Nice job! [Soundcheck #29]

(Précision : cet article a été écrit avant le 13 novembre, à l’époque où assister à un concert n’était pas encore considéré comme une activité à risque)

 

Jeudi, j’ai gagné une salle que je connais bien, pour avoir déjà foulé sa scène.
Je ne dévoilerai pas ici les dessous de l’histoire mais ça impliquait Get lucky des Daft Punk, pas mal d’alcool et beaucoup moins de talent que ce qui allait suivre.

Nous commençons avec Algiers. Cette fois-ci, je n’ai pas la surprise de la première fois et bien que j’apprécie toujours l’attitude et les morceaux, je me prends moins au jeu.
Eux je ne sais pas. J’ai tendance à penser que c’était moins fou, mais c’est peut-être juste mon ressenti de vieille blasée « Non franchement, moi je les ai vu au tout début à la Route du Rock en 2015, ça n’avait rien à voir… Tu vois, y’avait une fraicheur, une énergie qu’ils ont perdu … » (Oui, c’est ça, c’était il y a trois mois).

En tout cas, je n’ai jamais vu des gens cracher autant sur scène, je suppute un problème de glandes salivaires.

 

Le temps d’une bière/clope avant le tour de Son Lux.

Les premières minutes, j’ai du mal à entrer dedans. Je m’attendais à un truc plus électro, je ne sais sur quel pied danser. Et puis la musique fait son œuvre. Ryan Lott aussi.

Sous des dehors geek et des airs de Daniel Radcliffe période Harry Potter, il émerge une tension, une sensibilité, une énergie viscérale, un corps musculeux style Iwan Rheon période Misfits (un côté british en somme). Et un sourire sincère, irrésistible.

On sent une vraie joie d’être sur scène avec les copains, devant un public qu’il ne cesse d’applaudir, et je n’ai qu’une envie c’est d’aller lui faire un câlin pour tant de générosité.

Le public se soulève pour Easy, probablement popularisé dans nos contrées par la BO de Mon Roi de Maïwenn, et hurle en chœur sur Change is everything.

Osteel parlait de l’aspect United Colors of Benetton du groupe, j’ai pour ma part pensé à l’épisode de Master of None que j’avais maté l’après-midi même, sur la représentation des minorités dans l’espace public américain. #culturegénérale (la nouvelle série très recommandable de Netflix, créée parAziz Ansari)

Le final sur Lost it to trying est un pur kiffe, celui grâce auquel tu te mords les lèvres de plaisir en remerciant le ciel le chômage d’assister à un tel moment.

 

Difficile ensuite d’enchainer avec Blanck Mass dont le projet est plus difficile d’accès. Pourtant je suis prête à l’aimer d’avance car il est bristolien.

Seul sur scène derrière ses machines, pas de lumières à part celle du projecteur qui diffuse des formes géométriques vibrionnantes, puis des images de coloscopie, sur un son d’une densité brutale.
L’alliance des deux provoque une espèce de fascination mêlée de grimaces que je peine à contenir.

Je suis sortie fumer une clope, plutôt dubitative sur l’intérêt de s’imposer ça, mais quand même, je suis sûre que si je m’étais mise devant, et puis en fermant les yeux, et c’était pas si mal, j’aurais sans doute pu entrer dans une sorte de transe mystique, bref j’y suis retournée.

C’est vrai que c’était intense, parfois monocorde, voire malsain, mais, bon, à revoir peut-être.

 

Finissons par un petit point #Cop21 : dehors, en pull, à 1h du matin, un 12 novembre à Lorient. Mouais.

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5 thoughts on “Nice job! [Soundcheck #29]

  1. Tiens marrant, j’ai commencé Master of None hier soir. J’étais mort de rire devant le 1er épisode, j’ai trouvé le deuxième chiant.

    Le troisième sera décisif (*musique dramatique*).

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