Pumpkin

[EDINBURGH, PART II]

Samedi matin, le soleil est absolument radieux quand je me rends au petit-dèj dans le bar, pour manger ma ration de tartines de pain de mie grillées au beurre doux confiture de fraise et ma tasse de café translucide.

La météo a une grande importance ce week end car suite à des péripéties dont je vous ferais grâce ici, je ne suis actuellement propriétaire que de baskets trouées. Ce qui est difficilement conciliable avec un temps pluvieux (heureusement que je n’habite pas en Bretagne) (l.o.l.).

Un des buts du séjour est donc de trouver des chaussures à ma convenance.

SPOILER ALERT

Cela n’arrivera pas. Jamais.

Je suis les conseils du Lonely Planet et file au Château d’Édimbourg dès l’ouverture, afin d’éviter le gros des touristes (ce n’est pas toujours le cas, autant signaler que pour le coup c’était un très bon conseil).

Le ticket d’entrée est à 20€, c’est rare que je mette autant dans une « attraction » mais je me vois mal passer à côté. La dame qui m’appelle « Pumpkin » à l’entrée rentabilise en une seconde l’investissement #cutie.

C’est quasiment un mini village qui est construit dans l’enceinte, avec un chemin de garde le long des remparts qui surplombe toute la ville, à 360°, offrant une vue sur le port de Leith comme sur les montagnes au sud.
À l’intérieur il y a plusieurs bâtiments à visiter, ainsi que des musées. En 2h, je n’ai pas tout fait, je me suis concentrée sur quelques endroits clefs.

C’était tout de même bien équipé niveau téléphonie pour l’époque…

D’abord la prison pour les militaires ayant fauté, avec les geôles restaurées comme à l’époque (franchement ça vaut une chambre en cité U à Lannion en 2004) (niveau hygiène peut-être pas, mais niveau mobilier en tout cas).
Ensuite la prison pour les prisonniers de guerre, avec des portes en bois d’époque sur lesquelles les graffitis sont également authentiques. Les mecs étaient à 70 dans des salles de 50 m², répartis entre des lits en palettes et des hamacs…

Sur le Mons Meg, j’ai découvert le One O’Clock Gun, qui tonne chaque jour (sauf le dimanche) à 13h précises, sans que personne ne tressaille.
Pas comme à Paris où ça vient chouiner dès que Sense8 offre un feu d’artifice gratuit (« gnagnagna c’était pas prévu »,  « gnagnagna on a eu peur »).

Les prisonniers avaient tout de même le droit à une pinte par jour. On n’est pas des chiens. #humanrights

 

J’ai aussi vu la chapelle St Margaret, datant de 1130, qui était momentanément fermé pour cause de mariage. Ce qui m’aura donné l’occasion de voir sortir les mariés et demoiselles d’honneurs, tous bras et jambes à l’air (température : 2°) (température ressentie : -8000°C), suivis d’un joueur de cornemuse.
S’il n’y avait pas eu 250 touristes en train de les prendre en photo (moi y compris), j’aurai pu verser ma petite larme (comme à chaque fois que j’entends une cornemuse en fait) (même s’il faut qu’ils se calment avec Amazing grace pour appâter le chaland).

J’ai poursuivi avec la maison qui abrite les joyaux de la couronne écossaise (voilée pendant des siècles par ces salauds d’anglois, tu te doutes bien). Là c’était blindé de monde, tu suis le parcours et les gens à 2 à l’heure, pour au final, voir une couronne sans grand intérêt (c’est une couronne avec des pierres précieuses quoi).

 

Pour m’en remettre, je suis entrée dans la boutique de souvenirs, où un jeune homme proposait des shots de whisky. Je me serais mal vu refuser, d’autant qu’il m’a soutenu que les français étaient les plus gros consommateurs de whiskey au monde (Télérama confirme).
Certes il était 11h, mais sachez que le Bruadar est très fruité, avec un léger goût de miel, ce qui se marrie parfaitement avec le petit déjeuner.

Pour finir j’ai écouté deux comédiens déguisés, parler de l’époque de Robert the Bruce, 1er roi des écossais (1274-1329), et malgré l’accent nordiste de l’un d’entre eux, j’ai tout compris !!

 

J’ai poursuivi  la balade dans Old Town, dont l’artère principale est envahie de touristes et d’endroits pour les attraper. Je suis passée par Victoria Terrace où les maisons sont un peu colorées, je suis passée devant le Grassmarket avant de rejoindre le Greyfriars Kirkyard.

 

Devant ce cimetière en peine ville, trône la statue de Bobby, un chien dont l’histoire fait le sel du tourisme local, et sans doute, des légendes édimbourgeoises.

En gros c’est un chien dont le maître est décédé, et qui est resté veiller sa tombe les 18 années suivantes, jusqu’à ce que mort s’en suive. Probablement l’un des exemples les plus parlants du Syndrome de Stockholm.
Toujours est-il que ce petit chien et son obstination ont suscité une vive émotion parmi la population et qu’il a donc sa statue (aussi impressionnante que le Manneken Pis de Bruxelles ou la Petite Sirène de Copenhague) (apparemment toucher son nez porte bonheur…) et sa propre sépulture.

Dans le Greyfriars Kirkyard, on trouve également la tombe de Tom Riddle #Potteraddict et d’autres personnes dont les noms ont inspiré J.K. Rowling.

C’est un « charmant » endroit pour se poser en toute tranquillité en tout cas !

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4 thoughts on “Pumpkin

  1. T’es en train de me dire que l’épisode final de Sense8 a partiellement été tourné à Paris ? (Tiens d’ailleurs y’avait Tuppence Middleton à deux tables de la nôtre au pub l’autre jour #instantTapisRouge)

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