Prologue / Épilogue

(En attendant Tanger)

Marseille, août 2015. La twingo chargée comme un mulet, l’esprit libre et le cœur soulagé, je file sur l’A7 sans un regard par-dessus l’épaule.

Marseille, mai 2017. Le vol FR007 survole Pointe Rouge, le Prado, le Vélodrome, le Vieux Port, les Terrasses du Port, l’Estaque, Vitrolles, ma peau palpite.

Un trajet connu, la gare St Charles n’a pas bougé, les trottoirs à trous rythment la descente puis la montée vers la Plaine, la rue Thiers est toujours en travaux, le Petit Nice est fermé le soir, le Moby Dick a changé de nom.

Un sentiment étrange de reconnaitre le relief des rues, chaque fissure de murs, la mémoire de mes pieds est intacte.

 

3 jours pour faire le plein de cette ville qui m’enchante, pour des raisons qui me l’ont fait quitter.

Se régaler d’accent, se pincer les narines d’un tronçon de rue à l’autre, attendre le 83 en espérant qu’il respecte l’horaire indiqué à l’arrêt (JAMAIS !!), bouquiner sur les rochers de Malmousque, faire le tour du Cours Ju et des rues alentour, le nez en l’air pour découvrir les nouveaux graffs,  plonger dans Noailles, faire un tour chez Vanille Noir et goûter des chocolat à l’huile d’olive avec la meilleure guide touristique de PACA (voire du monde), croiser une licorne, faire le marché de la Plaine à l’ancienne, repasser devant mon immeuble en lorgnant sur MA terrasse, et voir ceux qui me manquent, évidemment.

(c) RNST

(c) Mahn Kloix

(c) Mr Le Chat

Le journal est un rendez-vous qu’il faut s’imposer, parce qu’il vous oblige à vivre, plus intensément.

Sylvain Tesson.

C’est fou, il y a toujours ce moment où ça bascule.
Il est 1h et ça y’est… Les gens laissent tomber leur masque social. Ils ne sont plus en représentation.

Il faut aider les gens à se libérer de leur trop-plein de frustrations, d’énergie négative.
Fais la fête c’est absolument nécessaire. Aussi primordial que dormir, faire l’amour.
Danser c’est une façon très puissante, sacrée, de se reconnecter à son corps. C’est exceptionnel.

Je pense vraiment qu’une société qui ne fait plus la fête est une société qui se laisse mourir.

Laurent Garnier.

Je vous regarde depuis tout à l’heure [Soundcheck #55]

 

Un vendredi vers le bout du monde, quand les automobilistes les plus maladroits se sont donnés le mot pour m’empêcher de rallier la terre promise dans un temps record, alors que j’avais promis de ne pas atteindre les 150 sur la 4 voies.

Brest, le port de commerce, la Carène. La maison.
Pas celle des origines mais du genre de celles qu’on se choisit, une fois majeure et vaccinée, pour des raisons variés autant qu’inexplicables. D’aucuns pourraient se moquer (oui oui, je vous vois VOUS !), du sentiment d’amour irrationnel comme viscéral, qui survient aussitôt un pied à terre, BALEK !

 

La Nuit Zébrée commence avec Kid Francescoli, le Kid comme on l’appelle à Marseille (tu me manque un peu), qui m’avait relativement fait chier l’année dernière au Vauban, dans ses niaiseries avec Julia.

Désormais accompagnés d’un batteur, et peut-être rabibochés, ou définitivement séparés, ou professionnalisés, c’est beaucoup plus plaisant.
Les morceaux semblent avoir plus d’ampleur, être retravaillés pour un set plus électro, et puis la batterie. Mise en jambe acceptée.

 

Il est 21h, certain(e)s sont déjà en PLS devant la salle quand Chill Bump enchaîne et nous met bien dans le bain du vendredi soir (à moins que ce ne soit la 2ème pinte).

Je ne comprends pas comment j’ai pu passer à côté de ce groupe qui en est apparemment à son 3ème album… Cela dit, les références de Wax Tailor et C2C notées dans leur bio m’auraient probablement fait fuir.

Un MC, un beatmaker, des instrus impeccables, un flow divin porté par un mec dont le pseudo est Miscellaneous (<3), le kiff est total.
J’affirme haut et fort qu’il est impossible que ce rappeur soit français avec une telle maitrise de l’anglais. Il se fait donc un plaisir d’interagir 2 minutes plus tard dans un français impeccable. (À ma décharge, il est binational).

Bref, je me dis à nouveau qu’il faut que je me fasse plus de concerts de hip-hop.

 

Je trépigne encore plus à l’idée de revoir Aufgang après ça !

Bon… Sauf qu’on le sait, Francesco Tristano a quitté le groupe. Il n’y a donc plus qu’un seul piano. Et il est sous-mixé. La batterie prend vraiment toute la place.
Alors en soit, c’est quand même pas mal, mais c’est moins bien qu’avant. Donc je suis un peu déçue.

On peut toujours continuer à écouter les anciens albums.

 

Pour finir la Nuit Zébrée en mode teuf/dance floor, c’est un producteur marseillais (décidément), dont je n’avais jamais entendu le nom (décidément bis), qui prend les manettes (cette expression est-elle encore autorisée en 2017 ?).

Et c’était très bien. Je vous recommande Abstraxion, sur lequel je n’ai pas grand-chose de pertinent à dire car à raison d’une pinte par groupe, mes analyses musicologiques sont de moins en moins étoffées.
(Libé m’apprend qu’il est lié à Nicolas Jaar, c’est pas déconnant)

 

Il est 1h30 et les grappes de mélomanes cheminent du port vers le Vauban, phare des âmes emplies de détresse tendresse d’ivresse, car les nuits brestoises se vident jusqu’à la dernière goutte et s’étirent le long de Siam.

En chemin, nous croisons Marie, qui, à 2h07, nous sort une punchline magnifique. Malheureusement le « Marie, 2h07 » inscrit dans les notes de mon téléphone ne suffira pas à raviver ma mémoire.

Dehors nous croisons Morgan, dont le prénom se prononce « Morgan », pas « Morgane » et ça fait plaisir de pouvoir avoir ce genre de débat avec quelqu’un qui sait.

Sous les lumières blanches et sur le sol liquide, les verres se croisent, les bras s’affaissent, les paupières clignotent, le voisin dort quelques minutes sur ton épaule.

Il est 4h, le paquet de cigarettes dispose encore de quelques ressources avant de déclarer forfait et de dormir à Recouvrance, the new place to be.

 

Les deux jours suivants seront à l’avenant, avec un bouton d’or dans le ciel, la meilleure attraction du monde (et la moins chère) aka le téléphérique, la découverte des Capucins qui sont un rêve et une raclette pour célébrer le printemps.

Tu vas tripper ta vie ! [Soundcheck #54]

Au creux de l’oreiller d’un soir d’été, a résonné Louis-Jean Cormier.

C’était par l’entremise de Mélanie Bauer et de France Inter que j’ai couru acheter Les grandes artères, le nouvel album du susnommé.
7 mois, et environ 418 écoutes plus tard, je suis toujours en émoi.

Sa voix et ces mots ont bercés mon arrivée à Dogville, de longues routes finistériennes, des soirs d’hivers à la beauté mélancolique, des crépuscules bleutés et la lumière orange.

Alors quand j’ai appris qu’il passait à l’U., j’étais au comble de la joie.

 

Vendredi 17 mars, éreintée (rien que ça) d’une semaine up&down (mais malheureusement sans lofteurs), je suis malgré tout super ready pour un one way vers le bout du monde, pour me perdre, dans le désert.
Jusqu’au moment où j’apprends que cette soirée « chanson francophone » est sur un format 21h-3h et que le québécois tant attendu se produira vers 00h30.
(Passons sur la pertinence d’un tel horaire sur ce type d’esthétique, qui plus est un soir de St Patrick)

 

Je commence donc ma soirée par Koh Lanta (cette nouvelle saison est un peu folle : il y a TROIS équipes).
J’arrive en retard à l’U. (ces imbéciles n’étaient pas foutus de gagner l’épreuve de confort dans le temps imparti…), Jahen Oarsman a déjà commencé depuis quelques temps.

Je ne suis pas mécontente d’avoir loupé le début car c’est loin d’être transcendant.
De la folk correctement exécutée, mais sans grande présence scénique, et qui sonne assez 90’s (j’ai vaguement pensé à Eagle Eye Cherry).

 

Changement de plateau, la salle est bien loin d’être remplie et c’est la première fois que je peux profiter des escaliers/gradins. Donc je m’assois le plus proche de la scène, et je confesse de pas m’être relevée pour le concert suivant.

En même temps, on ne peut pas dire que Barbagallo pousse au pogo et j’étais très bien placée.

Ils sont 4 sur scène, dont le sieur Barbagallo donc, chanteur/batteur joliment bouclé, qui chante des chansons aux paroles joliment naïves avec un joli brin de voix.
Joliment chiant me disais-je au départ.

Et puis, la bonhommie du sud-ouest, les synthés sympathiques ont eu raison de ma réserve. C’est également très teinté 90’s (impossible de trouver le groupe exact auquel ça m’a fait pensé, mais il y a un air des Innocents, dans les chœurs notamment).

Il nous parle de sa première date à l’U. avec Axe Riverboy, probablement pour nous prouver qu’il n’est pas un lapin de 3 semaines mais perso, ce nom m’a foutu le pire des coups de vieux.

Et ils finissent ce set intelligemment construit, par un très beau morceau, La vérité, limite post rock et magnifiquement étiré (qui clôt également son album).
En fait, plus j’y pense, plus je me dis que c’était bien.

 

Il est 00h25, mes paupières clignotent et mon genou droit (le faible) tressaute.
Il est 00h30 et je revis.

Les grandes artères est un album sublime, tant au niveau des textes que des compositions et des arrangements.
C’est assez rare d’avoir une telle richesse instrumentale autour de textes en français (quelques exceptions à la règle, Florent Marchet coucou bisou), Louis-Jean Cormier se rapprocherait plus d’artistes tels que Ray Lamontagne (dans l’idée, n’y cherchez pas de ressemblances probantes). Dans une tradition plutôt folk blues.

Il s’avère qu’en plus d’être talentueux et visuellement agréable, le type est drôle.

Il est accompagné par Marc-Antoine Larocque, batteur stoïque, et Mathieu Désy, contrebassiste enthousiaste. Un trio aka sa version de voyage, on imagine bien les coûts pour faire venir un orchestre depuis le Québec…

Sa voix est belle, son jeu de scène parfait, les versions live de ses morceaux plus rock, la complicité du trio plaisante, ses interactions avec le public ravissantes.

Pourtant, comme signalé précédemment, la salle est quasi vide, si ce n’est un GROS RELOU aviné qui ne cesse de gueuler « caribouuuuuuuu » à chaque seconde de silence.
(Je n’ai même pas fait mine de lui péter la gueule car il était gros, au propre comme au figuré)

Quelques morceaux de Karkwa, son précédent groupe que je n’ai pas encore approfondi, avant de finir sur Deux saisons trois quart, à la demande d’un spectateur (qui lui, méritait un bisou, du coup).

 

Il est 2h, Dogville tente de digérer les farfadets qui zigzaguent et moi, je suis définitivement en amour.

 

 

[J’ai fini mon week end québécois en allant voir 1:54 de Yan England au ciné, où Antoine-Olivier Pilon prouve qu’il a vraiment un truc chouette (autre que la même housse de couette que moi, j’entends)]

Pas mal pour des brestois ! [Soundcheck #53]

Samedi dernier, après avoir vu Logan au ciné (pouce en l’air pour Hugh Jackman), puis pris l’apéro à l’occasion de la circoncision l’anniversaire d’un jeune homme (il y a, dans ce monde, des gens qui fêtent leur 25 ans)(moi non plus, je ne m’en remets pas), je me suis rendue dans un endroit, que nous appellerons le Potager Contemporain, pour préserver son identité secrète.

Il y avait une programmation alléchante à l’occasion de la soirée de clôture d’un festival joliment nommé.

J’ai malencontreusement loupé le début de la soirée à cause d’une route barrée sans nulle déviation indiquée. Je me suis perdue pendant 1/2h (on oublie trop souvent de faire des incursions à Vezin-le-Coquet) avant de trouver un chemin pour me rendre à l’endroit dit.

Où j’ai appris que ce pataquès (parfaitement) était dû à la rencontre de Ligue 1 entre Dogville et Dijon… (Tout ça pour un match nul)(Au niveau du score tout du moins)

 

J’arrive donc au beau milieu du set de Braziliers, un trio né de la rencontre chaleureuse et avinée (c’est eux qui le dise) entre Ropoporose et Piano Chat. C’était prometteur sur le papier, ça l’est tout autant en live.
Piano Chat ajoute une touche de douceur dans la voix (ça me fait bien plaisir de le voir enfin, même si ce n’est pas pour son projet solo), une guitare caressée à l’archet et un tee-shirt vert.

Ils ont l’air détendus, heureux d’être ensemble, à l’aise parmi nous, si bien que le batteur tombe même la marinière !
Bref c’est une alliance qui fait plaisir, un début de soirée idéal.

Il y a deux salles, ce qui permet aux groupes d’enchaîner en laissant à peine le temps de prendre une bière.

Mnemotechnic débarque, pour présenter leur nouvel album sorti il y a un mois.

Rien de bien nouveau sous le soleil crachin, math noise rock très bien exécuté, des petites blagues de brestois entre les morceaux, la tête qui suit le rythme frénétique des musiciens, le batteur qui enlève son t-shirt, un labourage des oreilles en règle, la satisfaction intacte de les voir.

Je poursuis avec la très agréable découverte de Nursery. Un trio où c’est le batteur (torse nu, pailleté, maquillé et tatoué d’un jeu de mots au nom du festival) qui chante. Comme d’hab ça m’impressionne.

C’est un peu punk rock, mais la voix du chanteur (et peut-être son rouge à lèvres) apporte une touche de glam rock je trouve. Eux se qualifient de « toxic pop », si tant est que ça vous donne une idée plus fidèle de leur style.

Enfin en tout cas c’est très plaisant, et leur énergie communicative.

 

C’est Electric Electric qui est chargé de nous achever et ça n’a pas manqué.
Un groupe qui pourrait à lui seul justifier l’expression (pourrie, certes) « ah ben ça, ça joue hein ! ».

Je les ai déjà vu en concert mais je ne suis pas une grande connaisseuse de leur discographie alors je vais être bien en peine de vous dire quel « ancien morceau » ils ont joué pour quasiment finir le set mais c’était un truc comment vous dire…

Le batteur joue tellement vite que tu as proprement l’impression que quelqu’un vient de le passer en vitesse x1,5 sur VLC, comme quand tu mates un film beaucoup trop long.
Le son est tellement dense, fort et enveloppant que tu te figes sous la pression.
Et aussi, tu saignes du nez.

Pfiouuuuuu… Putain que c’était bon !

(Mais mieux vaut avoir des earplugs adaptés)
(Ils ont un peu changé depuis ce live de 2012 mais pas tant)

 

C’est sans doute l’esthétique des groupes et l’identité de la salle qui veut ça mais c’est assez inhabituel pour le noter : je n’ai vu personne prendre de photos pendant la soirée.

En somme, 4 concerts, et pas un de décevant. Rapport qualité/prix, on fait rarement aussi bien !

Je n’avais de haine contre personne mais peu de gens m’inspiraient de l’intérêt.
Les hommes se blessent de l’indifférence, ils l’attribuent à la malveillance ou à l’affectation ; ils ne veulent pas croire qu’on s’ennuie avec eux naturellement.

Benjamin Constant.

Est-ce qu’une entité bienveillante jalonne nos vies d’indices….
… Ou est-ce qu’une conscience en nous sélectionne dans le réel la matière de ce que nous sommes ?

Didier Tronchet.

Because we’re intelligent [Soundcheck #52]

Vendredi, je me suis rendue au défilé de la collec hiver d’un festival bien connu des amateurs de bottes.

J’avais dans mon sac une mini bouteille d’eau, tout juste achetée (et donc non décapsulée et donc remplie d’eau minérale), que l’agent de sécurité m’a confisqué pour la jeter dans la poubelle la plus proche.

Est-ce qu’on peut s’arrêter quelques instants et prendre conscience qu’il nous est désormais interdit d’entrer dans des lieux publics munis de bouteille d’eau ?
Ca ne changera rien de l’écrire mais quand je relirai mes archives dans quelques années, il sera sans doute doux de se rappeler que ça me choquait encore.

 

J’arrive après le début du set de Cherry Glazerr (genre j’ai pas attendu avant que le concert commence, une petite victoire pour canard !).
J’avais juste écouté (et apprécié) Told you I’d be with the guys avant de venir, mais je ne peux pas dire que j’ai retrouvé ce style en live.

C’était beaucoup plus rock, un peu crasseux, avec un peu de la sueur qui m’avait manqué la veille sur un autre concert d’un groupe dont je tairai le nom.

Les deux frontgirls sont en mode total freaks (au sens de Freaks and geeks, pas de Freaks), c’est assez rafraichissant et légèrement anachronique (la chanteuse à un air de Vincent Desagnat croisée avec une actrice anglaise dont je ne retrouve pas le nom, oui c’est étrange).

Les synthés sont beaucoup plus présents et les voix mieux mises en valeur sur l’album cela dit.

 

On enchaîne avec Fishbach, la véritable raison de ma présence. C’est la chanteuse préférée de ceux qui savent, depuis son passage aux Trans, et je souhaitais me faire un avis en live, étant mitigée sur disque.

Je ne suis pas beaucoup plus avancée en sortant.

Elle a une voix absolument démente, un t-shirt à paillettes col roulé ET au dessus du nombril, une présence théâtrale qui séduit ou irrite selon les morceaux (allumer une clope pour la fumer allongée sur scène, bon…) (faire du limbo avec les faisceaux de lumières, bon !), des textes sombres sur de la musique 80’s.

J’y vois des jeunes gens modernes, une sorte de Lescop au féminin, la voix de Catherine Ringer, l’attitude de Christine and the Queens et un gros potentiel karaoké à la Niagara.

J’ai passé un bon moment, tout en notant des tonnes de clichés agaçant. Alors je vous laisse juge et vous invite à donner votre avis !

 

Changement total d’ambiance avec Shame.

Ils sont anglais, ils ont 12 ans et demi d’âge moyen (19 ans selon les médias) et ils sont pas venus là pour beurrer des sandwichs faire dans la dentelle.

Forcément ils boivent (et recrachent) du vin rouge et de la bière, ils jouent comme on peut le faire à cet âge, sans retenue, avec sincérité, en lâchant les chevaux.

Charlie Steen, le chanteur, arrive sapé à la mode des 50’s. Rapidement, la veste de velours tombe, histoire de pouvoir s’offrir une douche de bière sur t-shirt blanc façon miss camping. T-shirt qui tombera également, histoire de pouvoir tranquillement se toucher les tétons.

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Blague à part, l’énergie déployée et le punk rock délivré sont carrément plaisants.

Je suis assez étonnée que ça ne parte pas en pogo, quand soudain un gros bourrin arrive et me brise le pied, avant de repartir vers le fond de la salle, merci bonsoir.

Un deuxième petit malin vient en devant de scène pour offrir une pinte à Charlie. Comme on pouvait s’y attendre, il a préféré nous la jeter à la gueule plutôt que de la boire. Quel gâchis…

Pour finir, c’est lui-même qui descendra de scène se frotter à la foule et mettre le bordel convenablement.

Je vous laisse découvrir le morceau qu’ils ont écrit pour Theresa May et qu’ils qualifient de « the world’s worst love song », prouvant ainsi qu’ils ne font pas que boire en massacrant des pieds de micro (petite pensée pour celui de vendredi soir tout de même).

Ils tournent principalement dans leur pays dans les mois à venir, mais si vous passez par Europavox, Art Rock ou TINALS, tentez !

 

Il restait encore deux groupe après ça, que j’ai honteusement squizzé parce que bon, vous comprenez, il était déjà tard, et puis la fatigue de la semaine accumulée toussa toussa.

(Oui je me suis fait le replay des Césars jusqu’à 4h30, SO WHAT !?)

I’ve been in the air for hours

[LONDON PART III]

Dimanche matin, je découvre qu’une des australiennes a ramené un mec durant la nuit. C’est vrai qu’on a la chambre  « X » et qu’à 10 dans le dortoir on se sentait un peu seuls…

Je décide de squizzer le petit-dèj gratuit de l’hostel pour m’octroyer de la nourriture digne de ce nom.
Je tente ma chance au Breakfast Club en me disant que c’est peut-être moins blindé à 10h30 qu’à l’heure du brunch. En fait non. Il y a déjà 15m de queue dehors.

J’essaye de trouver le bus qui va à Notting Hill, en vain. Et ce n’est pas le chauffeur du bus à qui j’ai demandé des précisions qui m’aura aidé… (Globalement, j’en ai pas eu un d’agréable) (même si je peux comprendre, vu la purge que ça doit être de conduire un bus dans Londres).

Je finis par opter pour l’underground et croquer dans mon daily caramel Cadbury pour tromper la faim. Ce truc est tellement fat qu’il m’aura fait 2 jours.

 

Je finis par m’attabler devant une assiette de pancakes, dans un café surchauffé (bonheur) avec les paroles des Arctic Monkeys au mur.

C'est pas encore gagné pour les instafood...

C’est pas encore gagné pour les instafood…

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Je flâne dans Portobello Road #classic avant de prendre un bus puis le DLR (Docklands Light Railway) pour Greenwich.

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J’aime bien le DLR qui longe les quais, des quartiers inconnus et désincarnés, comme s’ils avaient été vidés de leurs habitants après une attaque de zombies.

Soudain, un truc étrange et lumineux apparait dans le ciel. Le temps d’arriver à mon arrêt, ça a disparu. Je n’ai donc pas d’explication. #lol

 

Après avoir admiré le Cutty Sark et les mouettes, je me dirige vers le Old Royal Naval College pour visiter le Painted Hall. Tu te doutes bien que c’est en rénovation depuis la semaine dernière et que ça ré-ouvrira en 2019…
La dame de l’accueil espère que je serais dispo à ce moment là pour revenir. C’est vrai que pour l’instant mon planning de 2019 est assez free, j’y réfléchirai.

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Je me dis qu’il est quand même temps de se trouver un vrai carrot cake avant de repartir et je passe une bonne heure à bouquiner avec cette énorme et délicieuse part de gâteau dans un petit café mignon du Greenwich market.

 

De retour à la Liverpool station, je monte dans un bus qui va à Shoreditch car je n’en peux plus de parcourir en long en large et en travers la Shoreditch high street.

Il décide finalement de modifier son terminus pour la Curtain road… PUTAIN mais c’est quoi les bailles de ces bus qui s’arrêtent jamais là où c’est prévu !? (Et en écrivant ça, je me rends compte que j’écoute vraiment trop 2 heures de perdues en ce moment) (un podcast extrêmement drôle sur des films + ou – de merde) (que je vous recommande chaudement, de préférence dans l’ordre chronologique pour comprendre les running gags)

 

Je me pose quelques instants dans l’accueil de l’hostel où les employés se font une petite playlist spécial Oasis qui me plait bien.
Et je pars biffer une nouvelle ligne de mon programme dans le bar d’à côté qui sert des sweat potatoe fries ❤

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Je ne résiste pas à partager cette photo d’un autre client de l’hostel

 

Il est 21h45, je dois me lever à 4h45 pour prendre l’avion, et les australiens prennent l’apéro dans la chambre. On fait un deal pour qu’ils dégagent à 22h30, je prends mon mal en patience en les écoutant parler (heureusement c’est en anglais), ils représentent chacun un stéréotype de teen movie, c’est assez amusant.

 

Mais je pense qu’il est temps de se rendre à l’évidence, je suis désormais trop vieille pour ce genre d’endroits et c’est probablement ma dernière nuit en auberge de jeunesse.
Même si, quand au milieu de la nuit, tout est calme et que 10 personnes étrangères les unes aux autres dorment sereinement dans la même pièce, il y a quelque chose d’assez  beau dans l’air.

 

Bières testées : Blue Moon, Brooklyn Lager, London Stout.