Elveda

[ISTANBUL PART V]

Lundi je suis assez excitée par mon programme de la journée qui consiste à aller en Asie !

A 8h45 je monte dans un vapür, les bateaux qui font la traversée (encore plus souvent que le bus, il y en a un toutes les dix minutes) (ça circule grave sur l’eau) et il fait un temps magnifique !
Par contre on a perdu 10 degrès depuis vendredi et je suis finalement contente d’avoir mon manteau d’hiver, l’écharpe et les gants.

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J’accoste à Kadikoy, où mon guide recommande le marché. Je mets un certain temps à le trouver, encore ce problème d’indication des rues, alors je m’arrête dans un café mignon branchouille où personne ne parle un mot d’anglais.
Je comprends enfin que si nous pestions contre la qualité du café depuis vendredi, c’est parce qu’on nous servait des americano, alors qu’il faut demander des turkish coffee. Qui pour le coup est bon, même s’il a 3cm de dépôt au fond.

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Il y a pas mal de cafés, resto, boutiques qu’on qualifierait de bobos, ainsi que le fameux marché typique avec des centaines de poissons frais, fruits, légumes, épices en tout genre, mais l’ambiance est assez différente du côté européen et j’aime mieux je crois.

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Bizarrement il y a aussi beaucoup de boulangeries alors que je n’en avais pas vu jusqu’à présent. J’en profite pour goûter plusieurs petites spécialités, pas forcément mauvaises mais sans grand intérêt gustatif et plutôt étouffe-chrétiennes (vous l’avez ?).
J’achète également un kilo de figues sans l’avoir voulu, le mec ne parlait pas anglais, on s’est pas trop compris sur la quantité…

Je profite d’une terrasse en plein soleil pour bouquiner, la vie stambouliote palpite autour, il n’y a pas un seul touriste, c’est parfait !

 

Je prends ensuite le métro pour aller à Usküdar, un autre quartier de la partie asiatique.

C’est encore différent, beaucoup plus populaire, bouillonnant de mouettes, de gens, de mosquées au bord du Bosphore. Je me balade sous les palmiers avec mon jus d’orange pressé à la main, il fait bon, il y a comme un air de vacances.

Ça m’intrigue tout de même de savoir comment, historiquement, quelqu’un a pu décréter que ce territoire faisait partie de la même ville que celui d’en face, alors que ce n’est déjà pas le même continent…

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Une publicité bien représentative de la population locale

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Je grimpe haut pour atteindre la mosquée Yeni Valide. Elle est magnifique, le jardin est joli, il y a un kiosque en bois, des chats et des palmiers. Ça me convainc d’aller à l’intérieur.
Non parce que sinon, les mosquées c’est comme les églises hein… T’en a vu une… En plus là à chaque fois faut enlever ses pompes et mettre le voile, bref.

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Ensuite je me dirige vers le cimetière ottoman (parce que pour l’instant, ce voyage manquait de cimetières) aidé de mon Cartoguide. Bon. Ne faites jamais confiance au Cartoguide Istanbul.
Les rues ont dû changer de noms entre temps, ou disparaître, ou se créer, ou bouger de place, je ne sais pas, en tout cas j’ai passé une bonne heure à tenter de trouver mon chemin en vain.

Je fini par arriver à destination, j’entre, un mètre plus tard il n’y a plus de chemin, je ne sais pas comment avancer pour rejoindre l’allée principale, je piétine des dizaines de tombes, j’ai honte, j’espère que personne ne m’observe, la voix du muezzin retenti, j’ai provoqué la colère divine, je suis fatiguée, je pleure (quelques affirmations dans cette phrase sont fausses, sauras-tu les reconnaître ?).

Tout ça pour un cimetière sans aucun intérêt.

 

Je redescends sur le front de mer qui est vraiment chouette, j’achète des noix de cajou et je bouquine face au Bosphore.
Vers 16h je reprends le tram vers Kadikoy pour ne pas louper le coucher de soleil depuis la pointe.
Il fait de nouveau un froid de gueux mais putain c’est beau !

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A la nuit tombée je reprends le vapür, en intérieur cette fois-ci, je me laisse bercer par le ronronnement du moteur et les lumières de la ville de tous les côtés.

 

Dernière soirée à Beyoğlu, dernier trajet en funiculaire, dernier repas chez Nakka (oui j’y suis retournée…) (non mais c’est vraiment trop bon ! ) (et ils m’ont offert un gâteau chocolat cacahuète de toute beauté) (comme le serveur en somme) (je le note car, de manière générale, c’est pas la teuf de l’hormone dans le coin), dernière nuit à l’hostel sans les relous de la veille, allelujah !

 


 

Dans la rue, un mardi à 7h, à Istanbul, il n’y a pas foule.

Un joli lever de soleil quand je monte dans le Nostaljik tram qui me mène à la place Taksim, direction la navette de l’aéroport.

Le trajet, de quasiment deux heures, pour traverser une ville monde.

La douane, où je réalise à nouveau  l’incroyable injustice du passeport. Le mien, français, qui me permets de passer où je veux, sans inquiétude ni haussement de sourcil.

Le scanner, où je constate que les turcs autorisent les liquides en cabine. Alors qu’on me fera vider entièrement mon sac plus tard, à cause d’une pompote, pour un vol intérieur en France.

Le coucher de soleil d’une heure, entre Marseille et Nantes, d’est en ouest.

 

A l’arrivée, j’apprends qu’une bombe vient d’exploser dans le métro stambouliote.

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