Sangaïlé

Alanté Kavaité.

Summer

Dès la scène d’introduction, un  sentiment de déjà-vu. Lequel ?
2 minutes plus tard, je me souviens, celle de Somewhere de Sofia Coppola, ode à l’inutilité s’il en est.

Peu de films sur la jeunesse dorée lituanienne parviennent jusqu’à nos écrans (si tant est qu’il en existe) mais force est de constater que l’influence Coppolienne ne se limite pas à l’ouverture et qu’on est bien parti pour ne pas trouver dans ce territoire inexploré une once d’originalité.

Une héroïne éthérée, des scènes que nous qualifierons dorénavant d’instagramiennes, des nappes de musique planante signées d’un certain JB Dunckel (oh ben tiens !), la dépression, les parents muets, une maison immense, le vide, le sexe, l’automutilation, rien ne nous sera épargné.

Le ciel est blanc crasseux, une centrale nucléaire en second plan, historique soviétique oblige, un soupçon de folie balte tout de même, portée par une amoureuse solaire, que d’ennui sinon…

Et que dire de la métaphore subtile de cette amie, justement, qui aide Sangaïlé à, littéralement, s’envoyer en l’air ? Rien, non rien.

Je finirai par une confession. Etant seule dans la salle, je me suis, pour la première fois DE MA VIE, autorisée à utiliser la 3G de mon téléphone durant les 20 dernières minutes du film pour tromper l’attente. Oui je sais. C’est moche.

(Une fois de plus je m’interroge sur la traduction française du titre, comment le prénom « Sangaïlé » est-il devenu, magie cinématographique, « Summer » ? Mystère.)

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