Relax

[EDINBURGH, PART I]

Au grand désarroi de mon père, qui se demande ce qu’il a bien pu louper dans mon éducation pour que je sois à ce point fascinée par le Royaume-Uni, j’ai profité de la nouvelle ligne Nantes-Édimbourg pour partir en week end.

Les horaires des vols semblaient parfaitement calibrés pour mon emploi du temps : un départ à 21h50 me laissant le temps de rallier Nantes depuis Dogville sans avoir besoin de poser l’après-midi et un retour lundi en fin de journée permettant de profiter pleinement de ce troisième jour de week end.

Je me suis rapidement aperçue, en quittant le boulot de nuit, seule en voiture, sous la pluie, après une journée pleine de tensions, que ce n’était peut-être pas une si bonne idée de partir aussi sec, sans sas de décompression.

Surtout pour monter dans un avion Ryanair qui, rappelons-le, a la taille d’un avion Barbie, coincée entre deux mecs imposants #manspreading. Autant vous dire que quand l’hôtesse s’est fendu d’un petit « please sit back, relax, and enjoy your flight », j’ai ri jaune.
Pour la sieste de 2h que j’avais imaginée, et le bien-être de mes cervicales, c’était foutu.

 

En arrivant à 23h (minuit heure française) à l’aéroport d’Édimbourg, j’étais quand même un peu contente. Et émerveillée devant les portiques automatique où tu auto-contrôles ton passeport (merveille de la technologie), dépassant ainsi la foule des passagers dotés d’une seule carte d’identité (#losers).

 

L’avantage de la capitale écossaise c’est que le centre ville n’est qu’à 30 minutes de navette (et qu’il y en a H24 7j/7). Je chausse mes écouteurs pour profiter de la balade nocturne, mais Oscar and the Wolf a bien du mal à couvrir les vagissements d’un trio de jeunes nantais en goguette.

Je me dis que les gens qui descendent à l’arrêt situés juste devant le Hilton ont bien de la chance, et quand même ça doit simplifier tellement la vie d’être riche…
Mais il s’avère qu’il y a également un arrêt à 50m de l’hostel où j’ai réservé !

 

Oui, je sais, J’avais clamé haut et fort que je n’irai plus jamais en auberge de jeunesse, que c’était fini ce temps-là, où j’étais tolérante et sociable, que quand même, à 30 ans passés, dont 8 à trimer pour un salaire de misère (instant violons), j’avais bien le droit à un peu d’intimité et de confort, MERDE !

Mais ça c’était avant de recevoir ma notification de taxe d’habitation.

Et puis bon, c’est quand même sympa de prendre le petit dèj avec d’autres gens, de trouver du shampooing dans la douche commune quand tu as oublié le tien, d’être rassurée de ne pas dormir seule dans une chambre où, potentiellement, de vils v(i)oleurs vont tenter de s’introduire, de s’endormir au son des histoires extraordinaires de tes roomates, de se réveiller tous ensemble à 4h car l’un d’entre eux doit choper son avion à 6h, de s’habiller en silence dans le noir quand c’est ton tour.

 

Optant pour un entre-deux qui me paraissait acceptable, à défaut d’être idéal, j’avais réservé dans un three beds dorm.

Vous saviez vous, qu’il existe des lits TRI-SUPERPOSÉS !?

Je vous laisse imaginer lequel m’était réservé…

Oui c’est cela, celui de l’étage supérieur.
Les deux autres étant dédiés à un couple qui préférait se tenir chaud dans un seul.

 

Finalement, heureusement que j’étais fatiguée.

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