Lämpö

[HELSINKI PART II]

Je me réveille au doux son d’une conversation en chinois (non) car j’ai été obligée de céder à l’appel des hostels (mon compte en banque tout du moins). C’est un questionnement sans fin sur la bienséance des gens du monde : comment se permettre la lumière et les voix hautes en dortoir quand les autres dorment !??

Je me félicite d’avoir pris quelques paquets de Petits Déjeuners dans le sac (#bigoud) car le « breakfast included » consiste uniquement à avoir du thé / café en libre service.

J’ai jusqu’à 15h pour commencer ma visite de la ville avant de tracer en Estonie. Je me lance donc dans Punavuori, surnommé « District design ». L’air est assez lourd, le soleil brille, je commence à regretter de n’avoir pris que des vêtements de mi-saison (spoiler alert : ce sera de courte durée).

Les immeubles sont colorées et l’architecture a un petit côté soviet (comme pour l’œuf ou la poule, je ne sais pas si c’est les russes qui se sont inspirés ou l’inverse) (cela doit tout de même être plus facile de trouver la réponse).

Il règne une douce quiétude pour un samedi, les passants se font rares, je ne saurais dire si cela est dû aux vacances ou au quartier que j’arpente. J’arrive en bord de mer où un container fait office de stockage pour un terrain de crossfit en plein air !

Dans la mer, j’aperçois des baigneurs. Ce qui, même s’il fait facilement 23°C, me parait un peu aventureux.

Je poursuis vers le Kaivopuisto, probablement mon lieu préféré pour venir bouquiner si j’habitais dans le coin ! J’ai la colline de l’Observatoire comme objectif. Je tourne bien évidemment 15 bonnes minutes avant de capter qu’elle est sous mon nez (et qu’elle n’a pas grand intérêt).

Je redescends vers le Designmuseo qui présente le travail de Daniel Rybbakenin, un designer méga connu. C’est plutôt intéressant et même si je ne mettrais pas tout chez moi (les prix ne sont pas indiqués), il y a des lampes notamment qui me plaisent bien.

Une rétrospective du design finlandais est en permanence accessible au rez-de-chaussée, on peut tester la fameuse ball chair de Eero Arnio (j’en veux une, on se croirait dans un cocon !), avec des pièces vraiment cools.
Ça permet de découvrir des noms et des marques phares du cru, telle que Marimekko qui dispose effectivement d’un magasin à chaque coin de rue dans la ville, et que l’inventeur du logo Lucky Strike était français. OUI MADAME !

Le premier étage est consacré à Timo Sarpaneva, qui travaillait principalement le verre. Les vidéos dans l’atelier de verrerie sont assez fascinantes, ça permet de comprendre (un peu) comment il a réussi à faire des pièces aussi parfaites dans un matériau pareil.
Ses tissus tie & die m’ont moins marquée, même si apparemment Andy Warhol lui aurait conseillé d’aller les vendre à Woodstock pour faire fortune (ce qu’il n’a pas fait #intégrité).

 

Je repars vers l’eau pour le déjeuner, Vanha Kauppahalli, les halles du port, étant recommandées par le Lonely Planet (j’ai vu passer un tweet la semaine dernière à ce sujet, je n’avais jamais percuté à quel point ce nom de guide était d’une infinie tristesse).

J’opte pour des eggs benedict chez Story. Ce n’est pas très couleur local mais l’important c’est de se faire plaisir et ça me tentait plus que le hareng fumé.
J’en profite pour écrire mon article sur la Route du Rock, je trouve assez chic de faire ça en terrasse au soleil sur le port d’Helsinki (avec un stylo et sur une feuille de papier #vintage).

Je reprends la route de l’hostel en passant par la place du Marché. Ils vendent à balle de fruits rouges et myrtilles, je ne savais pas que ça poussait dans le coin. Comme je suis sur le départ, je remets ma gourmandise à plus tard. Résultat, je n’en ai pas mangé de la semaine…..

Je prends un café dans la cuisine commune en passant (il n’y a pas de petits profits), où trois américains découvrent l’astuce de la Pom’Potes pour faire entrer de l’alcool en festival. C’est mignon (si ce n’est qu’il est 14h et que la bouteille de vodka est déjà aux ¾ vide #summerbreak).

 

Je confesse avoir pris le tram sans ticket pour aller au terminal du ferry, mais c’est parce qu’il n’y avait pas de borne à l’arrêt et que j’avais aucune idée de l’endroit où en acheter (je ne sais toujours pas).

Je ne sais pas trop pourquoi, vu la durée de la traversée (2h), je m’imaginais un bateau de taille modeste. En fait on est sur du ferry de compèt, comme pour aller en Angleterre ou en Corse de nuit : supermarché, salle de ciné, casino and so on.
Le petit plus indispensable pour un voyage entre Helsinki et Tallinn, des villes méridionales comme chacun sait, IL Y A LA CLIM’ !!!

(Je sors tout juste d’une salle de ciné dogvillienne et je vais finir par fondre un câble à force de devoir prendre un pull pour supporter les températures polaires qu’on nous impose sous prétexte de confort. Si vous ne le faites pas pour nous, pensez à Nicolas Hulot bordel !).

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