se plantent pas… Ah ça pour prédire du soleil quand il pleut y’a du monde, par contre l’inverse, tintin !

La première nécessité étant de se nourrir, pour faire passer la pilule, nous avons franchi le porche pour courir vers le magasin le plus proche.

Sorella a carrément, dans son désespoir, acheté celui du pauvre épicier chinois qui n’en avait pas d’autre à vendre. Certes un peu rouillé, mais ça fait un souvenir typique et utile à la fois.
J’ai, quant à moi, fais 10m supplémentaires pour en acquérir un neuf, et jaune, pour imiter le soleil. Jusqu’où le positivisme va se nicher, je vous le demande ?

Nous avons petit déjeuner dans une sorte de diner italien correct, où la note totale pour nous deux était équivalente au prix du café de la veille.

 

Ensuite on a décidé de tester le métro pour rejoindre la Galleria Borghese. Sachant que, la logistique n’étant apparemment pas une qualité héréditaire dans la famille, nous n’avions pas booké nos tickets. Chose que tout bon touriste est censé faire au moins un mois avant la date requise.

Bon. On a vu les jardins et le bâtiment sous la pluie. C’était sympa. Ça nous a permis de faire une première constatation négative de l’aménagement urbain romain. Kikoo tu traverses un chemin terreux en sortant du métro pour rejoindre le fleuron touristique de la ville.

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(Je précise que je n’ai pas sorti mon appareil photo de la journée…)

Nous avions tout de même choisi par hasard le bon week end car le premier dimanche du mois, les musées sont gratuits. Donc on s’est rabattu sur la Galleria Nazionale d’Arte Moderna voisine.

Il y avait des Kandinski, ça m’a rappelé la primaire (ne me demandez pas pourquoi, j’étais fan de Kandinski à 10 ans, les couleurs sans doute). Il y avait aussi le fameux urinoir de Marcel Duchamp et des chouettes peintres italiens, Giacomo Balla et Alberto Boeti, entre autres.

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La caution culturelle remplie, nous nous sommes dirigées vers le Tridente, quartier de shopping de luxe par excellence.

Je peux vous dire que grâce à Sorella, j’ai approfondi ma connaissance des marques de fringues. Dont Moschino par exemple.

Nous sommes passées devant l’Escalier de la Trinité des Monts où ça doit être sympa de se poser quand il fait beau, nous avons parcouru la Via del Corso qui traverse la ville et sur laquelle j’avais l’impression de tomber environ toutes les heures pendant 3 jours et nous avons fini par manger dans un resto pas fameux à cause de mon ras le bol du shopping.

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J’ai bien essayé d’en faire un peu moi aussi, mais quand j’ai demandé à la disquaire si elle avait un album d’Antonio Castrignano, elle m’a répondu « NO ».
Dans un sens ça tombe bien, c’était pas viable cette idée de vouloir acheter les CDs des artistes uniquement dans leur pays d’origine, je commençais à me dire que je ne possèderais jamais le dernier Thurston Moore.

Soudain, il a fini par arrêter de pleuvoir et c’est tellement agréable de pouvoir marcher dans les rues en regardant le sommet des immeubles sans avoir la vue masquée par un parapluie !

Il s’est mis à faire quasiment beau quand nous avons atteint le Palazzo Barberini, deuxième escale culturelle de la journée. Bel endroit, notamment pour ses plafonds peints.

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Profitant de la luminosité retrouvée, nous avons poursuivi vers Monti, mon véritable coup de cœur de la ville !

Depuis deux jours j’étais un peu mi figue mi raisin, je ne trouvais absolument pas à Rome, l’idée, l’ambiance, le fantasme que je m’en étais fait (et en plus on n’a même pas croisé Ricardo Scarmaccio et Elio Germano, un scandale)./
Mais ce quartier non touristique, avec ses petites rues, ses immeubles colorés et pas dignes de musées m’a complètement ravi.

Du coup on s’est posé pour l’apéro sur une terrasse de la piazza Zingari et nous y avons finalement passé 3h (ça fait aussi resto et c’est bon) !

 

Après ça, j’ai trainé Sorella dans un plan improbable recommandé par le Lonely, Indie City Guide et Spotted by locals que nous n’avons jamais atteint. Il Circolo degli artisti était censé être à côté de chez nous (pratique), un lieu culturel underground trop cool où passer un bon dimanche soir. Bon. Nous ne l’avons jamais trouvé et Sorella a bien cru que nous allions nous faire trancher la gorge (mais elle exagère pas mal elle aussi).

Finalement, complètement perdues et fourbues, nous avons opté pour un taxi (décidément… un vrai week end de bourgeoise) qui nous a ramené dans nos lits saines et sauves !

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