Je vous regarde depuis tout à l’heure [Soundcheck #55]

 

Un vendredi vers le bout du monde, quand les automobilistes les plus maladroits se sont donnés le mot pour m’empêcher de rallier la terre promise dans un temps record, alors que j’avais promis de ne pas atteindre les 150 sur la 4 voies.

Brest, le port de commerce, la Carène. La maison.
Pas celle des origines mais du genre de celles qu’on se choisit, une fois majeure et vaccinée, pour des raisons variés autant qu’inexplicables. D’aucuns pourraient se moquer (oui oui, je vous vois VOUS !), du sentiment d’amour irrationnel comme viscéral, qui survient aussitôt un pied à terre, BALEK !

 

La Nuit Zébrée commence avec Kid Francescoli, le Kid comme on l’appelle à Marseille (tu me manque un peu), qui m’avait relativement fait chier l’année dernière au Vauban, dans ses niaiseries avec Julia.

Désormais accompagnés d’un batteur, et peut-être rabibochés, ou définitivement séparés, ou professionnalisés, c’est beaucoup plus plaisant.
Les morceaux semblent avoir plus d’ampleur, être retravaillés pour un set plus électro, et puis la batterie. Mise en jambe acceptée.

 

Il est 21h, certain(e)s sont déjà en PLS devant la salle quand Chill Bump enchaîne et nous met bien dans le bain du vendredi soir (à moins que ce ne soit la 2ème pinte).

Je ne comprends pas comment j’ai pu passer à côté de ce groupe qui en est apparemment à son 3ème album… Cela dit, les références de Wax Tailor et C2C notées dans leur bio m’auraient probablement fait fuir.

Un MC, un beatmaker, des instrus impeccables, un flow divin porté par un mec dont le pseudo est Miscellaneous (<3), le kiff est total.
J’affirme haut et fort qu’il est impossible que ce rappeur soit français avec une telle maitrise de l’anglais. Il se fait donc un plaisir d’interagir 2 minutes plus tard dans un français impeccable. (À ma décharge, il est binational).

Bref, je me dis à nouveau qu’il faut que je me fasse plus de concerts de hip-hop.

 

Je trépigne encore plus à l’idée de revoir Aufgang après ça !

Bon… Sauf qu’on le sait, Francesco Tristano a quitté le groupe. Il n’y a donc plus qu’un seul piano. Et il est sous-mixé. La batterie prend vraiment toute la place.
Alors en soit, c’est quand même pas mal, mais c’est moins bien qu’avant. Donc je suis un peu déçue.

On peut toujours continuer à écouter les anciens albums.

 

Pour finir la Nuit Zébrée en mode teuf/dance floor, c’est un producteur marseillais (décidément), dont je n’avais jamais entendu le nom (décidément bis), qui prend les manettes (cette expression est-elle encore autorisée en 2017 ?).

Et c’était très bien. Je vous recommande Abstraxion, sur lequel je n’ai pas grand-chose de pertinent à dire car à raison d’une pinte par groupe, mes analyses musicologiques sont de moins en moins étoffées.
(Libé m’apprend qu’il est lié à Nicolas Jaar, c’est pas déconnant)

 

Il est 1h30 et les grappes de mélomanes cheminent du port vers le Vauban, phare des âmes emplies de détresse tendresse d’ivresse, car les nuits brestoises se vident jusqu’à la dernière goutte et s’étirent le long de Siam.

En chemin, nous croisons Marie, qui, à 2h07, nous sort une punchline magnifique. Malheureusement le « Marie, 2h07 » inscrit dans les notes de mon téléphone ne suffira pas à raviver ma mémoire.

Dehors nous croisons Morgan, dont le prénom se prononce « Morgan », pas « Morgane » et ça fait plaisir de pouvoir avoir ce genre de débat avec quelqu’un qui sait.

Sous les lumières blanches et sur le sol liquide, les verres se croisent, les bras s’affaissent, les paupières clignotent, le voisin dort quelques minutes sur ton épaule.

Il est 4h, le paquet de cigarettes dispose encore de quelques ressources avant de déclarer forfait et de dormir à Recouvrance, the new place to be.

 

Les deux jours suivants seront à l’avenant, avec un bouton d’or dans le ciel, la meilleure attraction du monde (et la moins chère) aka le téléphérique, la découverte des Capucins qui sont un rêve et une raclette pour célébrer le printemps.

Tu vas tripper ta vie ! [Soundcheck #54]

Au creux de l’oreiller d’un soir d’été, a résonné Louis-Jean Cormier.

C’était par l’entremise de Mélanie Bauer et de France Inter que j’ai couru acheter Les grandes artères, le nouvel album du susnommé.
7 mois, et environ 418 écoutes plus tard, je suis toujours en émoi.

Sa voix et ces mots ont bercés mon arrivée à Dogville, de longues routes finistériennes, des soirs d’hivers à la beauté mélancolique, des crépuscules bleutés et la lumière orange.

Alors quand j’ai appris qu’il passait à l’U., j’étais au comble de la joie.

 

Vendredi 17 mars, éreintée (rien que ça) d’une semaine up&down (mais malheureusement sans lofteurs), je suis malgré tout super ready pour un one way vers le bout du monde, pour me perdre, dans le désert.
Jusqu’au moment où j’apprends que cette soirée « chanson francophone » est sur un format 21h-3h et que le québécois tant attendu se produira vers 00h30.
(Passons sur la pertinence d’un tel horaire sur ce type d’esthétique, qui plus est un soir de St Patrick)

 

Je commence donc ma soirée par Koh Lanta (cette nouvelle saison est un peu folle : il y a TROIS équipes).
J’arrive en retard à l’U. (ces imbéciles n’étaient pas foutus de gagner l’épreuve de confort dans le temps imparti…), Jahen Oarsman a déjà commencé depuis quelques temps.

Je ne suis pas mécontente d’avoir loupé le début car c’est loin d’être transcendant.
De la folk correctement exécutée, mais sans grande présence scénique, et qui sonne assez 90’s (j’ai vaguement pensé à Eagle Eye Cherry).

 

Changement de plateau, la salle est bien loin d’être remplie et c’est la première fois que je peux profiter des escaliers/gradins. Donc je m’assois le plus proche de la scène, et je confesse de pas m’être relevée pour le concert suivant.

En même temps, on ne peut pas dire que Barbagallo pousse au pogo et j’étais très bien placée.

Ils sont 4 sur scène, dont le sieur Barbagallo donc, chanteur/batteur joliment bouclé, qui chante des chansons aux paroles joliment naïves avec un joli brin de voix.
Joliment chiant me disais-je au départ.

Et puis, la bonhommie du sud-ouest, les synthés sympathiques ont eu raison de ma réserve. C’est également très teinté 90’s (impossible de trouver le groupe exact auquel ça m’a fait pensé, mais il y a un air des Innocents, dans les chœurs notamment).

Il nous parle de sa première date à l’U. avec Axe Riverboy, probablement pour nous prouver qu’il n’est pas un lapin de 3 semaines mais perso, ce nom m’a foutu le pire des coups de vieux.

Et ils finissent ce set intelligemment construit, par un très beau morceau, La vérité, limite post rock et magnifiquement étiré (qui clôt également son album).
En fait, plus j’y pense, plus je me dis que c’était bien.

 

Il est 00h25, mes paupières clignotent et mon genou droit (le faible) tressaute.
Il est 00h30 et je revis.

Les grandes artères est un album sublime, tant au niveau des textes que des compositions et des arrangements.
C’est assez rare d’avoir une telle richesse instrumentale autour de textes en français (quelques exceptions à la règle, Florent Marchet coucou bisou), Louis-Jean Cormier se rapprocherait plus d’artistes tels que Ray Lamontagne (dans l’idée, n’y cherchez pas de ressemblances probantes). Dans une tradition plutôt folk blues.

Il s’avère qu’en plus d’être talentueux et visuellement agréable, le type est drôle.

Il est accompagné par Marc-Antoine Larocque, batteur stoïque, et Mathieu Désy, contrebassiste enthousiaste. Un trio aka sa version de voyage, on imagine bien les coûts pour faire venir un orchestre depuis le Québec…

Sa voix est belle, son jeu de scène parfait, les versions live de ses morceaux plus rock, la complicité du trio plaisante, ses interactions avec le public ravissantes.

Pourtant, comme signalé précédemment, la salle est quasi vide, si ce n’est un GROS RELOU aviné qui ne cesse de gueuler « caribouuuuuuuu » à chaque seconde de silence.
(Je n’ai même pas fait mine de lui péter la gueule car il était gros, au propre comme au figuré)

Quelques morceaux de Karkwa, son précédent groupe que je n’ai pas encore approfondi, avant de finir sur Deux saisons trois quart, à la demande d’un spectateur (qui lui, méritait un bisou, du coup).

 

Il est 2h, Dogville tente de digérer les farfadets qui zigzaguent et moi, je suis définitivement en amour.

 

 

[J’ai fini mon week end québécois en allant voir 1:54 de Yan England au ciné, où Antoine-Olivier Pilon prouve qu’il a vraiment un truc chouette (autre que la même housse de couette que moi, j’entends)]

Pas mal pour des brestois ! [Soundcheck #53]

Samedi dernier, après avoir vu Logan au ciné (pouce en l’air pour Hugh Jackman), puis pris l’apéro à l’occasion de la circoncision l’anniversaire d’un jeune homme (il y a, dans ce monde, des gens qui fêtent leur 25 ans)(moi non plus, je ne m’en remets pas), je me suis rendue dans un endroit, que nous appellerons le Potager Contemporain, pour préserver son identité secrète.

Il y avait une programmation alléchante à l’occasion de la soirée de clôture d’un festival joliment nommé.

J’ai malencontreusement loupé le début de la soirée à cause d’une route barrée sans nulle déviation indiquée. Je me suis perdue pendant 1/2h (on oublie trop souvent de faire des incursions à Vezin-le-Coquet) avant de trouver un chemin pour me rendre à l’endroit dit.

Où j’ai appris que ce pataquès (parfaitement) était dû à la rencontre de Ligue 1 entre Dogville et Dijon… (Tout ça pour un match nul)(Au niveau du score tout du moins)

 

J’arrive donc au beau milieu du set de Braziliers, un trio né de la rencontre chaleureuse et avinée (c’est eux qui le dise) entre Ropoporose et Piano Chat. C’était prometteur sur le papier, ça l’est tout autant en live.
Piano Chat ajoute une touche de douceur dans la voix (ça me fait bien plaisir de le voir enfin, même si ce n’est pas pour son projet solo), une guitare caressée à l’archet et un tee-shirt vert.

Ils ont l’air détendus, heureux d’être ensemble, à l’aise parmi nous, si bien que le batteur tombe même la marinière !
Bref c’est une alliance qui fait plaisir, un début de soirée idéal.

Il y a deux salles, ce qui permet aux groupes d’enchaîner en laissant à peine le temps de prendre une bière.

Mnemotechnic débarque, pour présenter leur nouvel album sorti il y a un mois.

Rien de bien nouveau sous le soleil crachin, math noise rock très bien exécuté, des petites blagues de brestois entre les morceaux, la tête qui suit le rythme frénétique des musiciens, le batteur qui enlève son t-shirt, un labourage des oreilles en règle, la satisfaction intacte de les voir.

Je poursuis avec la très agréable découverte de Nursery. Un trio où c’est le batteur (torse nu, pailleté, maquillé et tatoué d’un jeu de mots au nom du festival) qui chante. Comme d’hab ça m’impressionne.

C’est un peu punk rock, mais la voix du chanteur (et peut-être son rouge à lèvres) apporte une touche de glam rock je trouve. Eux se qualifient de « toxic pop », si tant est que ça vous donne une idée plus fidèle de leur style.

Enfin en tout cas c’est très plaisant, et leur énergie communicative.

 

C’est Electric Electric qui est chargé de nous achever et ça n’a pas manqué.
Un groupe qui pourrait à lui seul justifier l’expression (pourrie, certes) « ah ben ça, ça joue hein ! ».

Je les ai déjà vu en concert mais je ne suis pas une grande connaisseuse de leur discographie alors je vais être bien en peine de vous dire quel « ancien morceau » ils ont joué pour quasiment finir le set mais c’était un truc comment vous dire…

Le batteur joue tellement vite que tu as proprement l’impression que quelqu’un vient de le passer en vitesse x1,5 sur VLC, comme quand tu mates un film beaucoup trop long.
Le son est tellement dense, fort et enveloppant que tu te figes sous la pression.
Et aussi, tu saignes du nez.

Pfiouuuuuu… Putain que c’était bon !

(Mais mieux vaut avoir des earplugs adaptés)
(Ils ont un peu changé depuis ce live de 2012 mais pas tant)

 

C’est sans doute l’esthétique des groupes et l’identité de la salle qui veut ça mais c’est assez inhabituel pour le noter : je n’ai vu personne prendre de photos pendant la soirée.

En somme, 4 concerts, et pas un de décevant. Rapport qualité/prix, on fait rarement aussi bien !

Because we’re intelligent [Soundcheck #52]

Vendredi, je me suis rendue au défilé de la collec hiver d’un festival bien connu des amateurs de bottes.

J’avais dans mon sac une mini bouteille d’eau, tout juste achetée (et donc non décapsulée et donc remplie d’eau minérale), que l’agent de sécurité m’a confisqué pour la jeter dans la poubelle la plus proche.

Est-ce qu’on peut s’arrêter quelques instants et prendre conscience qu’il nous est désormais interdit d’entrer dans des lieux publics munis de bouteille d’eau ?
Ca ne changera rien de l’écrire mais quand je relirai mes archives dans quelques années, il sera sans doute doux de se rappeler que ça me choquait encore.

 

J’arrive après le début du set de Cherry Glazerr (genre j’ai pas attendu avant que le concert commence, une petite victoire pour canard !).
J’avais juste écouté (et apprécié) Told you I’d be with the guys avant de venir, mais je ne peux pas dire que j’ai retrouvé ce style en live.

C’était beaucoup plus rock, un peu crasseux, avec un peu de la sueur qui m’avait manqué la veille sur un autre concert d’un groupe dont je tairai le nom.

Les deux frontgirls sont en mode total freaks (au sens de Freaks and geeks, pas de Freaks), c’est assez rafraichissant et légèrement anachronique (la chanteuse à un air de Vincent Desagnat croisée avec une actrice anglaise dont je ne retrouve pas le nom, oui c’est étrange).

Les synthés sont beaucoup plus présents et les voix mieux mises en valeur sur l’album cela dit.

 

On enchaîne avec Fishbach, la véritable raison de ma présence. C’est la chanteuse préférée de ceux qui savent, depuis son passage aux Trans, et je souhaitais me faire un avis en live, étant mitigée sur disque.

Je ne suis pas beaucoup plus avancée en sortant.

Elle a une voix absolument démente, un t-shirt à paillettes col roulé ET au dessus du nombril, une présence théâtrale qui séduit ou irrite selon les morceaux (allumer une clope pour la fumer allongée sur scène, bon…) (faire du limbo avec les faisceaux de lumières, bon !), des textes sombres sur de la musique 80’s.

J’y vois des jeunes gens modernes, une sorte de Lescop au féminin, la voix de Catherine Ringer, l’attitude de Christine and the Queens et un gros potentiel karaoké à la Niagara.

J’ai passé un bon moment, tout en notant des tonnes de clichés agaçant. Alors je vous laisse juge et vous invite à donner votre avis !

 

Changement total d’ambiance avec Shame.

Ils sont anglais, ils ont 12 ans et demi d’âge moyen (19 ans selon les médias) et ils sont pas venus là pour beurrer des sandwichs faire dans la dentelle.

Forcément ils boivent (et recrachent) du vin rouge et de la bière, ils jouent comme on peut le faire à cet âge, sans retenue, avec sincérité, en lâchant les chevaux.

Charlie Steen, le chanteur, arrive sapé à la mode des 50’s. Rapidement, la veste de velours tombe, histoire de pouvoir s’offrir une douche de bière sur t-shirt blanc façon miss camping. T-shirt qui tombera également, histoire de pouvoir tranquillement se toucher les tétons.

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Blague à part, l’énergie déployée et le punk rock délivré sont carrément plaisants.

Je suis assez étonnée que ça ne parte pas en pogo, quand soudain un gros bourrin arrive et me brise le pied, avant de repartir vers le fond de la salle, merci bonsoir.

Un deuxième petit malin vient en devant de scène pour offrir une pinte à Charlie. Comme on pouvait s’y attendre, il a préféré nous la jeter à la gueule plutôt que de la boire. Quel gâchis…

Pour finir, c’est lui-même qui descendra de scène se frotter à la foule et mettre le bordel convenablement.

Je vous laisse découvrir le morceau qu’ils ont écrit pour Theresa May et qu’ils qualifient de « the world’s worst love song », prouvant ainsi qu’ils ne font pas que boire en massacrant des pieds de micro (petite pensée pour celui de vendredi soir tout de même).

Ils tournent principalement dans leur pays dans les mois à venir, mais si vous passez par Europavox, Art Rock ou TINALS, tentez !

 

Il restait encore deux groupe après ça, que j’ai honteusement squizzé parce que bon, vous comprenez, il était déjà tard, et puis la fatigue de la semaine accumulée toussa toussa.

(Oui je me suis fait le replay des Césars jusqu’à 4h30, SO WHAT !?)

Faites un maximum de bruit ! [Soundcheck #51]

Jurant qu’on ne me prendrait plus à me pointer à l’heure à un concert, pour au final attendre une demi-heure seule comme une âme en peine que le set commence, je décide d’arriver 35 minutes « en retard ».
(Une autre solution serait de trouver des amis avec qui discuter pour tromper l’attente m’enfin… J’ai décidé de choisir la plus simple)

Devant la salle de concert, une bonne centaine de personnes en train de faire la queue pour entrer.

Je crois que je suis condamnée à attendre.

(Cela dit, j’en ai profité pour commencer à lire la nouvelle obsession des Garriberts sur Les Jours, « Les grands primaires », et j’ai un peu ri)

 

L’U. est une salle mythique de Dogville. Celle sur laquelle chacun, peu importe son âge, a une anecdote à raconter (« Je devais y voir Jeff Buckley au début années 90, et puis finalement je suis resté boire des coups avec des potes… Je le regretterais TOUTE MA VIE ! »).

L’U. est surtout une salle biscornue dans laquelle la moitié du public est devant la scène, et les autres mattent un écran géant calé au-dessus de la porte des chiottes.
Ce qui est relativement abusé quand tu payes ta place 20 balles, m’enfin ça ne l’empêche pas de faire des complet régulièrement, alors pourquoi changer ?

 

C’est Alvan qui assure la première partie de Petit Biscuit et c’est une très bonne nouvelle car je l’ai découvert deux semaines plus tôt dans un tremplin qu’il a gagné haut la main et j’ai beaucoup aimé !

De prime abord, on peut se dire que c’est un beatmaker Fakear’s like de plus (ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi).
Rapidement il sort sa guitare électrique et son ukulélé qu’il joue de façon classique mais également pizzicato et ça lui donne une identité propre qui m’a complètement fait kiffer.

Particulièrement Damiana que je pourrais écouter en boucle (mais que je ne trouve nulle part sur le web à mon grand désarroi).
Donc en gros, s’il passe dans votre coin, ce qui ne devrait pas tarder à se produire, vous pouvez y aller en toute sérénité !

 

Changement de plateau d’une demi-heure qui me permet de poursuivre ma lecture (le « Alain Juppé, si senior » m’a tuER).

 

Petit Biscuit se pointe, les premiers rangs (ceux qui le voient autre que par écran interposé) (on en parle des gens qui filment carrément l’écran à défaut de la scène !?) (j’en profite pour faire un petit lien vers ce sondage tout à fait pertinent de Sourdoreille) se mettent en mouvement.

Il a l’air bien content d’être là !

Ce qui se comprend aisément. Moi aussi, je me souviens, quand j’étais en 1ère, j’étais trop contente le premier jour de vacances ! Ça signifiait que je quittais Nantes pour rejoindre mes copains finistériens avec lesquels je fumais un paquet par jour (je crois qu’à l’époque c’était encore des paquets de 10, ça va…), vidais des litres de Pasoa et faisais des aqua dans une caravane (coucou maman !).

Bon, lui il fait des tournées à guichet fermé pendant ses vacances, c’est un autre délire…

Par contre je m’interroge, l’avantage d’être artiste, outre l’amour des gens reçu par paquets de douze, c’est tout de même de pouvoir contractualiser les  bouteilles de sky à disposition en loge. Qu’en est-il de ce Petit Biscuit, il a double dose de kinder bueno pour compenser !?

J’ai pas grand-chose à dire sur son set, c’était tout à fait correct,  l’inévitable Sunset lover fait le taf, ça fait bouger le corps et divaguer l’esprit, c’est bien là l’essentiel !
J’étais tout de même surprise, après m’être fait complètement submergée par une vague de pré-adolescents aux Vieilles cet été, de la moyenne d’âge (pas si jeune) et du degré d’enthousiasme (pas si ouf) du public ce soir-là.

Le set a duré une heure, ce qui est relativement court et qui provoquera une réaction assez justifiée chez ma voisine : « Non mais il s’est barré comme une salope là ! ».
Je me demande s’ils ont légalement le droit de le faire jouer après 23h. Mais si ce n’est pas le cas, ce serait peut-être malin de le laisser commencer plus tôt.

Haut les mains, peau de lapin [Soundcheck #50]

ROCK EN SEINE, JOUR II

(Houhouhou 50ème soundcheck !)

Après un petit de replay de Koh Lanta pour se mettre en jambe, je repars vers Saint-Cloud pour une nouvelle journée de canicule, munie d’une plaquette de doliprane (qui ne me serviront finalement pas, mon crâne est une petite pute fourbe).

Je ne suis pas en avance, je me dirige vers la scène la plus proche pour Beach Slang. Les Kaviar Specials étant rennais, j’ose espérer que j’aurais l’occasion de les voir rapidement (hihihi).

Le chanteur est méga sapé, il nous raconte qu’on lui a conseillé de ne pas porter de costume compte tenu de la chaleur, mais qu’il se devait d’être classe pour un concert en France.
J’espère qu’il n’a pas regardé le public dans le détail, il aurait pu être déçu.
Ça joue pied au plancher, rock mâtiné d’un poil de punk, bien mené, sans le petit plus qui aurait fait la différence, à part sur le morceau Dirty Cigarettes.

 

Je squizze la fin pour aller vers Joycut sur la scène Pression Live qui, si elle est posée en pente, à l’avantage d’être à l’ombre.

J’ai vu avant de partir que les Joycut sont italiens. Ça titille ma curiosité car la scène italienne m’est relativement inconnue depuis les fiches Star Club pour La solitudine de Laura Pausini ou Laura non c’e de Nek.

Pfff la claque ! C’était absolument mortel ! Je qualifierai ça d’electro ambient rock (comment ça c’est pas clair ?) (eux disent industrial, post-rock, dark-wave, ça vous aide ?).
Il y a un batteur classique, un batteur customisé doté d’un carillon (je suis pas sûre que ça s’appelle comme ça mais vous voyez l’idée) + un mec aux machines et guitare.
Déjà visuellement c’est top à regarder (les batteurs <3), et artistiquement ça m’a vraiment plu. Je ne vous cacherai pas une petite influence Jean-Michel Jarre période Oxygène sur certains morceaux, mais ça passe crème.

Bref, gros coup de cœur. Ce que j’ai pu leur dire en les croisant plus tard dans la foule #fangirl (rassurez-vous, je ne me la suis pas tentée en italien).

Par contre, moins d’amour pour le mec qui fumait un cigare devant moi. « Ah ben tu vois ce que ça nous fait quand tu nous souffle ta fumée de clope dans la gueule ! ». D’une, gnagnagna,  et de deux, une cigarette ça dure pas tout le putain de set !

 

Je repars enchantée, je passe 10 minutes devant Wolfmother.
Si j’avais voulu faire un bon en arrière dans un concert de hard rock des années 80, j’aurais emprunté ma time machine, je ne me serais pas fais chié à venir à Saint-Cloud…

 

L’heure de Casseurs Flowteurs, pour le dernier concert de leur tournée. Si j’avais oublié à quel point je les aime, ça y’est c’est réparé. Chaleur bonheur, comme d’habitude ça me touche au cœur, ça me redonne foi en la vie… Gringe lâche même son éternel bonnet.
Le premier et seul drapeau vu durant ces deux jours apparaît : un gwen ha du, évidemment.

L’écriture, entre le second degré et la noirceur, les instrus de Skread et Pone, l’énergie folle, la sincérité, la complicité, c’est juste brillant et jouissif. Si facile en chœur par le public, la beauté.

Et la petite surprise, Diamond Deuklo était là pour chanter Xavier ! Je vous la colle, elle reste dans la tête pendant des jours !

J’ai espéré quelques secondes qu’il fasse venir sa grand-mère mais elle avait peut-être autre chose à foutre que de venir à Paris pour chanter 2 minutes.

Gringe, Orelsan, j’attends vos premier/nouvel album, merci pour tout.

Tu sors de là, tu songes limite à partir tellement t’as déjà gagné ta journée.

 

Sauf que La Femme joue dans une heure alors certainement pas. J’en profite pour aller faire un tour au VIP. On le sait que c’est le piège, que c’est une galère pour en ressortir mais il y a des amis, de la bière et des transats alors… De plus, j’y croise Orelsan. Autant dire que j’ai pas regretté.

 

La Femme de loin du coup, avec un son bof. Malgré tout très satisfaisant, avec plein de nouveaux morceaux qui seront sur le prochain album qui sort demain (dont un qui s’appelle Mycose #classe).

Je crois que quand je serais jeune (comment ça c’est trop tard !?), j’aimerais bien être un des membres de La Femme. Ils sont siiiii cool, et si doués…

 

Je cours vers Edward Sharpe and The Magnetic Zeros. (Message aux organisateurs, pour l’année prochaine, pourriez-vous laisser un laps de 5 minutes entre les concerts ?)

C’est pas forcément le truc que j’écoute chez moi, je connaissais que Home je crois, mais le concert était top. Edward Sharpe est méga charismatique en plus d’avoir une belle voix blues, les 8 musiciens gèrent grave et l’ensemble donne la patate, le sourire, l’envie d’être heureux et de faire des câlins (Binôôôme !).

Il termine en demandant au public si certains ont des histoires à raconter.

Une étudiante texane qui lui dit que c’est très beau de le voir le jour de son anniversaire : ils lui jouent Happy Birthday.
Deux nanas demandent si elles peuvent monter sur scène : ni une ni deux, elles y sont.
Un type dit que malgré les événements tragiques qu’a connu la France récemment, nous sommes tous réunis ici, ensemble pour la paix : oui ok la guerre saymal, personne ne retiendra jamais ton intervention mec…

 

Je slalome pour Sigur Rós, toujours le même souci de timing (je ne vous parle même pas de s’arrêter pour manger), je suis pas trop mal placée, et à la faveur des gens qui se vont se placer pour Massive Attack, j’arriverai même à voir les trois musiciens.

C’était beau. Je vois pas trop quoi dire d’autre…

J’ai toujours pas compris comment fonctionnait leur structure et les écrans sur scène, visuellement c’était magnifique. Musicalement aussi, forcément. La voix de Jón Þór Birgisson est hallucinante, les nappes d’instruments enveloppantes, il n’y a qu’à se laisser porter, voire fermer les yeux, même si c’est dommage de louper la scéno.

 

Après ça, je suis incapable d’enchainer sur Massive Attack. Hérésie donc, je snobe des bristoliens pour aller voir Naive New Beaters. Et manger des potatoes.

La dernière fois que j’avais vu NNB c’était pas terrible, j’avais à cœur d’effacer ce souvenir. Mission accomplie ! Il y a même Izia qui fait un saut en guest.

 

Je suis rentrée chez moi à 2h30, la douche d’après Rock en Seine, quand tu es couverte de poussière de terre est en passe de détrôner celle des Vieilles au niveau salutaire.

J’étais excitée comme une puce par cette journée qui fût franchement parfaite. Impossible de m’endormir, je me serais encore bien fait quelques concerts !

Conclusion : je suis complètement ravie de cette première édition francilienne, n’en plaise aux oiseaux de mauvais augures qui avaient voulu m’en dégoûter par avance (bisou) !

 

 

Le point de l’hormone est évidemment attribué à Marlon de La Femme qui aime être torse nu avant de slamer pour se faire tripoter par le public. Edward Sharpe quasi ex-æquo, si seulement il avait enlevé sa veste. Dommage…
(Le batteur de Sigur Rós était également torse nu, plutôt pour une question de survie je pense)

I’m fuckin’ baking ! [Soundcheck #49]

ROCK EN SEINE, JOUR I

 

Si la programmation de Rock en Seine est toujours alléchante, la perspective d’aller à Paris fin août, le prix du billet et les aléas du planning avaient pour l’instant eu raison des considérations artistiques.
Mon incursion banlieusarde aura au moins eu cette vertu de me permettre d’y aller cette année.

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Vendredi 26 août, 14h30, il fait 35°C quand je prends le tram pour me rendre au Domaine National de St Cloud (notons que c’est la première fois en 6 mois que c’est un avantage d’habiter à Bezons en termes d’accessibilité).

Ce sera mon premier festival en short. J’ai également ma casquette Le Télégramme et ma genouillère, que je planque le temps de traverser l’espace VIP (où va se nicher la pression sociale…), je suis couverte de crème solaire et Rock en Seine annonce sur Twitter qu’ils ne confisqueront pas les bouchons des bouteilles d’eau, ce que je trouve malin.

Sauf que je suis déjà partie de chez moi donc j’en achète une au bar, 3€, on n’a pas dit qu’on était là pour faire du social non plus hein.

 

A 15h30 je suis devant Bombino qui joue sur la Grande Scène (gros gros brainstorming pour trouver ce nom) et le pic de chaleur atteint les 36°C. On est bien.

Ils font du rock touareg efficace, le son de la guitare principale est vraiment cool, mais je sue 4 fois plus à les regarder, en tenue traditionnelle, enveloppés dans des multiples cheichs.
J’imagine bien qu’au Niger c’est pire mais le bassiste finit par nous avouer qu’ils sont tout de même en train de cuire.

 

Après cette sympathique mise en jambe je vais à la découverte du reste du site qui a l’immense avantage d’être dans un parc, et donc ombragé. Ce qui ne sera pas négligeable ce week end.

Qui dit parc dit longues allées, qu’il faut tout de même occuper pour que les gens ne s’ennuient pas en marchant d’une scène à l’autre. J’ai jamais vu autant de vendeurs de churros de ma vie !

Il y avait également un photomaton posé par Netflix pour la promo de The Get Down (nouvelle série de Baz Lurhmann sur la naissance du djing dans le Bronx, période Grandmaster Flash, plutôt cool).

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Le truc le plus chouette reste l’expo Rock Art, pour laquelle ils demandent chaque année à des illustrateurs, dessinateurs de BD de créer des affiches originales pour chaque groupe programmé.

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(c) Jean Jullien

Je tombe sur la Scène de la Cascade (un peu + d’imagination mais point de cascade en vue) sur laquelle se démène Logic. Flow de dingue, instrus vraiment cools, backer/DJ efficace, énergie maximale, c’est bon je suis addict. (Le mec est signé chez Def Jam, ça va).

Quand t’es déjà en train de jumper à 16h30, c’est que la soirée s’annonce plutôt pas mal !
Et je me dis que je devrais vraiment me faire + de concerts hip hop.

 

J’enchaîne avec Adrien Soleiman. Pour caricaturer, c’est comme si tu passais d’Eminem à Christophe.

Quand il commence, nous sommes environ 15 devant la Scène de l’Industrie (pourquoi ?!). Il faut dire que ce n’est vraiment pas un service qu’ils lui ont rendu de le programmer à cet horaire en plein cagnard, ça ne sied absolument pas à sa pop intimiste, ses orchestrations léchées. En plus le son est pourri.

Je vais donc m’asseoir dans l’herbe, à l’ombre, comme la plupart des spectateurs (c’est assez marrant, à chaque concert, d’observer le placement de la majorité du public qui suit la délimitation entre ombre et lumière, au centimètre près) et j’espère que je pourrais le voir bientôt en salle.

 

J’hésite à mort entre Anderson .Paak et Slaves. Vu que je viens de me dire qu’il faut que j’augmente mon quota hip hop et qu’a priori, j’aurais plus l’occasion de revoir Slaves, j’opte pour le premier.

Il commence avec son DJ, dragouille une nana au premier rang en lui parlant Snapchat, puis deux guitaristes et un clavier les rejoignent, hip hop efficace, bouille malicieuse, quand soudain il plonge vers la batterie que j’avais occulté sur le côté de scène.

Il s’avère que c’est aussi un batteur fou, que soudain ses morceaux sont plus soul, sa voix plus douce. Je suis toujours admirative des batteurs, ça me parait inconcevable de réussir à faire des choses différentes avec chaque jambe, chaque bras, mais alors en plus en chantant…

Il reprend finalement son rôle de rappeur, oscille vers le r’n’b, le tout avec un sourire démentiel, je suis ravie de mon choix!

 

Un petit point logistique de félicitations : pas d’attente ni au bar, ni aux toilettes, et des points d’eau suffisants.

Un petit point sur le public : on m’avait dit que j’allais être choquée, que c’était le Coachella parisien etc. C’est peut-être parce que tout le monde était en short ou en maillot à cause de la chaleur, mais ça ne m’a vraiment pas paru pire que la Route du Rock en termes fashion.

Par contre c’est très homogène dans la typologie, pas de famille, pas de mineur, pas de senior. Pas de drapeaux ni de déguisements non plus d’ailleurs. Ni de gens ivres morts (faut dire qu’à 4€ le demi, tu limites le risque).

 

Tandis qu’une bonne partie de la population se dirige vers Bastille (un groupe apparemment très connu dont je n’avais jamais entendu parler avant de les voir dans la prog), je choisis Brian Jonestown Massacre par curiosité.

On ne pourra pas dire que c’est des showmen, ils enchainent les morceaux en restant tout à fait stoïques je pense que j’aurais tout intérêt à me concentrer plutôt sur les albums pour découvrir plus en détail.
(Si quelqu’un a une explication sur le musicien qui joue uniquement du tambourin, je prends !)

 

Je file voir Jack Garratt, qui joue tout au bout du bout (ce site est immense) sur la Scène Pression Live (je vous laisse deviner qui paye).

Pur régal. Ce type est un régal. One man band, la guitare autour du cou, une baguette pour frapper la batterie et les pads dans une main, l’autre sur le clavier, l’émotion qui affleure et la voix qui s’envole.
Il aurait facilement pu être cité sur le thème « le titre du chanteur aux 1000 octaves » dans Back to Back (si vous n’avez pas écouté cette émission de Mélanie Bauer cet été sur France Inter, vous avez 37 épisodes en attente).

Et il a l’air tellement sympa, tellement drôle, le type avec qui t’irais bien boire une pinte après le concert.
(Oui, bon, il est anglais quoi…)

 

Le ciel se couvre, ce qui pourrait être une bonne nouvelle, jusqu’au moment où tu constates que les nuages sont jaunes et que tu as soudainement envie d’arrêter de respirer (mais tu peux pas, tu fumes une clope).

Je fais l’impasse sur Two Door Cinema Club parce que je les ai déjà vu, qu’il faut retrouver des gens et boire une bière (c’est important de s’hydrater) (j’ai bon espoir que ça enlève le mal de crâne qui s’insinue, à la place du doliprane que je n’ai pas) (on fait avec les moyens du bord #mcgyver).

 

Il est déjà 22h et j’ai Rendez-Vous ! (Vous pouvez totalement bouder ce jeu de mot). Qui joue sur la Scène Île de France. AKA un barnum où la température est de 45°C, avec une scène surélevée de 0,5m et un son pourri, dans lequel tu peux faire entrer 200 personnes maximum.

Je suis entrée, je suis sortie. J’avais très envie de voir Rendez-Vous, mais c’est absolument lamentable de faire jouer des groupes dans des conditions pareilles quand on se targue de défendre et de promouvoir la scène francilienne. Pouce en bas.

 

Du coup je me suis rabattue sur Birdy Nam Nam. Qui ne sont plus que trois, Pone voguant vers de nouveaux horizons, et sans nouvelle actualité. Je sais qu’il faut bouffer, que c’est pas facile tous les jours mais bon… J’ai trouvé ça chiant et plutôt monotone.

 

Nous décidons donc d’aller nous placer pour « Miles et son choriste », comme dirait ma comparse. A la base, j’avais décidé de ne pas assister au concert de The Last Shadow Puppets, parce que je les ai vu il y a 6 mois, parce que j’ai besoin que ça reste des moments exceptionnels dans des cadres exceptionnels.

C’est pourquoi je me suis barrée au bout de 4 morceaux (franchement c’était pas ouf), juste le temps de constater qu’Alex Turner a arrêté la gomina (ouaaaaaais ! ) et le marcel blanc (oooooh….).

La deuxième raison c’est que Flavien Berger allait entamer son set à l’autre bout du site et je trouve que ça commence à bien faire cette histoire de running gag de le louper à chaque fois.
Malheureusement mon crâne était de plus en plus douloureux alors je n’en ai absolument pas profité. C’était fidèle à l’album en tout cas, allié à des petites transitions pince sans rire tout à fait bienvenues !

 

Au retour le tram est blindé, et la clim appréciable.

 

Le point de l’hormone est attribué à Logic qui a assuré son set torse nu. Et peut-être aussi au mec qui avait tatoué derrière son genou gauche « Je » et derrière son genou droit « nous ».

 

It’s been cloudy for two months [Soundcheck #48]

 

Dans le lot de mes pèlerinages annuels, il y a Noël, les Vieilles Charrues ET la Route du Rock (quoiqu’un peu moins fréquemment, à cause du climat malouin des plus incertains).

J’avais choisi d’y aller le vendredi, pour matcher avec des copains, et parce que c’était la soirée où je connaissais le moins de groupes.
Quitte à fréquenter un festival à la prog pointue, autant y aller à fond, me disais-je. Cassons le suspense immédiatement, c’était pas l’idée la plus maline de l’année.

Deux jours plus tôt, je me suis fait une petite frayeur, histoire de pimenter un peu les vacances : je me suis foulée le pied. En me levant du canapé.
Ouais…
(Et c’était même pas en regardant les JO)

 

Bref finalement ça va mieux, je fonce ne dépasse pas surtout pas les limitations de vitesse du code de la route, car en ce week end du 15 août, les forces de l’ordre doivent être au taquet afin de remplir au mieux les caisses de l’Etat Providence, en me dirigeant vers l’Ille-et-Vilaine.
Je me fais la réflexion chaque année, mais putain, c’est loin !
En tout cas il fait beau, et c’est assez rare à cette date pour être signalé.

 

Comme d’habitude, j’arrive à 17h30 pour être à poste dès l’ouverture des portes à 18h et avec une bière dans la main dès le premier concert de 18h30. Je m’enquis des trois groupes de copains « Boarfff nous on va venir vers 20h… » (oui je caricature, coucou bisou), j’ai soudain la vilaine impression d’être une stakhanoviste des concerts qui devrait peut-être se détendre.

L’expatrié londonien, tout droit sorti de la Manche qu’il a traversé à la nage par amour de la musique (mais siiiii…) me propose de les rejoindre au camping pour l’apéro. J‘étais en passe de céder à la tentation avant de constater que le camping était désormais payant. Un vrai festival de parisien…
(Toutes réflexions concernant les tarifs du festival seront nuancées par le fait qu’ils se sont tapés un bide en terme de fréquentation et que du coup je suis contente de leur donner de l’argent, du moment qu’ils puissent continuer d’exister)

 

J’attends une bonne demi-heure pour récupérer mon bracelet cashless, je l’avais pré-crédité en ligne ça n’a pas suffi à rendre le truc fluide. J’en profite pour écouter et observer les autres festivaliers, ici c’est toujours un régal.
« Ouais, c’est vrai que t’es à fond post punk toi… Et tu penses quoi du before punk ? lol ».
Le genre de blague que tu n’entends qu’à la Route du Rock (ou au Midi Festival).

Je vais au point info pour demander un programme « Ah non, on n’en fait plus, faut télécharger l’appli ». Je veux bien être totalement 2.0 mais va falloir fournir une 3G décente et des batteries de rechange dans ces cas là…

 

Malgré tout, comme prévu, je suis devant Psychic Ills avec une bière à 18h30. J’ai pu étrenner les toilettes en arrivant, qui étaient propres, avec du papier, et même DU SAVON !!

Arte, le sponsor très à propos, après avoir distribué des ponchos les années précédentes, offrait cette année des chapeaux pour protéger nos jolies petites têtes du soleil. Ca uniformise un poil la population (« Tu me verras forcément, je suis au milieu en face de la grande scène et j’ai un chapeau blanc !! ») (cela dit, vu le nombre de spectateurs, c’était pas méga compliqué de se trouver), mais c’est sympa de leur part.

 

Psychic Hills donc. C’est un peu chiant en fait. Une nana en robe hippie (qui m’évoque légèrement the red woman de Game of Thrones), un chanteur guitariste au style désuet, des instrus psyché qui me plaisent pas, pourtant sur Spotify ça m’avait paru pas trop mal.

 

Next, Kevin Morby que j’ai loupé deux fois l’année dernière et que j’aurais mieux fait d’écouter entre temps, ça m’aurait sans doute permis d’apprécier encore + le concert en connaissant les chansons.
J’étais plutôt étonnée d’apprendre que le groupe venait de Los Angeles parce qu’ils avaient plutôt des tronches sorties de la banlieue de Liverpool, mais soit.

Devant la guitariste, je m’interroge encore sur l’intérêt esthétique de porter un pantalon carotte pour une femme. Même si t’es bien gaulée, on a l’impression d’être devant un sac…

 

Je me dirige vers le bar pour passer le temps entre deux concerts, mon pied roule sur un caillou, je m’étale de tout mon long. J’ai un peu de chance dans mon malheur, il fait beau donc, par terre c’est bien de la terre, et pas de la boue. Je me redresse l’air de rien, la tête haute, en époussetant mon jean et ma fierté.

 

Je trouve une place sur un banc (il est 20h, j’ai déjà mal au dos, l’année prochaine j’ajoute un corset à la genouillère #meufenkit) pour attendre de la compagnie et Belle & Sebastian.
Tu sais, le genre de groupe dont le nom est tellement connu que tu ne prends même pas la peine de vérifier si toi-même tu connais ou si tu aimes bien. Encore une erreur.

C’est tout à fait sympathique, ils sont 8 avec plein d’instruments, ils sont contents d’être là, ça joue bien, c’est pas désagréable, m’enfin on ne peut pas dire que ça me bouleverse (à part peut-être Piazza, New York Catcher, issue de la BO de Juno) (oui c’est ça, le seul morceau que je connaissais, en fait).
Au contraire de tous les quarantenaires qui m’entourent. J’en conclue donc que je suis trop jeune pour comprendre. Et que la Route du Rock est le SEUL festival où je me sens jeune. (Un bon point pour eux).

 

L’heure d’Haelos a sonné, j’avais très envie de les voir après ma légère révision de la prog la veille au soir. Effectivement, ça m’a bien plu. Les copains y entendent des notes de Jungle, je pense à London Grammar, faites-vous une idée.

 

Pendant ce temps-là, les militaires de la force Sentinelle profitent aussi du festival en patrouillant armés jusqu’aux dents dans l’enceinte du site. Je ne sais pas si le ratio entre leur force de dissuasion et l’ambiance anxiogène que ça fout aux alentours est mesurable, mais j’ai ma petite idée sur le résultat.
(Alex Hervaud évoquait d’ailleurs le sujet dans Libé)

 

Là-dessus, je fais LA pause bavardage de la soirée, pendant Minor Victories, qui, d’après ce que j’ai entendu de loin, est le groupe qui aurait dû le plus me plaire de la soirée. La meuf qui sait choisir son moment… Je déteste regarder des concerts en vidéo mais si ça vous intéresse vous pouvez toujours aller sur Arte Live qui retransmettait en direct.

 

On enchaîne avec Pantha du Prince, dont je n’avais jamais entendu parler mais dont le nom magnétique m’a déjà conquise. Ça commence avec un son assez dur, j’irai pas jusqu’à dire que c’était dark, mais tout de même plutôt rude en milieu de soirée et je suis contente d’avoir des accointances qui ont été me chercher un gin tonic au VIP.
Bizarrement le set s’est plutôt adouci au fur et à mesure, il a d’ailleurs changé de costume de cosmonaute sans que je le vois, passant du blanc au noir, comme un oxymore.
In fine, c’est sans doute celui que j’ai le plus aimé de la soirée.

 

Ensuite c’est Gold Panda, pour lequel j’aurais dû avancer plus dans la foule pour en profiter.

Puis Rival Consoles pour finir, et là je n’ai absolument rien à dire. Je me suis pas emmerdée, c’était pas l’extase, j’étais pas mécontente de rester, ni de partir.

 

Tout ça pour dire que la prochaine fois, je choisirai peut-être le soir où il y a La Femme ou Fat White Family, même si je les ai déjà vu. C’est moins aventureux comme décision mais potentiellement plus extatique.

Des lendemains de ces soirs grisés [Soundcheck #47]

[Feu! Chatterton]

FESTIVAL DU BOUT DU MONDE, JOUR II

Dimanche matin 9h, il fait gris, il y a une heure d’attente pour aller aux toilettes (ça muscle le périnée c’est ça ?) et une jeune femme parcoure les campings en criant « WEEEED ! BEUUUUH ! » comme d’autres pourraient dire « BEIGNEEETS ! BOISSONS FRAICHES ! ».

30 minutes plus tard il crachine, mais comme dirait le voisin : « le crachin breton ça compte pas pour de la pluie ».

Toujours est-il que pour la deuxième fois de l’été ( !), je regrette de ne pas avoir apporté de bouquin en festival. (Quand tu as un campement composé de trois personnes et demi pas du tout aménagé pour des conditions météos humides, la pluie tue toute convivialité).

A midi, le brumisateur s’arrête et nous nous ruons dehors pour plier nos tentes le temps de l’éclaircie.

Finalement c’est resté assez stable toute la journée et la soirée : gris brumeux avec une température permettant de rester en débardeur. Les mystères du climat finistérien…
La nana que j’ai entendu dire la veille « Pas de soleil, pas de vent, c’est la température idéale ! » devait être aux anges.

 

Soviet Suprem en entrée = régal. J’étais déjà semi-convaincue à partir du moment où on m’a dit que la moitié du duo était assurée par R-Wan de Java (c’est pas de la menthe à l’eau, c’est du rock’n’roll).

Ce fût un festival de jeux de mots, de chorégraphie communistes, de slam dans le public, de public sur scène, de poings levés, de bras en l’air qui bougent de gauche à gauche, de caresses à son voisin, bref impeccable pour commencer la journée.
Il ne me reste plus qu’à écouter les albums pour estimer la valeur des paroles !

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Je me suis barrée un peu avant la fin néanmoins car Feu ! Chatterton jouait dans le chapiteau et je voulais être tout devant.

Sans surprise, le set était parfait. C’est hallucinant à quel point Arthur, le chanteur, incarne ses textes de manière intense. Cette voix bordel ! Je pourrais payer juste pour l’écouter parler de tout et de rien pendant des heures ! Et pour autant, il n’éclipse pas les 4 musiciens qui sont tout aussi méritants.

Une formation en quinconce qui passe de l’émotion de Côte Concorde à la bamboule totale de La Malinche, remarquable.

 

On regarde Oxmo Puccino de loin (déjà vu, très bien, mais je n’aime pas assez pour y retourner), il a un très joli costume bleu ciel et il fête la fin de sa tournée + son anniversaire.

 

Ensuite c’était l’heure d’A-Wa, qui a malheureusement coïncidé avec une envie pressante. Ça avait l’air bien, d’après ce que j’ai entendu durant ma demi-heure dans la file des toilettes…
(Je n’aurais jamais dû prendre un jus d’orange bio) (oui, je sais…) (mais j’étais fatiguée)

 

Je pensais aimer Fat Freddy’s Drop mais en entendant les premières notes, j’ai vite compris que j’avais du confondre avec autre chose… De loin également donc.

 

Joe Driscoll & Sekou Kouyaté : quand un américain qui chante du hip hop avec une guitare folk et un guinéen prodige de la kora se rencontre et décident de faire un truc ensemble. Dis comme ça, c’est improbable, en vrai c’est carrément pas mal !

 

Et puis Hubert-Félix Thiéfaine est arrivé. La première fois que je l’ai vu en concert, c’était à ce même endroit, ce fût un grand moment d’émotion et de beauté. Depuis la découverte de la Fille du coupeur de joint et Groupie 89 Turbo 6 sur la plage grâce à une vieille K7 du frère d’une copine (coucou !), je n’ai cessé d’écarquiller les yeux et les oreilles à ces paroles démesurées.

Je pense que c’est à peu près l’homme le plus classe du monde (même si certain(e)s opteront plutôt pour son fils Lucas, et on ne leur en voudra pas).

Je ne connais pas la moitié des mots qu’il utilise, je ne comprends pas la moitié de ses textes, pourtant ça m’hypnotise.

 

Comment veux-tu enchaîner après un concert pareil ? Par un 2ème set de Feu ! Chatterton ? Ah ben oui, tiens, pourquoi pas !
Franchement j’ai hésité, deux fois dans la journée, j’avais peur que ça cannibalise l’émotion du premier. Pffff… Que nenni ! Aussi bien et un final encore + explosif (le public à 23h était sans doute un peu moins âgé que celui de 17h) !

 

Je commence à fatiguer (vous ai-je déjà parlé de mon dos et de mes genoux ?) (lol), si j’ai décidé de rester jusqu’au dernier concert ce dimanche, c’est parce qu’il s’agissait de Thylacine. Et pour que je me tape 1h20 d’Alborosie en attendant, je peux vous dire que je l’aime d’un amour franc et sincère le petit louveteau…

 

Je n’aurais pas le cynisme d’accuser le son mais force est de constater  que c’est à ce moment qu’un mec  est tombé raide mort sur un camarade, avant d’être pris de convulsions une fois au sol. Le genre d’événement qui délie les langues et où t’apprends qu’il y a eu un mort la nuit dernière au camping.
J’ose espérer que ce n’est pas celui, frigorifié et se vomissant dessus, que nous avons laissé au bon soin de La Croix de Malte #safetycheck.

 

Pour s’en remettre, il y a tout de même eu un nouveau live d’A-Wa auquel j’ai pu assister cette fois (je m’étais fait poser une sonde urinaire entre temps) (#glamour).

3 sœurs qui remettent des chants traditionnels yéménites au goût du jour sur des instrus plutôt électro et hip hop. C’est très bien, énergique et endiablé, même si à mon sens, c’est un peu monocorde, ça manquait de nuances, notamment dans les harmonies de voix qu’elles pourraient faire, plutôt que de chanter tout le temps ensemble.
Oui, je pinaille.

 

Il est 1h40, je frétille en attendant que les copains finissent de commander des bières, d’acheter des tickets, de manger des crêpes (bisous) alors que Thylacine est déjà sur scène !

Je ne vais pas de nouveau lui tresser des louanges, c’est vu et revu, fait et refait, c’est tout de même la troisième fois que je le vois en moins d’un an.
Ce type a un talent dingue, le set était un condensé de bonheur et d’électricité. J’avais les zygomatiques complètement courbaturés (pensez-vous, 1h20 à sourire, j’ai pas l’habitude).

 

Je vous laisse avec l’aftermovie du festival pour conclusion, vous verrez, ça donne envie.

https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Ffestivalduboutdumonde%2Fvideos%2F10157305319185173%2F&show_text=0&width=560

La foule sort de mes veines [Soundcheck #46]

[Les Innocents]

FESTIVAL DU BOUT DU MONDE, JOUR I

Il y a six ans, j’avais pris la décision de ne plus aller au Festival du Bout du Monde.

Non pas parce que l’ambiance est mauvaise (oh non), non pas parce que le site est moche (oh non), mais parce que dans la vie il faut faire des choix, et payer pour voir Alpha Blondy une énième fois ne faisait plus partie des miens.

 

Le Festival du Bout du Monde ça reste tout de même mon premier festival avec les copains, le pogo de la Ruda Salska où j’ai failli perdre un œil, le concert démentiel de Manu Chao & Radio Bemba, la prairie qui fait les chœurs de Sacco & Vanzetti avec Joan Baez, le dernier concert d’Ibrahim Ferrer avant sa mort, bref de chouettes souvenirs (et beaucoup trop d’artistes qui emploient les termes « jah jah rastafaraï » au premier degré).

 

Cela dit, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis (je me fais fort d’être loin d’une imbécile si c’est le seul critère), le soleil étant prometteur, les copains présents  et la programmation légèrement réorientée vers mes goûts, j’ai repris le chemin de la presqu’île cette année.

Rien que pour dévaler le Menez Hom et surplomber la Baie de Crozon, ça vaut le coup d’y aller.

 

Les contrôles de gendarmerie et les bouchons promis n’étant finalement pas au rendez-vous, j’ai rejoint assez rapidement le site dont j’avais oublié la petitesse ! C’est tellement mignon ! Et tellement plaisant de garer ta caisse à 10 minutes de marche du camping. Le luxe.

Qui s’arrête à peu près là. Nous noterons notamment un énorme problème de sanitaire (5 toilettes sans PQ par camping de 1000 personnes, c’est peu).

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Si je suis venue dès le samedi, c’est plus grâce à des circonstances tarifaires avantageuses que pour la programmation, qui, clairement, représentait à peu près tout ce qui me laisse de marbre (ou me donne envie de me tailler les veines avec un couteau en plastique).
Mes considérations artistiques sur cette première journée seront donc réduites.

 

Jeremy Loops, tout en faisant la queue pour acheter les tickets boissons (le cashless est bien loin). Je pense que c’est pas mal, une sorte de folk country enthousiaste, en tout cas il avait la patate et son backer aussi.

Les Innocents, que j’étais pas mécontente de voir à la base.
Oui, bon…
Franchement, je suis désolée de le dire mais c’était assez lamentable. J’ai eu l’impression d’assister à un karaoké (à leur décharge, le son était mauvais), il n’y avait aucune ferveur dans le public, même quand ils ont chanté Un autre Finistère qui aurait dû nous coller des frissons à tous…

 

Et pendant ce temps-là, des chevaux, des dragons, des DSK en peignoirs léopard bien dégueu, des anges, un Karl Largerfeld, des fées, des super-héros, des bagnards traversaient la prairie.

 

Bears of legend ça avait l’air pas mal (là je réécoute et je me dis que j’ai peut-être loupé un truc), de la folk québécoise que j’ai entendu de très loin avant de filer vers le seul artiste que j’avais envie de voir.

 

Bachar Mar-Khalifé donc, qui a d’abord commencé par me faire peur. Je ne connaissais que quelques morceaux, plutôt électro et festif, alors les 20 premières minutes planantes et jazzy m’ont un peu ennuyée. La suite fût carrément plaisante, fidèle à ce que j’attendais, et je crois qu’un concert entier serait utile pour un avis définitif (les artistes qui jouent sur la petite scène et dans le chapiteau font deux sets de 40 minutes seulement).

Depuis j’ai acheté l’album que j’aime beaucoup.

 

Fred Wesley (tromboniste méga célèbre dans le milieu) (autant vous dire que j’ai entendu son nom pour la première fois il y a 6 mois) dont le set était pas mal, même si c’est vraiment pas ma came.

 

Point d’orgue de la journée : le concert de Tiken Jah Fakoly.  Dont le pays va toujours mal apparemment.

Je crois qu’il y a vraiment des limites à ce que l’on peut s’imposer.
C’est pourquoi j’étais ravie de trouver une autre personne de la #Team84 dotée d’oreilles en état de marche, avec laquelle je me suis barrée avant la fin du set pour rejoindre mon duvet.