Fields of gold.

[VLAAMS GEWEST PART V]

Pour compenser la bière du goûter de la veille, mercredi matin je décide de louer un vélo pour aller à la découverte des environs brugeois, qui sont fort pourvus en châteaux. Ça tombe bien, ils en ont à l’auberge. (Des vélos, pas des châteaux)

Le mec me file également un plan des pistes cyclables, « You can’t get lost, there is numbers on every road ».
Je ne sais pas si je dois en être fière mais je suis la preuve vivante qu’avec un peu de volonté, on arrive à tout.

Grâce à mon sens de l’orientation inné, j’arrive néanmoins au premier château que je visais, celui de Loppem (true story). C’est joli, il y n’y a sonne-per, je suis contente de mon petit vélo même si j’ai eu un peu peur en constatant en route que c’était un hollandais (genre quand tu rétro-pédales, ça freine. Ça peut être surprenant.), bref tout va bien.

Et puis c’est le drame, une tentative de demi-tour, de la boue à demi-sèche, pim pam poum, je chute au ralenti. Sur la roue avant. Je me relève, j’ai pas trop mal. Je relève le vélo, c’est amusant cette fourche à moitié tordue, ça va être sympa pour rentrer.

Mon sang de bigoud ne fait qu’un tour en songeant à la caution, et je décide malgré tout de continuer jusqu’au château suivant, parce que quitte à lâcher 100 balles, autant en avoir profité un peu.

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Il fait un temps magnifique, je bois un café au château de Tillegem en essayant de me concentrer sur mon bouquin et de ne pas ruminer « Putain, fais chier, grmbl, vélo de merde, grmbl, caution, grmbl ».

Ça marche moyen alors je finis par rentrer de peur que la roue ne se voile et de me retrouver bloquée à 15 bornes de Bruges comme une débile.
Je me pointe à l’auberge avec un air de Chat Potté pour expliquer mon désarroi, mes excuses, mon désappointement, mes confuses, ma déconvenue, ma chute. En fait c’était pas grave, un tour de clef à molette et l’histoire est réglée !

« You can take another one this afternoon if you want ! » « Oh really ? Great !».
Traduction : « C’est mort mon gars, plus jamais je monte sur cet engin du diable ! »

Enfin, au moins j’aurais appris à dire « guidon » en anglais…

 

Moi et ma genouillère (et oui, elle est de retour !) on décide d’aller bouquiner au bord d’un canal, ça nous semble beaucoup plus sûr comme option, et on en trouve un que je n’avais pas encore vu ! Alors que techniquement j’ai dû passer au moins deux fois dans chaque rue.
Bref, en tout cas c’est cool parce qu’il y a une œuvre de la Triennale : un « ponton » en bois de l’Atelier Bow Wow* sur lequel tu peux squatter, pêcher, t’allonger et même te baigner, à en croire les ados que j’ai vu avec horreur se plonger dans le Djiver.

*Ils ont aussi fait un faux pont habité, mais tu sens que les mecs ont jamais vu celui de Landerneau, sinon ils pleureraient de honte…

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J’ai soudain une révélation entre deux pages, le type de l’auberge que j’avais l’impression de connaître est en fait le sosie de Sam Tarly dans Game of Thrones, même timidité, même sourire gentil, c’est LUI !
Il n’a pas l’air plus à l’aise là-bas qu’à Castle Black cela dit…

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One thought on “Fields of gold.

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