Haut les mains, peau de lapin [Soundcheck #50]

ROCK EN SEINE, JOUR II

(Houhouhou 50ème soundcheck !)

Après un petit de replay de Koh Lanta pour se mettre en jambe, je repars vers Saint-Cloud pour une nouvelle journée de canicule, munie d’une plaquette de doliprane (qui ne me serviront finalement pas, mon crâne est une petite pute fourbe).

Je ne suis pas en avance, je me dirige vers la scène la plus proche pour Beach Slang. Les Kaviar Specials étant rennais, j’ose espérer que j’aurais l’occasion de les voir rapidement (hihihi).

Le chanteur est méga sapé, il nous raconte qu’on lui a conseillé de ne pas porter de costume compte tenu de la chaleur, mais qu’il se devait d’être classe pour un concert en France.
J’espère qu’il n’a pas regardé le public dans le détail, il aurait pu être déçu.
Ça joue pied au plancher, rock mâtiné d’un poil de punk, bien mené, sans le petit plus qui aurait fait la différence, à part sur le morceau Dirty Cigarettes.

 

Je squizze la fin pour aller vers Joycut sur la scène Pression Live qui, si elle est posée en pente, à l’avantage d’être à l’ombre.

J’ai vu avant de partir que les Joycut sont italiens. Ça titille ma curiosité car la scène italienne m’est relativement inconnue depuis les fiches Star Club pour La solitudine de Laura Pausini ou Laura non c’e de Nek.

Pfff la claque ! C’était absolument mortel ! Je qualifierai ça d’electro ambient rock (comment ça c’est pas clair ?) (eux disent industrial, post-rock, dark-wave, ça vous aide ?).
Il y a un batteur classique, un batteur customisé doté d’un carillon (je suis pas sûre que ça s’appelle comme ça mais vous voyez l’idée) + un mec aux machines et guitare.
Déjà visuellement c’est top à regarder (les batteurs <3), et artistiquement ça m’a vraiment plu. Je ne vous cacherai pas une petite influence Jean-Michel Jarre période Oxygène sur certains morceaux, mais ça passe crème.

Bref, gros coup de cœur. Ce que j’ai pu leur dire en les croisant plus tard dans la foule #fangirl (rassurez-vous, je ne me la suis pas tentée en italien).

Par contre, moins d’amour pour le mec qui fumait un cigare devant moi. « Ah ben tu vois ce que ça nous fait quand tu nous souffle ta fumée de clope dans la gueule ! ». D’une, gnagnagna,  et de deux, une cigarette ça dure pas tout le putain de set !

 

Je repars enchantée, je passe 10 minutes devant Wolfmother.
Si j’avais voulu faire un bon en arrière dans un concert de hard rock des années 80, j’aurais emprunté ma time machine, je ne me serais pas fais chié à venir à Saint-Cloud…

 

L’heure de Casseurs Flowteurs, pour le dernier concert de leur tournée. Si j’avais oublié à quel point je les aime, ça y’est c’est réparé. Chaleur bonheur, comme d’habitude ça me touche au cœur, ça me redonne foi en la vie… Gringe lâche même son éternel bonnet.
Le premier et seul drapeau vu durant ces deux jours apparaît : un gwen ha du, évidemment.

L’écriture, entre le second degré et la noirceur, les instrus de Skread et Pone, l’énergie folle, la sincérité, la complicité, c’est juste brillant et jouissif. Si facile en chœur par le public, la beauté.

Et la petite surprise, Diamond Deuklo était là pour chanter Xavier ! Je vous la colle, elle reste dans la tête pendant des jours !

J’ai espéré quelques secondes qu’il fasse venir sa grand-mère mais elle avait peut-être autre chose à foutre que de venir à Paris pour chanter 2 minutes.

Gringe, Orelsan, j’attends vos premier/nouvel album, merci pour tout.

Tu sors de là, tu songes limite à partir tellement t’as déjà gagné ta journée.

 

Sauf que La Femme joue dans une heure alors certainement pas. J’en profite pour aller faire un tour au VIP. On le sait que c’est le piège, que c’est une galère pour en ressortir mais il y a des amis, de la bière et des transats alors… De plus, j’y croise Orelsan. Autant dire que j’ai pas regretté.

 

La Femme de loin du coup, avec un son bof. Malgré tout très satisfaisant, avec plein de nouveaux morceaux qui seront sur le prochain album qui sort demain (dont un qui s’appelle Mycose #classe).

Je crois que quand je serais jeune (comment ça c’est trop tard !?), j’aimerais bien être un des membres de La Femme. Ils sont siiiii cool, et si doués…

 

Je cours vers Edward Sharpe and The Magnetic Zeros. (Message aux organisateurs, pour l’année prochaine, pourriez-vous laisser un laps de 5 minutes entre les concerts ?)

C’est pas forcément le truc que j’écoute chez moi, je connaissais que Home je crois, mais le concert était top. Edward Sharpe est méga charismatique en plus d’avoir une belle voix blues, les 8 musiciens gèrent grave et l’ensemble donne la patate, le sourire, l’envie d’être heureux et de faire des câlins (Binôôôme !).

Il termine en demandant au public si certains ont des histoires à raconter.

Une étudiante texane qui lui dit que c’est très beau de le voir le jour de son anniversaire : ils lui jouent Happy Birthday.
Deux nanas demandent si elles peuvent monter sur scène : ni une ni deux, elles y sont.
Un type dit que malgré les événements tragiques qu’a connu la France récemment, nous sommes tous réunis ici, ensemble pour la paix : oui ok la guerre saymal, personne ne retiendra jamais ton intervention mec…

 

Je slalome pour Sigur Rós, toujours le même souci de timing (je ne vous parle même pas de s’arrêter pour manger), je suis pas trop mal placée, et à la faveur des gens qui se vont se placer pour Massive Attack, j’arriverai même à voir les trois musiciens.

C’était beau. Je vois pas trop quoi dire d’autre…

J’ai toujours pas compris comment fonctionnait leur structure et les écrans sur scène, visuellement c’était magnifique. Musicalement aussi, forcément. La voix de Jón Þór Birgisson est hallucinante, les nappes d’instruments enveloppantes, il n’y a qu’à se laisser porter, voire fermer les yeux, même si c’est dommage de louper la scéno.

 

Après ça, je suis incapable d’enchainer sur Massive Attack. Hérésie donc, je snobe des bristoliens pour aller voir Naive New Beaters. Et manger des potatoes.

La dernière fois que j’avais vu NNB c’était pas terrible, j’avais à cœur d’effacer ce souvenir. Mission accomplie ! Il y a même Izia qui fait un saut en guest.

 

Je suis rentrée chez moi à 2h30, la douche d’après Rock en Seine, quand tu es couverte de poussière de terre est en passe de détrôner celle des Vieilles au niveau salutaire.

J’étais excitée comme une puce par cette journée qui fût franchement parfaite. Impossible de m’endormir, je me serais encore bien fait quelques concerts !

Conclusion : je suis complètement ravie de cette première édition francilienne, n’en plaise aux oiseaux de mauvais augures qui avaient voulu m’en dégoûter par avance (bisou) !

 

 

Le point de l’hormone est évidemment attribué à Marlon de La Femme qui aime être torse nu avant de slamer pour se faire tripoter par le public. Edward Sharpe quasi ex-æquo, si seulement il avait enlevé sa veste. Dommage…
(Le batteur de Sigur Rós était également torse nu, plutôt pour une question de survie je pense)

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2 thoughts on “Haut les mains, peau de lapin [Soundcheck #50]

  1. T’as pas été voir Massive Attack 😐

    Sympa JoyCut, le côté musique électronique avec instrus live ça me fait penser à Vessels

    • Honnêtement je ne suis pas une vraie connaisseuse de Massive Attack, donc, bon…

      J’ai pas réussi à trouver LA vidéo de Joycut qui aurait vraiment montré ce que ça donne, mais si t’as l’occaz de les voir, n’hésites pas !
      Je connais pas Vessels, je vais aller écouter.

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