Zut alors ! [Soundcheck #60]

 

L’inconvénient de bosser pour la salle qui a la prog la plus cool du coin, c’est que j’y vois la majeure partie de mes concerts. Et comme je suis moyennement motivée par le fait d’écrire sur mon taf, le rythme des live reports s’en ressent.

Mais vendredi je suis partie en proche banlieue (St Malo), pour m’extraire des considérations quotidiennes et prendre le large quelques heures.
Ce voyage en dehors des sentiers balisés (je ne vous recommande pas la ZI, de nuit, en plein hiver) était principalement justifié par mon amour du plat pays, mais nous y reviendrons.

 

J’arrive en retard (grosse fréquentation de la station essence le vendredi aux alentour de 20h) et ils ont commencé en avance. Ce manque de coordination me prive de Bryan’s Magic Tears.
Sachant que je n’avais jamais entendu parler d’eux avant ce soir, je ne suis que moyennement déçue (je n’irai jamais écouter ce qu’ils font, de peur de découvrir que j’ai manqué un truc génial).

Je découvre qu’il y a 50 minutes de changement de plateau. Aucune considération pour les gens qui se rendent seuls aux concerts, avec un pourcentage de batterie relativement faible, c’est agaçant.

Finalement, j’apprends qu’ils ont débuté la soirée 15 minutes plus tôt que prévu, décalant ainsi tous les horaires annoncés. D’un côté c’est pas très sympa pour le public, mais de l’autre, je ne peux m’empêcher de penser que ça finira plus tôt #personneâgée.

 

Kelley Stoltz et ses musiciens entrent sur scène. Physiquement, je pense à l’enfant illégitime de Chandler Bing et Cyrille Eldin (oui, c’est sale), vêtu d’une chemise à carreau, digne de San Francisco d’où il vient.

Il est accompagné d’une masse de guitariste au t-shirt illustré d’une cravate, d’une bassiste, et d’un batteur qui boit du rosé à la bouteille et dont le t-shirt « Grooves » me laisse sceptique.

Apparemment ça fait 20 ans qu’il tourne, je suis un peu gênée de ne jamais en avoir entendu parler mais je découvre à l’instant que Télérama se posait la question en début de semaine : « Est-ce le secret le mieux gardé du rock américain ? ». On va mettre ça à ma décharge.

Je ne saurais pas vraiment définir de style (folk, rock psyché ?), leur présence est chouette, détendue, et l’ensemble me plait bien. Je ne suis pas sûre que j’écouterai les albums, mais le live fait le job !
Le final, avec veste à paillettes dorée pour un morceau de Strat, intitulé Confidence, était complètement improbable, et réussi.

Tout cela a été capté par Arte, donc si ça vous intéresse, le replay est dispo.

 

Je ressors dans le froid polaire (aucune considération non plus de la part de la météo pour les gens qui se rendent seuls aux concerts) pour fumer une cigarette (et perdre un doigt).

 

Je rentre bien vite dans la salle, afin de me placer idéalement (devant, au milieu) pour une groupie mélomane.

Voici les 6 Girls in Hawaii, que je n’avais pas encore vu sur la tournée de leur nouvel album Nocturne.
Je ne suis pas sûre de pouvoir en dire grand-chose musicalement.

Ils font partie des groupes que je suis depuis leur début (encore un signe de l’âge qui avance, connaître un groupe depuis son premier album, il y a 15 ans…….) et dont j’admire le travail comme l’attitude, la probité musicale, le chemin parcouru, la résilience.

Les voir me reconnecte avec mon cœur, me replonge dans différentes strates de mon passé  et rend chaque fois la vie plus belle.
D’autant plus grâce à ce plan de feu, entre lasers, strobs et boule à facette, qui magnifie l’ensemble.
C’est un instant suspendu, ils sont peu diserts, concentrés, et moi je vole.

J’ai failli partir après leur set, pour rester sur cette impression, dans cet éclat de lumière mélancolique.

Mais je suis en manque de concerts en extérieur, alors j’ai persisté pour Concrete Knives qui sortaient leur album le jour même. Je ne suis pas particulièrement cliente de ce qu’ils font mais ils avaient eu le temps de changer depuis 5 ans.
Je dois dire que le fait de me rendre compte, au bout de 3 minutes, que les mecs à côté de moi étaient les Girls in Hawaii, m’a légèrement déconcentrée.

J’ai lâché l’affaire au bout de ¾ d’heure.

Sans être ma came, c’était pas désagréable, on va dire que ma couette qui m’attendait gentiment à 75 bornes leur a clairement fait de la concurrence.

(Je ne vous parle même pas de Park Hotel, dont le set suivait, qui restera avec Bryan’s Magic Tears, dans le coin de mon cerveau dédié à l’ignorance)

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