C’est vraiment chouette [Soundcheck #63]

Pour une fois, j’ai été prévoyante, j’ai planifié plusieurs sas de décompression afin d’adoucir la rentrée après 5 semaines de pause (je travaille beaucoup le reste de l’année) (si). Le premier fût de passer par Rock en Seine à ma descente de l’avion en provenance d’Helsinki (nous y reviendrons).

Je commencerai par louer le système d’entrée du festival, à la sortie du tram et du métro, qui fluidifie parfaitement la masse de festivaliers en un minimum de temps.

Je fonce vers The Psychotic Monks que je voulais absolument découvrir. À raison. C’était très bien.

Ce sont de jeunes gens (il faut que je me fasse au fait que les groupes émergents ont désormais environ 15 ans de moins que moi) que l’on qualifiera d’habités par leur musique. Du rock psyché post punk (on ne sait plus) intense, mené par un guitariste en robe (la mode cet été probablement*) et un autre guitariste en pantalon, totalement investis dans leurs morceaux.

 

SG Lewis semble pas mal de loin, son accent londonien me ravit évidemment entre deux morceaux, sinon ça reste de l’électro pop gentillette pour fluokid.

 

Au-delà de l’envie de retourner à Rock en Seine que j’avais adoré il y a deux ans (et de repousser le retour au bercail), c’est le nom de Cigarettes After Sex qui m’a décidé à acquérir un billet (qui n’est pas donné, soi-dit en passant #IciCestParis).

Je le savais que c’était un endroit totalement inadapté pour les voir, que ça n’avait aucun sens de les faire jouer à 17h, en plein air, sur la plus grande scène du festival mais… Que voulez-vous, je fais parfois preuve d’un optimisme béat (c’est tout de même rare).

Ils sont entrés sur scène et en les voyant chacun à 10m l’un de l’autre, pour tenter d’occuper l’espace, visages fermés (à sa décharge, on se doute bien que Greg Gonzalez n’a pas écrit un tel album en respirant la joie de vivre), je me suis vite doutée que je n’allais finalement pas louper le début de Tamino à l’autre bout du site.

C’était chiant. Voilà. C’est dit.

J’ai plus vibré en écoutant l’album en mp3 sur l’île de Suomenlinna (nous y reviendrons) quelques jours plus tôt qu’en les voyant sur scène. Je ne comprends pas à quel moment le mec peut se dire que c’est une bonne idée de se produire dans ses conditions, alors qu’une Cigale (par exemple) conviendrait tellement mieux. Si ce n’est la stratégie de faire le minimum de concerts pour un maximum de cachet. Mais ne soyons pas cyniques…..

Si vous ne connaissez pas encore cet album, il est temps. Personnellement ça fait plus d’un an et je ne suis toujours pas rassasiée de sa beauté.

 

J’ai donc vu le set de Tamino en entier. Une excellente décision. La spécialiste qui m’accompagne est formelle : « C’est le groupe de l’hormone ». Et puis Wikipédia nous apprends que c’est surtout le groupe de l’hormone pour les mineur.e.s (ou les gens qui ne craignent pas la prison).

Le clavier est d’ailleurs vêtu d’une chemise à demi transparente, qui permet de paraître habillé tout en exposant son corps de jeune éphèbe. Audacieux.

Cela dit, ça n’empêche en rien de reconnaitre surtout les qualités artistiques du jeune homme qui livre un set fort appréciable. Il a une voix d’une profondeur dingue.
Je n’en attendais pas moins d’un belge #BelgiqueVie et j’ai hâte d’avoir l’album qui sort cet automne.

 

Je poursuis avec Octavian, un jeune rappeur londonien. Belle énergie, flow correct mais très inabouti. On n’offensera personne en affirmant que c’était du playback et il coupe chaque turn up, ce qui est assez frustrant (surtout pour les gens qui lancent les circle pit).

Le fait que son pantalon tombe en permanence car sa ceinture n’est pas assez serrée, m’a stressée pour lui tout le long du set.

 

Je vais finalement voir un bout des Insecure men (side project de Saul Adamczewski des Fat White Family) dont le concert est totalement inaudible (je n’accuserai certainement pas les ingés son, connaissant les zouaves).

 

Comme j’ai déjà vu Liam Gallagher un mois plus tôt, et que je souhaite que ça reste un souvenir rare et précieux, je me dirige vers PLK, un des mecs de Panama Bende. Le DJ commence par des remix de Damso #BruxellesVie et Lomepal, ce qui, si ce n’est pas désagréable, est un peu léger pour du live. Finalement les rappeurs arrivent, c’est pas dingue, sans être nul.

 

Je pars à la conquête de nourriture. C’est à ce moment que je me rends compte à quel point le site est vide, limite un peu glauque par endroit, il n’y a la queue nulle part.
La guéguerre qui occupe les professionnels de la profession depuis des mois se solde par un double échec. Bien joué les gars !

Je finis par opter pour un stand de « crêpes » où je paye 6€ une blé noir à l’emmental. SIX EUROS. (Inutile de préciser qu’elle n’était pas bonne).

Je maugréé en mangeant devant Fat White Family, qui a convié tous les Insecure Men sur scène, alors que franchement, ça ne sert à rien d’être huit (mention spéciale au saxo et à la bassiste dont on n’entend pas une note)… Ça délaye complètement la force de leurs morceaux (que l’on retrouvera le temps d’un duo bienvenue entre Lias et Saul).

Bref, loin, très loin, mon choc scénique des débuts. C’est là qu’on est en droit de se demander si arrêter la drogue et l’alcool est forcément une bonne chose pour la production artistique (vous avez 3h).

Cette crêpe étouffe-chrétien m’a donné soif mais il me manque 50 centimes sur mon compte cashless pour acquérir une pinte. Heureusement les bénévoles ont la main sur le cœur et savent comprendre les situations d’urgence.

 

Pour finir en beauté, on se dirige vers la grande scène pour acclamer Jared Leto aka Jordan Catalano (les vrais savent) aux côtés de teenagers en fleurs.

Le leader de 30 second to Mars, uniquement accompagné par son frère à la batterie, et une PBO (+ Waxx le frenchie à la guitare pour un morceau), est vêtu d’une tenue engagée (#privatejoke) : lunettes de soleil, robe de chambre (décidément*) fleurie sur jogging vert qui lui donne des airs de gourou illuminé.

Clairement, tu restes pas pour la musique (il y a vraiment eu plusieurs morceaux différents !?), ni pour la voix (il passe la plus grosse partie du set à parler ou crier « Jump jump / make some noise »), mais le show est plutôt marrant (le lâcher de ballon c’est toujours efficace).

Sachez, pour la petite anecdote, que Jared Leto a 46 ans (ça ne nous rajeuni pas ma bonne dame !).

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Après des frayeurs passagères, une sombre histoire de digicode et American Boy d’Estelle à fond dans un taxi, j’ai fini par dormir avec un rat certes, mais domestique ! (Gratitude éternelle)

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One thought on “C’est vraiment chouette [Soundcheck #63]

  1. Pingback: On n'est pas venu là pour beurrer des sandwichs

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