Because we’re intelligent [Soundcheck #52]

Vendredi, je me suis rendue au défilé de la collec hiver d’un festival bien connu des amateurs de bottes.

J’avais dans mon sac une mini bouteille d’eau, tout juste achetée (et donc non décapsulée et donc remplie d’eau minérale), que l’agent de sécurité m’a confisqué pour la jeter dans la poubelle la plus proche.

Est-ce qu’on peut s’arrêter quelques instants et prendre conscience qu’il nous est désormais interdit d’entrer dans des lieux publics munis de bouteille d’eau ?
Ca ne changera rien de l’écrire mais quand je relirai mes archives dans quelques années, il sera sans doute doux de se rappeler que ça me choquait encore.

 

J’arrive après le début du set de Cherry Glazerr (genre j’ai pas attendu avant que le concert commence, une petite victoire pour canard !).
J’avais juste écouté (et apprécié) Told you I’d be with the guys avant de venir, mais je ne peux pas dire que j’ai retrouvé ce style en live.

C’était beaucoup plus rock, un peu crasseux, avec un peu de la sueur qui m’avait manqué la veille sur un autre concert d’un groupe dont je tairai le nom.

Les deux frontgirls sont en mode total freaks (au sens de Freaks and geeks, pas de Freaks), c’est assez rafraichissant et légèrement anachronique (la chanteuse à un air de Vincent Desagnat croisée avec une actrice anglaise dont je ne retrouve pas le nom, oui c’est étrange).

Les synthés sont beaucoup plus présents et les voix mieux mises en valeur sur l’album cela dit.

 

On enchaîne avec Fishbach, la véritable raison de ma présence. C’est la chanteuse préférée de ceux qui savent, depuis son passage aux Trans, et je souhaitais me faire un avis en live, étant mitigée sur disque.

Je ne suis pas beaucoup plus avancée en sortant.

Elle a une voix absolument démente, un t-shirt à paillettes col roulé ET au dessus du nombril, une présence théâtrale qui séduit ou irrite selon les morceaux (allumer une clope pour la fumer allongée sur scène, bon…) (faire du limbo avec les faisceaux de lumières, bon !), des textes sombres sur de la musique 80’s.

J’y vois des jeunes gens modernes, une sorte de Lescop au féminin, la voix de Catherine Ringer, l’attitude de Christine and the Queens et un gros potentiel karaoké à la Niagara.

J’ai passé un bon moment, tout en notant des tonnes de clichés agaçant. Alors je vous laisse juge et vous invite à donner votre avis !

 

Changement total d’ambiance avec Shame.

Ils sont anglais, ils ont 12 ans et demi d’âge moyen (19 ans selon les médias) et ils sont pas venus là pour beurrer des sandwichs faire dans la dentelle.

Forcément ils boivent (et recrachent) du vin rouge et de la bière, ils jouent comme on peut le faire à cet âge, sans retenue, avec sincérité, en lâchant les chevaux.

Charlie Steen, le chanteur, arrive sapé à la mode des 50’s. Rapidement, la veste de velours tombe, histoire de pouvoir s’offrir une douche de bière sur t-shirt blanc façon miss camping. T-shirt qui tombera également, histoire de pouvoir tranquillement se toucher les tétons.

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Blague à part, l’énergie déployée et le punk rock délivré sont carrément plaisants.

Je suis assez étonnée que ça ne parte pas en pogo, quand soudain un gros bourrin arrive et me brise le pied, avant de repartir vers le fond de la salle, merci bonsoir.

Un deuxième petit malin vient en devant de scène pour offrir une pinte à Charlie. Comme on pouvait s’y attendre, il a préféré nous la jeter à la gueule plutôt que de la boire. Quel gâchis…

Pour finir, c’est lui-même qui descendra de scène se frotter à la foule et mettre le bordel convenablement.

Je vous laisse découvrir le morceau qu’ils ont écrit pour Theresa May et qu’ils qualifient de « the world’s worst love song », prouvant ainsi qu’ils ne font pas que boire en massacrant des pieds de micro (petite pensée pour celui de vendredi soir tout de même).

Ils tournent principalement dans leur pays dans les mois à venir, mais si vous passez par Europavox, Art Rock ou TINALS, tentez !

 

Il restait encore deux groupe après ça, que j’ai honteusement squizzé parce que bon, vous comprenez, il était déjà tard, et puis la fatigue de la semaine accumulée toussa toussa.

(Oui je me suis fait le replay des Césars jusqu’à 4h30, SO WHAT !?)

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