I’m fuckin’ baking ! [Soundcheck #49]

ROCK EN SEINE, JOUR I

 

Si la programmation de Rock en Seine est toujours alléchante, la perspective d’aller à Paris fin août, le prix du billet et les aléas du planning avaient pour l’instant eu raison des considérations artistiques.
Mon incursion banlieusarde aura au moins eu cette vertu de me permettre d’y aller cette année.

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Vendredi 26 août, 14h30, il fait 35°C quand je prends le tram pour me rendre au Domaine National de St Cloud (notons que c’est la première fois en 6 mois que c’est un avantage d’habiter à Bezons en termes d’accessibilité).

Ce sera mon premier festival en short. J’ai également ma casquette Le Télégramme et ma genouillère, que je planque le temps de traverser l’espace VIP (où va se nicher la pression sociale…), je suis couverte de crème solaire et Rock en Seine annonce sur Twitter qu’ils ne confisqueront pas les bouchons des bouteilles d’eau, ce que je trouve malin.

Sauf que je suis déjà partie de chez moi donc j’en achète une au bar, 3€, on n’a pas dit qu’on était là pour faire du social non plus hein.

 

A 15h30 je suis devant Bombino qui joue sur la Grande Scène (gros gros brainstorming pour trouver ce nom) et le pic de chaleur atteint les 36°C. On est bien.

Ils font du rock touareg efficace, le son de la guitare principale est vraiment cool, mais je sue 4 fois plus à les regarder, en tenue traditionnelle, enveloppés dans des multiples cheichs.
J’imagine bien qu’au Niger c’est pire mais le bassiste finit par nous avouer qu’ils sont tout de même en train de cuire.

 

Après cette sympathique mise en jambe je vais à la découverte du reste du site qui a l’immense avantage d’être dans un parc, et donc ombragé. Ce qui ne sera pas négligeable ce week end.

Qui dit parc dit longues allées, qu’il faut tout de même occuper pour que les gens ne s’ennuient pas en marchant d’une scène à l’autre. J’ai jamais vu autant de vendeurs de churros de ma vie !

Il y avait également un photomaton posé par Netflix pour la promo de The Get Down (nouvelle série de Baz Lurhmann sur la naissance du djing dans le Bronx, période Grandmaster Flash, plutôt cool).

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Le truc le plus chouette reste l’expo Rock Art, pour laquelle ils demandent chaque année à des illustrateurs, dessinateurs de BD de créer des affiches originales pour chaque groupe programmé.

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(c) Jean Jullien

Je tombe sur la Scène de la Cascade (un peu + d’imagination mais point de cascade en vue) sur laquelle se démène Logic. Flow de dingue, instrus vraiment cools, backer/DJ efficace, énergie maximale, c’est bon je suis addict. (Le mec est signé chez Def Jam, ça va).

Quand t’es déjà en train de jumper à 16h30, c’est que la soirée s’annonce plutôt pas mal !
Et je me dis que je devrais vraiment me faire + de concerts hip hop.

 

J’enchaîne avec Adrien Soleiman. Pour caricaturer, c’est comme si tu passais d’Eminem à Christophe.

Quand il commence, nous sommes environ 15 devant la Scène de l’Industrie (pourquoi ?!). Il faut dire que ce n’est vraiment pas un service qu’ils lui ont rendu de le programmer à cet horaire en plein cagnard, ça ne sied absolument pas à sa pop intimiste, ses orchestrations léchées. En plus le son est pourri.

Je vais donc m’asseoir dans l’herbe, à l’ombre, comme la plupart des spectateurs (c’est assez marrant, à chaque concert, d’observer le placement de la majorité du public qui suit la délimitation entre ombre et lumière, au centimètre près) et j’espère que je pourrais le voir bientôt en salle.

 

J’hésite à mort entre Anderson .Paak et Slaves. Vu que je viens de me dire qu’il faut que j’augmente mon quota hip hop et qu’a priori, j’aurais plus l’occasion de revoir Slaves, j’opte pour le premier.

Il commence avec son DJ, dragouille une nana au premier rang en lui parlant Snapchat, puis deux guitaristes et un clavier les rejoignent, hip hop efficace, bouille malicieuse, quand soudain il plonge vers la batterie que j’avais occulté sur le côté de scène.

Il s’avère que c’est aussi un batteur fou, que soudain ses morceaux sont plus soul, sa voix plus douce. Je suis toujours admirative des batteurs, ça me parait inconcevable de réussir à faire des choses différentes avec chaque jambe, chaque bras, mais alors en plus en chantant…

Il reprend finalement son rôle de rappeur, oscille vers le r’n’b, le tout avec un sourire démentiel, je suis ravie de mon choix!

 

Un petit point logistique de félicitations : pas d’attente ni au bar, ni aux toilettes, et des points d’eau suffisants.

Un petit point sur le public : on m’avait dit que j’allais être choquée, que c’était le Coachella parisien etc. C’est peut-être parce que tout le monde était en short ou en maillot à cause de la chaleur, mais ça ne m’a vraiment pas paru pire que la Route du Rock en termes fashion.

Par contre c’est très homogène dans la typologie, pas de famille, pas de mineur, pas de senior. Pas de drapeaux ni de déguisements non plus d’ailleurs. Ni de gens ivres morts (faut dire qu’à 4€ le demi, tu limites le risque).

 

Tandis qu’une bonne partie de la population se dirige vers Bastille (un groupe apparemment très connu dont je n’avais jamais entendu parler avant de les voir dans la prog), je choisis Brian Jonestown Massacre par curiosité.

On ne pourra pas dire que c’est des showmen, ils enchainent les morceaux en restant tout à fait stoïques je pense que j’aurais tout intérêt à me concentrer plutôt sur les albums pour découvrir plus en détail.
(Si quelqu’un a une explication sur le musicien qui joue uniquement du tambourin, je prends !)

 

Je file voir Jack Garratt, qui joue tout au bout du bout (ce site est immense) sur la Scène Pression Live (je vous laisse deviner qui paye).

Pur régal. Ce type est un régal. One man band, la guitare autour du cou, une baguette pour frapper la batterie et les pads dans une main, l’autre sur le clavier, l’émotion qui affleure et la voix qui s’envole.
Il aurait facilement pu être cité sur le thème « le titre du chanteur aux 1000 octaves » dans Back to Back (si vous n’avez pas écouté cette émission de Mélanie Bauer cet été sur France Inter, vous avez 37 épisodes en attente).

Et il a l’air tellement sympa, tellement drôle, le type avec qui t’irais bien boire une pinte après le concert.
(Oui, bon, il est anglais quoi…)

 

Le ciel se couvre, ce qui pourrait être une bonne nouvelle, jusqu’au moment où tu constates que les nuages sont jaunes et que tu as soudainement envie d’arrêter de respirer (mais tu peux pas, tu fumes une clope).

Je fais l’impasse sur Two Door Cinema Club parce que je les ai déjà vu, qu’il faut retrouver des gens et boire une bière (c’est important de s’hydrater) (j’ai bon espoir que ça enlève le mal de crâne qui s’insinue, à la place du doliprane que je n’ai pas) (on fait avec les moyens du bord #mcgyver).

 

Il est déjà 22h et j’ai Rendez-Vous ! (Vous pouvez totalement bouder ce jeu de mot). Qui joue sur la Scène Île de France. AKA un barnum où la température est de 45°C, avec une scène surélevée de 0,5m et un son pourri, dans lequel tu peux faire entrer 200 personnes maximum.

Je suis entrée, je suis sortie. J’avais très envie de voir Rendez-Vous, mais c’est absolument lamentable de faire jouer des groupes dans des conditions pareilles quand on se targue de défendre et de promouvoir la scène francilienne. Pouce en bas.

 

Du coup je me suis rabattue sur Birdy Nam Nam. Qui ne sont plus que trois, Pone voguant vers de nouveaux horizons, et sans nouvelle actualité. Je sais qu’il faut bouffer, que c’est pas facile tous les jours mais bon… J’ai trouvé ça chiant et plutôt monotone.

 

Nous décidons donc d’aller nous placer pour « Miles et son choriste », comme dirait ma comparse. A la base, j’avais décidé de ne pas assister au concert de The Last Shadow Puppets, parce que je les ai vu il y a 6 mois, parce que j’ai besoin que ça reste des moments exceptionnels dans des cadres exceptionnels.

C’est pourquoi je me suis barrée au bout de 4 morceaux (franchement c’était pas ouf), juste le temps de constater qu’Alex Turner a arrêté la gomina (ouaaaaaais ! ) et le marcel blanc (oooooh….).

La deuxième raison c’est que Flavien Berger allait entamer son set à l’autre bout du site et je trouve que ça commence à bien faire cette histoire de running gag de le louper à chaque fois.
Malheureusement mon crâne était de plus en plus douloureux alors je n’en ai absolument pas profité. C’était fidèle à l’album en tout cas, allié à des petites transitions pince sans rire tout à fait bienvenues !

 

Au retour le tram est blindé, et la clim appréciable.

 

Le point de l’hormone est attribué à Logic qui a assuré son set torse nu. Et peut-être aussi au mec qui avait tatoué derrière son genou gauche « Je » et derrière son genou droit « nous ».

 

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