Here comes the sun

[UNITED KINGDOM PART I]

Nous sommes tous, dans nos vies, confrontés à des opportunités qu’il serait bêta de laisser passer. Genre celle d’avoir une pote qui vit à Londres et qui te supplie de venir essayer son canapé.

Ni une, ni deux, n’écoutant que l’appel de la bière l’amitié, j’ai filé à Dinard pour m’envoler.
(Mini aéroport aux tarifs ultra attractifs mais non desservi par des transports en commun, merci le covoiturage)

Nous appellerons l’amie en question « Agrou », pour des questions de cohérence, étant donné que c’était déjà son pseudo . Et son boyfriend  « BF », pour des questions de flemme intellectuelle.

[AVERTISSEMENT : du franglais a pu se glisser dans ce récit]
[SOULAGEMENT : je n’étais pas seule (breaking news : j’ai des amis), il y aura donc moins de 10 parties]

 

Depuis Stansted, un car me conduit vers Liverpool street. J’ai le nez quasiment collé au pare-brise et Mogwai dans les oreilles, c’est comme si un film défilait devant mes yeux.
J’avais oublié, ces maisons victoriennes, les bus rouges à deux étages, les devantures des pubs et des pakistanais, la nuit dense percée de lumières, la conduite à gauche, l’odeur de l’air.
Très chère Angleterre, tu m’as manqué et il ne devrait pas se passer une année sans que je vienne te rendre visite.

 

Malgré un décalage horaire avantageux, je ne suis pas en avance pour ma première pinte, donc nous rallions un pub sans passer déposer les bagages.
Nous sommes interpellées par une crack addict dès l’entrée, il y a 15 sortes de pressions différentes au comptoir, des dédales de salles immenses et un jardin, je suis ravie.

 

Vendredi, au petit déjeuner il y a des crumpets et une tarte pomme banane caramel, on sait recevoir chez Agrou et BF !

Première destination pour parfaire ma connaissance de Londres : Camden. Ça grouille, de bouffe (évidemment), de t-shirts (comment ils arrivent à en vendre autant ?), de babioles, de gens, de couleurs, de soleil. C’est chouette.

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Quand soudain..!

On tombe sur le Cereal Killer Cafe, héraut de la gentrification, qui a donc ouvert une deuxième enseigne après celle de Brick Lane. Ma foi, si les gens veulent payer un bol de céréales 5£, qu’ils se fassent plaisir.

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On tourne pendant 1/2h avant de décider ce qu’on veut manger. Cette abondance de choix, partout, en permanence, me rend folle. J’opte pour une enchilada. C’est typique.

Notre promenade digestive nous emmène jusqu’à Abbey Road pour voir la pochette des Beatles en vrai.

Bon. Figurez-vous que c’est un passage piéton, tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Sauf que des gens traversent toutes les 15 secondes pour être pris en photo. Ce qui doit être très pénible pour les automobilistes qui passent par là.

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Le truc vraiment drôle a été de recevoir un screenshot de notre traversée via BF qui nous avait stalké depuis son bureau grâce à la webcam braqué sur le passage et diffusé sur internet.
(Il y a également un petit côté creepy, de s’imaginer suivies par les centaines de caméra de la CCTV, sur lequel nous ne nous étendrons pas)

Nous poursuivons vers Shoreditch et Brick Lane, avec une escale obligée chez Rough Trade pour le traditionnel photomaton. Et l’achat de l’album de The Wytches, dont le souvenir du concert, le soir de mes 29 ans à Bristol, est encore vivace.

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Avec tout ça, il était 17h, c’est-à-dire l’heure de l’afterwork, dont l’importance, un vendredi soir, est primordiale. Nous rejoignons BF, enfin dégagé de ses obligations professionnelles (ces gens qui travaillent, quelle horreur…), pour grossir les rangs des mecs en costards et des meufs en tailleurs, une pinte à la main. Sauf qu’on a ni costard, ni tailleur (mais bien une pinte).

The Pride of Spitalfields a la particularité d’avoir un chat (MINOU !) à demeure, qui squatte à une table ou une autre, au gré de ses envies, et de servir gratuitement roasted potatoes & sausages à ses clients pour éviter qu’ils ne tombent trop tôt au champ d’honneur. C’est très appréciable.

Quelques pintes et heures plus tard, nous rejoignons d’autres larrons au Oslo à Hackney Central.

Ils y jouent, entre autres, No diggity de Blackstreet feat Dr Dre et je me revoie, à 12 ans, l’écoutant dans ma chambre. C’était quasiment pareil. Mis à part le gin tonic dans la main, évidemment. (Mon alcoolisme n’a finalement pas commencé si tôt).

On achève la soirée dans la demeure d’Agrou & BF, après avoir croisé un renard famélique (le premier DE MA VIE), et je découvre ma nouvelle bière préférée : la London Porter. Une brune au fort goût de café et de chocolat, un délice.

 

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2 thoughts on “Here comes the sun

  1. hihi tu as suivi mes traces presque pas à pas un mois tout pile après (par contre si je découvre quand les épisodes suivants que tu as mis le grappin sur mon vendeur de Scones d’Oxford, on va plus être copines)

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