Kuningatar

[HELSINKI PART VII]

Qu’elle ne fût pas ma surprise le mercredi matin en découvrant la salle du petit déjeuner, en sous-sol d’un bâtiment sans attrait.
Un délice d’époque soviétique !

Le soleil poudroie en cette nouvelle journée que je destine à une petite croisière vers l’île de Suomenlinna, incontournable destination selon tous les tops.

C’est 5 balles l’aller/retour, pour 15 minutes de traversée vers un ailleurs verdoyant !
Ça permet d’apprécier une vue panoramique sur Helsinki d’un côté, et sur la Baltique de l’autre, qui correspond assez à l’image que je me fais des archipels nordiques.

On accoste sur la plus grande île (il y en a quatre)  de la « forteresse de Finlande ».

Les maisons sont trop mignonnes, tu te dis qu’il doit y faire bon vivre mais la vérité, c’est que les ferries débarquent 200 touristes qui vont te prendre en photo tous les quarts d’heure.

Heureusement la superficie permet à chacun de se disperser à son gré (même si la plupart suivent le parcours indiqué) et de trouver des coins plus ou moins tranquilles.

Si les îles sont piétonnes, la densité de travaux sur tout le périmètre implique un certain nombre de véhicules de chantier.

J’ai pris mon pique nique afin de pouvoir choisir le lieu le plus idyllique pour le déjeuner. Ce petit ponton sur l’eau, à l’abri du vent, en compagnie des mouettes et moineaux (c’était sûrement pas ça mais vous voyez le genre d’oiseau quoi…) a eu mes faveurs, ainsi que celle d’une sieste au son de Cigarettes after sex (et c’était tellement mieux que le concert…) !

Se balader dans cet environnement est un ravissement total ! Comme c’est un ancien archipel d’îles militaires (classé au Patrimonial Mondial de l’Unesco) dont les fortifications ont été construites au XVIIIe et utilisées par les suédois, les russes, puis les finlandais, il y a un petit côté Game of Thrones par endroit.

Queeeeeen of the North !

Plusieurs musées jalonnent les chemins, sachant qu’ils coûtent chacun 8€ minimum, il vaut mieux faire son choix en avance. Ou n’en faire aucun, ce qui fût mon parti pris. J’ai néanmoins eu la chance de tomber sur ŠAMAŠ l’installation de Zad Moultaka créé pour le pavillon du Liban à la Biennale de Venise, qui était gratuite.
On est plongé dans le noir, l’éclairage de l’ancienne armurerie se fait au fur et à mesure, au son de chants anciens (?) où chaque voix est diffusée par une enceinte différente. C’était très beau.

Avant de repartir, je me suis quand même aventurée sur une deuxième île, où je n’ai pas croisé un chat, entre les bâtiments abandonnés (hôpitaux, bureaux administratifs, écuries ?).

 

Et j’ai repris le bateau, un peu à contre cœur, pour le continent.

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3 thoughts on “Kuningatar

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