C’est vraiment un gros lover [Soundcheck #65]

Tous les onze mois (voire plus souvent), une rengaine en tête : « C’est le mois de novembre, Salope parmi les salopes, Traître parmi les traîtres, Qui nous a mis un coup de schlass dans le cœur et dans l’esprit »

L’horaire d’hiver, la nuit qui tombe par surprise, les lampadaires blafards, Fogville ou ailleurs, malgré la cure de magnésium ou de vitamine D, la grisaille contamine.

En parallèle (sans que je ne sache dire s’il y a un lien de cause à effet), le nombre de spectacles vivants au m² est à son maximum. Frustration (pas le groupe, le sentiment) et enthousiasme font cause commune dans un coin du cerveau en sautant d’une prog à l’autre.

 

JEUDI

Sans un regard pour le prix du diesel, je roule vers Nantes, seule dans ma voiture, pour la première date de la nouvelle tournée d’Odezenne.

Au Baccara, le 3e album tout juste pressé, est un shoot de sentiments contradictoires, 34 minutes 56 qui éblouissent, une confirmation d’intelligence artistique, 7 ans après la première écoute.

La salle est (trop) comble, la fanbase légèrement rajeunie, l’attente perceptible.
À quelques mètres, j’aperçois un ancien camarade de collège. Que je n’ai donc pas vu depuis 20 ans. VINGT ANS.

Et puis ça part. Rappeur skateur branleur. La crinière bouclée de Jacko, le manbun d’Alix, la casquette de Mattia. Leurs voix et façons de se mouvoir me chavire. Leur générosité, leurs sourires, leurs présences. Ces textes, ces instrus, ces sentiments.

La première moitié du set me laisse floue, la deuxième m’embrasse. Un inédit Bleu Fushia en guise de cerise. Les doses d’électricité, l’alchimie, les humeurs des uns et des autres, ça ne se calcule pas.

 

(Parenthèse : c’est bien joli de ne pas construire de parking afin d’inciter les gens à utiliser les transports en commun, soyons réalistes, ça incite juste à se garer comme une pine sur le bord de la route en priant pour ne pas se faire enlever sa caisse par la fourrière)

 

VENDREDI

Un apéro, 3 concerts, 3 lieux différents. Toujours plus de fun à Dogville (quand on a un parapluie).

Je me sens encore plus vieille devant Moha la Squale que devant Columbine.

Monté sur ressort, il escalade les retours, est torse nu au bout de cinq minutes, affiche un sourire banane démentiel et n’a même pas besoin de chanter car il a 1000 choristes.
Je reste 30 minutes, c’est un chouette live, je suis défoncée à moindre coût grâce à la moitié de la salle qui n’était pas née au moment de la promulgation de la loi Evin.

Je n’ai toujours pas trouvé à quel rappeur d’avant il me fait penser. Ça fait 6 mois que je l’ai sur le bout de la langue, ça commence à être pénible. (Si quelqu’un a une idée, je prends !)

 

Je me pose devant Agar Agar. 1h20 plus tard je suis dans l’espace. Je sors dehors complètement stone (sans substances alentour cette fois-ci pourtant). Un live qui monte chaque seconde en puissance, qui conclue avec classe.
Armand stoïque, Clara charismatique, set hypnotique.

 

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