Y’a pas d’OVNIs [Soundcheck #44]

 

Est-ce vraiment charitable de tirer sur l’ambulance ?
Notre société moralisatrice et hygiéniste à outrance me pousse à dire non.
Mais bon c’est quand même rigolo !

Soyons clairs d’entrée, cet article n’a absolument aucune visée musicale.

 

Par l’odeur du quinoa alléchée, je me suis rendue samedi dernier au festival We Love Green qui avait lieu pour la première fois au Parc de Vincennes.
J’ai d’abord commencé par rejoindre une bretonne et un anglais pour l’apéro de midi. Très mauvaise (mais néanmoins sympathique) idée pour quelqu’un qui se targue de ne pas boire en festival (ou presque).

Nous surveillons l’event Facebook du festival pour connaitre les dernières news, histoire de pouvoir prendre de sages décisions logistiques.
Par exemple celle d’acheter, ou pas, des bottes, compte tenu de l’apparence boueuse du site (rappelons que Paris est sous les eaux depuis trois semaines).
Ce qui fait quand même chier parce que j’ai déjà une paire de bottes, dans le Finistère, qui me sert une fois par an pour La Route du Rock.
Finalement des sacs plastiques (roses #fashionista) feront bien l’affaire et si je comprends l’insistance des organisateurs sur l’état du sol pour prévenir les parisiens en goguette, c’est plutôt peanuts pour qui a déjà fait 4 jours de Vieilles Charrues sous la pluie.

Nous surveillons l’event Facebook du festival pour connaitre les dernières news, disais-je donc, et apprenons ainsi que les premiers concerts de l’aprem sont annulés, que le site n’a toujours pas ouvert 1h30 après l’horaire annoncé, qu’il est donc largement plus malin de reprendre une bière à l’appart plutôt que d’aller rejoindre les rangs des gens tassés devant les grilles.

 

16h, nous arrivons métro Château de Vincennes où des navettes sont censées nous acheminer jusqu’au site. Bon. Vu l’affluence, c’est à 25 minutes à pied, on va plutôt faire ça.
Ce qui nous donne l’occasion de voir un match de Quidditch en vrai ! (Beaucoup moins fun sans magie tout de même #moldus)

En tant que provinciale, j’avais une image pleine de clichés de cet événement qui se présente de lui-même comme écolophilosophobobo. Finalement, c’est pas pire que la fashion week de la Route du Rock en termes de public. (Mais il y a du quinoa donc) (et « un petit vin naturel que je vous recommande fortement ! ») (à 12 balles l’assiette et 7,5€ la pinte, on comprend bien qu’ils nous les recommandent)

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Arrêtons-nous d’ailleurs 30 secondes sur la bière, qui est hors de prix (mais on ne vient pas à We Love Green si on est smicard) et qui est surtout de la Heineken !
Va falloir m’expliquer le concept de défendre des attitudes écologistes, une consommation responsable idéalement locavore ET servir de la Keken (qui est chaque année plus dégueulasse)(ce qui ne réduit en rien notre consommation)(c’est presque désespérant)(alors qu’on pourrait se rabattre sur la Bionade #healthy).

La gestion des bars est assez lamentable. Chaque bénévole (j’espère que c’est des bénévoles) va servir ses pintes, une par une… Au niveau de l’attente c’est pénible, au niveau des pertes de liquide ce serait peut-être malin d’étudier une nouvelle organisation. Genre celle qu’il y a dans tous les autres festivals.

Le cashless a bien fonctionné (notons un point positif, on n’est pas des brutes) parce que nous avons pris nos cartes sur place en arrivant. Apparemment en prévente sur internet ça ne marchait pas. C’est balot.

 

Etant donné que j’ai bu, et que j’étais avec des gens, je serais bien en peine de vous parler de la musique.
Si ce n’est que le son était insupportablement fort sur la scène de la Prairie, que j’ai vu PNL (wesh ma gueule), que j’avais pas vu l’astérisque “DJ set” en dessous deMetronomy, que Floating Points c’était cool, qu’Holly Herndon a dédié sa tournée à Chelsea Manning et que j’étais à peu près la seule à lever le poing en l’air en réaction, que le set d’Hudson Mohawke avait l’air dément mais qu’on l’a passé dans la queue au bar, et que j’ai dû me casser au beau milieu du set de LCD Soundsystem, terrassée par la migraine.

 

Pour finir en beauté, un petit crachin s’est pointé, LCD a fini plus tard que prévu c’est-à-dire après le dernier métro, la sortie du festival était un calvaire boueux dans le noir entrecoupé de barrières vauban posées aléatoirement et nous nous sommes retrouvés à quelques milliers crottés essayant de choper un Uber (point de taxis à l’horizon).

 

Concernant l’organisation, We Love Green a publié un communiqué de presse pour tenter de se dédouaner. Je dirais « mmmmouif… ». Quand on organise un festival avec une prog de cette ampleur, on essaye d’anticiper un peu et d’avoir une logistique à la hauteur.

 

Conclusion : je suis contente d’avoir chopé une place à 35€ au lieu de 50. (Et d’avoir vu les copains, mais ça, c’est une évidence !)

 

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