Un fringant cowboy

 

Il y a dix jours, je tentais de rattraper mon retard de podcasts, qui est à peu près aussi grand que mon tas de favoris sur Twitter (et c’est pas parce que maintenant ça s’appelle des « likes » que ça change la donne) (relisons donc cette phrase d’Yves Citton) quand j’ai découvert une facette cachée de Thomas Bidegain dans Si tu écoutes j’annule tout (excellente émission de France Inter, au passage)

Cette phrase était beaucoup trop longue, vous pouvez respirez, boire un verre d’eau.

D’une qu’il est drôle, mais ça je m’en doutais un peu (sans déconner, écoutez-moi cette chronique, j’en meurs !) depuis sa prestation au cinéma l’Alhambra.

Mais surtout, qu’au-delà de ses talents de réalisateur (Les Cowboys fait partie de mon top 10 2015) et de scénariste (A perdre la raison de Joachim Lafosse, Le Prophète, De rouille et d’os, et même si je suis plus partagée sur ce dernier, Dheepan de Jacques Audiard), le mec touche aussi sa bille niveau musique.

Ce qui en fait, de prime abord, une personne un peu agaçante du type Alexandre Dieu Astier.

 

J’ai vu Les Cowboys en sa présence, ce qui explique certainement que le générique de fin ait été coupé pour passer rapidement au Q&A et que nous ayons été privés de Small Town Boy qui l’accompagnait.

C’est donc 6 mois plus tard que j’ai pu entendre ce morceau.
Qui m’a instantanément touché en plein cœur du plexus.

La musique a ceci de quasi mystique et splendide qu’elle est inexplicable.

Pourquoi une larme roule quand j’écoute Track 13 de The Wytches ? Pourquoi je cherche des marches d’escaliers sur lesquelles bouger mon booty quand No Stress de Laurent Wolf retentit ? Pourquoi ma peau frémit dès que j’entends le son d’une cornemuse ? Pourquoi la joie m’envahit quand je lance Surprise Gold de Fool’s Gold ? Pourquoi j’ai envie de fouler des bouts du monde au son de Long nights d’Eddie Vedder ?*

 

Bref, la voix qui chantait Small Town Boy, au grain rugueux de velours, m’a vrillé les artères, plongée dans un abîme d’espoir et de mélancolie, transie de beauté.
Vous l’aurez deviné, c’était celle de Thomas Bidegain.

Alors faites-moi plaisir, branchez un casque, posez le sur vos oreilles, fermez les yeux et écoutez.
Personnellement je suis à deux doigts de souscrire au compte Spotify premium uniquement pour pouvoir la jouer en boucle sur mon téléphone.

 

Tout ça nous amène à la simple et brève question qui m’obsède depuis le 28 décembre 2015 :
Thomas Bidegain, voulez-vous m’épouser ?

 

[NB : Je n’ai toujours pas entendu la version originale de Jimmy Somerville, les journées n’ont que 24h]

*J’ai quand même quelques éléments de réponse pour certaines.

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One thought on “Un fringant cowboy

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