There is three rules. [Soundcheck #45]

Fidèle du blog d’un expatrié londonien, il m’arrive souvent de baver sur mon clavier (charmante image) en lisant ses reports de concerts.
M’étant rapproché de Paris, les opportunités de voir une diversité plus grande d’artistes se sont multipliées, mais également celles de découvrir des concepts innovants.

Comme celui du SoFar Sounds, né à Londres donc, qui organise des soirées au line up secret, chez des particuliers.

Après 3 essais sans succès, j’ai enfin eu accès au sésame pour assister à un des SoFar Paris. (Forcément, le fait d’organiser ça dans des apparts/maisons limite un peu la jauge) (ce qui renforce à mort l’idée de faire partie d’une élite privilégiée) (et il faut bien avouer qu’on aime ça)

 

Embarquant avec moi la plus mélomanes des aventurières jusqu’à Mairie des Lilas. Loin de moi l’idée de faire la connasse parisienne qui vérifie si ses vaccins sont à jour lorsqu’elle doit passer le périph (ils le sont, j’ai checké en emménageant dans le 9-5), mais je vous jure qu’à partir de l’arrêt Porte des Lilas, c’est comme si l’air et la lumière du métro changeaient.

Notre avance nous laisse le temps d’aller acheter des canettes de bières (forcément, le fait d’organiser ça dans des apparts/maisons limite les chances d’avoir un bar) et de débriefer le dernier épisode de GoT (Lady Mormont, toi-même tu sais).

 

Les gens commencent à nous rejoindre devant ce grand portail noir sur lequel est scotché « SoFar Sounds » quand soudain, il s’ouvre sur une impasse privée où des anciens ateliers d’usines (je suppose) ont été rénovés en maisons.
J’ai pas de photos panoramiques de celle de Manu qui nous accueillait ce soir-là, mais apparemment il bosse dans la finance et ça vous donne une idée.

Une pièce à vivre + cuisine d’une taille très très correcte, surplombée d’une verrière, deux escaliers qui donnent sur un étage de chaque côté, une terrasse devant, une terrasse derrière, le tout décoré avec goût (même si nous continuons de nous interroger sur la présence de la machine à jambon).

(c) HSJ

(c) HSJ

Après avoir eu l’air très con quand le monsieur à l’entrée m’a demandé 10€, alors que j’étais persuadée que c’était gratuit et me demandais justement comment ils monétisaient l’histoire (en fait c’est marqué en tout petit à la fin d’un mail qui fait 10m de long « Sofar Sounds is a non-profit organisation. However, in keeping with our concept that’s all about respect for the music, we ask a sum of €10 to be able to pay our artists. ») (c’est d’ailleurs tout à fait normal mais du coup je vois pas l’intérêt de + ou – cacher l’info), nous nous sommes installées sur deux chaises, comme des reines vieilles.

 

Je découvre le line up dans les toilettes, je suis pas méga confiante en voyant les noms des groupes (c’est très très parlant, le nom d’un groupe).

Merryn Jean, jeune chanteuse australienne, est la première à se lancer, seule avec sa guitare. C’est pas vraiment mon style (globalement je suis pas très chanteuse), mais elle a une belle voix et la qualité d’écoute est dingue.
Nous sommes 80 dans une pièce, elle est en acoustique, il n’y a pas un bruit dans la pièce, pas une personne sur son portable, pas une mouche qui vole. Et ça, je dois dire que c’est extrêmement agréable !

IMG_20160630_012940

20 minutes de pause, le temps de fumer une clope et de discuter un peu avec d’autres gens (homogénéité totale dans la typographie de public, nous avons entre 20 et 35 ans et nous travaillons ou étudions probablement dans la culture ou le marketing)(sauf Manu, mais bon, il faut bien trouver des gens cools et riches pour accueillir).

 

Calypsodelia (tu comprends pourquoi j’avais peur ?) enchaîne, ils sont trois, dont une chanteuse à l’allure de Daenerys (pour la coiffure, pas parce qu’elle a fait une entrée à poil dans les flammes).
C’est la première fois qu’ils jouent en acoustique devant un public assis, ça se voit, ça ne s’y prête pas du tout. Je m’interroge sur le choix de programmation. Bref ils arrivent quand même à ce que tout le monde puisse se lever et danser, mais musicalement c’est vraiment pas ma came.

 

Pour finir, ce sera Atlas Crash, quatre garçons qui eux non plus n’ont jamais joué en acoustique et dont le batteur se retrouve donc relégué au cajon. Ce fût assez étrange, c’était faux de bout en bout, et pourtant, je n’ai pas trouvé ça complètement mauvais (au contraire de ma comparse).
Le chanteur a une voix particulière et les morceaux m’ont bien plu, ça m’a fait penser à pas mal de groupes français indie pop actuels.

Du coup j’ai été écouté les versions enregistrées sur le web, en me disant que ce n’était pas possible qu’il soit faux comme ça en permanence. Et j’avais raison, donc je leur laisse le bénéfice du doute, sur le stress de jouer dans cette configuration etc.

Ils ont par ailleurs un très beau clip que je vous pose là sans le regarder à nouveau car après l’avoir vu projeté en boucle pendant tout leur set, je n’en peux plus !

 

Bref, on ne peut pas dire que ce fût un grand moment de musique mais l’expérience est vraiment chouette (et c’est l’occasion rêvée de visiter des endroits auxquels tu n’aurais jamais accès sinon #fouine)

Advertisements

2 thoughts on “There is three rules. [Soundcheck #45]

  1. Arf ouais c’est l’aspect à double tranchant du concept, c’est un peu la loterie… Pour l’instant j’ai toujours eu du bol ! (Sans pour autant valider 100% des programmations auxquelles j’ai eu droit, y’a souvent au moins une brebis galeuse)

    (Lady Mormont <3)

    • J’ai regardé ce qu’il y avait eu les fois précédentes, ça m’aurait + plu. Je retenterai si jamais il y a une date un peu + proche de chez moi !

Exprime-toi !

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s