I’ve been in the air for hours

[LONDON PART III]

Dimanche matin, je découvre qu’une des australiennes a ramené un mec durant la nuit. C’est vrai qu’on a la chambre  « X » et qu’à 10 dans le dortoir on se sentait un peu seuls…

Je décide de squizzer le petit-dèj gratuit de l’hostel pour m’octroyer de la nourriture digne de ce nom.
Je tente ma chance au Breakfast Club en me disant que c’est peut-être moins blindé à 10h30 qu’à l’heure du brunch. En fait non. Il y a déjà 15m de queue dehors.

J’essaye de trouver le bus qui va à Notting Hill, en vain. Et ce n’est pas le chauffeur du bus à qui j’ai demandé des précisions qui m’aura aidé… (Globalement, j’en ai pas eu un d’agréable) (même si je peux comprendre, vu la purge que ça doit être de conduire un bus dans Londres).

Je finis par opter pour l’underground et croquer dans mon daily caramel Cadbury pour tromper la faim. Ce truc est tellement fat qu’il m’aura fait 2 jours.

 

Je finis par m’attabler devant une assiette de pancakes, dans un café surchauffé (bonheur) avec les paroles des Arctic Monkeys au mur.

C'est pas encore gagné pour les instafood...

C’est pas encore gagné pour les instafood…

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Je flâne dans Portobello Road #classic avant de prendre un bus puis le DLR (Docklands Light Railway) pour Greenwich.

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J’aime bien le DLR qui longe les quais, des quartiers inconnus et désincarnés, comme s’ils avaient été vidés de leurs habitants après une attaque de zombies.

Soudain, un truc étrange et lumineux apparait dans le ciel. Le temps d’arriver à mon arrêt, ça a disparu. Je n’ai donc pas d’explication. #lol

 

Après avoir admiré le Cutty Sark et les mouettes, je me dirige vers le Old Royal Naval College pour visiter le Painted Hall. Tu te doutes bien que c’est en rénovation depuis la semaine dernière et que ça ré-ouvrira en 2019…
La dame de l’accueil espère que je serais dispo à ce moment là pour revenir. C’est vrai que pour l’instant mon planning de 2019 est assez free, j’y réfléchirai.

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Je me dis qu’il est quand même temps de se trouver un vrai carrot cake avant de repartir et je passe une bonne heure à bouquiner avec cette énorme et délicieuse part de gâteau dans un petit café mignon du Greenwich market.

 

De retour à la Liverpool station, je monte dans un bus qui va à Shoreditch car je n’en peux plus de parcourir en long en large et en travers la Shoreditch high street.

Il décide finalement de modifier son terminus pour la Curtain road… PUTAIN mais c’est quoi les bailles de ces bus qui s’arrêtent jamais là où c’est prévu !? (Et en écrivant ça, je me rends compte que j’écoute vraiment trop 2 heures de perdues en ce moment) (un podcast extrêmement drôle sur des films + ou – de merde) (que je vous recommande chaudement, de préférence dans l’ordre chronologique pour comprendre les running gags)

 

Je me pose quelques instants dans l’accueil de l’hostel où les employés se font une petite playlist spécial Oasis qui me plait bien.
Et je pars biffer une nouvelle ligne de mon programme dans le bar d’à côté qui sert des sweat potatoe fries ❤

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Je ne résiste pas à partager cette photo d’un autre client de l’hostel

 

Il est 21h45, je dois me lever à 4h45 pour prendre l’avion, et les australiens prennent l’apéro dans la chambre. On fait un deal pour qu’ils dégagent à 22h30, je prends mon mal en patience en les écoutant parler (heureusement c’est en anglais), ils représentent chacun un stéréotype de teen movie, c’est assez amusant.

 

Mais je pense qu’il est temps de se rendre à l’évidence, je suis désormais trop vieille pour ce genre d’endroits et c’est probablement ma dernière nuit en auberge de jeunesse.
Même si, quand au milieu de la nuit, tout est calme et que 10 personnes étrangères les unes aux autres dorment sereinement dans la même pièce, il y a quelque chose d’assez  beau dans l’air.

 

Bières testées : Blue Moon, Brooklyn Lager, London Stout.

 

Although it’s not clear as the morning dew

[LONDON PART II]

Samedi matin, je me lève tôt, car j’ai pour projet de profiter du petit-déjeuner gratuit d’assister à un concert à midi. Et ce n’est pas parce qu’on s’est laissé tenté par un shot de tequila la veille qu’on doit renoncer à son programme.

J’avale deux tranches pain de mie au beurre doux (probablement la pire faute de goût des anglais) avant d’entamer mes 45 minutes de marche jusqu’à l’Union Chapel SOUS LA NEIGE !

Je suis la North West road qui n’a absolument aucun intérêt, me ravissant ainsi totalement. (J’ai jamais été voir Buckingham Palace, je trouve beaucoup plus dépaysant de marcher dans des quartiers banals) (banaux ?) (oui, bon, j’ai aussi un léger penchant pour les endroits glauques et désaffectés, ceci explique peut-être cela…)

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J’arrive dans la rue dite (Compton street #Thuglife), il n’y a personne mais heureusement un type arrive pour entrer dans le lieu saint. Il n’a jamais entendu parler d’un concert à midi, je me décompose légèrement.
Il faut croire qu’il y a un petit souci de com interne, car devant l’entrée de l’autre côté du bâtiment, c’est bien annoncé.

Je me place dans la file d’attente en attendant l’ouverture.

Je suis à Londres, sous la neige, j’ai la gueule de bois et je vais voir un concert dans une église. L’invraisemblance est totale.

 

Quand j’entre dans l’Union Chapel je comprends mieux pourquoi on me l’a recommandé (merci !). J’ai pas une seule photo correcte pour rendre grâce à l’endroit, qui est légèrement à couper le souffle.
Je me permets donc d’en publier une de Michael Jones (oui, lui-même), d’autant que je suis dessus du coup.

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Le concept des Daylight Music c’est  des concerts gratuits le samedi midi. Baseline : Music, tea & cake.
C’est assez familial et des bénévoles vendent  des boissons chaudes, des gâteaux et des snacks pour profiter de la musique tout en déjeunant.

Le premier set était assuré par Isan, un duo  d’électro planante (à peu près) danois, qui collait parfaitement à l’endroit et au moment. Même s’ils ont du composer quelques minutes, malgré eux, avec l’alarme de l’église.

De prime abord, on ne peut pas dire qu’ils envoyaient particulièrement du rêve, tous deux avec des têtes de bureaucrates, assis face à nous devant leur laptop. Je m’attendais limite à voir un écran géant sortir de la nef pour une projection powerpoint.

Mais en fait ils étaient drôles. Surtout en recommandant le gâteau au citron, qui avait été vanté par l’organisateur quelques minutes plus tôt, tout en précisant « Even if I like gluten !» (Oui, évidemment, c’était gluten free……..).

Merveille de la technologie, tout cela a été filmé.


C’est Alexis Taylor, le leader d’Hot Chip, qui jouait ensuite les morceaux de son projet solo en piano voix. Je ne sais pas s’il est timide ou dédaigneux, toujours est-il qu’il ne nous a pas jeté un regard.
Musicalement c’est pas mal, bien que monotone sur la durée. Physiquement, je parlerai de Vincent Delerm anglais. Et pour le peu d’effort que j’ai mis à comprendre les paroles, ça avait pas l’air transcendant (je peux me tromper).

Je sors de l’église en me disant qu’il serait temps qu’on utilise les nôtres de cette façon parce que l’acoustique y est particulièrement bonne et qu’on va pas se mentir, ça va pas aller en s’arrangeant niveau fréquentation catholique.

 

Je m’engouffre dans l’underground, qui est mieux chauffé que l’église, et j’ai envie de prendre tous les gens en photos tellement les styles sont divers, bariolés, recherchés, exubérants, improbables.

 

J’enchaîne avec un quartier complètement différent dans lequel je ne suis jamais allée : Brixton.
Précisons d’entrée que je n’y ai pas vu un seul flingue. Mais je n’étais sans doute pas à la bonne heure.

J’ai été me faire un fish&chips dans Brixton market, grosse déception : le truc était à peine frit. Ils commencent à me faire chier à faire de la bouffe saine partout maintenant !
(En vrai forcément c’était bon vu que bien cuisiné, je râle pour le principe)

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J’ai pas trop forcé sur la balade parce que, je ne vais pas le répéter à tout bout de phrase mais bordel, j’ai eu teeeeellement froid ! J’ai trimballé mon appareil photo pendant 3 jours, je ne l’ai pas sorti une seule fois, histoire de garder mes doigts intacts…

En gros, ça m’a fortement rappelé Bedminster, le quartier où j’habitais à Bristol (oui c’est ça, un quartier pauvre), donc j’en ai profité pour faire un petit pèlerinage chez Boots et Poundland !

J’ai aussi fait une pause au Pop Brixton, un chouette lieu composé de containers (un peu comme les boxs de Shoreditch) dans lesquels il y a des stands de bouffe (comme partout, tout le temps, en fait), des pop up store, un potager participatif, et une serre/terrasse.

Je reste quand même dubitative devant le nombre de lieux de ce type, ou de marchés, ou de foires, qu’ils organisent en simili plein air dans une ville loin d’être connue pour ses joies météorologiques. (Un début d’explication réside sans doute dans le fait que les anglais sont à l’aise en pull (ou en mini jupe) quand moi je suis frigorifiée avec deux pulls + un manteau).

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Sur le trajet du retour, je me suis arrêté à Oxford Circus.

A quel moment, quelqu’un de sain d’esprit (je pense l’être) peut-il envisager d’entrer dans le Top Shop d’Oxford street un samedi après-midi ? Avant de sortir en se rendant compte de son erreur, pour enchainer sur Urban Outfiters !?

Une certaine idée du paradoxe.

Une certaine idée du paradoxe.

Je repasse par l’hostel, pour découvrir mes 7 roomies australiens toujours à l’apéro dans la chambre.
Si quelqu’un a des stats officiels sur le nombre d’aussies actuellement en circulation dans les auberges de jeunesse du monde entier, je prends.

Sister of Fogville

Sister of Fogville

 

Oh come on! Gimme a break!

Oh come on! Gimme a break!

Le soir j’avais prévu d’assister à un concert dans un pub, avant de me rendre compte (merci les events facebook) que ce n’était pas le groupe que je pensais qui jouait mais un tribute…
Je me tâte pour un ciné mais le seul film qui me tente et que je n’ai pas déjà vu c’est T2 Trainspotting et je sens qu’au niveau de l’accent, sans sous-titres, ça va être complexe.

J’opte donc pour un tour dans Soho, et des pâtes à la crème, au parmesan et d’autres trucs gras (enfin) dans la bien nommée Spaghetti House.

London is calling you

[LONDON, PART I]

De vagues en tourbillons, d’obligations en routine, de contraintes en exaltations, d’aveuglement en élévation, parfois la nécessité s’impose.

De renouveler l’air dans mes poumons.
D’emprunter de nouvelles inspirations.

Alors je suis partie quelques jours durant, vers la douce Angleterre, qui continue de peupler mes souvenirs et mon admiration.

3 jours à Londres, pour faire un pas de côté, me noyer dans l’accent british, me gaver de carrot cake, faire des kilomètres dans des rues inconnues, car il faut nourrir ses yeux, pour les rêves la nuit.

 

Afin de me mettre dans le bain, la veille de mon départ je me suis engouffrée dans un bar taggé de Dogville pour écouter Circuit Breaker, un groupe mancunien. Clairement, le meilleur moment du set fût  leur discussion avec le technicien, en anglais, à l’occasion d’un souci technique #earcandy.

 

Vendredi matin, bon pied bon œil, j’entre dans l’avion pour Southend. Le stewart ressemble à Ricky Gervais (et donc au réceptionniste de l’hostel d’Ostende).
On traverse environ 18m de nuages avant d’atterrir.

 

45 minutes de train, le nez rivé à la fenêtre, sourire aux lèvres devant les maisons typiques, oreilles grandes ouvertes pour écouter les discussions des passagers anglais, pupilles émerveillées devant la tenue so british du voisin.

Liverpool street station, 15 minutes de marche pour rallier l’hostel à Shoreditch, haut lieu de la hipsteritude où je patiente que le réceptionniste explique calmement à un alcoolique qu’il a été viré car il boit dans sa chambre.
Ca me laisse le temps de trouver à qui il ressemble : Jared Leto période man bun.

 

Le check in étant prévu pour 14h, je pars me balader dans le coin, je tombe sur un pop up store où une future pizzeria offre des parts en proposant à chacun de customiser des cartons à pizza. Ca tombe bien, j’ai un don pour le dessin j’ai faim.

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Je tombe en arrêt tous les 3 mètres devant des graffs, je mesure le manque que j’ai éprouvé depuis ma dernière visite, je me perds 1000 fois en essayant de me diriger vers Brick Lane.

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Ben Eine

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Lora Zombie

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Roa

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Ananda Nahu

Je me réfugie dans Whitechapel Gallery en me demandant si je vais tomber sur Jack the ripper (le Whitechapel de 2017 ressemble malgré tout très peu à celui d’Alan Moore).
Il y a une enquête intéressante des Guerilla Girls, sur la place des femmes, et plus globalement des minorités, dans la programmation des musées européens.
(SPOILER ALERT : elle est minime)

 

Rough Trade me tend les bras, leur classement en milliers de sous-genres hyper spécifiques me laisse, encore une fois,  comme une poule devant un couteau. Alors j’ai écouté un album au hasard et j’ai aimé. Bienvenue dans ma discothèque Society !

Je me mets en quête d’un carrot cake, parce que j’ai certaines idées fixes concernant mon week end.
Je comprends vite que c’est peine perdue pour trouver un gâteau non vegan et avec du gluten dans le coin. Bon… Elle n’était pas mauvaise cette bouchée healthy, mais je reste sur ma faim.
Je me tape un vieux coup de barre, si j’osais, je pourrais m’allonger sur la banquette et me laisser bercer par la rumeur du café et des bribes d’anglais.

Je sors mon bouquin de voyage, un James Joyce en VO acheté il y a quelques mois, qui me semblait être tout indiqué pour m’immerger à 100% dans la langue britonne. Idée de merde, c’est impossible d’être correctement concentrée dans cet environnement et il me faut un accès à Google Translate.
(Heureusement pour la suite, l’hostel disposant d’une bibliothèque, j’ai trouvé UN livre en français)

 

Je retourne à l’hostel pour découvrir mon dortoir, et les 7 jeunes australiens qui le peuplent.
Il y a une balançoire au beau milieu de la chambre aka le pire piège pour n’importe qui rentre ivre en pleine nuit (je précise que je ne parle pas d’expérience).
Je me sens extrêmement seule et me demande pourquoi je m’impose encore ce genre de chose à mon âge avancé (la pingrerie est une explication envisagée).

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Je sors boire une bière pour y réfléchir. Je tombe dans, probablement, le seul bar de Londres qui n’a pas de bière pression.
Je commence à lire Adolphe de Benjamin Constant (LE livre donc) au beau milieu d’un déferlement de cocktails, avant de rejoindre un bar avec des bières et des gens sympathiques (coucou !).

Cette soirée sera l’occasion, entre autres, d’apprendre que « punks à chiens » se dit « punkabbestia » en italien. Une certaine universalité dans le propos, punks à chiens de tous pays, UNISSEZ-VOUS !

See you, love.

Je m’en vais bien avant de te découvrir, Bristol, mais ces quelques mois auront suffi à me conquérir… Je m’en vais car le devoir m’appelle.
Les amis, le soleil et la mer aussi.

Je repars le nez empli d’odeur de friture, de fish&chips, de pies, de carrot cake, des bagels cannelle-raisins secs, de flapjack, des rainbow cookies et le palais familier de la Newcastle Brown Ale, de la Bristol beer factory, de la Tyskie.

Je n’ai pas perdu l’habitude de regarder à droite quand je traverse mais j’ai gagné celle de regarder à gauche (instinct de survie). Je n’ai presque plus peur de l’accident quand je monte dans un bus à étage. Je suis désormais capable de manger n’importe quoi à n’importe quelle heure (je n’ai pas eu besoin de trop me forcer je dois dire…). Je me bouche toujours les oreilles quand les pompiers ou la police passent, sirènes hurlantes comme dans les films. Je n’ai pas fini de pester contre le café qui est plus cher que la bière (très sympa à l’apéro, mais pénible le reste du temps). J’ai, sans nul doute, gagné en tolérance capillaire et vestimentaire. J’ai nagé plusieurs mois dans la piscine qui a servi de décor au S01E03 de Sherlock, je ne m’en suis probablement toujours pas remise. Je suis devenue une inconditionnelle de Poundland et je ne me perds plus dans l’immensité d’Asda.

Je pars avec au cœur de l’oreille, des merveilles. Musicales évidemment, les cris des mouettes squattant ma terrasse et ce délicieux accent british qui m’enchante.

J’emporte au creux de ma nouvelle ville, des bribes de Jess, la maître nageuse aux cheveux rouges, du vendeur de fruits et légumes qui chante ses prix, de Big Jeff, de Nathan et de ses guestlist, de Rosie, Chris, The Goodies et des Slapstick, de Charlie, Ian, Helen, Richard, AJ, Nick et Joe, mes profs d’anglais, de lovely Madeleine, du Nounours du Jobcentre, de Maria, Juan et Michele.

Je m’en vais les yeux emplis d’images de maisons colorées, de bow windows, de couchers de soleils épatants, de cranes immenses et de centaines de graffitis.

Forcément, je pars avec un petit pincement, mais quand tu commences à envisager d’acheter quelque chose dans la boutique Cath Kidston, c’est qu’il est grand temps de partir.

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Swansea bay

Cela fait environ 5 mois que je me dis qu’il faut que j’aille au Pays de Galles, au moins à Cardiff. L’échéance arrivant à terme, j’ai finalement opté pour une destination un peu plus éloignée de Bristol afin de tremper dans la galloiserie profonde : Swansea.

Je vois venir la blague, énorme comme un château-fort mais non, je n’y ai pas vu un seul cygne.

J’avais dans l’idée de rallier ensuite Rhossili en bus. Il s’est avéré que c’est un peu plus loin que ce que je pensais : 1h de trajet. Un jour il faudra que je songe à regarder l’échelle des cartes que je consulte pour estimer mes déplacements…
Mais qu’importe ! Soyons foufou, de toute façon je ne sais pas trop pourquoi mais j’aime le car, j’aime le bus, j’aime le train !

Ouais ok je sais pourquoi, c’est parce que ça permet de visiter sans faire le moindre effort. Un bon truc de feignasse en somme.

Je fais d’abord un petit tour de Swansea, son centre-ville grand comme ma poche, sa marina, sa plage, son cover market où je goûte un welsh cake (un biscuit à base de pâte pas cuite et de 3 raisins secs. Je déconseille). 1h suffira avant de monter dans le bus armée d’un whopper, je ne sais pas trop où je vais atterrir, ce serait con de mourir de faim sur une falaise.

(A ce propos, quand tu commandes à emporter chez Burger King, on te demande si tu veux un sac, et si oui, il faut le payer. C’est vrai que ce serait con d’en mettre un d’office, des fois que tu trouves pratique de te barrer avec ton burger dans une main, tes frites dans l’autre et ta boisson sous le bras…..)

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La route est très chouette, ça me fait un peu penser aux Mont d’Arrée (pour les connaisseurs), des étendues légèrement désertiques, uniquement peuplées de moutons, de chevaux, où apparait, de temps en temps, un hameau et HO ! Une station Texaco !

Je m’imagine très bien venir passer quelques semaines ici pour une retraite spirituelle des plus reposantes (ça c’était avant que je m’aperçoive que mon téléphone ne captait pas) (je ne veux même pas connaitre l’état de leur réseau internet) et rouler des heures durant sur ses longues routes sinueuses.

Cela dit je pense que je dois pas être la seule à y songer, ça doit pululer de néoruraux dans le coin…

La météo n’était pas très optimiste pour ce jeudi, mais comme ici le temps change environ toutes les 10 minutes, j’ai tenté le pari (avec le kway dans le sac quand même) (l’achat le plus inutile du monde ce kway d’ailleurs… J’ai toujours l’étiquette deussus.) (Bon, dans tous les cas ça servira pour les Vieilles Charrues cet été… Ça changera du poncho Le Télégramme) et j’ai bien fait car le temps qu’on traverse le Gower, il n’y a (presque) plus un nuage dans le ciel !

Rhossili est apparemment la plus belle plage de Grande-Bretagne et a été élue 3ème plus belle plage d’Europe ! Je ne connais évidemment pas toutes les plages d’Europe et même pas celles du Royaume-Uni, mais je dois dire que le paysage qui m’est offert quand je sors du bus est assez dingue.

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J’avance et m’émerveille. C’est à couper le souffle.

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C’est pas nouveau, on s’habitue à tout. L’avantage c’est qu’on oublie vite. J’entre dans le Visitor Centre pendant 5 minutes et en ressortant je suis à nouveau saisie par la beauté du panorama. Mon astuce si vous allez à Rhossili est d’entrer et sortir de la boutique souvenirs toutes les 10 minutes. De rien.

Après avoir été me balader sur The Worms Head, je descends vers la plage où je me repose les yeux quelques instants, affalée sur un banc. Le bruit des vagues, pas un chat, à l’abri du vent, un léger goût de perfection paisible.

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Je longe la plage sur le « chemin » côtier, visant un pré de moutons. C’est arrivée à cinq mètres du premier animal que je constate qu’il n’y pas d’enclos et que je juge judicieux de me demander si j’ai peur des moutons. Je dirais que non, pas trop, et de toute façon ils n’en ont absolument rien à carrer de ma présence. A priori, tant que je me mets pas à brouter leur herbe, ça devrait aller.

Je remonte vers le village en crachant mes poumons, telle une vraie sportive du pludi et me jure d’arrêter de fumer.

Au retour, nous sommes seulement trois (dont un quarantenaire à bonnet péruvien, qui confirme mon hypothèse concernant les hippiesnéoruraux), le bus emprunte une autre route et décidément le coin est magique. A la lumière déclinante, on longe la côte, des falaises, des ruines de château fort, des prés, des poneys, des taureaux ( ?!).

Je suis vraiment stupide de ne pas être venue avant, et pour plusieurs jours. Deuxième astuce, dès fois que : il y a une auberge de jeunesse à Port Einon.

De retour à Swansea j’ai encore 1h30 à tuer avant mon car, je me dirige donc vers la Meridian Tower et son café rooftop. Aussitôt entrée, aussitôt sortie, je ne suis pas sûre que j’avais le standing indiqué. Mais effectivement la vue est pas mal.

Du coup, je suis les indications de la charmante dame de l’office du tourisme sur la jolie rue pleine de bars et de restaurants. Ouais. Je pense qu’à Swansea, compte tenu de l’offre, ils n’ont pas les mêmes critères pour les termes « nice » et « a lot ».

Je finis dans un diner, un peu pour la blague, et je cherche toujours à comprendre le concept de servir des frites d’office, quand tu commandes des pancakes et un café. Le tout était bien évidemment mauvais, mais la serveuse avait un accent gallois à couper au couteau, ça sauve le côté typique.

Tout ça pour dire, que le Pays de Galles c’est génial !

(Mes photos ne rendent tellement pas grâce à l’endroit…)

 

Weston-super-Mare

Quand tu es « installé » dans une ville depuis quelques mois, tu perds ton côté touriste qui faisait tout le charme des débuts. (Tu remarqueras que j’utilise le « tu » histoire d’être incluante, même si cette affirmation ne s’applique peut-être qu’à moi)

Forte de ce constat, j’ai décidé de me faire une petite liste (oooooooh comme c’est surprenant !) des choses que je n’ai toujours pas faite dans le coin et auxquelles il serait temps que je m’attelle.

J’ai pris le temps chatoyant de ce week end comme un signe et ni une ni deux, j’ai plongé quelques heures dans le site internet de la compagnie de bus First, pour essayer de comprendre comment aller sur la côte. Vous ne vous rendez sans doute pas compte du challenge, mais comprendre les transports en commun à Bristol nécessite beaucoup de patience (et un doctorat en mathématiques quantique) (ou un syndrome d’Asperger).

Coup de bol, un des bus qui passent en bas de chez moi va à Weston Super Mare, station balnéaire du Sommerset. Il met pour cela 1h30, certes, mais c’est l’occasion de voir la campagne environnante.

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Nous traversons effectivement des villages anglais typiques, avec leur lot de cottage, de jardins mignons et de pub bucoliques. Je ne vais pas vous mentir, il y a aussi du pavillon crépi en pagaille, l’architecture des années 70 n’a pas épargné l’Angleterre.

Weston Super Mare c’est chouette. Typiquement la station balnéaire anglaise à laquelle je m’attendais, avec une plage immense, la mer loin loin loin, et un pier au beau milieu.

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Ce qui nous amène à la question fondamentale de l’excursion : qu’est-ce qu’un « pier » ?

Selon Wikipedia : “A pier is a raised structure, including bridge and building supports and walkways, typically supported by widely spread piles or pillars.” En Angleterre, nous avons à faire à des “Pleasure piers which often include other amusements and theatres as part of the attraction. Such a pier may be open air, closed, or partly open, partly closed.”

En gros c’est une promenade et  bâtiment sur pilotis où tu peux te balader, manger et surtout, profiter d’attractions de fête foraine et de machines à sous. Et je peux vous dire qu’un dimanche quand le soleil est au zénith, c’est blindax de chez blindax. La sortie dominicale par excellence !

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Bref, c’était sympathique. Malgré un vent de batard, du genre qui te file un mal de crâne tellement il souffle fort dans ta face. Ce qui explique la sieste dans le bus du retour. (En même temps, le trajet était le même qu’à l’aller, les moutons dans les champs aussi)

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Au fait, je sais pas ce que vous avez prévu pour le 28 juin, mais moi c’est calé.

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London [Part IV]

Le temps ne passe pas moins vite ici qu’ailleurs et nous sommes déjà lundi. Fort heureusement je n’ai aucune contrainte et je peux prolonger mon exploration londonienne.

La journée commence par une expo au Museum of Childhood sur laquelle j’avais lu un article dans 20minutes (comme quoi…). Elle s’appelle Confiscation cabinets et rassemble les objets confisqués à ses élèves par un prof, Guy Tarrant, durant 30 ans.
Ça commence tout à fait mignonnement avec des scoubidous et des photos de Take That (Robbiiiiiiiiiiiiie !) (ahem, pardon) et fini un peu plus rudement avec une bouteille de brandy et des armes en tout genre. Faites des gosses !

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Je vous recommande en tout cas de prendre 5 minutes pour entrer dans le musée si vous passez devant car le bâtiment est très beau.

S’en suivent des adieux déchirants avec Lucy Liu qui, elle, a un métier et je poursuis mon programme de touriste.

Tower of London, Tower Bridge, City Hall, The Sharp, SouthWark Cathedral, Borough market, le long de la Tamise sous le soleil pour finir à la Tate Modern avec un chocolat chaud, la vue sur St Paul et le sunset !

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Au-delà de son café merveilleux au 6ème étage, la Tate Modern est un endroit absolument incroyable, j’ai complètement halluciné devant le volume du bâtiment !
A part ça, l’expo Nick Carraway est chouette, les tableaux de Kandinsky m’ont rappelé l’école primaire et je ne suis définitivement pas fan de Picasso.

Je finis par me trainer, harassée, jusqu’à Victoria Station pour attendre mon car, armée d’un whopper et du journal Metro. Une vraie londonienne.

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London [Part III]

Dimanche, le sunshine et je goûte pour la première fois des œufs pochés (coucou la cuisine et moi ça fait 42).

On se dirige vers le flower market de Columbia Road, savourant le calme des rues alentour uniquement peuplées d’écureuils mignons (mais un peu putes quand même, car c’est des bruns, ceux qui bouffent les roux) (ouais, être roux, même quand on est un écureuil, c’est pas facile). Qui fut de bien courte durée, car entre les sapins et les orchidées, ça se bouscule grave.

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On tombe sur les copains du vendredi, une bonne occasion d’utiliser notre expression préférée « Non mais c’est fou à quel point le monde est petit… ».

Nous quittons les hordes de hipsters fans de plantes vertes pour rallier les hipsters fans de graffiti dans Brick Lane.
Forcément ça me plaît à mort et je mitraille à tout va. (Si vous en voulez encore +, je vous redirige vers le spécialiste) (un certain James…)

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Un petit chicken tikka avant d’entrer dans le mythique Rough Trade duquel je parviens à sortir sans AUCUN CD !! (Mais avec un super photomaton qui est franchement un de mes highlights du week end)
Je poursuis mes expériences sensitives en trempant mes lèvres dans un mulled cider (sorte de vin chaud mais avec du cidre), qui ne me convainc pas vraiment.

Pour rentrer à la maison, nous parvenons à choper un bus sans attendre 30 minutes, et je pense que c’est un autre de mes moments favoris de ces 4 jours (#winkwink).

Note pour la prochaine fois : réussir à s’installer au Vintage Emporium.

London [Part II]

Samedi, selon le planning de ma chère Lucie, nous aurions dû nous lever aux environs de 7h. Mais d’un commun accord nous avons préféré réduire le programme des visites et allonger notre nuit.

Il y avait UN truc que je voulais particulièrement faire pour frotter la réalité à mon imaginaire, c’était le marché de Notting Hill.

Et bien c’est tout à fait ravissant. Blindé de monde mais ravissant. Des petites maisons de toutes les couleurs (et des grandes maisons de toutes les couleurs aussi), du bric à brac, de la bouffe en veux-tu en voilà, des musiciens ET la librairie qui a inspiré celle de Hugh Grant dans le film !!

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C’est décidé, je veux vivre dans Lancaster road.
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On a un peu galéré pour trouver une place de libre dans un café après s’être empiffré d’un Portobello burger et j’en profite donc pour vous déconseiller le Charlie’s. Certes leur cheesecake framboise citron était divin, mais les prix sont honteux, et je ne parle même pas du fait qu’ils y rajoutent le service sans rien dire au moment de payer.

Minute people : nous avons croisé Mark Francis de Made in Chelsea, dont je ne connaissais pas l’existence avant ce jour mais j’ai partagé l’enthousiasme de mon acolyte !

Comme nous n’avions pas assez profité du bain de foule, nous avons poursuivi avec Harrods. Si vous avez déjà été aux Galeries Lafayette Haussman début décembre, vous pouvez imaginer le calvaire l’effervescence ambiante.
L’avantage de cette surpopulation insupportable c’est que ça m’a évité de baver devant les milliers de m² de bouffe exposés dans des salles magnifiques.
Ca et le fait de constater que le kilo de pommes est vendu 8€.

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Et pour bien finir cette paisible journée, nous nous sommes rendues à Winter Wonderland ! La fête foraine immense installée dans Hyde Park. Dans laquelle nous avons tenu 30 minutes. Le temps d’admirer le concept du Carousel bar (tu picoles et le plateau tourne), de manger un donught, de photographier un creepy Santa et d’écouter un infâme chanteur de karaoké.

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Après tout ça, la pinte dans un pub, dans le calme de West end, était délicieuse.

London [Part I]

Je n’avais jamais été à Londres. Autant dire qu’il était plus que temps d’y remédier.

En fouillant mon cerveau à la recherche d’images nourrissant ma vision idéalisée de cet endroit, j’ai finalement pas trouvé grand-chose : Coup de foudre à Notting Hill (OBVIOUSLY), les alentours crasseux et malfamés de la Tamise des romans d’Antony Horowitz et les Poupées russes de Cédric Klapish. C’est peu.

Grâce à Megabus, mon meilleur ami de vacances, j’ai pu rallier la capitale anglaise pour la modique somme de 16€ (économie importante vu qu’après tu payes le moindre café 3€).

J’avais trouvé hyper malin de choisir le car de 7h30, histoire d’arriver à Londres dans la matinée et d’avoir ainsi toute la journée devant moi. En fait c’était une idée complètement con car je suis arrivée déjà fatiguée.

Je rejoins mon anglaise ma costarmoricaine préférée dans sa rue typiquement victorienne. (Personnellement je trouve que ça à un petit côté architecture orientale tout à fait plaisant)

Etant donné qu’il faudrait un bon mois pour faire un tour un tant soit peu exhaustif de la ville, j’ai d’emblée choisi d’éliminer les nids à touristes tels que Buckingham Palace, Westminster Abbey, Big Ben et autres London Eye.

Une petite soupe maison et nous voici fin prêtes pour aller écumer les rues de Soho, Covent Garden, Picadilly Circus, Sommerset House et écouter des chants de Noël à Trafalgar Square.

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photo

(c) Lucy Liu

Il s’avère que les christmas songs c’est pas pour tout de suite (par contre un hommage à Mandela se prépare) du coup on se réfugie dans la National Gallery qui est assez monumentale (et chauffée, et gratuite).

Après des réflexions très poussées sur le physique des femmes dans les peintures du 15 ème siècle (« Non mais tu crois qu’elles étaient VRAIMENT comme ça ou alors ils avaient un problème de proportion !? »), on s’engouffre dans le Tube pour rejoindre des copains et aller boire des coups.

Astuce : ne JAMAIS donner rendez-vous à des gens à King Cross. C’est grand.

Je vous épargne les détails de la soirée, le seul élément culturel important est que j’ai goûté une mincepie (honteusement volée dans un buffet de Christmas party, mais là n’est pas le propos), c’est ni dégueu, ni bon.

Ah et j’oubliais, je suis entrée dans le magasin M&M’s. Je comprends toujours pas comment un magasin de 4 étages peut tourner entièrement autour du M&M’s, c’est tout à fait impressionnant et même si j’aime pas particulièrement ça j’ai failli en acheter. PUTAIN DE MARKETING !