Καλησπέρα | KALISPERA

[KÉRKYRA, PART I]

Tout est parti de la météo. Vous savez, cette chose imprévisible qui a l’insigne avantage de meubler une conversation avec n’importe qui, sans distinction d’âge, de sexe ou de degré de connaissance (coucou Madame de l’arrêt de bus !).

C’est que, ma bonne dame, mon bon monsieur, l’hiver a été long sur Dogville (probablement chez vous aussi, l’équité existe, au moins à ce niveau).

Harassée de travail, en manque certain de vitamine D, c’est en allant chez le coiffeur (pour ma coupe biannuelle) que je me suis rendue compte qu’il était urgent d’agir.
Je passe rarement 30 minutes face à un miroir à me regarder dans le blanc des yeux. Le problème c’est qu’à cet instant, il n’y avait plus rien de blanc. J’étais grise.

Et si cette teinte en excite + d’un.e (comment ça, c’est une allusion au nom du héros et pas à la couleur !?), je dois dire qu’avoir l’apparence d’une quarantenaire tabagique troglodyte ne m’enthousiasme pas franchement.

La semaine de congés de mai se devait d’être ensoleillée. Et reposante.
Je ne préfère pas trop analyser le fait de devenir une meuf qui a besoin de vacances farniente, c’est assez déprimant #vieillerie.

Je vous passe également les heures de recherche pour trouver un billet d’avion qui ne coûte pas deux reins (cimer l’obligation de poser la semaine la + chère de l’année) et qui ne parte pas de Paris (parce qu’on soutient la grève des cheminots), j’ai fini par trouver un aller-retour Nantes – Corfou* abordable en vendant un seul de mes reins. VICTOIRE !

 

Je me suis aperçue le jour du départ qu’une compagnie surpassait Ryanair en termes de désorganisation logistique : Volotea.
Le check in online indisponible, un seul guichet à l’aéroport pour enregistrer tous les vols de la soirée, sans priorisation horaire, la foule des jours de départ en vacances, quand est-ce qu’on finira par transplaner !?

 

Dans l’avion, le pilote nous annonce que les aiguilleurs de Marseille sont en grève, qu’il va devoir modifier le trajet, qu’on aura 30 minutes de retard (mais on soutient les grévistes on a dit).
Il y a un bébé choupi qui capte l’attention alentour, notamment celle d’une hôtesse de l’air que je soupçonne d’avoir carrément  voulu le kidnapper. (Il est silencieux alors je lui ai fait un sourire).

Il se créé une atmosphère, dans les débuts de nuit en l’air.

 

Aéroport de Corfou, un dimanche à minuit. Je prends un taxi, armée de mes deux mots de vocabulaire (kalimera et efkaristo = bonjour et merci, la base). J’en apprends un troisième grâce au chauffeur (kalispera = bonsoir) qui a une conduite sportive. Cela conforte mon choix de ne pas louer de voiture durant le séjour.

« You have a better chance with me than others, I’m the best driver in town».

L’avantage c’est qu’à 00h05, j’étais à l’hôtel.

 

 

*Corfou ou Corcyre (de l’italien : Corfù1 ; en grec : Κέρκυρα / Kérkyra ; grec ancien : Κέρκυρα ou Κόρκυρα ; latin : Corcyra) est une île grecque située en mer Ionienne, sur la façade occidentale de la Grèce, à proximité de sa frontière avec l’Albanie.

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4 thoughts on “Καλησπέρα | KALISPERA

  1. “comment ça, c’est une allusion au nom du héros et pas à la couleur !?” Il m’a fallu une bonne minute.

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