Bonsoir Roazhon ! [Soundcheck #67]

Dogville au mois d’avril. Après la grisaille interminable de l’hiver, le printemps se fait désespérément frais et les rayons de soleil couplés à une cure de magnésium ont du mal à me faire retrouver une vigueur de vingtenaire.

J’hésite jusqu’à la dernière minute sur un site de billetterie mais la raison est plus forte que la fatigue flemme : un concert de Frustration me fera forcément du bien à l’âme et au corps (même si à l’oral, les ignorants pourrait trouver cette phrase paradoxale).

Sur le trajet je rejoins quelques mélomanes. On descend dans le sous-sol du 88, une pinte de mauvaise bière dans un gobelet en plastique non consigné, la première partie démarre.

Bikini Gorge, nouveau groupe du leader de Combomatix, a exactement ce qu’il faut pour me mettre dans de bonnes dispositions et tout ce que Dogville compte d’aficionados de garage est réuni pour l’occasion.

Le plafond est bas, la scène aussi, le sol colle, les jeux de lumières sont minimalistes, la salle est pleine, il flotte un air d’Angleterre.

Je tente l’IPA à l’interplateau, moins pire.

 

Quand Frustration se pointe, c’est comme s’ils étaient à une réunion de famille. Ils jouent pour un public conquis d’avance et prouvent qu’il a bien raison.

Le genre de concert qui régénère. Juste tu te laisses porter, tu kiffes (et tu tentes de ne pas être sous le mec qui fait des slams).
Tu es tellement dans un état d’amour de ton prochain que tu t’enquières auprès de ton voisin géant s’il a déjà pu voir un concert de près (non) et attaches tes cheveux pour éviter qu’ils atterrissent dans la bière de celui de derrière quand tu headbangues (à peu près).

1h30 et quelques morceaux du prochain album plus tard, les gobelets sont à terre et les mains en l’air.

Il fait un peu moins frais dans ton cœur quand tu ressors, et ce n’est pas qu’à cause de l’alcool (qui réchauffe néanmoins, on ne va pas se mentir).

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Ça c’est du boulot ![Soundcheck #66]

Passons sur la dizaine de concerts démentiels dont j’ai profité la semaine passée. Il faudrait des pages entières pour leur rendre grâce et tellement d’autres choses depuis cette conclusion incertaine : et si la solution était un déménagement à Bruxelles ?

Gloire à It It Anita, La Jungle, Why the Eye?, Namdose, Monolithe Noir, Girls in Hawaii évidemment, et leurs congénères.

 

Autre semaine, autre ambiance, Joey Starr qui déclame du Robespierre et mon esprit qui est ailleurs.
Aloïse Sauvage, dont la présence éclabousse la scène, même sans scénographie.
Et puis dimanche, avec une heure en moins et du soleil en plus.

Après le sandwich au tofu et le Perrier de la veille (mon corps ne s’en est toujours pas remis), je découvre que si le demi coûte 4€, l’eau est gratuite.
Quelques minutes plus tard, à quelques mètres de la scène, un monsieur me propose de passer devant lui car sa taille va me gêner.

Il n’en faut parfois pas plus pour trouver foi en l’humanité. Et puis c’est sympa de rencontrer enfin tous les autre abonnés Télérama de Dogville #QLF !

 

Mon sourire est irrépressible quand Bertrand Belin entre en scène. L’élégance ça ne se décrète pas. On pourra dire ce qu’on veut sur le fait que la maturité sied aux hommes (ou pas), mais force est de constater que les années passant, il gagne chaque fois en prestance.

Accompagné de l’essentielle Tatiana Mladenovitch à la batterie et de trois autres musiciens (guitares, basse, synthés), les morceaux du dernier album, Persona, sont magnifiés.

Si ses paroles sont souvent absconses (pour moi tout du moins), je suis portée par la voix, la rythmique, comme un conte chamanique, où le sens est moins important que le son.
Quelques interludes improvisés ( ?) où son humour perce à jour, des pas de danses diverses, l’attitude impeccable malgré la chaleur d’un début de printemps, Bertrand Belin construit son petit monde autour de nous.

L’importance des mots, et sa plus récente carrière d’écrivain de fiction, le case dans la catégorie chanson française, en occultant le rock des compositions. Preuve en est, s’il en fallait une de plus, la collaboration avec les The Limiñanas sur Vicky, qui clôt le set pour un rappel parfait.

Ceci est quasiment un top 10

Cette année c’est la débandade : seulement 51 films au compteur.
Il faudrait que je tienne en parallèle le compte des concerts / spectacles vivants auxquels je me rends pour voir s’il y a une corrélation…

J’ai néanmoins vu de quoi faire un top 2018.

Pour la fureur de vivre.

Parce que ces gens, je les ai connus.

Pour Léa Drucker et Denis Ménochet.

Pour l’amour malgré tout.

Parce que l’adolescence est une plaie qu’on ne souhaiterait revivre.

Pour le sensible.

Pour les boucles de Timothée Chalamet et les mollets d’Armie Hammer.

Pour le bleu de la nuit.

Parce que l’Angleterre.

Bonus vu lors de sa sortie belge à Bruxelles (techniquement un film 2019 en France) 

Parce que l’amour ne suffit pas.

La sécurité est annexe, là-dedans. Tout le monde sait qu’on ne peut pas la garantir.
Ce qui compte c’est la discipline. Qu’on apprenne à obéir à n’importe quelle consigne, sans discuter.

Virginie Despentes.

– Le jour ou la nuit ?
– La nuit, parce que la nuit on crée sa propre lumière tandis que le jour, elle est imposé par le soleil.

Edouard Baer.

C’est vraiment un gros lover [Soundcheck #65]

Tous les onze mois (voire plus souvent), une rengaine en tête : « C’est le mois de novembre, Salope parmi les salopes, Traître parmi les traîtres, Qui nous a mis un coup de schlass dans le cœur et dans l’esprit »

L’horaire d’hiver, la nuit qui tombe par surprise, les lampadaires blafards, Fogville ou ailleurs, malgré la cure de magnésium ou de vitamine D, la grisaille contamine.

En parallèle (sans que je ne sache dire s’il y a un lien de cause à effet), le nombre de spectacles vivants au m² est à son maximum. Frustration (pas le groupe, le sentiment) et enthousiasme font cause commune dans un coin du cerveau en sautant d’une prog à l’autre.

 

JEUDI

Sans un regard pour le prix du diesel, je roule vers Nantes, seule dans ma voiture, pour la première date de la nouvelle tournée d’Odezenne.

Au Baccara, le 3e album tout juste pressé, est un shoot de sentiments contradictoires, 34 minutes 56 qui éblouissent, une confirmation d’intelligence artistique, 7 ans après la première écoute.

La salle est (trop) comble, la fanbase légèrement rajeunie, l’attente perceptible.
À quelques mètres, j’aperçois un ancien camarade de collège. Que je n’ai donc pas vu depuis 20 ans. VINGT ANS.

Et puis ça part. Rappeur skateur branleur. La crinière bouclée de Jacko, le manbun d’Alix, la casquette de Mattia. Leurs voix et façons de se mouvoir me chavire. Leur générosité, leurs sourires, leurs présences. Ces textes, ces instrus, ces sentiments.

La première moitié du set me laisse floue, la deuxième m’embrasse. Un inédit Bleu Fushia en guise de cerise. Les doses d’électricité, l’alchimie, les humeurs des uns et des autres, ça ne se calcule pas.

 

(Parenthèse : c’est bien joli de ne pas construire de parking afin d’inciter les gens à utiliser les transports en commun, soyons réalistes, ça incite juste à se garer comme une pine sur le bord de la route en priant pour ne pas se faire enlever sa caisse par la fourrière)

 

VENDREDI

Un apéro, 3 concerts, 3 lieux différents. Toujours plus de fun à Dogville (quand on a un parapluie).

Je me sens encore plus vieille devant Moha la Squale que devant Columbine.

Monté sur ressort, il escalade les retours, est torse nu au bout de cinq minutes, affiche un sourire banane démentiel et n’a même pas besoin de chanter car il a 1000 choristes.
Je reste 30 minutes, c’est un chouette live, je suis défoncée à moindre coût grâce à la moitié de la salle qui n’était pas née au moment de la promulgation de la loi Evin.

Je n’ai toujours pas trouvé à quel rappeur d’avant il me fait penser. Ça fait 6 mois que je l’ai sur le bout de la langue, ça commence à être pénible. (Si quelqu’un a une idée, je prends !)

 

Je me pose devant Agar Agar. 1h20 plus tard je suis dans l’espace. Je sors dehors complètement stone (sans substances alentour cette fois-ci pourtant). Un live qui monte chaque seconde en puissance, qui conclue avec classe.
Armand stoïque, Clara charismatique, set hypnotique.

 

C’est grâce à vous qu’on est célèbres [Soundcheck #64]

LUNDI

La joie au moment de faire mon planning trimestriel de spectacles vivants : les Fontaines DC passent à L’U. Un concert de rock irlandais, un lundi soir, entre 20h et 21h. La prog et l’horaire ont tout pour me plaire !
(Si je n’avais parlé à personne en sortant, j’aurai pu être chez moi à l’heure pour l’Amour est dans le Pré)

Rappelons que de l’autre côté de la Manche, les concerts débutent à 19h30, il peut y avoir trois ou quatre groupes, pour 23h c’est plié, on n’est pas là pour finasser !

Je suis devant, au centre, quand quatre musiciens et un chanteur au visage poupin entrent en scène. Le premier quart d’heure me laisse sur ma faim. Il manque d’alchimie entre les membres et les morceaux me semblent faibles.

C’était avant d’être immergée dans un bain sonique et lumineux, beaucoup plus en accord avec les EP dispos en ligne.
Si les musiciens (tendance diesel) ont clairement un style irlandais (tu les vois bien jouer de la flûte dans un pub de Temple Bar), le front man, normcore de l’extrême aux réflexes autistiques, a l’air plus britannique (sauf qu’il boit de l’eau). C’est dense, joué pied au plancher en 50 minutes, merci bonsoir ça fait beaucoup de bien !

 

MERCREDI

Sur la route du long week-end en Finistère (merci les morts), je fais une pause chez mes ex-collègues morbihannais (coucou !) pour l’ouverture des Indis avec Daniel Blumberg.

Heureusement que j’ai usé l’album Minus depuis quelques mois car je ne suis pas sûre que j’aurai été suffisamment ouverte pour apprécier cette expérience à sa juste valeur.

Échalas dégingandé au teint maladif, il est accompagné telle une ombre par une danseuse contemporaine (que j’ai d’abord pris pour une traductrice LSF), Lotus Edde Khouri.

Chaque note est morcelée, triturée, déstructurée à l’aide d’une guitare étrange (impossible de vous dire quoi), d’un harmonica et d’envolées a capella. Sa gestion des silences est telle qu’on n’entend pas un souffle, ni un applaudissement, durant l’heure de set.

Il n’y a pas plus de 20 secondes de mélodies enchaînées avant de casser les rythmes et tordre ce qui a pu être enregistré. Sur scène, dans une pénombre étudiée, c’est fascinant.

Entre les sons, des souvenirs et les fantômes se baladent dans mon Manège à moi.

 

SAMEDI

En sens inverse, après avoir quasiment adopté un choupisson, je révise mes gammes en me rendant à une deuxième soirée indisciplinéE.

Au-delà du plaisir sans cesse renouvelé de voir les collègues (coucou bis !), je suis en mode fangirl pour la nouvelle tournée de Columbine. Les enfants terribles rennais dont la carrière se télescope avec la mienne et dont les morceaux ne cessent de m’étreindre, viennent de sortir un nouvel album.

Je confesse n’être pas encore tout à fait au point sur les paroles (il est sorti il y a un mois, il y a 20 TITRES !!) (j’ai quand même les refrains), je me suis trouvée bien con parmi les fans (je fais d’ailleurs augmenter leur moyenne d’âge d’environ 20 ans) (il y a un moment ou la question de l’inadéquation entre mes goûts et mon âge va se poser de manière très critique).

C’était très bien. Leur énergie, la scéno, le son, leur sincérité non feinte, l’ambiance dans la salle, une ferveur innocente et réjouissante.
Le plan B, c’est pas pour tout de suite.

Parce que moi, plutôt que de régler les problèmes, j’essaie de me convaincre qu’ils n’en sont pas. Comme ça y’a plus de problème.

David Lopez.

Aamiainen

[HELSINKI PART IX]

Je vais être honnête, les dernières heures sur le sol finlandais ne sont pas faites d’adieux déchirants. Je piaffe quelque peu de retrouver Paris, des amis (et Rock en Seine). Je profite néanmoins de ma dernière demi-journée pour m’accorder un plaisir jusque là contrarié : un bon petit-déjeuner.

Cela n’étonnera personne, en me pointant dans de fameuses adresses à 10h30, je fais face à des fins de non recevoir. Genre après 9h45 il n’y a plus le droit de se faire un p’tit-dèj…

Je persiste jusqu’au District Design (quitte à marcher le ventre vide, autant le faire dans un environnement agréable) et tombe par hasard sur l’institution Ekberg !
Je suis donc trop tard pour la formule matinale avec buffet, mais je peux commander à la carte.

Pour un pain au chocolat, un jus d’orange et un expresso, la dame me présente une note de 14€. Mon passé de runneuse étant un peu loin, je n’ai pu céder à ma tentation première, mais je peux vous dire que cette chocolatine (ouais je suis violente ouais) m’est restée en travers de la gorge.

Pour le déjeuner, j’ai opté pour quelques courses dans le supermarché du coin et je suis allée me poser devant la mer, c’était bien mieux. Na !

J’ai fait un dernier tour au centre-ville, notamment pour entrer dans le magasin de mobilier Artek, qui vend toute l’oeuvre d’Arvo Aalto (et celle de Daniel Rybbakenin). Si vous êtes un peu short niveau budget, c’est le bon plan : en gros c’est les mêmes pièces qu’au Design Museo et l’entrée est gratuite.

Protip final pour les sans-papiers : personne n’a contrôlé mon passeport au retour.

 

En vrac pour conclure, diverses observations :

  • Il y a beaucoup d’hommes adultes blonds. Et c’est en me faisant la remarque que je me suis rendu compte qu’ils étaient rares en France
  • J’ai perdu environ 5h complètes à essayer de comprendre le réseau de transports en commun. Il y a de nombreuses lignes de tram mais pas un seul plan aux arrêts ou dans les rames
  • J’ai l’impression d’avoir perdu le même temps à attendre que le feu piéton passe au vert
  • Je ne sais toujours pas à quoi correspond la double signalétique (du suédois ?)
  • Les verrous ferment dans le sens contraire aux nôtres (bon à savoir quand tu vas aux toilettes)
  • Le rez-de-chaussée est nommé 1er étage (et donc le 1er étage c’est le 2ème)

 

Bières testées

  • Hell Hunt
  • Sandels
  • Karhu
  • IPA inconnue

B.O.

  • Young fathers – Cocoa Sugar
  • Cigarettes after sex – Cigarettes after sex
  • Son Lux – Brighter wounds
  • Miles Kane – Coup de grâce
  • Daniel Blumberg – Minus
  • Shame – Song of praise

Taide

[HELSINKI PART VIII]

De retour sur le continent, j’ai mis le cap sur Kallio (un quartier en devenir selon le Lonely) avec en tête les gâteaux du Good life coffee. Une fois de plus, je dirai que les guides sont un poil en avance sur leur temps, parce que je comprends bien l’idée, mais pour l’instant, ça reste un quartier sans intérêt particulier.

Et que dire du café en question, où j’ai acquis le seul cookie restant (et pour cause, il était 17h30, j’ai vite été mise à la porte car ça fermait à 18h !).

Pour contrer ce problème d’horaires, j’ai tenté d’aller découvrir Puu Vallila, « petit quartier ouvrier de charmantes maisons colorées bâties dans les années 1910 qui vous fera voyager dans le temps ».
30 minutes pour trouver cette putain de rue avec quatre maisons en bois, c’est un NON.

J’ai ensuite passé de nouveau une bonne demi-heure à chercher les bars recommandés par le saint Lonely, en pure perte pour la plupart. J’ai fini par tomber sur celui qui vend les pintes les moins chères d’Helsinki (on aime, on vous en parle), où je me suis hydratée en plein soleil, au milieu des bikers et autres spécimens de la faune locale.

Jeudi je commence par le Helsinki Art Museum. Qui n’ouvre pas avant 11h. J’ai un petit problème d’adaptation au rythme finlandais…

J’ai un plan B : le cimetière de Hietaniemi en bord de mer. Je vous la fait courte, il n’entrera pas dans mon top 5.

Je longe la côte jusqu’à la plage du même nom. J’entends qu’il soit agréable d’avoir accès à ce type d’agrément quand on vit en ville, mais je ne suis pas sûre que j’irais me baigner là (j’ai quand même goûté l’eau avec la main, surprise : elle était froide).
Étant donné qu’elle était vide en plein mois d’août, j’imagine que je ne suis pas la seule a être réticente.

Je retourne dans le centre faire un tour au Musée de la ville d’Helsinki. Il y a un étage temporairement dédié au thème Helsinki Clubbing, qui donne fort envie de faire la fête plutôt que de mater des tonnes de photos de gens qui la font.

Pour le déjeuner, je crois avoir trouvé le bon plan de la semaine à The Cock, avec buffet + café + pancakes pour 13€. Sauf qu’il n’y a plus de pancakes (une sombre histoire d’horaires…………..).
Mais il y a The boy is mine de Brandi & Monica en fond sonore, alors ça passe.

 

J’enchaîne avec l’expo de David Hockney au Taidehalli. Clairement c’est les œuvres mineures qui sont aux murs (pour 14€, c’est pas forcément un bon plan), mais j’ai trouvé ça assez intéressant (notamment les interviews vidéos) et un tableau m’a particulièrement parlé !

Grâce à mon instinct mélomane, sans le savoir, je suis à Helsinki le jour de la fête de la musique (qu’ils appellent Nuits des Arts mais nous ne sommes pas dupes). Pour l’occasion, l’entrée au Kiasma est gratuite à partir de 17h. Ô joie, je peux donc y retourner pour profiter pleinement de l’expo de Grayson Perry.

C’est assez fascinant cet art de la tapisserie, mêlé à des préoccupations / sujet très actuels et à la pop culture. Vu la taille et l’abondance de détails de chaque œuvre, il y a moyen de passer des heures à déchiffrer chaque centimètre.

En parallèle, il y a des concerts dans le hall du musée. J’ai loupé le set de Cledos, un rappeur finlandais qui doit être un peu connu vu le nombre de selfies qu’il a fait en sortant (rattrapage grâce à Spotify, c’est pas mal).

Sur le parvis du Conservatoire voisin, il y a un karaoké géant. C’est assez marrant, même si la plupart des gens choisissent des chansons finlandaises sur lesquelles je serais bien incapable de placer ma voix (qui eût cru qu’il y avait une telle production musicale dans ce pays !?).

Je traverse la ville pour me rendre sur la place de la cathédrale et assister à The Human Net dont j’avais vu les répétitions.

Je m’accorde une bière dans la cour d’un bar en attendant le début du spectacle. Je pleure une larme de sang quand je vois le prix du demi et déguste précieusement chaque goutte.

Heureusement, la beauté de La Fura dels Baus devant la cathédrale efface toute trace d’amertume.
(Ça ne rend rien en photo)

Le chemin dans l’autre sens, pour rentrer dormir, m’a permis de découvrir d’autres perles, dont un groupe de teenagers bien mis #girlsboysband.