MARKET

[NORTH UK, PART VII]

La déception du réveil c’est qu’il n’y a pas de bouilloire dans cette chambre et que je ne peux pas mener mon petit rituel du café / journal.

Pour compenser, je décide de chercher un endroit qui sert des pancakes.
En sortant, je découvre une nouvelle ville, sous le soleil, des rues qui fourmillent, des magasins ouverts, rien à voir avec la veille !

J’entre dans le Kirkgate market, des halles qui sont, selon Wikipédia, les plus grandes d’Europe. C’est très joli (et le café n’y est pas cher), je suis totalement rassérénée de ne pas rester sur mon impression de la veille.

The Merrion centre se défend pas mal non plus.

Grâce à Google, j’ai les meilleurs brunchs de Leeds en ligne de mire, dont Mrs Althas que je mets 10 plombes à trouver. Mais ça valait le coup parce que cette pile de pancakes, nappée de sirop d’érable et parsemée de fruits rouges m’a complètement fait rêver.
La playlist du lieu (et le serveur qui se la donne sur Blink 182) aussi.

 

Il me reste 2h pour retourner sur les docks et visiter les Royal Armouries. Je suis pas totalement fan d’armes et de guerre à la base, mais bon, sachant que c’est gratuit, ça vaut le coup de ne pas mourir idiote.

Dès l’entrée, tu peux t’essayer à tirer avec une mitraillette factice, ça pose l’ambiance.

Ensuite il y a un étage sur la guerre, un étage sur la chasse, et un autre sur les armes (d’un point de vue plus artistique). Il y a environ 300 armures d’exposées, je me demande vraiment comment les types pouvaient se mouvoir, emprisonnés dans des trucs pareils….

Sachant que l’immense majorité des visiteurs sont des familles avec des gamins en bas âge, j’étais un peu mal à l’aise de constater à quel point les expos sont ludiques.
J’ai quand même testé le tir à l’arbalète (je suis nulle), et la vision à travers un casque de soldat du moyen âge (ils n’y voyaient quedalle).

L’optimisme.

Après cette activité fun et bigarrée, c’était l’heure de partir pour Birmingham, quelques heures de car avant une dernière nuit en auberge de jeunesse (quand tu dois te lever à 5h du mat, ça ne sert à rien de foutre l’argent par les fenêtres).

Ma soirée chez les brummies m’a foutu le cafard. Non seulement je me suis perdue pour trouver l’hostel, mais en plus j’ai découvert que c’était le Gin festival depuis une semaine sans que je m’en sois aperçue jusqu’à présent.
Quel gâchis…
Et puis je trouve cette ville assez triste.

 

Le lendemain, mon vol avait 1h de retard.
Heureusement je n’étais pas encore venue à bout des 1200 pages.

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Épilogue : suite à mon mail de réclamation, FlyBe me rembourse à hauteur de 250€ \o/
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Bières testées
Samuel Smith stout
Samuel Smith lager
Crystal
Manchester Pale Ale
Helmsman
(À peu près toutes insipides, j’aurais du me contenter d’une valeur sûre : la Newscastle brown ale)

BO
Cigarettes after sex – Cigarettes after sex
Blaenevon – That’s your lot
The Wytches – Annabel dream reader
Peter Silberman – Impermanence
Alt-J – Relaxer

 

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MALLS

[NORTH UK, PART VI]

C’est avec un léger mal de crâne doublé d’une bonne dose de fatigue que je quitte Manchester dimanche matin, direction Leeds.

L’Ibis budget est situé à 5 minutes à pied de la gare routière, un bon point d’entrée.
Je repars aussi sec à la découverte de cette ville dont je ne connais rien, et pour laquelle mon guide ne me sera d’aucun secours.

Ce qui s’avère un peu ennuyeux car je ne sais pas vraiment vers où me diriger dans le centre-ville pour trouver un coin sympa où manger. Certes c’est dimanche mais logiquement en Angleterre ça ne change pas grand-chose en termes d’activité (les magasins sont ouverts). Apparemment à Leeds, si.

 

Le centre est divisé en 6-7 areas, dont celle nommé The Arcades où il y a effectivement de beaux passages en arcades remplis de magasins chics (je ne m’attendais pas à trouver ce type d’architecture dans le coin).
Pour le reste, c’est juste des centres commerciaux moches, où les franchises de marques internationales s’empilent. Je ne vous cache pas qu’un dimanche, quand il n’y a pas grand monde dans les rues, c’est un peu glauque (et pas dans le sens que j’apprécie).

Deux possibilités s’offrent à moi pour dénicher le quartier gentrifié (oui je suis une bobo gauchiasse etc.) où je pourrais déguster un egg royal :

  • Repérer des hipsters et les suivre (ce qui m’emmène au Belgrave Music Hall & Canteen, mais j’ai pas envie de pizza)
  • Activer la géolocalisation sur mon téléphone et taper « coffee gluten free » dans Google Maps (aucune occurrence)

(Protip si vous allez à Leeds, ce type d’endroits commence à se développer sur la Great George St. en face de la stupéfiante Infirmary)

Ceci est une salle de concert.

Je suis un peu désespérée / affamée quand je m’écroule chez Jamie’s. Certes, c’est une figure locale, mais ses spaghetti bolo un peu moins.

Retrouvant un semblant de force, je repars vers la mairie (la bibliothèque centrale est en travaux, ouin), je me motive à entrer dans le Henry Moore Institute, dédié à la sculpture.
J’y découvre le travail de Jiro Takamatsu, mais surtout un jeune mec qui fait de la méditation en plein milieu de la salle d’expo. Je ne sais toujours pas si ça faisait partie de la scéno #artcontemporain.

J’enchaine avec le Leeds Museum, un peu dans la même veine que celui de Liverpool, mais avec des enfants beaucoup plus bruyants (ou alors c’est moi qui était moins tolérante) (mais ça m’étonnerait un peu…).

 

Je passe devant l’université, je redescends vers les docks, il fait ni beau ni moche, j’ai plus trop la foi de continuer, il est 17h30 quand je m’écroule sur mon lit avec un bouquin.

Comme c’est dimanche, il me semble assez logique de ne plus ressortir et de rester glander devant la télé. Ma clef usb n’étant pas compatible avec le poste, je ne peux malheureusement pas lancer la S06 de Homeland et me retrouve contrainte de regarder le documentaire Diana, princess of Wales où Harry et William parlent pour la première fois du décès de leur mère.

Je ne sais pas si c’est parvenu jusqu’en France, toujours est-il qu’au Royaume-Uni c’était un peu LE sujet de la semaine.

Au bout de 15 minutes, je trouvais ça assez triste pour changer de chaîne. C’est assez réconfortant de constater que The Big Bang Theory passe toujours sur E4 (sachant qu’il y a 4 ans, c’était la dernière saison, je ne sais pas trop où ils en sont).

Ça enchaîne sur Don’t tell the bride, une émission fabuleuse où chacun des futurs époux organise le mariage de ses rêves dans son coin, pour finir par réaliser celui du mec. Comme vous pouvez vous en douter, c’est souvent moins princesse/conte de fée que les attentes de la promise.

Je suis tombée sur un  épisode avec un couple de Leeds, ça tombait bien ! (Et j’ai pas compris un traître mot, c’est quoi cet accent BORDAYL !?)

DISTRICT

[NORTH UK, PART V]

Samedi matin ma chambre est baignée de soleil et je peux partir sereine vers le Southern cemetery que j’avais assez bêtement manqué lors de mon dernier passage.
Le bus met environ 45 minutes à y aller depuis Picadilly, en traversant plein de quartiers typiques dans lesquels je me ferais un plaisir de m’arrêter au retour.

On ne peut pas dire que le cimetière m’ait renversé, mais il faut avouer que j’ai quelques standards en tête qu’il est assez difficile de détrôner (et une légère préférence pour le gothique #emo).

Un cycliste photographe m’a conseillé de revenir à l’automne quand les couleurs des arbres sont fabuleuses, je veux bien le croire.

(Depuis j’ai visité celui de la Bouteillerie à Nantes, qui est d’une mignonnerie wild tout à fait plaisante)

 

Du coup je suis assez vite repartie dans l’autre sens pour faire une pause dèj sur Burton street. Un havre de paix, de richesse, de petits magasins / restos / cafés choupis / branchés.

J’ai opté pour un bagel au saumon chez Rustik, où le café m’a été offert car j’ai pas mal attendu ma commande. Quand tu sais qu’un café c’est minimum 3€ de ce côté de la Manche, c’est un geste appréciable.
L’endroit est sympathique, je frissonne quand Don’t look back in anger résonne dans les enceintes.

Je grimpe à nouveau dans le bus pour m’arrêter dans un autre quartier beaucoup moins reluisant, le long de Yee Tree road. Il est parfaitement représentatif de mon image mentale de l’Angleterre, de Fish Tank à This is England 86’, Sweet Sixteen à Skins (oui ok, ça passe aussi par Coup de foudre à Notting Hill et Love Actually).

Des maisons alignées, des rues parallèles, toutes identiques, donnant sur un micro jardinet à l’arrière. En gros, les même que dans Billy Elliot, donc j’imagine que ce sont des anciens logements de mineurs.

Depuis le début du séjour, une question tourne en boucle dans ma tête, « what’s your story ? », que je crève d’envie de poser à tous les anglais que je croise, à tous les murs devant lesquels je passe, particulièrement dans ces deux quartiers antinomiques.
Sachant que c’était déjà le cas à Tanger, il va falloir que je me sorte rapidement les doigts pour vaincre ma timidité et satisfaire ma curiosité.

L’appareil photo en bandoulière, je furette dans les allées dézinguées, entre une chaussure de bébé, du verre brisé, des mauvaises herbes, des papiers crasseux. Un jeune homme sort à l’arrière d’un des jardins, me regarde, et je fuis. J’aurais sans doute parue moins louche en allant lui parler. À travailler.

 

Je retourne dans le centre-ville, fais un stop du côté d’Oxford Street, vois plusieurs personnes habillées étrangement, m’interroge, avant de me rappeler que c’est le ComiCon de Manchester.
À ma décharge, il peut être assez difficile de faire la différence entre un anglais et un anglais qui va au ComiCon #fashionpolice.

Après ma session paparazzade, je marche des heures en quête d’un carrot cake. Échec total de la mission.
Forcément, à 16h30 un samedi, les happy hour ont débutés depuis une bonne heure, alors plus personne ne songe au goûter… Je suis déçue déçue déçue.

Je prends une pinte à la terrasse du pub en face de ma chambre (le Sinclair’s Oyster bar, qui a ouvert au 16e siècle #anecdote), histoire de me consoler (où démarrent les problèmes d’alcool, je vous le demande…).

 

Je n’envisage pas de repartir de Manchester sans m’être rendue à un concert, malheureusement, comme en France, la prog estivale est pauvrette.
Je repère une release party dans The Skinny, trois groupes inconnus dans un pub inconnu, pour la modique somme de 5£. J’écoute rapidement, ça ne me déplait pas, je me décide.

Quand j’arrive au Gulliver’s Pub à 8pm, le concert n’a pas commencé. NANMÉHO !! Depuis quand les live ne débutent pas à 7pm en Angleterre !?
Du coup je prends une autre pinte pour patienter, et j’apprécie les avancées récentes en termes de roaming, qui me permettent de m’occuper en navigant sur les internets.
Je note également, une fois de plus, que c’est tout à fait reposant de ne pas se faire fouiller à chaque fois que tu entres dans un lieu (public ou privé).

Je ne vais pas vous détailler les trois sets (The Sandells, Shaking Chains, Factory Acts) parce que globalement c’était pas fou (au-delà de la salle à l’étage du pub qui m’a rappelé de bons souvenirs), juste que j’ai enfin percuté pourquoi les anglais ont plus tendance à crier qu’à applaudir : avec une pinte dans la main, le choix est vite fait.

Je repars, légèrement tipsy, en songeant que si Shakira dit vrai en chantant « Hips don’t lie », j’ai 55 ans.

RECORDS

[NORTH UK, PART IV]

Pour le vendredi après-midi à Manchester, la BBC prévoit de la pluie.
Je profite donc de la matinée pour retourner dans le Northern Quarter afin de faire des emplettes chez Picadilly Records (de toute façon, cet album de Royal Blood, j’avais prévu de l’acheter) (et ceux des Wytches on ne les trouve qu’en Angleterre) (et un best of de Nick Cave and The Bad Seeds ça me semble primordial pour la culture générale).

Je bave également devant tous les posters des artistes exposés dans la Richard Goodall Gallery, mais c’est relou à ramener dans l’avion les affiches…
(Un coup d’œil aux travaux de Daniel Danger, Alex T. Fraser, Aleksandra Giorgini et Brandon Schaeffer vous donnera une idée de ma frustration)

Ceci est une cage à hipster.

Je parcoure les rues, les yeux grands ouverts pour dénicher les nouveaux graffs.
Je retrouve mes repères assez facilement, il n’y a pas de raison, c’est pas comme s’il y avait eu un cataclysme (autre que psy) depuis ma dernière visite.
Les hommages graphiques aux victimes et à la force des mancuniens ont tout de même fleuris un peu partout.

Je m’octroie un Egg royal chez Teacup Kitchen, en face d’un rainbow cake des plus chamarrés, et je suis d’attaque pour traverser la ville en direction de l’AMC cinema.

Je me suis paumée 30 fois, j’étais trempée, mais je suis arrivée à temps pour la séance de Baby Driver en séance pour sourds et malentendants (l’astuce quand tu as besoin de sous-titres pour être sûre de saisir toutes les subtilités).

Un chouette film, avec des bons acteurs, une BO aux petits oignons et une affiche classieuse (à l’inverse de la française) (si vous n’avez pas vu le remix du teaser fait par Mike Relm, faites-vous une faveur).

Je finis l’après-midi dans l’enfer d’Arndale, un mall gigantesque (remember mon premier séjour mancunien), à la recherche d’un parapluie (il n’y a pas de raison que je n’en ramène en souvenir que de Rome).

J’y trouve un Poundland et là c’est un peu la fête dans ma tête. Cette enseigne où tout est à 1£ me fascine. Pas que j’y achète grand-chose (je confesse tout de même un amour particulier pour les raisins enrobés de chocolat Sweet Heaven), mais le concept me rend dingue.

Je ressors enchantée, avec un parapluie rose fushia (oui parce qu’à ce tarif, t’as rarement le choix de couleurs de bon goût), qui luttera efficacement contre la grisaille bretonne cet hiver.

 

Je ne peux décemment pas snober le Friday afterwork alors j’opte pour le pub situé en dessous de ma chambre, The Crown & Anchor (si quelqu’un sait pourquoi la moitié des pubs contiennent les termes « crown » et « anchor » dans leur nom, je suis curieuse de connaître la raison).

CATHEDRAL

[NORTH UK, PART III]

Jeudi je laisse mon paquetage à l’accueil, afin de profiter de ma deuxième et dernière journée à Liverpool les mains libres.
Cette fois-ci je me dirige vers la Roman Catholic Metropolitan Cathedral.

Première réaction devant l’édifice : « WHAT THE FUCK LIVERPOOL !? ».

À la base, ils avaient prévu de construire la plus grande cathédrale du monde après celle de St Pierre, mais la WW2 est passée par là, plombant un peu le budget.
Du coup ça a été repris en 1962, ce qui explique le côté résolument novateur de l’architecture !

Cela dit, de l’intérieur c’est un espace circulaire de toute beauté (auquel la photo ci-dessous ne rend absolument pas grâce), et c’est assez appréciable de voir une « déco » plus contemporaine que dans les églises traditionnelles (ils ont passé commande à des artistes pour les peintures).

Je dois avouer que pour la première fois de mon existence, j’ai eu envie de m’y poser pour réfléchir à ma vie. Bon, ça a duré 3 minutes et la conclusion c’était que j’avais faim mais quand même… (<— ceci se nomme « pudeur »)

J’ai poursuivi sur Hope street, que je pensais être le coin plutôt populaire de la ville, compte tenu de son nom. (En général, quand les rues ont des noms connotés positivement, c’est pour tenter d’alléger la misère ambiante) (checke où se situe la rue des Îles Marquises dans ta ville, tu verras).

En fait c’est le quartier posh, avec de biens belles maisons, des arbres, des petits commerces, et un grand pub trop cool !
Je me suis posée dans une des salles du Philharmonic Pub qui n’est que boiseries, vitraux, faïences et autres fauteuils clubs parfaits pour bouquiner.
Le Routard dit que John Lennon y avait ses habitudes. À mon avis il n’avait pas du y tester le café (de la flotte).

Je poursuis ma balade vers la Liverpool’s Anglican Cathedral, qu’on voit à peu près à 3km de distance. Je comprends ainsi qu’il y a peut-être eu un petit concours de bites entre les cathos et les anglicans en termes de bâti.

En cherchant l’entrée, je tombe sur celle du St James Garden, je me tâte à y faire un tour avant d’apercevoir des tombes et de foncer #gothic.
J’y rencontre un scouser (l’autre nom des liverpudlians) avec son basset, qui me renseigne sur l’histoire du monument central (que je serais bien en peine de vous livrer ici car je ne m’en souviens plus).

Je remonte pour visiter la cathédrale qui fait environ 4 hectares. Il y a carrément un snack bar, un resto, des toilettes et une boutique de souvenirs à l’intérieur. À part son gigantisme, rien de spécial.

L’orphelinat de Liverpool, gros pourvoyeur de tombes collectives.

En redescendant vers le centre-ville, je trouve Bold st. qui confirme que la gentrification est, ici aussi, à l’œuvre.

Il me reste le temps d’aller à l’Open Eye Gallery avant de choper mon car pour Manchester. Les différents photographes exposés illustrent la question « How do you affect change ? ». L’idée est intéressante (chacun peut écrire sa réponse sur le mur) mais les travaux plus journalistiques qu’artistiques.

Je kiffe le car, j’ai donc choisi celui qui met le + de temps à faire Liverpool – Manchester, histoire de pouvoir apprécier les paysages du Yorkshire, écouter Cigarettes after sex et continuer mon périple littéraire dans le New York des seventies.

 

J’étais un peu triste de quitter Liverpool (idéalement il m’aurait fallu un jour supplémentaire) (là je vais être obligée d’y retourner…), mais en arrivant à Manchester je retrouve le sourire ! J’adore cette ville !

Quand je vois mon hôtel (The Mitre) (il est en face de la cathédrale), et ma chambre qui fait la taille de mon studio, et la baignoire, je suis d’autant plus ravie. (Moins quand je constate que les anglais ne sont toujours pas passés aux doubles vitrages et qu’il y a 3 pubs en bas) (mais avec des boules quiès ça se passe très bien)

 

DOCKERS

[NORTH UK, PART II]

Mercredi matin je me réveille heureuse comme une papesse (#feminism) dans mon lit kingsize, et je fais chauffer la bouilloire pour prendre mon café en lisant le Times au son de Blaenevon (oui parce que tu as une télé dans la chambre, donc tu peux y brancher ton lecteur mp3 en USB).

Je vous jure, aller à l’hôtel CHANGE TOUT !

Mon kiff quand je suis chez moi le week end, c’est de lire la presse (essentiellement Télérama et Les Jours, faut être honnête) (l’idéal pour la pluralité des titres c’est chez mes parents) (je les soupçonne de tenir un kiosque clandé pour arrondir leur retraite), en buvant un café et en écoutant de la musique. Donc pouvoir le faire en vacances c‘est double dose de bonheur.

 

À 500m de l’hôtel, je tombe sur la Central Library, mon petit péché mignon en voyage (avec les cimetières, nous y reviendrons). Nichée dans un bâtiment pour le moins imposant, datant du 19ème siècle, elle a été rénovée en 2008 de manière impressionnante par le cabinet Austin-Smith:Lord.

La partie moderne est nickel, encore un endroit où tu as envie d’emménager pour y lire l’intégralité des ouvrages (et je peux vous dire que ça me prendrais un certain temps vu mon niveau de lecture en anglais), mais le petit plus c’est la Picton reading room, qui est d’époque.

Mais pourquoi j’avais pas des endroits comme ça pour étudier quand j’étais à la fac moi !? J’aurais peut-être eu mon DEUG d’histoire… (L’important c’est d’y croire)

Le deuxième petit plus, c’est le rooftop, pas dégueu. Et d’où j’ai aperçu une immense affiche pour The Curious incident of the dog in the nighttime sur la façade de l’Empire Theatre.
Gros coup de bol, ils jouaient le soir même, il restait de la place et j’ai eu le billet à moitié prix en dernière minute !

Je suis redescendue vers les docks en traversant le centre-ville, en m’abritant sous le porche de la mairie pour paparazzer les liverpudlians (c’est pas TROP mignon ce nom ? On dirait un mélange entre des lilliputiens et du pudding !) (ça concurrence un peu les brummies).
Je suis toujours admirative du style des anglais, entre élégance (costard) et pragmatisme (doudoune).

 

Ils sont vraiment partout…

Les docks de Liverpool datent du 18ème siècle et une partie, l’Albert Dock est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis sa rénovation. Apparemment c’est un des sites touristiques les + visités en Angleterre (après Londres, forcément).

Clairement c’est très chouette de pouvoir se promener en bord de mer, dans un cadre entre bâtiments anciens et gestes architecturaux plus récents (l’Open Eye Gallery pour ne citer qu’elle), qui se reflètent dans l’eau des bassins.

Après avoir pris un cornet de frite de patates douces (la base), je suis allée à la Tate, dont l’annexe liverpudlian se situe dans une partie de l’Albert Dock.

Il y avait une expo vraiment cool d’Aleksandra Mir, « Space Tapestry », dont toutes les œuvres, assez monumentales sont composées de motifs dessinés au stylo bic.
Il s’avère qu’elle s’entoure de dizaines d’étudiants pour parvenir au bout de sa peine tellement c’est minutieux et immense à la fois.

Au premier étage, il y avait plusieurs salles organisées autour du concept « Constellations ». Ca part d’un artiste et il y a des tableaux de plusieurs autres artistes qui font partie de son entourage/influences/héritiers. Autant dire que ça brasse large, ça donne un bon aperçu de l’art contemporain (et il y a à boire et à manger).

Ca va de Picasso, Cy Twombly ou Mark Rothko (que je n’aime pas trop), à des artistes que j’ai aimé découvrir (Andreas Gursky, Gabriel Orozco).
Et un des surveillants m’a fait l’honneur d’un petit topo sur John Lowry, sympa !

 

Après un americano au coffee shop du musée, j’ai poursuivi avec le Liverpool Museum.
C’est la ville d’Angleterre où il y a le plus de musée après Londres et comme à peu près partout dans ce pays, ils sont gratuits !

Bien qu’on sache parfaitement que la gratuité ne résout pas les inégalités de fréquentation des lieux culturels, qu’elle ne brise pas les barrières sociales, les freins intériorisés et le désintérêt, je suis persuadée que cela incite tout de même pas mal de gens à être curieux en voyant une porte ouverte et de la lumière.

Le Liverpool Museum est un joyeux bordel assez ludique autour de l’histoire de la ville. Parfaitement adapté aux enfants (il y a plein d’installations interactives), ça brosse large aussi bien historiquement que thématiquement.

J’ai donc pu m’informer sur la vie des dockers au début du 19e, comme me prendre une taule au blindtest (vous saviez vous que les Atomic Kitten étaient du Merseyside !?) et découvrir le nom des sculptures qui jalonnent la promenade du Pier Head (les Superlambanana, un mix entre des bananes et des agneaux créées par Taro Chiezo) (la drogue).

It rings a bell…

Après être passée chez Tesco pour acheter des des wraps (on ne peut pas allez à l’hôtel ET au resto) j’ai filé au théâtre.

L’Empire Theatre date de 1925 et il est sublime. Et comme dans tous (?) les cinés et théâtres d’Angleterre tu peux y manger et/ou prendre un verre de vin/une pinte pendant la pièce. Globalement les anglais ont un rapport un peu moins sacralisé que nous à la culture, ce que je trouve assez agréable (mais faut voir la gueule du sol à la fin du spectacle…).

On peut se dire que c’était un peu ambitieux d’aller voir une pièce de 2h en anglais, je ne suis pas totalement inconsciente, c’est adapté du bouquin de Mark Haddon, le premier que j’ai lu en arrivant à Bristol.
Donc même si j’ai loupé quelques blagues, dans l’ensemble j’ai pas été trop perdue et j’ai passé un très bon moment car la scéno, la mise en scène et les comédiens sont top (mention spécial à Scott Reid).
Bref si vous avez l’occasion (ça fait 4 ans qu’elle tourne et je crois que ce n’est pas prêt de s’arrêter), n’hésitez pas.

 

En sortant, le George Hall était éclairé aux couleurs de la Liverpool Pride.

DELAYED

[NORTH UK, PART I]

L’été, quand tu veux partir en vacances à la dernière minute et pour pas cher, mais que l’Espagne et l’Italie n’ont pas tes faveurs, il reste l’Angleterre.
Ce qui tombe plutôt pas mal me concernant.

Je n’étais pas peu fière d’avoir dégoté un petit Dogville-Birmingham pour 150€, agrémenté d’un trajet de 2h en car pour faire Birmingham-Manchester à 8€ (sachant que le Dogville-Manchester coûte 400€, c’était plutôt un bon deal).

Ça c’était avant que mon vol ait 3h30 de retard, que je loupe donc mon car, que je m’aperçoive qu’il n’y a pas de guichet National Express / Megabus à l’aéroport pour en choper un autre (« Do you have internet on your phone love ? You have to use their website. »), que je doive annuler ma résa d’hostel à Manchester pour finalement tracer direct à Liverpool etc.
Pour une fois que j’avais tout organisé et réservé, ça ne m’incite pas à continuer de travailler ma prévoyance…

C’est dans ce genre de situation que tu es contente d’avoir pris un bouquin de 1200 pages pour partir (City on fire de Garth Risk Hallberg, recommandable bien qu’un poil trop long AMHA)

12h après être partie de chez moi, j’ai franchi les portes du Travelodge de Liverpool et je suis tombée en extase devant cette chambre d’hôtel.
Oui, parce que suite à ma déconvenue londonienne cet hiver, j’ai bien intégré que je n’étais plus jeune et qu’il fallait désormais que je sacrifie mes reins pour m’offrir un peu de solitude.

Je suis ressortie aussi sec pour bouquiner aux dernières lueurs du soleil sur les docks de Liverpool et 1h après être arrivée, je souhaitais déjà emménager dans cette ville. Tout y est si paisible, si tranquille, la vie semble filer plus facilement de ce côté de la Manche.

Ici aussi, les cadenas de l’amour font rage.

Soyons clairs, ça n’arrivera pas, car bien que je me sente immédiatement comme à la maison dès que je pose un pied sur le sol anglais (c’est inexplicable), je maîtrise trop peu la langue pour espérer y trouver un job.

Bref, je me contente d’une semaine de vacances pour ravir oreilles, yeux et cœur.

Protip : si vous faites Liverpool – Manchester – Leeds en passant par Birmingham, n’achetez pas le guide du Routard sur l’Angleterre. Il y a seulement 4 pages sur LVP et MCR (ouais ouais), et les deux autres villes ne sont même pas évoquées dans l’Index.

I’ve been in the air for hours

[LONDON PART III]

Dimanche matin, je découvre qu’une des australiennes a ramené un mec durant la nuit. C’est vrai qu’on a la chambre  « X » et qu’à 10 dans le dortoir on se sentait un peu seuls…

Je décide de squizzer le petit-dèj gratuit de l’hostel pour m’octroyer de la nourriture digne de ce nom.
Je tente ma chance au Breakfast Club en me disant que c’est peut-être moins blindé à 10h30 qu’à l’heure du brunch. En fait non. Il y a déjà 15m de queue dehors.

J’essaye de trouver le bus qui va à Notting Hill, en vain. Et ce n’est pas le chauffeur du bus à qui j’ai demandé des précisions qui m’aura aidé… (Globalement, j’en ai pas eu un d’agréable) (même si je peux comprendre, vu la purge que ça doit être de conduire un bus dans Londres).

Je finis par opter pour l’underground et croquer dans mon daily caramel Cadbury pour tromper la faim. Ce truc est tellement fat qu’il m’aura fait 2 jours.

 

Je finis par m’attabler devant une assiette de pancakes, dans un café surchauffé (bonheur) avec les paroles des Arctic Monkeys au mur.

C'est pas encore gagné pour les instafood...

C’est pas encore gagné pour les instafood…

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Je flâne dans Portobello Road #classic avant de prendre un bus puis le DLR (Docklands Light Railway) pour Greenwich.

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J’aime bien le DLR qui longe les quais, des quartiers inconnus et désincarnés, comme s’ils avaient été vidés de leurs habitants après une attaque de zombies.

Soudain, un truc étrange et lumineux apparait dans le ciel. Le temps d’arriver à mon arrêt, ça a disparu. Je n’ai donc pas d’explication. #lol

 

Après avoir admiré le Cutty Sark et les mouettes, je me dirige vers le Old Royal Naval College pour visiter le Painted Hall. Tu te doutes bien que c’est en rénovation depuis la semaine dernière et que ça ré-ouvrira en 2019…
La dame de l’accueil espère que je serais dispo à ce moment là pour revenir. C’est vrai que pour l’instant mon planning de 2019 est assez free, j’y réfléchirai.

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Je me dis qu’il est quand même temps de se trouver un vrai carrot cake avant de repartir et je passe une bonne heure à bouquiner avec cette énorme et délicieuse part de gâteau dans un petit café mignon du Greenwich market.

 

De retour à la Liverpool station, je monte dans un bus qui va à Shoreditch car je n’en peux plus de parcourir en long en large et en travers la Shoreditch high street.

Il décide finalement de modifier son terminus pour la Curtain road… PUTAIN mais c’est quoi les bailles de ces bus qui s’arrêtent jamais là où c’est prévu !? (Et en écrivant ça, je me rends compte que j’écoute vraiment trop 2 heures de perdues en ce moment) (un podcast extrêmement drôle sur des films + ou – de merde) (que je vous recommande chaudement, de préférence dans l’ordre chronologique pour comprendre les running gags)

 

Je me pose quelques instants dans l’accueil de l’hostel où les employés se font une petite playlist spécial Oasis qui me plait bien.
Et je pars biffer une nouvelle ligne de mon programme dans le bar d’à côté qui sert des sweat potatoe fries ❤

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Je ne résiste pas à partager cette photo d’un autre client de l’hostel

 

Il est 21h45, je dois me lever à 4h45 pour prendre l’avion, et les australiens prennent l’apéro dans la chambre. On fait un deal pour qu’ils dégagent à 22h30, je prends mon mal en patience en les écoutant parler (heureusement c’est en anglais), ils représentent chacun un stéréotype de teen movie, c’est assez amusant.

 

Mais je pense qu’il est temps de se rendre à l’évidence, je suis désormais trop vieille pour ce genre d’endroits et c’est probablement ma dernière nuit en auberge de jeunesse.
Même si, quand au milieu de la nuit, tout est calme et que 10 personnes étrangères les unes aux autres dorment sereinement dans la même pièce, il y a quelque chose d’assez  beau dans l’air.

 

Bières testées : Blue Moon, Brooklyn Lager, London Stout.

 

Although it’s not clear as the morning dew

[LONDON PART II]

Samedi matin, je me lève tôt, car j’ai pour projet de profiter du petit-déjeuner gratuit d’assister à un concert à midi. Et ce n’est pas parce qu’on s’est laissé tenté par un shot de tequila la veille qu’on doit renoncer à son programme.

J’avale deux tranches pain de mie au beurre doux (probablement la pire faute de goût des anglais) avant d’entamer mes 45 minutes de marche jusqu’à l’Union Chapel SOUS LA NEIGE !

Je suis la North West road qui n’a absolument aucun intérêt, me ravissant ainsi totalement. (J’ai jamais été voir Buckingham Palace, je trouve beaucoup plus dépaysant de marcher dans des quartiers banals) (banaux ?) (oui, bon, j’ai aussi un léger penchant pour les endroits glauques et désaffectés, ceci explique peut-être cela…)

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J’arrive dans la rue dite (Compton street #Thuglife), il n’y a personne mais heureusement un type arrive pour entrer dans le lieu saint. Il n’a jamais entendu parler d’un concert à midi, je me décompose légèrement.
Il faut croire qu’il y a un petit souci de com interne, car devant l’entrée de l’autre côté du bâtiment, c’est bien annoncé.

Je me place dans la file d’attente en attendant l’ouverture.

Je suis à Londres, sous la neige, j’ai la gueule de bois et je vais voir un concert dans une église. L’invraisemblance est totale.

 

Quand j’entre dans l’Union Chapel je comprends mieux pourquoi on me l’a recommandé (merci !). J’ai pas une seule photo correcte pour rendre grâce à l’endroit, qui est légèrement à couper le souffle.
Je me permets donc d’en publier une de Michael Jones (oui, lui-même), d’autant que je suis dessus du coup.

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Le concept des Daylight Music c’est  des concerts gratuits le samedi midi. Baseline : Music, tea & cake.
C’est assez familial et des bénévoles vendent  des boissons chaudes, des gâteaux et des snacks pour profiter de la musique tout en déjeunant.

Le premier set était assuré par Isan, un duo  d’électro planante (à peu près) danois, qui collait parfaitement à l’endroit et au moment. Même s’ils ont du composer quelques minutes, malgré eux, avec l’alarme de l’église.

De prime abord, on ne peut pas dire qu’ils envoyaient particulièrement du rêve, tous deux avec des têtes de bureaucrates, assis face à nous devant leur laptop. Je m’attendais limite à voir un écran géant sortir de la nef pour une projection powerpoint.

Mais en fait ils étaient drôles. Surtout en recommandant le gâteau au citron, qui avait été vanté par l’organisateur quelques minutes plus tôt, tout en précisant « Even if I like gluten !» (Oui, évidemment, c’était gluten free……..).

Merveille de la technologie, tout cela a été filmé.


C’est Alexis Taylor, le leader d’Hot Chip, qui jouait ensuite les morceaux de son projet solo en piano voix. Je ne sais pas s’il est timide ou dédaigneux, toujours est-il qu’il ne nous a pas jeté un regard.
Musicalement c’est pas mal, bien que monotone sur la durée. Physiquement, je parlerai de Vincent Delerm anglais. Et pour le peu d’effort que j’ai mis à comprendre les paroles, ça avait pas l’air transcendant (je peux me tromper).

Je sors de l’église en me disant qu’il serait temps qu’on utilise les nôtres de cette façon parce que l’acoustique y est particulièrement bonne et qu’on va pas se mentir, ça va pas aller en s’arrangeant niveau fréquentation catholique.

 

Je m’engouffre dans l’underground, qui est mieux chauffé que l’église, et j’ai envie de prendre tous les gens en photos tellement les styles sont divers, bariolés, recherchés, exubérants, improbables.

 

J’enchaîne avec un quartier complètement différent dans lequel je ne suis jamais allée : Brixton.
Précisons d’entrée que je n’y ai pas vu un seul flingue. Mais je n’étais sans doute pas à la bonne heure.

J’ai été me faire un fish&chips dans Brixton market, grosse déception : le truc était à peine frit. Ils commencent à me faire chier à faire de la bouffe saine partout maintenant !
(En vrai forcément c’était bon vu que bien cuisiné, je râle pour le principe)

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J’ai pas trop forcé sur la balade parce que, je ne vais pas le répéter à tout bout de phrase mais bordel, j’ai eu teeeeellement froid ! J’ai trimballé mon appareil photo pendant 3 jours, je ne l’ai pas sorti une seule fois, histoire de garder mes doigts intacts…

En gros, ça m’a fortement rappelé Bedminster, le quartier où j’habitais à Bristol (oui c’est ça, un quartier pauvre), donc j’en ai profité pour faire un petit pèlerinage chez Boots et Poundland !

J’ai aussi fait une pause au Pop Brixton, un chouette lieu composé de containers (un peu comme les boxs de Shoreditch) dans lesquels il y a des stands de bouffe (comme partout, tout le temps, en fait), des pop up store, un potager participatif, et une serre/terrasse.

Je reste quand même dubitative devant le nombre de lieux de ce type, ou de marchés, ou de foires, qu’ils organisent en simili plein air dans une ville loin d’être connue pour ses joies météorologiques. (Un début d’explication réside sans doute dans le fait que les anglais sont à l’aise en pull (ou en mini jupe) quand moi je suis frigorifiée avec deux pulls + un manteau).

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Sur le trajet du retour, je me suis arrêté à Oxford Circus.

A quel moment, quelqu’un de sain d’esprit (je pense l’être) peut-il envisager d’entrer dans le Top Shop d’Oxford street un samedi après-midi ? Avant de sortir en se rendant compte de son erreur, pour enchainer sur Urban Outfiters !?

Une certaine idée du paradoxe.

Une certaine idée du paradoxe.

Je repasse par l’hostel, pour découvrir mes 7 roomies australiens toujours à l’apéro dans la chambre.
Si quelqu’un a des stats officiels sur le nombre d’aussies actuellement en circulation dans les auberges de jeunesse du monde entier, je prends.

Sister of Fogville

Sister of Fogville

 

Oh come on! Gimme a break!

Oh come on! Gimme a break!

Le soir j’avais prévu d’assister à un concert dans un pub, avant de me rendre compte (merci les events facebook) que ce n’était pas le groupe que je pensais qui jouait mais un tribute…
Je me tâte pour un ciné mais le seul film qui me tente et que je n’ai pas déjà vu c’est T2 Trainspotting et je sens qu’au niveau de l’accent, sans sous-titres, ça va être complexe.

J’opte donc pour un tour dans Soho, et des pâtes à la crème, au parmesan et d’autres trucs gras (enfin) dans la bien nommée Spaghetti House.

London is calling you

[LONDON, PART I]

De vagues en tourbillons, d’obligations en routine, de contraintes en exaltations, d’aveuglement en élévation, parfois la nécessité s’impose.

De renouveler l’air dans mes poumons.
D’emprunter de nouvelles inspirations.

Alors je suis partie quelques jours durant, vers la douce Angleterre, qui continue de peupler mes souvenirs et mon admiration.

3 jours à Londres, pour faire un pas de côté, me noyer dans l’accent british, me gaver de carrot cake, faire des kilomètres dans des rues inconnues, car il faut nourrir ses yeux, pour les rêves la nuit.

 

Afin de me mettre dans le bain, la veille de mon départ je me suis engouffrée dans un bar taggé de Dogville pour écouter Circuit Breaker, un groupe mancunien. Clairement, le meilleur moment du set fût  leur discussion avec le technicien, en anglais, à l’occasion d’un souci technique #earcandy.

 

Vendredi matin, bon pied bon œil, j’entre dans l’avion pour Southend. Le stewart ressemble à Ricky Gervais (et donc au réceptionniste de l’hostel d’Ostende).
On traverse environ 18m de nuages avant d’atterrir.

 

45 minutes de train, le nez rivé à la fenêtre, sourire aux lèvres devant les maisons typiques, oreilles grandes ouvertes pour écouter les discussions des passagers anglais, pupilles émerveillées devant la tenue so british du voisin.

Liverpool street station, 15 minutes de marche pour rallier l’hostel à Shoreditch, haut lieu de la hipsteritude où je patiente que le réceptionniste explique calmement à un alcoolique qu’il a été viré car il boit dans sa chambre.
Ca me laisse le temps de trouver à qui il ressemble : Jared Leto période man bun.

 

Le check in étant prévu pour 14h, je pars me balader dans le coin, je tombe sur un pop up store où une future pizzeria offre des parts en proposant à chacun de customiser des cartons à pizza. Ca tombe bien, j’ai un don pour le dessin j’ai faim.

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Je tombe en arrêt tous les 3 mètres devant des graffs, je mesure le manque que j’ai éprouvé depuis ma dernière visite, je me perds 1000 fois en essayant de me diriger vers Brick Lane.

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Ben Eine

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Lora Zombie

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Stick

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Roa

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Ananda Nahu

Je me réfugie dans Whitechapel Gallery en me demandant si je vais tomber sur Jack the ripper (le Whitechapel de 2017 ressemble malgré tout très peu à celui d’Alan Moore).
Il y a une enquête intéressante des Guerilla Girls, sur la place des femmes, et plus globalement des minorités, dans la programmation des musées européens.
(SPOILER ALERT : elle est minime)

 

Rough Trade me tend les bras, leur classement en milliers de sous-genres hyper spécifiques me laisse, encore une fois,  comme une poule devant un couteau. Alors j’ai écouté un album au hasard et j’ai aimé. Bienvenue dans ma discothèque Society !

Je me mets en quête d’un carrot cake, parce que j’ai certaines idées fixes concernant mon week end.
Je comprends vite que c’est peine perdue pour trouver un gâteau non vegan et avec du gluten dans le coin. Bon… Elle n’était pas mauvaise cette bouchée healthy, mais je reste sur ma faim.
Je me tape un vieux coup de barre, si j’osais, je pourrais m’allonger sur la banquette et me laisser bercer par la rumeur du café et des bribes d’anglais.

Je sors mon bouquin de voyage, un James Joyce en VO acheté il y a quelques mois, qui me semblait être tout indiqué pour m’immerger à 100% dans la langue britonne. Idée de merde, c’est impossible d’être correctement concentrée dans cet environnement et il me faut un accès à Google Translate.
(Heureusement pour la suite, l’hostel disposant d’une bibliothèque, j’ai trouvé UN livre en français)

 

Je retourne à l’hostel pour découvrir mon dortoir, et les 7 jeunes australiens qui le peuplent.
Il y a une balançoire au beau milieu de la chambre aka le pire piège pour n’importe qui rentre ivre en pleine nuit (je précise que je ne parle pas d’expérience).
Je me sens extrêmement seule et me demande pourquoi je m’impose encore ce genre de chose à mon âge avancé (la pingrerie est une explication envisagée).

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Je sors boire une bière pour y réfléchir. Je tombe dans, probablement, le seul bar de Londres qui n’a pas de bière pression.
Je commence à lire Adolphe de Benjamin Constant (LE livre donc) au beau milieu d’un déferlement de cocktails, avant de rejoindre un bar avec des bières et des gens sympathiques (coucou !).

Cette soirée sera l’occasion, entre autres, d’apprendre que « punks à chiens » se dit « punkabbestia » en italien. Une certaine universalité dans le propos, punks à chiens de tous pays, UNISSEZ-VOUS !