Καφές | KAFES

[KÉRKYRA, PART II]

Mon principal tracas restait la météo. Depuis quelques jours, c’était de la pluie et 20°C max qui étaient annoncés. Et à ce compte là, autant aller dans le Finistère.
Je me rendrais compte, durant cette semaine, à quel point les prévisions ne sont pas fiables #breakingnews. Il n’a JAMAIS plu.

 

Je prends mon petit-dèj en terrasse, EN TEE-SHIRT (il en faut peu etc.). Il est absolument mauvais, ce qui n’entache pas mon bonheur de lire Society sur une Île grecque, un lundi matin.

J’ai passé la première journée à me balader dans Corfou Ville (la capitale), une charmante bourgade de 40 000 habitants, aux influences architecturales italiennes.
Ca m’a rappelé le Vieux Nice, Aix-en-Provence, Marseille, Rome. Les façades lépreuses, les scooters sans casques, la tiédeur de l’air étaient familières (je tente l’accord de proximité pour la rime).

Rien de follement nouveau donc, mais un rappel bienvenu d’impressions oubliées.

Comme mon mot d’ordre était de ne rien faire durant ces vacances (à part lire, manger, dormir, bronzer), je ne suis entrée dans aucun musée, juste dans une église dont je ne me souviens plus du nom.
Elle était en tout cas très bien décorée, ombrée, avec une fréquentation régulière de locaux venant faire leurs ablutions.

Pour mon premier vrai repas, j’ai opté pour du houmous et une salade grecque en terrasse, dans un resto type bobo (une denrée rare dans le coin) où j’ai observé (et un peu détesté, soyons honnêtes) un groupe d’américaines, en me demandant comment il était possible d’être aussi proche du cliché de sa nationalité.

Pas de jaloux, je me suis posée exactement la même question devant plusieurs groupes de français. (Sachant qu’on m’a d’abord prise pour une grecque, puis pour une espagnole, je considère que je me fonds relativement dans le paysage).

Je n’avais pas non plus de guide ni de plan, juste des photos des pages « Corfou » honteusement prises en scred à la librairie (payer 15 balles pour 10 pages intéressantes sur 350, ça va hein… #bigoud).

Alors j’ai erré dans les rues au hasard, pour finir par m’asseoir sur un banc devant une église street artisée.
À mes côtés, un couple (?) discutait déco (?) un nuancier Pantone à la main. A priori leur maison était en face car le mec m’a proposé un café, ce que j’ai trouvé fort urbain (et accepté).

Sachant qu’en moins de 12h, j’avais déjà entendu 2 fois Zaz et vu un magasin de Crocs, il fallait bien ça pour compenser ma première impression des corfiotes (oui, c’est moyen beau comme mot).

En fin de journée, j’ai récupéré mon sac à l’hôtel avant de prendre un bus pour Benitses, mon 2e point de chute.

30 secondes suffisent pour que je réalise que les Toulonnais à Corfou sont également de la partie. Je cherche discrètement du regard les caméras de NRJ12 avant de me résoudre à la triste vérité, ces gens ne jouent pas la comédie.
Je ferme bien ma gueule et essaye de paraître le plus grecque possible.

 

J’avais pas trop regardé les échelles et les distances sur les cartes de Corfou avant de partir, c’est relativement petit en fait. En 30 minutes j’arrive à destination, non sans avoir subit les foudres du chauffeur à qui j’ai eu l’audace de demander des informations sur les arrêts (à sa décharge, la route est sinueuse et demande de la concentration pour ne pas finir dans l’eau).

Il faut s’y faire, à Corfou il n’y a pas vraiment d’arrêt de bus, ni de cartes indiquant les itinéraires des transports en commun, donc il faut être observateur et bondir de ton siège au bon moment pour ne pas louper le bled qui t’intéresse.

C’est là qu’on remercie les opérateurs téléphoniques d’avoir abandonné les frais d’itinérance, te permettant d’avoir accès à la 4G n’importe où en Europe (ou les gens qui les ont obligés à le faire).
Ça t’incite à ne rien préparer car tu comptes sur Google Maps pour t’aider m’enfin, c’est pas comme si on était en plein questionnement sur l’utilisation des données par les GAFAM…

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One thought on “Καφές | KAFES

  1. “Ca m’a rappelé le Vieux Nice, Aix-en-Provence, Marseille, Rome. Les façades lépreuses, les scooters sans casques, la tiédeur de l’air étaient familières […]. Rien de follement nouveau donc, mais un rappel bienvenu d’impressions oubliées.”

    C’est bon ça !

    +1 pour Google Maps. J’ai décidé que c’était le bon compromis entre spontanéité et le fait d’éviter les endroits merdiques.

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