London is calling you

[LONDON, PART I]

De vagues en tourbillons, d’obligations en routine, de contraintes en exaltations, d’aveuglement en élévation, parfois la nécessité s’impose.

De renouveler l’air dans mes poumons.
D’emprunter de nouvelles inspirations.

Alors je suis partie quelques jours durant, vers la douce Angleterre, qui continue de peupler mes souvenirs et mon admiration.

3 jours à Londres, pour faire un pas de côté, me noyer dans l’accent british, me gaver de carrot cake, faire des kilomètres dans des rues inconnues, car il faut nourrir ses yeux, pour les rêves la nuit.

 

Afin de me mettre dans le bain, la veille de mon départ je me suis engouffrée dans un bar taggé de Dogville pour écouter Circuit Breaker, un groupe mancunien. Clairement, le meilleur moment du set fût  leur discussion avec le technicien, en anglais, à l’occasion d’un souci technique #earcandy.

 

Vendredi matin, bon pied bon œil, j’entre dans l’avion pour Southend. Le stewart ressemble à Ricky Gervais (et donc au réceptionniste de l’hostel d’Ostende).
On traverse environ 18m de nuages avant d’atterrir.

 

45 minutes de train, le nez rivé à la fenêtre, sourire aux lèvres devant les maisons typiques, oreilles grandes ouvertes pour écouter les discussions des passagers anglais, pupilles émerveillées devant la tenue so british du voisin.

Liverpool street station, 15 minutes de marche pour rallier l’hostel à Shoreditch, haut lieu de la hipsteritude où je patiente que le réceptionniste explique calmement à un alcoolique qu’il a été viré car il boit dans sa chambre.
Ca me laisse le temps de trouver à qui il ressemble : Jared Leto période man bun.

 

Le check in étant prévu pour 14h, je pars me balader dans le coin, je tombe sur un pop up store où une future pizzeria offre des parts en proposant à chacun de customiser des cartons à pizza. Ca tombe bien, j’ai un don pour le dessin j’ai faim.

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Je tombe en arrêt tous les 3 mètres devant des graffs, je mesure le manque que j’ai éprouvé depuis ma dernière visite, je me perds 1000 fois en essayant de me diriger vers Brick Lane.

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Ben Eine

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Lora Zombie

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Stick

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Roa

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Ananda Nahu

Je me réfugie dans Whitechapel Gallery en me demandant si je vais tomber sur Jack the ripper (le Whitechapel de 2017 ressemble malgré tout très peu à celui d’Alan Moore).
Il y a une enquête intéressante des Guerilla Girls, sur la place des femmes, et plus globalement des minorités, dans la programmation des musées européens.
(SPOILER ALERT : elle est minime)

 

Rough Trade me tend les bras, leur classement en milliers de sous-genres hyper spécifiques me laisse, encore une fois,  comme une poule devant un couteau. Alors j’ai écouté un album au hasard et j’ai aimé. Bienvenue dans ma discothèque Society !

Je me mets en quête d’un carrot cake, parce que j’ai certaines idées fixes concernant mon week end.
Je comprends vite que c’est peine perdue pour trouver un gâteau non vegan et avec du gluten dans le coin. Bon… Elle n’était pas mauvaise cette bouchée healthy, mais je reste sur ma faim.
Je me tape un vieux coup de barre, si j’osais, je pourrais m’allonger sur la banquette et me laisser bercer par la rumeur du café et des bribes d’anglais.

Je sors mon bouquin de voyage, un James Joyce en VO acheté il y a quelques mois, qui me semblait être tout indiqué pour m’immerger à 100% dans la langue britonne. Idée de merde, c’est impossible d’être correctement concentrée dans cet environnement et il me faut un accès à Google Translate.
(Heureusement pour la suite, l’hostel disposant d’une bibliothèque, j’ai trouvé UN livre en français)

 

Je retourne à l’hostel pour découvrir mon dortoir, et les 7 jeunes australiens qui le peuplent.
Il y a une balançoire au beau milieu de la chambre aka le pire piège pour n’importe qui rentre ivre en pleine nuit (je précise que je ne parle pas d’expérience).
Je me sens extrêmement seule et me demande pourquoi je m’impose encore ce genre de chose à mon âge avancé (la pingrerie est une explication envisagée).

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Je sors boire une bière pour y réfléchir. Je tombe dans, probablement, le seul bar de Londres qui n’a pas de bière pression.
Je commence à lire Adolphe de Benjamin Constant (LE livre donc) au beau milieu d’un déferlement de cocktails, avant de rejoindre un bar avec des bières et des gens sympathiques (coucou !).

Cette soirée sera l’occasion, entre autres, d’apprendre que « punks à chiens » se dit « punkabbestia » en italien. Une certaine universalité dans le propos, punks à chiens de tous pays, UNISSEZ-VOUS !

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