Šokolaad

[TALLINN PART V]

Lundi, il n’y a pas de saumon au petit dèj. Je n’aurai pas le temps de prendre des goûts de luxe (mais il y a tout de même des smoothies aux fruits rouges).

J’ai longuement étudié le plan de bus pour me rendre au Teletorn, la tour de télévision  située en périphérie de Tallinn. La grisaille ambiante me dissuade de faire un stop à Pirita Beach sur le trajet.

Entre temps, j’ai appris que c’était le jour de l’indépendance de l’Estonie (et que globalement, tout est donc fermé). Le bus est blindé de tallinniens (tallinnois ?), car il s’avère qu‘il y a des célébrations de l’Independance Day (The Singing revolution) au pied du Teletorn, qui a été un lieu important au moment de se défaire de l’emprise russe.
Je prends quelques minutes pour regarder les chars militaires d’un œil averti, afin de me fondre dans la masse (même si en vrai, je suis perplexe devant le côté ludique du truc).
Je ne pousse tout de même pas l’intégration jusqu’à accepter un drapeau estonien.

J’achète mon ticket pour l’ascenseur et me retrouve à 170m du sol, avec un panorama à 360° sur Tallinn et les environs. La vue n’est pas totalement dégagée mais c’est quand même pas mal. Il y a des militaires de tout pays en goguette dans l’espace, la mascotte Teletorn trop mignonne me fait coucou, l’ambiance est bon enfant.

Au rez-de-chaussée il y a une expo assez passionnante sur la vie au temps de l’ère soviétique, «There are no bananas. Time travel to soviet daily ». Une foule d’objets, avec les commentaires d’un gars qui a vécu cette période, sont rassemblés par thématiques. Il y a évidemment des choses totalement absurdes, aberrantes, anachroniques, d’autant + quand on percute que ça date d’il y a seulement 40 ans.

Un exemple marrant : le jour où le papier toilette est apparu dans le pays, il était vendu en librairie, car c’était du papier.

Je repars pour le quartier de Kadriorg où se situe, entre autres, un palais.

Premier étape : le salon de thé Katharinenthal car J’AI FAIM ! La pluie se met à tomber très sérieusement, je me sens obligée d’acquérir un gâteau au chocolat pour justifier ma longue présence (fun fact : le chausson aux pommes est nommé « french pie »).

Le grand-père de l’endroit, chargé de tamponner à la main chaque boîte de gâteau, s’installe à ma table. J’aimerai bien discuter mais il ne parle pas anglais, et mon estonien est toujours inexistant (je ne sais toujours pas dire « Au revoir », par contre je connais l’équivalent de « chocolat »). Du coup on se sourit, et c’est déjà pas mal.

Je finis tout de même par quitter mon abri, sans parapluie (damn it). Un chinois s’écarte de son groupe pour m’abriter jusqu’au Palais #bienveillance. Je poursuis jusqu’à la résidence présidentielle mais honnêtement, en regard de la magnificence du centre-ville, c’est limite décevant.

Trempée comme une soupe, je monte dans le tram pour rentrer à l’hôtel, il est 16h…

C’est là que le prix de la chambre se justifie : baignoire !

Dans mon fauteuil club, je commence par swiper sur Tinder (après des discussions avec plusieurs utilisateurs, dans un souci sociologique, je l’ai installé pour voir les différentes typologies selon les villes/pays) (croyez-moi, je n’ai swipé qu’à gauche). Et je regarde les premiers épisodes de la story fantastique d’Elise Costa, qui colle parfaitement à l’ambiance.

Funny girl de Nick Hornby, en anglais dans le texte, finit d’occuper ma soirée.

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