TERVETULOA

[HELSINKI, PART I]

C’était ma première envie pour les vacances de mai. Les températures annoncées et mon besoin de soleil m’ont rapidement fait basculer vers des horizons plus méditerranéens.

Pour le mois d’août, après une session caniculaire bucco-rhodanienne, et un retour à la tempérance en Finistère, la semaine autour de la mer Baltique paraissait plus envisageable !

 

Ce genre de destination n’étant accessible que depuis la capitale, j’ai débuté mon voyage en empruntant le Ouigo en partance de Dogville.
Dans lequel tout est fait pour te rappeler que tu as « choisi » de circuler dans le train des PAUVRES !!
La crasse des vitres, le confort des sièges (pourquoi les décaler de la vitre ? Mis à part pour t’empêcher cruellement de dormir contre), les annonces micro faites par des animateurs Virgin Radio, l’absence de poubelles (je découvrirai plus tard que c’est aussi le choix discutable fait dans les nouvelles rames de TGV) (je suis sans doute trop pessimiste, nous allons sûrement tous ramasser nos déchets dans nos sacs avant de descendre) et l’arrivée en gare de Montparnasse Vaugirard, une sorte de quai 9 ¾, sans le côté magique.
(Passons sur les contemporains qui n’ont pas encore découvert l’existence des écouteurs pour visionner un film)

 

J’ai la journée à tuer dans la capitale, je me fonds dans le tissu local en me délectant d’une salade de boulgour Franprix dans les Jardins du Luxembourg, avant d’aller voir Love, Simon au Lucernaire.
Ca tient plus du Christmas episode de 13 Reasons why que d’un film à voir au cinéma, mais le sujet est louable.

Je file naïvement vers Denfert-Rochereau pour prendre l’Orlybus. Je patiente sagement que le bus arrive après avoir acheté mon ticket. 3 minutes plus tard, il s’est garé 100m plus loin et je vois une cinquantaine de personnes entamer le sprint de leur vie pour entrer par n’importe quelle porte du véhicule.
Je ne sais par quel miracle j’ai réussi à m’imbriquer sur une place assise avec une jambe en l’air et les bras recroquevillés. Ça tient d’un mix entre l’escape game et le Tétris, c’est assez ludique.

Je finis par arriver dans l’avion de la Norwegian Air où la perspective d’une pré-nuit de 3h me fait de l’œil. Avant de voir une dame avec un bébé s’installer à côté de moi. Prenant un malin plaisir à tordre le coup de mes a priori, cet enfant a été extrêmement calme (ou muet, l’histoire ne le dit pas).

Dans l’aéroport d’Helsinki, je prends rapidement conscience que toutes mes connaissances en langues étrangères (somme toute restreintes) ne me seront d’aucune aide pour comprendre ou communiquer avec la population locale. Le finnois, c’est un peu comme si vous colliez des lettres au hasard, des accents par-dessus pour faire joli, et que vous décrétiez que c’est un mot (comment ça, j’ai une vision latino-centrée du monde !?).

Je suis les pictogrammes et monte dans le bus 96 à destination du centre-ville. 45 minutes de trajet nocturne qui me permettent d’épier mon voisin qui joue à un Call of like, en alternant avec du stalking de meufs sur facebook, ainsi que les finlandais qui montent au fur et à mesure des arrêts. C’est plutôt blond platine ou noir corbeau niveau capillaire, et t-shirt Iron Maiden de rigueur #cliché.

 

À 00h30, près de la gare, je loue une fois de plus Google Maps et l’abandon des frais d’itinérance.

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One thought on “TERVETULOA

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