Thylacine, le louveteau de l’électro

[Veuillez nous excusez pour l’interruption de nos programmes, ceci est un exercice dans le cadre du MOOC89]

Depuis deux ans, William Rezé aka Thylacine, trace sa voie sur la scène électro hexagonale et franchi une nouvelle étape en livrant aujourd’hui le fruit d’un projet multi-média : Transsiberian.

Au printemps dernier, le jeune angevin de 23 ans a embarqué dans ce train mythique pour traverser la Russie, de Moscou à Vladivostok, avec l’idée d’une création où l’image, autant que la musique, aurait sa place.
Il était pour cela accompagné du réalisateur David Ctiborski, qui a réalisé un web documentaire sur l’aventure.

Thylacine (c) David Ctiborsky

Thylacine (c) David Ctiborsky

Depuis l’avènement de la French Touch dans les années 90, de nouveau beatmakers, biberonnés à l’internet et aux parcours variés, sont venus creuser leur sillon avec succès.
C’est le cas de Thylacine, d’abord saxophoniste, enfant du conservatoire passé par les Beaux-Arts, avant de se pencher sur les possibilités des machines.

Mes premières compositions en musique électronique avaient un côté naïf. C’était tout neuf pour moi.  Je me suis plongé dans l’histoire des musiques électroniques. Il faut savoir dans quel domaine on est bon et je pense être meilleur pour créer des morceaux harmoniques.

 

Après 4 EP et la création de son propre label (Intuitive Records), ce premier album concept nous entraîne le long des 9288 km traversés par le Transsibérien, nourris de paysages et de rencontres humaines.

La formation suivie aux Beaux-Arts a permis au jeune homme de développer un univers artistique complet, où la musique n’est qu’un des vecteurs d’expression.
Dès ses premières scènes, il allie la vidéo à ses compositions grâce à sa collaboration avec la vidéaste Laetitia Belly.

A la base j’ai conçu Thylacine en me disant que c’était une opportunité de faire plein de choses à côté, c’est ce qui est intéressant en musique, de pouvoir créer un live visuel, de pouvoir travailler sur des clips, d’avoir des pochettes qui ont un rapport avec la musique.
Pour moi, la musique est très liée à l’image, ça permet de créer un ensemble interactif.

Au gré des gares, Irkoutsk, Kazan, le lac Baïkal, Thylacine s’inspire des lieux, des voix de chanteuses tatares, d’une chorale polyphonique, d’une cérémonie chamanique ou des sons du train, pour ensuite composer dans un studio mobile, installé dans sa cabine.

Les dix épisodes de Transsiberian sont diffusés sur par IRL (plateforme web de France TV) et permettent de suivre le processus de création de Thylacine au long de ses deux semaines d’immersion en terres inconnues.

J’ai vraiment appris pendant ce voyage que pour moi la musique était liée à des rencontres, à vivre quelque chose et à vouloir le raconter dans ces morceaux.
J’avais l’envie de composer, qu’on peut parfois perdre quand on est dans un circuit classique, avec un planning.

Nous partageons le périple à ses côtés, à la lisière du rêve et des contrées perdues, entre lignes mélodiques et sonorités slaves, le temps de contempler et de se perdre dans les méandres des émotions qui affleurent à l’écoute de Transsiberian.

Un voyage sensible à poursuivre en live où Thylacine prend toute son ampleur !

 

Transsiberian est disponible sur le site internet d’Intuitive records.
Thylacine est actuellement en tournée, le 17 décembre à Brest, le 19 à Dunkerque et le 5 février à la Cigale à Paris.

Thylacine sur Facebook.
Thylacine sur Bandcamp.

Sources :
« Thylacine : je suis revenu à des références plus classiques » Mathilde Doiezie in Le Figaro, 12 décembre 2014
« Vladivostok, Transsiberian épisode 10 », David Ctiborski, 27 novembre 2015
« Thylacine, jeune loup électro », Maud GHBmusic, 27 janvier 2015

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5 thoughts on “Thylacine, le louveteau de l’électro

      • Ah tu publies tes drafts, toi ? 😀

        Je viens de le mater d’une traite, cool effectivement. L’album a moyen d’être intéressant !

      • Non mais je voulais pas qu’il s’insère entre deux articles sur Istanbul (bon j’aurais pu horodater et tout, mais bref…)
        L’album est top, surtout quand tu as les images en tête !

  1. Pingback: Est-ce qu’il y a des vrais bretons ? [Soundcheck #38] | On n'est pas venu là pour beurrer des sandwichs

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