Gloves

[EDINBURGH, PART IV]

Dimanche il n’y a toujours pas un nuage en vue. C’est limite louche. Mais idéal pour me rendre au Stockbridge market, l’activité dominicale édimbourgeoise par excellence !

Soyons francs, le truc est survendu par le guide.
Déjà, les gars ne sont pas méga matinaux, quand j’arrive à 9h30 les stands commencent à peine à se mettre en place, et puis concrètement c’est 30 vendeurs sous des bâches en plastique dans un square hein…

Quant au quartier, certes ça se gentrifie mignonnement (j’ai brunché dans Raeburn st. et c’était impeccable) (je ne retrouve plus le nom de l’endroit, même en passant par Google streetview…), mais c’est pas non plus l’extase à chaque coin de rue.

Sauf une, au détour d’un terrain vague et de la clôture de l’Inverleith Park.

Même si je n’ai pas un amour immodéré pour la nature, le Royal Botanic Garden semblait assez incontournable compte-tenu du temps.
Et je dois dire que posée sur un des nombreux bancs sponsos (« in the loving memory of… ») (remember Coup de foudre à Notting Hill) (pourquoi on ne fait pas ça en France ? Ça a le double avantage de rapporter de la thune et de satisfaire les promeneurs), avec une vue sur la ville, j’ai apprécié l’endroit.

Il y a également des tonnes d’arbres assez dingues (oui, comme dans un jardin botanique en somme), les couleurs automnales et une serre de toute beauté.

Je suis remontée vers New Town en passant par Stephen St. qui est soi-disant une rue immanquable pour le shopping. Quand on gagne 15 smic par mois, sans doute. (J’y ai vu une Tesla pour la première fois).

Cette fois-ci, j’étais dans le bon timing pour ne pas faire un musée en 15 secondes chrono et tant mieux car la Scottish National Portrait Gallery offrait de chouettes trucs à voir.
Notamment une expo de portraits d’écossais « célèbres ». Ça allait d’une photo de James Mc Avoy (#coeur) à une toile de John Byrne, que je trouve sublime, représentant Tilda Swinton.

 

Mon efficacité (ou le fait que je regarde la moitié en diagonale) m’a permis de me rendre en bus à Leith, le port d’Édimbourg, avant le coucher du soleil (à 16h donc…).
Je pensais que je n’aurais pas le temps en 2 jours mais la lecture de L’étrangleur d’Édimbourg d’Ian Rankin (je sais me mettre dans l’ambiance avant de partir en week end) (blague à part, c’est un des auteurs les plus connus de la ville) m’avait donné envie d’y faire un tour.

C’est un peu joli mais ça a du bien changer depuis l’écriture du bouquin (années 80) car je m’attendais à un truc plus dégueu/indus.
Au bout du bout ils ont construit un mall gigantesque (le bien nommé Ocean Terminal), comme ils savent si bien les faire de ce côté de la Manche, dans lequel j’ai de nouveau fait chou blanc pour les pompes (pouvez-vous, au moins, louer ma persévérance ?).

À 18h, la même question que la veille s’est posé. Et j’ai fini par me rendre, la mort dans l’âme vous imaginez bien, au pub. La lecture de Retour à Killybegs de Sorj Chalandon s’accordant parfaitement à l’ambiance (et à la bière) (et au fish & chips).

 

Je suis rentrée éreintée à l’hostel, pour y trouver de nouveaux roomates, un couple qui préférait lui aussi dormir dans un seul lit.

Si j’ai tendance à dire que les festivals me redonnent foi en l’être humain, les auberges de jeunesse me font redescendre sur terre.

 

Bière testées :
Fraoth heather beer
Mothern Hells
Autumn Ale

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Sláinte

[EDINBURGH, PART III]

Après cette pause revigorante auprès de nos amis silencieux, j’ai pris la direction du Museum of Edinburgh.

La faim m’a alors poussé à une extrémité que j’ai aussitôt regretté : m’arrêter dans un café sans rien de typique, tenu par des italiens/espagnols, pour commander un Egg royal (qui était loin d’être succulent, forcément) (et à quel moment tu laisses la porte ouverte quand il fait 0 dehors, sous prétexte que ton système de ventilation n’est pas à la hauteur de ta cuisine !??).

Autant vous dire que je suis sortie de cet endroit plus chonchon que je n’y étais entrée.

Je suis allée me réchauffer dans le Museum of Edinburgh qui, s’il a une jolie façade, ne m’a pas franchement fascinée de l’intérieur. Pour les obsessionnels, sachez qu’il y a une pièce consacrée au Greyfriars Boby.

J’ai poursuivi sur the Royal Mile pour atteindre le siège du Parlement écossais, un chouette bâtiment construit par Enric Miralles (RIP) qui est entouré du Holyrood Park et surplombé par le Salisbury Crags (que je n’ai pas eu le temps de grimper, mais apparemment la balade vaut le coup).

Il y a des visites guidées du Parlement quasiment toutes les heures mais figurez-vous qu’il faut réserver à l’avance (beaucoup trop complexe pour mon niveau de logistique). On peut quand même aller voir l’assemblée tout seul (il y a des tablettes numériques explicatives) et faire semblant de siéger comme un député lambda (pour la place de Nicola Sturgeon n’y comptez pas).

C’est une immense pièce toute de bois conçue, qui donne sur la nature alentour, hyper lumineuse, et franchement, ça donne envie de s’investir pour le bien du peuple (et contre le BREXIT) !

Mes photos sont minables.

Après cette incursion dans la vie politique locale, j’ai « couru » jusqu’à la National Scottish Gallery qui, comme tout le reste, ferme à 17h. J’ai donc à peine effleuré le contenu du musée en 45 minutes. J’étais contente de voir des tableaux d’El Greco, de Turner et j’ai découvert un autre peintre qui fait des chouettes triptyques mais dont je n’ai pas noté le nom et ma mémoire failli…

 

Édimbourg, 17h, -2°C, il fait nuit et tous les lieux culturels sont fermés, quel choix te reste t-il ?! Non pas (encore) le pub, le shopping (ça pour les temples de la consommation, il n’y a pas d’heure…). Je poursuis ma quête millénaire de baskets semi-montantes avec des semelles fines.
J’admire la pleine lune au dessus de Princes St. et The Balmoral (un jour…).

Et heureusement, je rejoins une lannionnaise expatriée pour découvrir Rose street, la rue de la soif locale. On n’en finit pas de le dire mais le réseau forgé durant les années universitaires, tout de même, ça a du bon !

Pumpkin

[EDINBURGH, PART II]

Samedi matin, le soleil est absolument radieux quand je me rends au petit-dèj dans le bar, pour manger ma ration de tartines de pain de mie grillées au beurre doux confiture de fraise et ma tasse de café translucide.

La météo a une grande importance ce week end car suite à des péripéties dont je vous ferais grâce ici, je ne suis actuellement propriétaire que de baskets trouées. Ce qui est difficilement conciliable avec un temps pluvieux (heureusement que je n’habite pas en Bretagne) (l.o.l.).

Un des buts du séjour est donc de trouver des chaussures à ma convenance.

SPOILER ALERT

Cela n’arrivera pas. Jamais.

Je suis les conseils du Lonely Planet et file au Château d’Édimbourg dès l’ouverture, afin d’éviter le gros des touristes (ce n’est pas toujours le cas, autant signaler que pour le coup c’était un très bon conseil).

Le ticket d’entrée est à 20€, c’est rare que je mette autant dans une « attraction » mais je me vois mal passer à côté. La dame qui m’appelle « Pumpkin » à l’entrée rentabilise en une seconde l’investissement #cutie.

C’est quasiment un mini village qui est construit dans l’enceinte, avec un chemin de garde le long des remparts qui surplombe toute la ville, à 360°, offrant une vue sur le port de Leith comme sur les montagnes au sud.
À l’intérieur il y a plusieurs bâtiments à visiter, ainsi que des musées. En 2h, je n’ai pas tout fait, je me suis concentrée sur quelques endroits clefs.

C’était tout de même bien équipé niveau téléphonie pour l’époque…

D’abord la prison pour les militaires ayant fauté, avec les geôles restaurées comme à l’époque (franchement ça vaut une chambre en cité U à Lannion en 2004) (niveau hygiène peut-être pas, mais niveau mobilier en tout cas).
Ensuite la prison pour les prisonniers de guerre, avec des portes en bois d’époque sur lesquelles les graffitis sont également authentiques. Les mecs étaient à 70 dans des salles de 50 m², répartis entre des lits en palettes et des hamacs…

Sur le Mons Meg, j’ai découvert le One O’Clock Gun, qui tonne chaque jour (sauf le dimanche) à 13h précises, sans que personne ne tressaille.
Pas comme à Paris où ça vient chouiner dès que Sense8 offre un feu d’artifice gratuit (« gnagnagna c’était pas prévu »,  « gnagnagna on a eu peur »).

Les prisonniers avaient tout de même le droit à une pinte par jour. On n’est pas des chiens. #humanrights

 

J’ai aussi vu la chapelle St Margaret, datant de 1130, qui était momentanément fermé pour cause de mariage. Ce qui m’aura donné l’occasion de voir sortir les mariés et demoiselles d’honneurs, tous bras et jambes à l’air (température : 2°) (température ressentie : -8000°C), suivis d’un joueur de cornemuse.
S’il n’y avait pas eu 250 touristes en train de les prendre en photo (moi y compris), j’aurai pu verser ma petite larme (comme à chaque fois que j’entends une cornemuse en fait) (même s’il faut qu’ils se calment avec Amazing grace pour appâter le chaland).

J’ai poursuivi avec la maison qui abrite les joyaux de la couronne écossaise (voilée pendant des siècles par ces salauds d’anglois, tu te doutes bien). Là c’était blindé de monde, tu suis le parcours et les gens à 2 à l’heure, pour au final, voir une couronne sans grand intérêt (c’est une couronne avec des pierres précieuses quoi).

 

Pour m’en remettre, je suis entrée dans la boutique de souvenirs, où un jeune homme proposait des shots de whisky. Je me serais mal vu refuser, d’autant qu’il m’a soutenu que les français étaient les plus gros consommateurs de whiskey au monde (Télérama confirme).
Certes il était 11h, mais sachez que le Bruadar est très fruité, avec un léger goût de miel, ce qui se marrie parfaitement avec le petit déjeuner.

Pour finir j’ai écouté deux comédiens déguisés, parler de l’époque de Robert the Bruce, 1er roi des écossais (1274-1329), et malgré l’accent nordiste de l’un d’entre eux, j’ai tout compris !!

 

J’ai poursuivi  la balade dans Old Town, dont l’artère principale est envahie de touristes et d’endroits pour les attraper. Je suis passée par Victoria Terrace où les maisons sont un peu colorées, je suis passée devant le Grassmarket avant de rejoindre le Greyfriars Kirkyard.

 

Devant ce cimetière en peine ville, trône la statue de Bobby, un chien dont l’histoire fait le sel du tourisme local, et sans doute, des légendes édimbourgeoises.

En gros c’est un chien dont le maître est décédé, et qui est resté veiller sa tombe les 18 années suivantes, jusqu’à ce que mort s’en suive. Probablement l’un des exemples les plus parlants du Syndrome de Stockholm.
Toujours est-il que ce petit chien et son obstination ont suscité une vive émotion parmi la population et qu’il a donc sa statue (aussi impressionnante que le Manneken Pis de Bruxelles ou la Petite Sirène de Copenhague) (apparemment toucher son nez porte bonheur…) et sa propre sépulture.

Dans le Greyfriars Kirkyard, on trouve également la tombe de Tom Riddle #Potteraddict et d’autres personnes dont les noms ont inspiré J.K. Rowling.

C’est un « charmant » endroit pour se poser en toute tranquillité en tout cas !

Relax

[EDINBURGH, PART I]

Au grand désarroi de mon père, qui se demande ce qu’il a bien pu louper dans mon éducation pour que je sois à ce point fascinée par le Royaume-Uni, j’ai profité de la nouvelle ligne Nantes-Édimbourg pour partir en week end.

Les horaires des vols semblaient parfaitement calibrés pour mon emploi du temps : un départ à 21h50 me laissant le temps de rallier Nantes depuis Dogville sans avoir besoin de poser l’après-midi et un retour lundi en fin de journée permettant de profiter pleinement de ce troisième jour de week end.

Je me suis rapidement aperçue, en quittant le boulot de nuit, seule en voiture, sous la pluie, après une journée pleine de tensions, que ce n’était peut-être pas une si bonne idée de partir aussi sec, sans sas de décompression.

Surtout pour monter dans un avion Ryanair qui, rappelons-le, a la taille d’un avion Barbie, coincée entre deux mecs imposants #manspreading. Autant vous dire que quand l’hôtesse s’est fendu d’un petit « please sit back, relax, and enjoy your flight », j’ai ri jaune.
Pour la sieste de 2h que j’avais imaginée, et le bien-être de mes cervicales, c’était foutu.

 

En arrivant à 23h (minuit heure française) à l’aéroport d’Édimbourg, j’étais quand même un peu contente. Et émerveillée devant les portiques automatique où tu auto-contrôles ton passeport (merveille de la technologie), dépassant ainsi la foule des passagers dotés d’une seule carte d’identité (#losers).

 

L’avantage de la capitale écossaise c’est que le centre ville n’est qu’à 30 minutes de navette (et qu’il y en a H24 7j/7). Je chausse mes écouteurs pour profiter de la balade nocturne, mais Oscar and the Wolf a bien du mal à couvrir les vagissements d’un trio de jeunes nantais en goguette.

Je me dis que les gens qui descendent à l’arrêt situés juste devant le Hilton ont bien de la chance, et quand même ça doit simplifier tellement la vie d’être riche…
Mais il s’avère qu’il y a également un arrêt à 50m de l’hostel où j’ai réservé !

 

Oui, je sais, J’avais clamé haut et fort que je n’irai plus jamais en auberge de jeunesse, que c’était fini ce temps-là, où j’étais tolérante et sociable, que quand même, à 30 ans passés, dont 8 à trimer pour un salaire de misère (instant violons), j’avais bien le droit à un peu d’intimité et de confort, MERDE !

Mais ça c’était avant de recevoir ma notification de taxe d’habitation.

Et puis bon, c’est quand même sympa de prendre le petit dèj avec d’autres gens, de trouver du shampooing dans la douche commune quand tu as oublié le tien, d’être rassurée de ne pas dormir seule dans une chambre où, potentiellement, de vils v(i)oleurs vont tenter de s’introduire, de s’endormir au son des histoires extraordinaires de tes roomates, de se réveiller tous ensemble à 4h car l’un d’entre eux doit choper son avion à 6h, de s’habiller en silence dans le noir quand c’est ton tour.

 

Optant pour un entre-deux qui me paraissait acceptable, à défaut d’être idéal, j’avais réservé dans un three beds dorm.

Vous saviez vous, qu’il existe des lits TRI-SUPERPOSÉS !?

Je vous laisse imaginer lequel m’était réservé…

Oui c’est cela, celui de l’étage supérieur.
Les deux autres étant dédiés à un couple qui préférait se tenir chaud dans un seul.

 

Finalement, heureusement que j’étais fatiguée.

MARKET

[NORTH UK, PART VII]

La déception du réveil c’est qu’il n’y a pas de bouilloire dans cette chambre et que je ne peux pas mener mon petit rituel du café / journal.

Pour compenser, je décide de chercher un endroit qui sert des pancakes.
En sortant, je découvre une nouvelle ville, sous le soleil, des rues qui fourmillent, des magasins ouverts, rien à voir avec la veille !

J’entre dans le Kirkgate market, des halles qui sont, selon Wikipédia, les plus grandes d’Europe. C’est très joli (et le café n’y est pas cher), je suis totalement rassérénée de ne pas rester sur mon impression de la veille.

The Merrion centre se défend pas mal non plus.

Grâce à Google, j’ai les meilleurs brunchs de Leeds en ligne de mire, dont Mrs Althas que je mets 10 plombes à trouver. Mais ça valait le coup parce que cette pile de pancakes, nappée de sirop d’érable et parsemée de fruits rouges m’a complètement fait rêver.
La playlist du lieu (et le serveur qui se la donne sur Blink 182) aussi.

 

Il me reste 2h pour retourner sur les docks et visiter les Royal Armouries. Je suis pas totalement fan d’armes et de guerre à la base, mais bon, sachant que c’est gratuit, ça vaut le coup de ne pas mourir idiote.

Dès l’entrée, tu peux t’essayer à tirer avec une mitraillette factice, ça pose l’ambiance.

Ensuite il y a un étage sur la guerre, un étage sur la chasse, et un autre sur les armes (d’un point de vue plus artistique). Il y a environ 300 armures d’exposées, je me demande vraiment comment les types pouvaient se mouvoir, emprisonnés dans des trucs pareils….

Sachant que l’immense majorité des visiteurs sont des familles avec des gamins en bas âge, j’étais un peu mal à l’aise de constater à quel point les expos sont ludiques.
J’ai quand même testé le tir à l’arbalète (je suis nulle), et la vision à travers un casque de soldat du moyen âge (ils n’y voyaient quedalle).

L’optimisme.

Après cette activité fun et bigarrée, c’était l’heure de partir pour Birmingham, quelques heures de car avant une dernière nuit en auberge de jeunesse (quand tu dois te lever à 5h du mat, ça ne sert à rien de foutre l’argent par les fenêtres).

Ma soirée chez les brummies m’a foutu le cafard. Non seulement je me suis perdue pour trouver l’hostel, mais en plus j’ai découvert que c’était le Gin festival depuis une semaine sans que je m’en sois aperçue jusqu’à présent.
Quel gâchis…
Et puis je trouve cette ville assez triste.

 

Le lendemain, mon vol avait 1h de retard.
Heureusement je n’étais pas encore venue à bout des 1200 pages.

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Épilogue : suite à mon mail de réclamation, FlyBe me rembourse à hauteur de 250€ \o/
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Bières testées
Samuel Smith stout
Samuel Smith lager
Crystal
Manchester Pale Ale
Helmsman
(À peu près toutes insipides, j’aurais du me contenter d’une valeur sûre : la Newscastle brown ale)

BO
Cigarettes after sex – Cigarettes after sex
Blaenevon – That’s your lot
The Wytches – Annabel dream reader
Peter Silberman – Impermanence
Alt-J – Relaxer

 

MALLS

[NORTH UK, PART VI]

C’est avec un léger mal de crâne doublé d’une bonne dose de fatigue que je quitte Manchester dimanche matin, direction Leeds.

L’Ibis budget est situé à 5 minutes à pied de la gare routière, un bon point d’entrée.
Je repars aussi sec à la découverte de cette ville dont je ne connais rien, et pour laquelle mon guide ne me sera d’aucun secours.

Ce qui s’avère un peu ennuyeux car je ne sais pas vraiment vers où me diriger dans le centre-ville pour trouver un coin sympa où manger. Certes c’est dimanche mais logiquement en Angleterre ça ne change pas grand-chose en termes d’activité (les magasins sont ouverts). Apparemment à Leeds, si.

 

Le centre est divisé en 6-7 areas, dont celle nommé The Arcades où il y a effectivement de beaux passages en arcades remplis de magasins chics (je ne m’attendais pas à trouver ce type d’architecture dans le coin).
Pour le reste, c’est juste des centres commerciaux moches, où les franchises de marques internationales s’empilent. Je ne vous cache pas qu’un dimanche, quand il n’y a pas grand monde dans les rues, c’est un peu glauque (et pas dans le sens que j’apprécie).

Deux possibilités s’offrent à moi pour dénicher le quartier gentrifié (oui je suis une bobo gauchiasse etc.) où je pourrais déguster un egg royal :

  • Repérer des hipsters et les suivre (ce qui m’emmène au Belgrave Music Hall & Canteen, mais j’ai pas envie de pizza)
  • Activer la géolocalisation sur mon téléphone et taper « coffee gluten free » dans Google Maps (aucune occurrence)

(Protip si vous allez à Leeds, ce type d’endroits commence à se développer sur la Great George St. en face de la stupéfiante Infirmary)

Ceci est une salle de concert.

Je suis un peu désespérée / affamée quand je m’écroule chez Jamie’s. Certes, c’est une figure locale, mais ses spaghetti bolo un peu moins.

Retrouvant un semblant de force, je repars vers la mairie (la bibliothèque centrale est en travaux, ouin), je me motive à entrer dans le Henry Moore Institute, dédié à la sculpture.
J’y découvre le travail de Jiro Takamatsu, mais surtout un jeune mec qui fait de la méditation en plein milieu de la salle d’expo. Je ne sais toujours pas si ça faisait partie de la scéno #artcontemporain.

J’enchaine avec le Leeds Museum, un peu dans la même veine que celui de Liverpool, mais avec des enfants beaucoup plus bruyants (ou alors c’est moi qui était moins tolérante) (mais ça m’étonnerait un peu…).

 

Je passe devant l’université, je redescends vers les docks, il fait ni beau ni moche, j’ai plus trop la foi de continuer, il est 17h30 quand je m’écroule sur mon lit avec un bouquin.

Comme c’est dimanche, il me semble assez logique de ne plus ressortir et de rester glander devant la télé. Ma clef usb n’étant pas compatible avec le poste, je ne peux malheureusement pas lancer la S06 de Homeland et me retrouve contrainte de regarder le documentaire Diana, princess of Wales où Harry et William parlent pour la première fois du décès de leur mère.

Je ne sais pas si c’est parvenu jusqu’en France, toujours est-il qu’au Royaume-Uni c’était un peu LE sujet de la semaine.

Au bout de 15 minutes, je trouvais ça assez triste pour changer de chaîne. C’est assez réconfortant de constater que The Big Bang Theory passe toujours sur E4 (sachant qu’il y a 4 ans, c’était la dernière saison, je ne sais pas trop où ils en sont).

Ça enchaîne sur Don’t tell the bride, une émission fabuleuse où chacun des futurs époux organise le mariage de ses rêves dans son coin, pour finir par réaliser celui du mec. Comme vous pouvez vous en douter, c’est souvent moins princesse/conte de fée que les attentes de la promise.

Je suis tombée sur un  épisode avec un couple de Leeds, ça tombait bien ! (Et j’ai pas compris un traître mot, c’est quoi cet accent BORDAYL !?)

DISTRICT

[NORTH UK, PART V]

Samedi matin ma chambre est baignée de soleil et je peux partir sereine vers le Southern cemetery que j’avais assez bêtement manqué lors de mon dernier passage.
Le bus met environ 45 minutes à y aller depuis Picadilly, en traversant plein de quartiers typiques dans lesquels je me ferais un plaisir de m’arrêter au retour.

On ne peut pas dire que le cimetière m’ait renversé, mais il faut avouer que j’ai quelques standards en tête qu’il est assez difficile de détrôner (et une légère préférence pour le gothique #emo).

Un cycliste photographe m’a conseillé de revenir à l’automne quand les couleurs des arbres sont fabuleuses, je veux bien le croire.

(Depuis j’ai visité celui de la Bouteillerie à Nantes, qui est d’une mignonnerie wild tout à fait plaisante)

 

Du coup je suis assez vite repartie dans l’autre sens pour faire une pause dèj sur Burton street. Un havre de paix, de richesse, de petits magasins / restos / cafés choupis / branchés.

J’ai opté pour un bagel au saumon chez Rustik, où le café m’a été offert car j’ai pas mal attendu ma commande. Quand tu sais qu’un café c’est minimum 3€ de ce côté de la Manche, c’est un geste appréciable.
L’endroit est sympathique, je frissonne quand Don’t look back in anger résonne dans les enceintes.

Je grimpe à nouveau dans le bus pour m’arrêter dans un autre quartier beaucoup moins reluisant, le long de Yee Tree road. Il est parfaitement représentatif de mon image mentale de l’Angleterre, de Fish Tank à This is England 86’, Sweet Sixteen à Skins (oui ok, ça passe aussi par Coup de foudre à Notting Hill et Love Actually).

Des maisons alignées, des rues parallèles, toutes identiques, donnant sur un micro jardinet à l’arrière. En gros, les même que dans Billy Elliot, donc j’imagine que ce sont des anciens logements de mineurs.

Depuis le début du séjour, une question tourne en boucle dans ma tête, « what’s your story ? », que je crève d’envie de poser à tous les anglais que je croise, à tous les murs devant lesquels je passe, particulièrement dans ces deux quartiers antinomiques.
Sachant que c’était déjà le cas à Tanger, il va falloir que je me sorte rapidement les doigts pour vaincre ma timidité et satisfaire ma curiosité.

L’appareil photo en bandoulière, je furette dans les allées dézinguées, entre une chaussure de bébé, du verre brisé, des mauvaises herbes, des papiers crasseux. Un jeune homme sort à l’arrière d’un des jardins, me regarde, et je fuis. J’aurais sans doute parue moins louche en allant lui parler. À travailler.

 

Je retourne dans le centre-ville, fais un stop du côté d’Oxford Street, vois plusieurs personnes habillées étrangement, m’interroge, avant de me rappeler que c’est le ComiCon de Manchester.
À ma décharge, il peut être assez difficile de faire la différence entre un anglais et un anglais qui va au ComiCon #fashionpolice.

Après ma session paparazzade, je marche des heures en quête d’un carrot cake. Échec total de la mission.
Forcément, à 16h30 un samedi, les happy hour ont débutés depuis une bonne heure, alors plus personne ne songe au goûter… Je suis déçue déçue déçue.

Je prends une pinte à la terrasse du pub en face de ma chambre (le Sinclair’s Oyster bar, qui a ouvert au 16e siècle #anecdote), histoire de me consoler (où démarrent les problèmes d’alcool, je vous le demande…).

 

Je n’envisage pas de repartir de Manchester sans m’être rendue à un concert, malheureusement, comme en France, la prog estivale est pauvrette.
Je repère une release party dans The Skinny, trois groupes inconnus dans un pub inconnu, pour la modique somme de 5£. J’écoute rapidement, ça ne me déplait pas, je me décide.

Quand j’arrive au Gulliver’s Pub à 8pm, le concert n’a pas commencé. NANMÉHO !! Depuis quand les live ne débutent pas à 7pm en Angleterre !?
Du coup je prends une autre pinte pour patienter, et j’apprécie les avancées récentes en termes de roaming, qui me permettent de m’occuper en navigant sur les internets.
Je note également, une fois de plus, que c’est tout à fait reposant de ne pas se faire fouiller à chaque fois que tu entres dans un lieu (public ou privé).

Je ne vais pas vous détailler les trois sets (The Sandells, Shaking Chains, Factory Acts) parce que globalement c’était pas fou (au-delà de la salle à l’étage du pub qui m’a rappelé de bons souvenirs), juste que j’ai enfin percuté pourquoi les anglais ont plus tendance à crier qu’à applaudir : avec une pinte dans la main, le choix est vite fait.

Je repars, légèrement tipsy, en songeant que si Shakira dit vrai en chantant « Hips don’t lie », j’ai 55 ans.

RECORDS

[NORTH UK, PART IV]

Pour le vendredi après-midi à Manchester, la BBC prévoit de la pluie.
Je profite donc de la matinée pour retourner dans le Northern Quarter afin de faire des emplettes chez Picadilly Records (de toute façon, cet album de Royal Blood, j’avais prévu de l’acheter) (et ceux des Wytches on ne les trouve qu’en Angleterre) (et un best of de Nick Cave and The Bad Seeds ça me semble primordial pour la culture générale).

Je bave également devant tous les posters des artistes exposés dans la Richard Goodall Gallery, mais c’est relou à ramener dans l’avion les affiches…
(Un coup d’œil aux travaux de Daniel Danger, Alex T. Fraser, Aleksandra Giorgini et Brandon Schaeffer vous donnera une idée de ma frustration)

Ceci est une cage à hipster.

Je parcoure les rues, les yeux grands ouverts pour dénicher les nouveaux graffs.
Je retrouve mes repères assez facilement, il n’y a pas de raison, c’est pas comme s’il y avait eu un cataclysme (autre que psy) depuis ma dernière visite.
Les hommages graphiques aux victimes et à la force des mancuniens ont tout de même fleuris un peu partout.

Je m’octroie un Egg royal chez Teacup Kitchen, en face d’un rainbow cake des plus chamarrés, et je suis d’attaque pour traverser la ville en direction de l’AMC cinema.

Je me suis paumée 30 fois, j’étais trempée, mais je suis arrivée à temps pour la séance de Baby Driver en séance pour sourds et malentendants (l’astuce quand tu as besoin de sous-titres pour être sûre de saisir toutes les subtilités).

Un chouette film, avec des bons acteurs, une BO aux petits oignons et une affiche classieuse (à l’inverse de la française) (si vous n’avez pas vu le remix du teaser fait par Mike Relm, faites-vous une faveur).

Je finis l’après-midi dans l’enfer d’Arndale, un mall gigantesque (remember mon premier séjour mancunien), à la recherche d’un parapluie (il n’y a pas de raison que je n’en ramène en souvenir que de Rome).

J’y trouve un Poundland et là c’est un peu la fête dans ma tête. Cette enseigne où tout est à 1£ me fascine. Pas que j’y achète grand-chose (je confesse tout de même un amour particulier pour les raisins enrobés de chocolat Sweet Heaven), mais le concept me rend dingue.

Je ressors enchantée, avec un parapluie rose fushia (oui parce qu’à ce tarif, t’as rarement le choix de couleurs de bon goût), qui luttera efficacement contre la grisaille bretonne cet hiver.

 

Je ne peux décemment pas snober le Friday afterwork alors j’opte pour le pub situé en dessous de ma chambre, The Crown & Anchor (si quelqu’un sait pourquoi la moitié des pubs contiennent les termes « crown » et « anchor » dans leur nom, je suis curieuse de connaître la raison).

CATHEDRAL

[NORTH UK, PART III]

Jeudi je laisse mon paquetage à l’accueil, afin de profiter de ma deuxième et dernière journée à Liverpool les mains libres.
Cette fois-ci je me dirige vers la Roman Catholic Metropolitan Cathedral.

Première réaction devant l’édifice : « WHAT THE FUCK LIVERPOOL !? ».

À la base, ils avaient prévu de construire la plus grande cathédrale du monde après celle de St Pierre, mais la WW2 est passée par là, plombant un peu le budget.
Du coup ça a été repris en 1962, ce qui explique le côté résolument novateur de l’architecture !

Cela dit, de l’intérieur c’est un espace circulaire de toute beauté (auquel la photo ci-dessous ne rend absolument pas grâce), et c’est assez appréciable de voir une « déco » plus contemporaine que dans les églises traditionnelles (ils ont passé commande à des artistes pour les peintures).

Je dois avouer que pour la première fois de mon existence, j’ai eu envie de m’y poser pour réfléchir à ma vie. Bon, ça a duré 3 minutes et la conclusion c’était que j’avais faim mais quand même… (<— ceci se nomme « pudeur »)

J’ai poursuivi sur Hope street, que je pensais être le coin plutôt populaire de la ville, compte tenu de son nom. (En général, quand les rues ont des noms connotés positivement, c’est pour tenter d’alléger la misère ambiante) (checke où se situe la rue des Îles Marquises dans ta ville, tu verras).

En fait c’est le quartier posh, avec de biens belles maisons, des arbres, des petits commerces, et un grand pub trop cool !
Je me suis posée dans une des salles du Philharmonic Pub qui n’est que boiseries, vitraux, faïences et autres fauteuils clubs parfaits pour bouquiner.
Le Routard dit que John Lennon y avait ses habitudes. À mon avis il n’avait pas du y tester le café (de la flotte).

Je poursuis ma balade vers la Liverpool’s Anglican Cathedral, qu’on voit à peu près à 3km de distance. Je comprends ainsi qu’il y a peut-être eu un petit concours de bites entre les cathos et les anglicans en termes de bâti.

En cherchant l’entrée, je tombe sur celle du St James Garden, je me tâte à y faire un tour avant d’apercevoir des tombes et de foncer #gothic.
J’y rencontre un scouser (l’autre nom des liverpudlians) avec son basset, qui me renseigne sur l’histoire du monument central (que je serais bien en peine de vous livrer ici car je ne m’en souviens plus).

Je remonte pour visiter la cathédrale qui fait environ 4 hectares. Il y a carrément un snack bar, un resto, des toilettes et une boutique de souvenirs à l’intérieur. À part son gigantisme, rien de spécial.

L’orphelinat de Liverpool, gros pourvoyeur de tombes collectives.

En redescendant vers le centre-ville, je trouve Bold st. qui confirme que la gentrification est, ici aussi, à l’œuvre.

Il me reste le temps d’aller à l’Open Eye Gallery avant de choper mon car pour Manchester. Les différents photographes exposés illustrent la question « How do you affect change ? ». L’idée est intéressante (chacun peut écrire sa réponse sur le mur) mais les travaux plus journalistiques qu’artistiques.

Je kiffe le car, j’ai donc choisi celui qui met le + de temps à faire Liverpool – Manchester, histoire de pouvoir apprécier les paysages du Yorkshire, écouter Cigarettes after sex et continuer mon périple littéraire dans le New York des seventies.

 

J’étais un peu triste de quitter Liverpool (idéalement il m’aurait fallu un jour supplémentaire) (là je vais être obligée d’y retourner…), mais en arrivant à Manchester je retrouve le sourire ! J’adore cette ville !

Quand je vois mon hôtel (The Mitre) (il est en face de la cathédrale), et ma chambre qui fait la taille de mon studio, et la baignoire, je suis d’autant plus ravie. (Moins quand je constate que les anglais ne sont toujours pas passés aux doubles vitrages et qu’il y a 3 pubs en bas) (mais avec des boules quiès ça se passe très bien)

 

DOCKERS

[NORTH UK, PART II]

Mercredi matin je me réveille heureuse comme une papesse (#feminism) dans mon lit kingsize, et je fais chauffer la bouilloire pour prendre mon café en lisant le Times au son de Blaenevon (oui parce que tu as une télé dans la chambre, donc tu peux y brancher ton lecteur mp3 en USB).

Je vous jure, aller à l’hôtel CHANGE TOUT !

Mon kiff quand je suis chez moi le week end, c’est de lire la presse (essentiellement Télérama et Les Jours, faut être honnête) (l’idéal pour la pluralité des titres c’est chez mes parents) (je les soupçonne de tenir un kiosque clandé pour arrondir leur retraite), en buvant un café et en écoutant de la musique. Donc pouvoir le faire en vacances c‘est double dose de bonheur.

 

À 500m de l’hôtel, je tombe sur la Central Library, mon petit péché mignon en voyage (avec les cimetières, nous y reviendrons). Nichée dans un bâtiment pour le moins imposant, datant du 19ème siècle, elle a été rénovée en 2008 de manière impressionnante par le cabinet Austin-Smith:Lord.

La partie moderne est nickel, encore un endroit où tu as envie d’emménager pour y lire l’intégralité des ouvrages (et je peux vous dire que ça me prendrais un certain temps vu mon niveau de lecture en anglais), mais le petit plus c’est la Picton reading room, qui est d’époque.

Mais pourquoi j’avais pas des endroits comme ça pour étudier quand j’étais à la fac moi !? J’aurais peut-être eu mon DEUG d’histoire… (L’important c’est d’y croire)

Le deuxième petit plus, c’est le rooftop, pas dégueu. Et d’où j’ai aperçu une immense affiche pour The Curious incident of the dog in the nighttime sur la façade de l’Empire Theatre.
Gros coup de bol, ils jouaient le soir même, il restait de la place et j’ai eu le billet à moitié prix en dernière minute !

Je suis redescendue vers les docks en traversant le centre-ville, en m’abritant sous le porche de la mairie pour paparazzer les liverpudlians (c’est pas TROP mignon ce nom ? On dirait un mélange entre des lilliputiens et du pudding !) (ça concurrence un peu les brummies).
Je suis toujours admirative du style des anglais, entre élégance (costard) et pragmatisme (doudoune).

 

Ils sont vraiment partout…

Les docks de Liverpool datent du 18ème siècle et une partie, l’Albert Dock est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis sa rénovation. Apparemment c’est un des sites touristiques les + visités en Angleterre (après Londres, forcément).

Clairement c’est très chouette de pouvoir se promener en bord de mer, dans un cadre entre bâtiments anciens et gestes architecturaux plus récents (l’Open Eye Gallery pour ne citer qu’elle), qui se reflètent dans l’eau des bassins.

Après avoir pris un cornet de frite de patates douces (la base), je suis allée à la Tate, dont l’annexe liverpudlian se situe dans une partie de l’Albert Dock.

Il y avait une expo vraiment cool d’Aleksandra Mir, « Space Tapestry », dont toutes les œuvres, assez monumentales sont composées de motifs dessinés au stylo bic.
Il s’avère qu’elle s’entoure de dizaines d’étudiants pour parvenir au bout de sa peine tellement c’est minutieux et immense à la fois.

Au premier étage, il y avait plusieurs salles organisées autour du concept « Constellations ». Ca part d’un artiste et il y a des tableaux de plusieurs autres artistes qui font partie de son entourage/influences/héritiers. Autant dire que ça brasse large, ça donne un bon aperçu de l’art contemporain (et il y a à boire et à manger).

Ca va de Picasso, Cy Twombly ou Mark Rothko (que je n’aime pas trop), à des artistes que j’ai aimé découvrir (Andreas Gursky, Gabriel Orozco).
Et un des surveillants m’a fait l’honneur d’un petit topo sur John Lowry, sympa !

 

Après un americano au coffee shop du musée, j’ai poursuivi avec le Liverpool Museum.
C’est la ville d’Angleterre où il y a le plus de musée après Londres et comme à peu près partout dans ce pays, ils sont gratuits !

Bien qu’on sache parfaitement que la gratuité ne résout pas les inégalités de fréquentation des lieux culturels, qu’elle ne brise pas les barrières sociales, les freins intériorisés et le désintérêt, je suis persuadée que cela incite tout de même pas mal de gens à être curieux en voyant une porte ouverte et de la lumière.

Le Liverpool Museum est un joyeux bordel assez ludique autour de l’histoire de la ville. Parfaitement adapté aux enfants (il y a plein d’installations interactives), ça brosse large aussi bien historiquement que thématiquement.

J’ai donc pu m’informer sur la vie des dockers au début du 19e, comme me prendre une taule au blindtest (vous saviez vous que les Atomic Kitten étaient du Merseyside !?) et découvrir le nom des sculptures qui jalonnent la promenade du Pier Head (les Superlambanana, un mix entre des bananes et des agneaux créées par Taro Chiezo) (la drogue).

It rings a bell…

Après être passée chez Tesco pour acheter des des wraps (on ne peut pas allez à l’hôtel ET au resto) j’ai filé au théâtre.

L’Empire Theatre date de 1925 et il est sublime. Et comme dans tous (?) les cinés et théâtres d’Angleterre tu peux y manger et/ou prendre un verre de vin/une pinte pendant la pièce. Globalement les anglais ont un rapport un peu moins sacralisé que nous à la culture, ce que je trouve assez agréable (mais faut voir la gueule du sol à la fin du spectacle…).

On peut se dire que c’était un peu ambitieux d’aller voir une pièce de 2h en anglais, je ne suis pas totalement inconsciente, c’est adapté du bouquin de Mark Haddon, le premier que j’ai lu en arrivant à Bristol.
Donc même si j’ai loupé quelques blagues, dans l’ensemble j’ai pas été trop perdue et j’ai passé un très bon moment car la scéno, la mise en scène et les comédiens sont top (mention spécial à Scott Reid).
Bref si vous avez l’occasion (ça fait 4 ans qu’elle tourne et je crois que ce n’est pas prêt de s’arrêter), n’hésitez pas.

 

En sortant, le George Hall était éclairé aux couleurs de la Liverpool Pride.