Although it’s not clear as the morning dew

[LONDON PART II]

Samedi matin, je me lève tôt, car j’ai pour projet de profiter du petit-déjeuner gratuit d’assister à un concert à midi. Et ce n’est pas parce qu’on s’est laissé tenté par un shot de tequila la veille qu’on doit renoncer à son programme.

J’avale deux tranches pain de mie au beurre doux (probablement la pire faute de goût des anglais) avant d’entamer mes 45 minutes de marche jusqu’à l’Union Chapel SOUS LA NEIGE !

Je suis la North West road qui n’a absolument aucun intérêt, me ravissant ainsi totalement. (J’ai jamais été voir Buckingham Palace, je trouve beaucoup plus dépaysant de marcher dans des quartiers banals) (banaux ?) (oui, bon, j’ai aussi un léger penchant pour les endroits glauques et désaffectés, ceci explique peut-être cela…)

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J’arrive dans la rue dite (Compton street #Thuglife), il n’y a personne mais heureusement un type arrive pour entrer dans le lieu saint. Il n’a jamais entendu parler d’un concert à midi, je me décompose légèrement.
Il faut croire qu’il y a un petit souci de com interne, car devant l’entrée de l’autre côté du bâtiment, c’est bien annoncé.

Je me place dans la file d’attente en attendant l’ouverture.

Je suis à Londres, sous la neige, j’ai la gueule de bois et je vais voir un concert dans une église. L’invraisemblance est totale.

 

Quand j’entre dans l’Union Chapel je comprends mieux pourquoi on me l’a recommandé (merci !). J’ai pas une seule photo correcte pour rendre grâce à l’endroit, qui est légèrement à couper le souffle.
Je me permets donc d’en publier une de Michael Jones (oui, lui-même), d’autant que je suis dessus du coup.

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Le concept des Daylight Music c’est  des concerts gratuits le samedi midi. Baseline : Music, tea & cake.
C’est assez familial et des bénévoles vendent  des boissons chaudes, des gâteaux et des snacks pour profiter de la musique tout en déjeunant.

Le premier set était assuré par Isan, un duo  d’électro planante (à peu près) danois, qui collait parfaitement à l’endroit et au moment. Même s’ils ont du composer quelques minutes, malgré eux, avec l’alarme de l’église.

De prime abord, on ne peut pas dire qu’ils envoyaient particulièrement du rêve, tous deux avec des têtes de bureaucrates, assis face à nous devant leur laptop. Je m’attendais limite à voir un écran géant sortir de la nef pour une projection powerpoint.

Mais en fait ils étaient drôles. Surtout en recommandant le gâteau au citron, qui avait été vanté par l’organisateur quelques minutes plus tôt, tout en précisant « Even if I like gluten !» (Oui, évidemment, c’était gluten free……..).

Merveille de la technologie, tout cela a été filmé.


C’est Alexis Taylor, le leader d’Hot Chip, qui jouait ensuite les morceaux de son projet solo en piano voix. Je ne sais pas s’il est timide ou dédaigneux, toujours est-il qu’il ne nous a pas jeté un regard.
Musicalement c’est pas mal, bien que monotone sur la durée. Physiquement, je parlerai de Vincent Delerm anglais. Et pour le peu d’effort que j’ai mis à comprendre les paroles, ça avait pas l’air transcendant (je peux me tromper).

Je sors de l’église en me disant qu’il serait temps qu’on utilise les nôtres de cette façon parce que l’acoustique y est particulièrement bonne et qu’on va pas se mentir, ça va pas aller en s’arrangeant niveau fréquentation catholique.

 

Je m’engouffre dans l’underground, qui est mieux chauffé que l’église, et j’ai envie de prendre tous les gens en photos tellement les styles sont divers, bariolés, recherchés, exubérants, improbables.

 

J’enchaîne avec un quartier complètement différent dans lequel je ne suis jamais allée : Brixton.
Précisons d’entrée que je n’y ai pas vu un seul flingue. Mais je n’étais sans doute pas à la bonne heure.

J’ai été me faire un fish&chips dans Brixton market, grosse déception : le truc était à peine frit. Ils commencent à me faire chier à faire de la bouffe saine partout maintenant !
(En vrai forcément c’était bon vu que bien cuisiné, je râle pour le principe)

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J’ai pas trop forcé sur la balade parce que, je ne vais pas le répéter à tout bout de phrase mais bordel, j’ai eu teeeeellement froid ! J’ai trimballé mon appareil photo pendant 3 jours, je ne l’ai pas sorti une seule fois, histoire de garder mes doigts intacts…

En gros, ça m’a fortement rappelé Bedminster, le quartier où j’habitais à Bristol (oui c’est ça, un quartier pauvre), donc j’en ai profité pour faire un petit pèlerinage chez Boots et Poundland !

J’ai aussi fait une pause au Pop Brixton, un chouette lieu composé de containers (un peu comme les boxs de Shoreditch) dans lesquels il y a des stands de bouffe (comme partout, tout le temps, en fait), des pop up store, un potager participatif, et une serre/terrasse.

Je reste quand même dubitative devant le nombre de lieux de ce type, ou de marchés, ou de foires, qu’ils organisent en simili plein air dans une ville loin d’être connue pour ses joies météorologiques. (Un début d’explication réside sans doute dans le fait que les anglais sont à l’aise en pull (ou en mini jupe) quand moi je suis frigorifiée avec deux pulls + un manteau).

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Sur le trajet du retour, je me suis arrêté à Oxford Circus.

A quel moment, quelqu’un de sain d’esprit (je pense l’être) peut-il envisager d’entrer dans le Top Shop d’Oxford street un samedi après-midi ? Avant de sortir en se rendant compte de son erreur, pour enchainer sur Urban Outfiters !?

Une certaine idée du paradoxe.

Une certaine idée du paradoxe.

Je repasse par l’hostel, pour découvrir mes 7 roomies australiens toujours à l’apéro dans la chambre.
Si quelqu’un a des stats officiels sur le nombre d’aussies actuellement en circulation dans les auberges de jeunesse du monde entier, je prends.

Sister of Fogville

Sister of Fogville

 

Oh come on! Gimme a break!

Oh come on! Gimme a break!

Le soir j’avais prévu d’assister à un concert dans un pub, avant de me rendre compte (merci les events facebook) que ce n’était pas le groupe que je pensais qui jouait mais un tribute…
Je me tâte pour un ciné mais le seul film qui me tente et que je n’ai pas déjà vu c’est T2 Trainspotting et je sens qu’au niveau de l’accent, sans sous-titres, ça va être complexe.

J’opte donc pour un tour dans Soho, et des pâtes à la crème, au parmesan et d’autres trucs gras (enfin) dans la bien nommée Spaghetti House.

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