Παραλία | PARALIA

[KÉRKYRA, PART VII]

Samedi je pars en expédition à Paleokastritsa. C’est à 30 bornes grand max de Pélekas, sauf qu’avec leur réseau de transports en commun en étoile, il faut retourner à Corfou Ville, pour ensuite repartir dans l’autre sens.

Un chien me suit dans le village, j’achète un pain au chocolat à la boulangerie en passant, je poursuis ma route en sa compagnie.
Je crois que personne ne m’a jamais autant jugée que cette bête en comprenant que j’étais en train de finir ma viennoiserie sans la partager.

 

J’ai 1h de battement que je mets à profit pour trouver un magasin qui vend des journaux. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, je n’en ai pas vu un seul depuis 5 jours. Alors quand je tombe sur une presse qui est justement en train de déballer son arrivage avec Le Monde du jour, je suis aux anges.
Non parce que bon c’est sympa d’avoir la mer et le soleil, mais intellectuellement c’est pas très nourrissant… (Je n’ai pas vu non plus de librairie, et seulement un cinéma et un théâtre).

Je me rends à la gare routière et ne sais comment interpréter cette micro chapelle sur le parking, où tous les passagers semblent aller se signer.

Le car est rempli pour cette destination de carte postale vantée par tous les guides.

À juste titre il faut l’avouer. Il y a plusieurs criques de sable blanc et eau turquoise, surplombées par des falaises, sur une desquelles se trouve un monastère.
Le prêtre ( ?) à l’entrée me donne une robe en toile de jute pour couvrir mes genoux que l’on ne saurait voir. Charmant.

Le lieu est mignon, avec des jardinets vue sur mer. Perso, à leur place, je ne l’ouvrirai pas à la visite et je garderai ça tranquille pour moi, mais il faut bien vendre des bougies.

D’ailleurs, je ne suis pas familière du process des vœux quand tu achètes et allumes un cierge, mais l’espace pour les poser étant réduit, le gardien des lieux venait à intervalle régulier souffler dessus et les balancer alors qu’ils étaient à peine entamés.
Ca n’avait pas l’air de choquer les touristes qui faisaient la queue pour en payer un, il y a peut-être une dérogation accordée par Dieu si la demande est trop forte ?

 

Je redescend m’installer sur une des plages et cours (non) vers l’eau transparente avant d’être brusquement stoppée par mon corps qui m’indique que nous venons d’entrer en contact avec le liquide sus nommé et qu’il est de type froid.
J’estime la température à 17°C, je souris et je pense à la France en plongeant.

Paleokastritsa bénéficie d’un paysage magnifique et d’une manne touristique proportionnelle.
Je me fais donc arnaquer en connaissance de cause dans l’un des restaurants de bord de mer (10 rondelles de courgettes passées à la poêle = 5€) avant de retourner faire bronzette.
Je croise un couple qui était dans l’hôtel de Benitses quelques jours plus tôt #lemondeestpetit.

 

Ce que j’aime à la plage, c’est la rumeur alentour, quand tu es entre l’éveil et le sommeil, le clapotis des vagues qui se mêle aux exclamations des enfants (loin, de préférence) et aux discussions des adultes.

« On a appelé notre fille Roxane, à cause de la chanson ! »
« ……. »
« Ouais… On savait pas que c’était une prostituée… »

Advertisements

Exprime-toi !

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

w

Connecting to %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.