Did you have a good festival? [Soundcheck #89]

[THE GREAT ESCAPE, PART VII]

JONATHAN BREE

Ils ont annulé leur concert de la veille, je pensais que je ne les verrais décidément jamais, mais ils assurent bien celui-ci à Horatios !

J’ai été un peu surprise, je pensais que le masque blanc et la perruque noire c’était uniquement pour les photos promos. En fait ils les portent tous sur scène, ainsi que des gants blancs. Idem pour les deux danseuses / chanteuses. Associé à leur musique, ça créé forcément une atmosphère particulière, qui change et fait du bien dans ce marathon festivalier.

Une étrange langueur, de la mélancolie bizarre, qui aurait sans doute été encore plus prégnante dans un lieu plus adapté.

COACH PARTY

De retour au Coalition parce que j’ai encore l’impression que je vais y revivre de beaux moments comme la veille. Spoiler alert : pas vraiment. Coach Party m’emballe moins en live qu’à l’écoute. Je dois dire que j’avais bon espoir vu que l’Île de Wight est à la mode cette année grâce à Wet Leg, mais ça peut pas être gagnant à tous les coups. À revoir !

Je pars avant la fin histoire de tenter Crows. Il y a une file d’environ 100 personnes devant le Revenge…

J’opte pour la Plage, même si la prog est pas dingue pour le site principal cette année.

FRANKIE STEW AND HARVEY GUNN

Rien de nouveau sous le soleil pour ce duo hip-hop old school. C’est bien fait sans provoquer la moindre émotion en moi, ça me fait penser à pas mal de trucs. Ils sont de Brighton donc il y a des méga fans et j’ai l’impression de passer à côté d’un truc mais tant pis !

PENELOPE ISLES

J’ai un verre de gin tonic à la main pour me redonner de l’entrain, c’est bien le moins car je ne vois absolument pas la scène tellement c’est blindé. Il faut se laisser le temps de se faire happer par Penelope Isles, au début je suis vraiment pas convaincue, et finalement c’est très bien, en mode un peu psyché planant.

C’est l’anniversaire de l’ingé son, un gâteau avec des bougies se fait porter de la scène à la régie dans un beau moment de communion !

C’était peut-être pas le meilleur moment pour les programmer, un samedi soir à 23h j’avais plutôt envie d’énergie festive, surtout qu’ensuite la plage ferme et les ¾ des autres lieux aussi…

Je me demande s’ils ont un deal avec les Clubs pour terminer les concerts plus tôt le samedi soir, genre clause de non concurrence, en tout cas c’est un peu frustrant.

Comme il y a trois ans, je finis au Latest Music Bar qui ne sert plus que de la Kro à la pression, ou de la Red Swipe en canette. Je vous laisse deviner ce que j’ai choisi, ça m’a rappelé Bristol et la Tyskie.

Je suis un peu déprimée, une fois de plus, de me dire que je me fais chier à venir en train #bilancarbone et qu’ils en sont encore à vendre des canettes et des bouteilles en plastique. BREF.

Pour descendre dans la salle en basement, c’est encore du One in one out. Je finis par entrer et ne rien vois, mais au moins je suis habilement placée pour le dernier groupe quand tout le monde remonte pour aller commander à boire !

RETRO VIDEO CLUB

Je ne suis pas mécontente de finir par un groupe de rock écossais !

On n’est pas censé juger le physique, il faut néanmoins avoir conscience que ça peut jouer dans l’explosion d’un groupe, et je dois dire que le chanteur me fait penser au Sheriff de Nottingham dans Robin des Bois. En tout cas musicalement c’est cool.

Là dans mes notes, il y a écrit « Je suis trop une victime avec les anglais, j’ose rien dire, ils m’impressionnent trop ». Je ne sais plus à quel propos c’était, mais je suis bien obligée de dire que c’est vrai. Peut-être aussi parce que je peux difficilement être cynique ou désagréable avec mon niveau d’anglais, j’ai souvent l’impression d’être une enfant timide…

Je rentre me coucher en longeant la plage, je suis déjà nostalgique.

Changement d’ambiance météorologique le dimanche, comme si le filtre technicolor avait été enlevé à la fin du festival !

J’ai enfin le temps d’aller prendre un petit déjeuner chez Wolfox, en regardant tomber la pluie. Dans un sens ça me plait, car ça me rappelle encore des souvenirs de lecture à Bristol dans des endroits cocoons, quand le temps est maussade, avec les rumeurs des conversations alentour.

Il s’avère que c’est une chaine, ça n’empêche que l’Egg Royal fait plaisir !

Sur le trajet retour, j’ai des images en boucle, des visages, des sourires, des sensations. J’ai refait le stock de visages de figurants pour mes rêves futurs.

(Est-ce que j’ai acheté mes billets pour 2023 dès le dimanche soir ? Evidemment.)

We’re ready. [Soundcheck #88]

[THE GREAT ESCAPE, PART VI]

Incroyable mais vrai, le soleil brille toujours, et la température atteint même les 20 degrés. Autant vous dire que si j’ai enlevé mon manteau, la population locale fait du roller en maillot de bain le long de la plage !

Je n’ai jamais vu Brighton sous la pluie, j’ai l’impression que leur vie entière consiste à commander des macchiato soya latte, des pintes ou des grands verres de vin blanc en terrasse. La dolce vita en somme.

Aujourd’hui le premier concert que je veux voir est à 13h, j’ai bon espoir de me nourrir avant. En vrai, j’ai juste le temps de prendre un truc à emporter pour manger en marchant. Je me rappelle juste à temps de l’existence de Little Jack Fullers chez qui j’opte cette fois-ci pour un fish seul, et c’est parfait !

BROADSIDE HACKS

C’était bien la peine d’arriver 30 minutes en avance à One Church, il n’y a pas encore grand monde. Je me réjouis une fois de plus de ces églises anglaises où chacun a une pinte et un paquet de chips à la main (c’est bien indiqué à l’entrée : no drinks outside). Et il y a un meilleur wifi que dans la guesthouse.

Les irlandais ont bien du mal à finir leur line check (un problème avec le micro du violon) et cassent dès le départ mon planning ! Faut dire qu’ils sont huit (trois chanteuses, deux guitaristes, un contrebassiste, une violoniste, un batteur), ça n’aide pas. 

J’avais de grands espoirs, sur ces morceaux de musique irlandaise traditionnelle revisités par des jeunes gens (je rêve de voir Lankum), j’ai été légèrement déçue, je n’ai pas eu le frisson attendu.

BILK

Je n’avais pas encore testé le Brighthelm, un centre communautaire dont la salle se prêterai sans doute plus à des concerts de gospel que de rock.

Le chanteur a un béret, je suis un peu perturbée. Il n’y a pas grand-chose à dire, c’est un groupe anglais average, le charisme ça ne se décrète pas.

Je pars un peu avant la fin pour une micro mission shopping au Levis store voisin. Echec. Ici aussi ils ne vendent que des tailles hautes, ce lobby fashion commence à me saouler.

Du coup je décide de tenter ma chance pour Ditz car je ne suis plus si loin du Three Wise Cats, et l’app dit que ce n’est pas complet.
Evidemment c’était encore un leurre, il y a 40m d’attente, dont 2 têtes connues en fin de file, ça ne me permet même pas de gratter…

FALSE HEADS

Je retourne au Brighthelm dont la jauge et la notoriété des groupes ne me fait pas trop prendre de risques.

C’est un peu comme le groupe précédent, avec une touche d’attitude en +. Mais soudain je réalise que nous sommes déjà samedi et que je n’ai pas encore mangé de carrot cake, bref c’est peine perdue pour la suite du concert.

Quelques rues du centre-ville sont rendues piétonnes afin de créer des terrasses géantes le week-end, je déguste mon précieux au soleil en observant les passants, les couleurs sont éclatantes, l’air est doux, on se croirait dans un film.

L’OBJECTIF

Je retourne à Coalition, avec les images de la veille en tête.

Je suis déçue, c’est vraiment pas mauvais mais j’attendais mieux après mes pré-écoutes. Peut-être encore un peu trop jeune.

BELMONDO

Je tombe au bon moment pour entrer au Waterbear, toujours aussi petit que la veille.

Je manque de me faire dégager par un pogo minute 2 (alors que c’était vraiment pas le mood en plus…), heureusement deux soixantenaires à la carrure plus imposante que la mienne (lol) décident de me protéger en s’insérant entre les jeunes fous et moi.

Le chanteur me fait penser à quelqu’un que je n’aime pas, leur posture me plait pas trop, je décide assez vite de ne pas m’en imposer plus alors qu’il fait si beau dehors.

La lumière est dorée, les bars de la plage remplis, les carrousels en marche, les mouettes au taquet.

Je me pose sur un banc du pier, face au soleil et à la mer, c’est superbe.

C’est pas si facile le samedi, quand un air de fin de festival flotte déjà dans l’air.

Please be kind, this is a new one [Soundcheck #87]

[THE GREAT ESCAPE, PART V]

Je redescends assez vite sur la plage, un endroit assez cool pour un festival, quand il fait si beau !

BEEN STELLAR

Le chanteur est un jeune new yorkais qui me fait un peu penser à Leo Di Caprio période Titanic (avant la planche), nonchalant, l’air désabusé d’un poète qui se voudrait maudit.
Ca s’écoute sans déplaisir, rien de notable cependant. Sur Spotify c’est pas mal !

ENOLA GAY

Je ne me ferai pas avoir deux fois, je suis droit devant la scène.

Le chanteur a typiquement cette dégaine où, dans la rue, tu ne saurais dire si c’est un jeune en fracture sociale OU le leader d’un groupe de post punk irlandais.
Il a un truc, mais les musiciens, je ne sais pas. Ca sonne assez daté (pas dans le bon sens du terme) et je suis un peu déçue de l’ensemble.

Je me fais dégager du centre au bout de 15 minutes par une bande de quarantenaires ivres, dont j’avais déjà repéré le potentiel relou sur d’autres concerts, qui veulent absolument lancer des pogos sur tous les sets. Comme je tiens à mes rotules, je préfère battre en retraite.

Je me casse 2 minutes avant la fin pour éviter la file d’attente aux 3 foodtrucks dispo sur le site. J’opte pour des frites de patate douce au paprika, c’est la première fois que je mange des bonnes frites en festival, je suis ébahie !

Je cours au Chalk pour faciliter la digestion.

Pas de bol, cette fois-ci ils ont carrément commencé le concert en avance ! Entre ça et l’appli qui donne des infos très peu fiables sur les taux de remplissage des différents lieux, on ne sait plus à quel saint se vouer…

Je m’accorde quand même le droit de prendre une pinte au bar avant de fendre la foule car les frites ça donne soif !

WU LU

Du coup j’ai pas grand-chose à dire, ça avait l’air pas si mal mais j’ai pas vraiment eu le loisir de rentrer dedans.

Ca fini forcément plus tôt que prévu et ça met encore plus le bordel dans ma réflexion stratégique intense : faut-il opter pour Yard Act (qui tourne massivement en France cet été) ou Let’s Eat Grandmas ? Ou, vu que je suis en avance, en profiter pour tenter Bob Vylan ?

BOB VYLAN

Je prends pas toujours les bonnes décisions mais là, très bonne intuition ! Le concert a lieu dans Coalition, une grande boîte de nuit dans les Arches : il y a une scène nickel, une fosse, puis quelques marches qui permettent aux gens + petits (moi) de surplomber un peu l’assemblée. En arrivant à la dernière minute, j’arrive à me placer idéalement en haut des marches, quelques mètres derrière les gars de Vlure #coeur.

Il n’y a pas 1000 façons de le dire, c’était un super show. Le mec est super, il chante dans toutes les positions, il fait des slams, il s’accroche au grill lumière (j’ai eu un peu peur pour lui), il raconte des blagues. Son batteur suit la cadence, le public est à fond, c’est une régalade.

Dès le début, il nous a prévenu qu’il n’avait pas signé la clause du contrat qui demandait de ne pas inciter le public à monter sur scène et faire des slams. Donc en gros, pendant 30 minutes ça a été le jeu du chat et de la souris entre les spectateurs et les agents de sécu sur scène, avec Bob Vylan au milieu, auquel s’accrochaient certains pour ne pas se faire sortir manu militari. Bref un beau bordel tout à fait jouissif !

Je suis remontée à bloc donc je décide bêtement de faire confiance à l’appli qui me dit qu’il y a encore de la place pour Yard Act. Evidemment c’est full et il y a une queue de 50m.

Je retourne en courant au Coalition (heureusement c’est pas trop loin), en me disant que si je ne peux plus rentrer, je vais moi-même me jeter des pierres.

La chance est décidément avec moi (et la jauge de plusieurs milliers de personnes probablement), je peux entrer à nouveau. Je vais droit vers le bar pour fêter ça avec un gin&tonic que j’attends des plombes et que je paye au tarif club mais passons. Ça se trouve le serveur m’a mis un double par réflexe.

CASSISDEAD

C’est vraiment bien, je flotte un peu, entre l’alcool et les bons concerts de la journée (je suis sur un taux de réussite assez haut).

Ils font mon morceau préféré en dernier, je l’ai tellement écouté en boucle, je réalise que je suis dans un club en Angleterre et putain c’est trop cool. Je décide que Coalition est mon nouvel endroit préféré du festival. Je commence à penser un peu en anglais et mon accent est vraiment meilleur dans ma tête qu’à l’oral…

MOMMA

Je vole sur le Pier pour louper le moins possible du concert, j’ose commander un demi au Horatios (c’est un peu comme commander un galopin en France, c’est la lose quand t’as moins de 70 ans…).

Je ne vois absolument rien à part deux hauts de tête blondes, mais musicalement c’est pas mal.

Je repars au Chalk pour les derniers concerts, dont la fin de Nikuluk que je ne pensais pas voir mais le décalage des horaires n’a pas dû être rattrapé. Résultat il y a un bon creux avant le prochain.

Je descends dans l’espace fumeur et je m’assois sur le trottoir contre une des barrières heras bachées qui délimite le site (on n’est plus à un niveau de standing qui ferait refuser une occasion de s’assoir 15 minute) et d’un coup ça se met à bouger.

On est plusieurs à sursauter et à se décaler en vitesse, en regardant avec des yeux éberlués un mec sortir de l’espace de 20 cm qu’il y avait entre le bitume et le bas de la barrière, puis un deuxième à la suite !

On est plutôt admiratifs de l’audace et de la perf donc on commence à discuter, ils s’avèrent qu’ils ont 17 ans donc sont « obligés » de frauder pour entrer et, hasard incroyable, ils ont tous les deux passé les 5 ou 6 premières années de leur vie en France. Alors ils sont trop contents de me parler avec leur accent Timothée Chalamesque.

Ils sont même pas au courant que cette soirée a lieu dans le cadre d’un festival qui est connu internationalement depuis des années, et je me dis que vraiment, c’est pas facile d’être chargé de com……

WORKING MENS CLUB

Je remonte dans la salle pour être bien placée, j’ai bon espoir que leur concert de septembre dernier à Lévitation ait juste été une erreur de parcours, on ne peut pas être performant en permanence après tout.

Bon. Alors déjà il y a eu + d’1h de changement de plateau / linecheck, ce qui a le don de m’agacer, même si je voyais bien que les ingés galéraient et qu’il y en avait un qui me faisait penser à Michael Cera, même s’il y avait un super DJ qui passait du très bon son.

Ensuite, je veux bien que ce soit une attitude de tirer la gueule, le chanteur le fait très bien, une bonne tête à claque de petit branleur, mais les trois autres ont l’air de réellement s’emmerder, c’est gênant.
Et puis les morceaux sonnent beaucoup mieux en album que sur scène, un vrai problème vu leur teneur, ça devrait rendre le public dingue.

Il y a eu plus d’enthousiasme quand le DJ a repris la main après le set pour lancer un titre d’Arctic Monkeys…

Résultat, j’étais un peu gavée et fatiguée, alors j’ai squizzé Lynks pour reposer tous mes souvenirs de la journée sur l’oreiller.

I love this guy energy! [Soundcheck #86]

[THE GREAT ESCAPE, PART IV]

Toujours aucun nuage à déplorer quand le réveil sonne trop tôt. Les internets me permettent d’être en lien constant avec mes contacts français dont l’un se charge de me rappeler que je ne suis pas là pour faire la grasse matinée mais pour voir le + de concerts possible (merci pour le coup de boost !).

J’abandonne rapidement l’idée d’un petit-déjeuner si je veux avoir une chance d’être en avance au Prince Albert, je me contente d’un rapide stop chez Tesco pour acheter des bananes (alors que je m’étais promis à Bourges de ne plus sacrifier mon alimentation…).

Apparemment je ne suis pas la seule à qui l’on a rappelé de se bouger le train car il y a déjà une file immense et le patron vient vite nous informer que c’est full.
À mon grand désespoir, il y a également un panneau devant l’entrée qui annonce qu’ici, on ne sert pas de bières au goût de pisse, ni les cons, ni de café.

(Je voulais un café)

Sachant que les 2 premiers groupes que je veux absolument voir aujourd’hui jouent à cet endroit, je prends le parti d’attendre, en misant sur le « one in one out ». On se retrouve finalement pas si nombreux dans les escaliers du pub qui mène à la salle de concert (on ne va pas se plaindre, on peut s’assoir), et je me fais une fois de + la réflexion que la moyenne d’âge du festival doit tourner autour des 45 ans.

J’écoute + que je ne participe aux discussions car mon niveau d’anglais n’est quand même pas suffisant pour échanger avec 6 personnes à la fois.

Le concert commence, on est à 3m de la porte.

THE CLOCKWORKS

Je suis la dernière à pouvoir entrer dans la salle, pour les 4 dernier morceaux. C’est peu mais ça évite la frustration totale et c’est suffisant pour imaginer que c’est bien une des prochaines next big thing en provenance d’Irlande.

Le chanteur a un truc indéfinissable, dans l’attitude, la scansion, le regard. Et le guitariste tient son instrument au niveau du torse, ce qui est un gage de succès, vous connaissez ma théorie.

Ils ont enchainé une petite tournée française après Brighton, surveillez les prog près de chez vous.

Je profite de l’interplateau pour me placer beaucoup mieux devant la scène (je me retrouve derrière une fille qui explique à un anglais qu’elle vient de Dogville… Mais je ne me retrouve pas derrière Big Jeff*, ce qui, vu sa taille et sa chevelure, est une bonne nouvelle) (je me répète mais la carrure du public là… c’est pas la même jauge que pour les concerts de Oboy !).

SPRINTS

En regardant le changement de plateau, je me dis que c’est rare de voir des ingéEs son qui ont un look de secrétaire de bureau, avant de comprendre que c’est la chanteuse.
Qui, une fois qu’elle enlève ses petites lunettes pour prendre sa guitare, n’a plus du tout l’air d’une secrétaire !

Ils viennent également d’Irlande et le moins que l’on puisse dire c’est ce que ça joue ! Ils font partie des groupes que je connaissais avant de découvrir la prog, donc j’avais déjà écouté plusieurs morceaux et j’étais pas totalement conquise (notamment parce que j’aime moins les voix de femmes). Mais sur scène c’est tout à fait plaisant.

Eux aussi vous les verrez en France.

DISTRICT FIVE

Je change d’endroit pour aller voir District Five, un quintet suisse qui mêle jazz, indie et rock.

On ne voit absolument rien dans le Komedia tellement il y a de fumée et des lumières bleues, je distingue une personne à la batterie au bout de 10 minutes.

Sinon il y a un mec aux synthés qui sort parfois un cuivre (mais lequel ?), et deux guitaristes je pense. Donc ils seraient 4, ce qui ne correspond pas à leur nom. Bref, j’ai pas fait long feu parce que je commençais à avoir la dalle, mais vous les verrez peut-être à Dogville car il y avait une personne de choix dans l’assistance.

Un egg royal me tend les bras et je revis !

Je me balade un peu sous le soleil, j’en profite pour passer chez DC shoes où j’ai acheté des pompes la dernière fois, et je m’octroie même un café à emporter chez Coho (3£ un allongé à emporter, sans déconner, ils me font câbler…).

Pile quand je cherche un banc, je découvre que la Friends Meeting House a un joli jardin ensoleillé ouvert à tous, sympa.

PLEASURE CENTRE

Je vais au Latest music bar sans attentes particulières, et c’est bien le meilleur état d’esprit pour être agréablement surprise.

Ils sont 4, venus de Leeds, ils font du post rock shoegaze bien foutu, ils sont habillés en combis de garagiste (ce qui semble être la mode actuellement, cf Park et BRNS qui ont également cet uniforme sur leurs dernières tournées).

Je suis un peu plus dubitative quand la guitariste se met à chanter, sauf sur le morceau où elle lâche sa guitare pour se concentrer sur le chant (on y revient), elle semble complètement possédée, va dans le public, intense.
La batteur et le bassiste chantent également chacun sur un morceau, bon, il y a du taf sur cet aspect mais sinon c’était vraiment bien !

JARKI MONNO

Le Waterbear n’est pas si loin, je ne connais pas le lieu, c’est l’occasion.

Il s’avère que c’est minuscule, situé dans une des plus petites arches victoriennes du front de mer (qui ont été rénovées pour y installer des magasins, des bars et des boites de nuit).

J’arrive au moment où il raconte que le morceau suivant parle de son père décédé, histoire compliquée etc. Il finit en larmes, c’est un peu émouvant mais malheureusement pas totalement ma came.
Son flow me fait penser à quelqu’un (peut-être Eminem, en moins bien, je ne suis pas sûre), je ne suis pas fan des instrus, qui ont malgré tout le mérite d’être jouées live par 3 musiciens. Je m’échappe assez vite.

C’est l’heure de ma pause recharge, oh un liiiiiiiiit et des Digestiiiiiiive !

*Il est toujours à l’hôpital mais sorti du coma \o/

Show me how to live [Soundcheck #85]

[THE GREAT ESCAPE, PART III]

5pm, l’heure idéale pour un fish&chips de chez Little Jack Fuller sur St James st.
Je recommande non seulement parce que c’est bon (la panure et le poisson frais), mais aussi parce qu’on peut prendre uniquement le poisson sans les 4 tonnes de frites que je finis immanquablement par jeter.

Je me pointe au Revenge avec 40 minutes d’avance pour ne pas me faire avoir. Pas de bol, dans cette boite, ils ouvrent à l’heure pile du concert, et avant c’est un truc privé dont je me fais gentiment remercier car je ne suis pas sur la guestlist (je pouvais pas deviner…).

AJIMAL

Bref je fais deux fois la queue, je dois vider ma gourde, laisser mon Twix dans une boite à l’entrée (quelqu’un a déposé une brique de lait, je…), pour voir 10 minutes d’un concert qui ne devrait certainement pas avoir lieu dans une boîte de nuit, même à 18h30.

La batterie est mal sonorisée, beaucoup trop forte par rapport à la douceur du reste, les gens causent, les spots tournent à toute vitesse comme si on passait de la dance, je ne sais pas comment le gars a vécu son set mais ça n’a pas dû être le meilleur de sa vie.

On ne part pas du bon pied le Great Escape là ! Je cours au Chalk (anciennement The Haunt), la vraie salle de concert de Brighton, où au moins les conditions seront décentes.

GALLUS

J’arrive 30 minutes en avance, à l’interplateau, il n’y a personne. J’ai froid, c’est chiant d’attendre debout. J’ai l’impression qu’ils ont fait des travaux et qu’on est plus nombreux à pouvoir être bien placés.

Je ne retiendrai rien de Gallus mais c’était sympathique. Je ne comprends pas ce qui se dit entre les morceaux, sans doute à cause de l’accent écossais (je ne vois que ça), et je n’ai pas la rèf d’un mec qui porte un masque de la tête d’un autre mec mais ça a l’air de beaucoup plaire au groupe.
Ils nous font tous assoir pour qu’on se relève en sautant 30 secondes plus tard, JE NE PEUX PLUS FAIRE CA BORDAYL !!

Je me dis qu’en France on a un vrai manque de chanteur / frontman (j’ai abandonné l’inclusif sur ces articles mais je vous charge de le rajouter mentalement) qui se consacrent uniquement à chanter (et éventuellement jouer du tambourin) en étant charismatiques.

À part Arthur de Feu! Chatterton, qui prouve que c’est un métier à part entière, je n’ai pas d’exemple qui me vient spontanément.

Je m’élance sur le Pier, où le vent souffle fort, pour aller au Horatios, tout au bout. Je me demande ce qu’il y avait à l’intérieur avant l’invention des machines à sous.

Je suis assez contente que le vigile me croit quand je lui dit que c’est de l’eau qu’il y a dans ma gourde, et quand je vois qu’il y a de la Guinness au bar.

MALADY

Je me place adroitement derrière un blond qui doit faire approximativement 1m95. Je pense que le concert est pas mal, le chanteur a un truc, mais pour être tout à fait honnête, je ne me souviens pas vraiment du set…

À la fin on ne peut pas sortir avec son verre alors il faut finir sa pinte. Le gars devant vide les ¾ de la sienne en une gorgée quand je mets 3 minutes à finir 10 cl. C’est un métier.

Une notification m’annonce un changement qui ne m’arrange guère, je ne verrais donc pas Floweroflove.

NIXER

J’entre au Zahara, les mecs sont en retard, ça patauge dans le linecheck. D’où les anglais ont besoin de 30 minutes de changement de plateau maintenant ? Si je veux voir des artistes qui pignent quand ils n’ont pas 3h de balances, je reste en France hein…

Le leader a une chemise en jean sans manches sur un torse poilu, les mecs se croient cools alors qu’ils ont des têtes de maîtres de conférence en droit des affaires (no offense). Ils ne sont pas dedans, je ne suis pas dedans, bref ça m’a gavé.

Entre temps évidemment le Komedia est indiqué « full » sur l’appli pour Billy Nomates donc je me rabats sur le Latest Music Bar où j’avais fini le festival en 2019.

CV VISION

Big Jeff est devant, je me dis que c’est un bon présage.
C’est un duo synthé modulaire / batterie, je m’attendais pas à ça, c’est pas mal ! Et peut-être que le gin and tonic aide à entrer dans le set.

Je repars un peu plus apaisée vers le Pier où m’attendent ceux que je veux le plus voir du festival !

C’est fermé sauf pour les spectateurs qui vont au Horatios et je me fais recaler le temps de finir ma cigarette (j’admets que c’est pas idiot l’interdiction de fumer sur une construction en bois sur pilotis).

VLURE

Leur E.P. Euphoria tourne en boucle sur mon compte Spotify, alors je mise toute la réussite de cette journée sur les Glaswégiens. J’ai bien fait.

C’est là que tu vois la différence entre un bon groupe et un très bon groupe. Ca ne s’explique pas, c’est une évidence. Ils ont la classe, les morceaux sont des tubes en puissance, il y a une rage non feinte, j’aimerai que ça dure plus qu’une demi-heure.

Quand on se met à jumper (je peux vous dire que le spectateur moyen du TGE a une carrure conséquente) je me rappelle qu’on est sur une structure au-dessus de l’eau, je suis tout à fait confiante.

Heureusement que j’ai finis là-dessus, je rentre contente.

This one’s calls seagulls [Soundcheck #84]

[THE GREAT ESCAPE, PART II]

Un soleil radieux quand j’ouvre la fenêtre à guillotine (en la tenant toujours d’une main car le concept me fait flipper) (d’ailleurs les anglais n’ont toujours pas découvert le double vitrage, ça va leur faire un choc le jour où), je suis prête à faire quelques visites indispensables avant le premier concert à 12h30.

Je descends St James st. où il y a un attroupement qui, à l’oreille, me semble être le pot CNM aka des français aka des gens à fuir.
Je suis d’ailleurs assez contente d’avoir très peu entendu parler français durant tout le festival !


Premier stop : Poundland. Si l’équivalent français « Tout à 10 balles ou j’remballe » ne m’a jamais fait de l’œil, Poundland me fascine. L’inflation est passée par là, je suis choquée de voir qu’ils vendent désormais des objets à 1,5£. UN POUND CINQUANTE !! Anarchy in the UK…

J’achète quand même un nouveau mug « Not a sin to prefer gin » qui me semble dédié.

En deuxième : Resident, le célèbre disquaire de Kensington gardens, où j’achète le nouvel album de Fontaines DC (que j’espère voir, comme Shame il y a 3 ans, genre « KIKOO, secret show !! »).
Là non plus, ils n’acceptent plus les espèces, je commence à suer un peu en pensant aux frais bancaires et aux nombreuses livres que j’ai retiré dès mon arrivée à Londres…

Je profite d’être dans le quartier pour prendre mon petit dèj chez Trading post où j’opte pour une montagne de pancakes au sirop d’érable (j’apprends par la même occasion la signification du mot « surdough », je suis aussi là pour bosser mon anglais).
Je recommande la terrasse rooftop, sur laquelle je ne me suis pas installée car, clairement je passe pour une grosse touriste vu que tout le monde est en short / t-shirt alors que j’ai mon manteau d’hiver, mais malgré le soleil il fait 14°c et 60km/h de vent bordel !

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Je commence le festival par le site de la Plage, désormais rebrandé par une marque dont nous tairons le nom (qui implante des hangars immenses à travers le monde et exploite ses salariés). Désormais nous avons le droit d’entrer avec des gourdes et les gobelets sont en cartons.

Partout ailleurs, c’est la fête au plastique, je repense à l’écran de l’Eurostar qui me félicitait toutes les 10 minutes d’avoir choisi le mode de transport le plus cher en m’indiquant qu’un trajet en avion = 13 trajets en train. J’ai l’impression qu’on n’est pas tous sur la même longueur d’onde niveau écologie (no shit Sherlock…).

J’ai commencé un peu tard mes écoutes des 450+ artistes du festival, faites par ordre alphabétique. La veille du départ, arrivée à la lettre M, j’ai changé de méthode en filtrant par nationalité. Belgique, Ecosse, Irlande, Irlande du Nord, Pays de Galles sont prioritaires (normalement c’est les anglais, mais dans un festival britannique il faut bien augmenter le ciblage).

J’ai donc écouté au moins un morceau de 320 groupes. C’est pas mal. Parce que tu ne peux pas compter sur la chance ou le hasard pour tomber sur les bons quand ils sont répartis sur 40 lieux en 3 jours.

[Partons du principe que je n’ai pas été checker les comptes Instagram de tous les artistes pour savoir comment iels se définissaient, je m’excuse par avance d’éventuels mégenrages]

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BAD WAITRESS

À la base je voulais plutôt voir Grandma’s House mais je me suis plantée de scène, c’est pas grave celle-ci est mieux. Et surtout, quelques mètres plus loin, j’aperçois les boucles de Big Jeff. Je n’y avais pas pensé depuis trois ans, mais franchement, les larmes aux yeux de voir que lui aussi est encore là, qu’il y a des choses immuables, sah quel plaisir !*

Je n’aurais pas retenu grand-chose de ce concert, si ce n’est que la bassiste avait un mulet, mais sachant que ça a l’air d’être le cas d’une personne sur 4 dans cette génération, ce n’est pas une info très pertinente.

Je retourne à l’air libre sur la « plage », ils ont installé des chemins pour aller d’un barnum (je ne sais pas comment nommer les endroits dans lesquels sont les scènes) à l’autre parce que soyons honnêtes, marcher sur des galets c’est RE-LOU.
Il y a également de grandes toiles tendues dont le rôle peut être de nous protéger du soleil, comme de la pluie ou des mouettes, et une petite scène extérieure, qui tient dans un minibus dépliant.

GEORGE O’HANLON

C’est là que joue George O’Hanlon, et franchement c’est pas lui rendre service car on entend à moitié le concert de Ultra Q (ça joue en même temps, c’est débile), le vent, la mer etc. Il y a aussi deux mecs purement anglais appuyés à la barrière en devant de scène, ça me régale.

Il a un visage poupon et des jolies chansons, dommage que le lieu ne soit pas approprié.

ULTRA Q

Quitte  à les entendre de loin, je vais voir ce groupe californien, à qui j’avais mis un « / » dans mon barème de notation (qui comprenait également 0, OK et OK+) (sachant que sur un seul morceau, c’est + ou – fiable entre / et OK). Là en l’occurrence j’avais bien vu, c’est du punk rock basique sur la voix et les compos.

J’observe les gens alentours et je me sens un peu nulle avec mon bête carré châtain, je crois que je suis la seule meuf du site à ne pas avoir les cheveux teints (en blond Régécolor pour les anciennes, et en bleu vert rose etc. pour les autres).

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Je fonce vers le Queens hotel pour voir Enola Gay et c’est inutile car nous sommes déjà en mode « one in, one out » (la phrase la + entendue du festival) (la question la + posée étant « is it one in, one out? »). Ca a le don de m’agacer car nous ne sommes que jeudi et il est 15h, on n’est pas censé se battre pour entrer.

Bref je retourne à la plage, cimer l’AR ça pète tout mon planning.

GUSTAF

Bonne blague, j’ai failli également rester à l’entrée «sorry, one in one out ». Je suis mal placée, je ne vois rien, c’est pas fou, je n’aurai rien de spécial à dire sur ce groupe new-yorkais (si ce n’est qu’on a mangé un fish&chips au même endroit 2h plus tard).

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Je suis moyennement satisfaite de cette entrée en matière alors je décide d’aller acheter des Digestive Dark Chocolate (my favorite) pour les boulotter sur mon lit qui est non loin, et ainsi recharger mes jambes (et mon téléphone).

*Il y a quelques semaines, j’ai appris via le Twitter de Geoff Barrow que sa maison avait pris feu et qu’il était dans le coma à l’hôpital de Swansea. Ca m’a vraiment attristée… Il y a eu un énorme mouvement de soutien à Bristol et au-delà, notamment chez les artistes. Idles lui a dédié un morceau à Glastonbury. Il est sorti du coma la semaine dernière.

When the lights come on

[THE GREAT ESCAPE, PART I]

En mai 2019, j’ai découvert que le paradis existait.
Il est finement masqué derrière un autre nom : The Great Escape, Brighton UK.
Un fois qu’on le sait, l’ironie du pseudo est mordante.

Il y a une astuce temporelle que je n’avais pas encore solutionné : il disparait au bout de 4 jours, j’ai donc immédiatement pris mon pass pour continuer mes recherches en 2020.

Autant vous dire que mon âme scientifique est au taquet en mai 2022 quand il s’agit d’utiliser enfin ce ticket vers la béatitude.

Quelques semaines plus tôt, Le Printemps de Bourges m’ayant gentiment fait prendre conscience de l’état déplorable de mon corps, je me suis inscrite en express chez Basic Fit (la chaîne la + cheap de l’industrie fitness, j’ai d’autres priorités financières) (genre passer 4 jours en Angleterre) pour muscler les cuisseaux et tenir la distance.

Sachant qu’en 2019 j’avais calculé une distance parcourue de 25km/jour, cette année, je me satisferais de la moitié (je suis lucide).

Mercredi 11 mai, j’arrive avec 30 minutes d’avance en gare afin de pouvoir acquérir un pokébowl (un mélange « healthy » d’ingrédients qui coûte 10 balles au bas mot, pour lequel j’ai toujours l’impression de me faire arnaquer, mais que je continue néanmoins d’acheter).
Apparemment personne ne s’est dit que ça pouvait être malin de doubler les équipes à l’heure du déjeuner dans une gare, je chope donc un sac quasiment au hasard sur le comptoir deux minutes avant le départ de mon train (funfact : c’était pas ma commande).

Arrivée à Paris, je croise Fanny Ruwet Gare du Nord, la moitié des portiques d’accès à l’Eurostar est en panne, il y a une vingtaine d’agents qui gèrent les passagers à destination de Saint-Pancras, trois contrôles de passeport obligatoires, le Brexit créé de l’emploi.

Cette fois-ci je sais que je ne verrai pas de poissons lors de la traversée de la Manche (ouais parce que le tunnel est creusée dans la terre SOUS la mer) (à 75m au point le plus profond) (les écrans passent ces infos en boucle), mais le contrôleur a un accent tellement posh que j’ai l’impression qu’il va venir nous servir le thé, ça me ravit.

Je file choper le RER (like) direction Brighton, qui passe en aérien dans Londres, notamment à Blackfriars d’où l’on voit la Tamise, la Tate, le London Bridge, St Paul. Je n’ai pas mis un pied en Angleterre depuis trois ans, je suis à 2 doigt de chialer d’émotion.
Un bébé pleure dans la rame et je vous jure que pendant les cinq premières minutes ça ne m’a même pas agacée parce que c’était un bébé ANGLAIS.

On traverse les banlieues, j’ai les pieds légèrement glacés par l’humidité, des réminiscences de Bristol dans un frisson, devant les briques trempées et noircies.

Il pleuvait sur la capitale, il n’y a pas un nuage dans le ciel de Brighton. Logique, c’est le paradis.

Legends (c) The Postman

L’avantage de venir pour la 2e fois, c’est que je ne vais pas passer 4 jours le nez sur une carte. Je trace sur Jubilee sq. pour récupérer mon bracelet, les couleurs des rues adjacentes à North st. n’ont pas bougé, je suis aux anges (vous l’avez ?).
Une mouette se charge de me rappeler les dangers de la ville, en chiant en plein vol à 20 cm de ma tête. Je suis bien contente d’avoir mon manteau d’hiver et donc une capuche.

Je loge à 100m du B&B de la dernière fois, j’ai vraiment gardé tous mes repères. Cette fois-ci j’ai néanmoins vue sur la mer (moyennant 300£ supplémentaires, quand on aime…) (et quand on réserve à la dernière minute…).

Je ressors aussitôt pour aller voir la plage, un des sites du festival, le pier et la Manche. C’est magnifique, j’en reviens pas que tout cela ait enfin lieu, je vais prendre une pinte pour m’en remettre.
Je choisis le seul pub qui ne fait pas à manger (charmant cependant) et qui ne prend pas la CB (ça ne va pas être le seul). J’opte pour la pizzeria voisine afin de manger des pâtes en prévision des trois jours à venir.

Ça va la Bretagne ?! [Soundcheck #83]

[BeT 2021, Jour II]

Je déjeune en compagnie d’homologues pour évoquer des sujets d’avenir qui nous concernent tous, mais qui sont dérisoires par rapport à notre besoin de nous rassurer, plaindre, échanger sur la situation actuelle dans nos métiers, qui n’est pas des plus roses ma bonne dame !

Je retourne télétravailler le cœur un peu plus léger face à l’avalanche des urgences (qui, un mois plus tard, se transforment en amas d’annulations).

La pluie arrive, l’heure de l’apéro également, c’est vendredi tout de même ! Mon planning de la soirée est dense, avec des incontournables aux 4 coins de la ville. Spoiler alert : je n’en ferai finalement rien, sacrifiant sur l’autel du confort mes adorés Antoine Wielemans et Bantam Lyons.

Après un tour au QG, l’endroit idéal pour croiser tout le monde, et où j’ai passé très peu de temps cette année, expliquant peut-être ainsi mon sentiment de n’avoir vu personne, direction le 88 à nouveau.

Deux salles, deux ambiances : Warrior records en haut, Wart en bas, et de la qualité à tous les niveaux !

Des retrouvailles (coucou !) débutent par un Gin’to devant Thérèse. J’avais suivi une table ronde (en visio forcément) qu’elle animait sur la place des femmes dans les musiques actuelles et pour une fois, sur ce sujet qui peut devenir répétitif à force de constats jamais suivis d’actions, ça allait un peu plus loin. Bref, du coup j’avais un peu écouté ses titres et j’étais contente de la voir en live.

Je suis mitigée, la construction du set (on y revient, cf Franky Gogo) n’est pas optimale à mon sens. C’est en dent de scie, ce qui empêche d’entrer à fond dans le concert. C’est pas grand-chose à taffer, parce qu’il y a du potentiel, l’attitude est là, quelques morceaux fers de lance aussi !

Je monte m’intoxiquer dans le fumoir (cette invention du Diable). Cigarette fumée : une, ressentie : 5.

L’enchainement des concerts est un peu trop rapide pour le barman qui officie seul (SEUL !) pour 200 personnes, c’est donc accoudé au comptoir en soupirant que je regarde la début du set de Zaho de Sagazan.

Je file aussi vite que possible devant la scène car, comme prévu, il se passe un truc.

Tout est en place, fluide, intense, juste. Il n’y a rien à redire, c’est un plaisir continu durant 30 minutes, une sensation gourmande qu’on voudrait étirer.
Zaho de Sagazan n’a pas encore sorti un seul titre mais on (je ?) sait déjà que dans un an ou deux elle remplira des Zéniths car elle a tout pour devenir une star.
Les textes, l’attitude, les compositions, la voix, l’humour, la sincérité. Et ce nom, quand même !

C’est pour ce genre de moment que je me tape des centaines de concerts par an, et je peux vous dire que c’est rare.

Alors qu’est-ce qu’on fait après un truc pareil ? Mis à part reprendre un gin tonic pour s’en remettre, je ne vois pas trop.

Je suis avec des gens qui ont vu Uzi Freyja il y a une semaine et qui veulent déjà les revoir alors je fais confiance. Bien m’en a pris.
C’est Kelly Rose, la chanteuse, qui fait tout le sel du projet. Elle est drôle, vindicative, emporte tout sur son passage et nous laisse ravis, dansants, riants, sur le bord de la scène.
Et une anecdote à base de poulet fini de me régaler !

J’ai abandonné tous mes plans annexes, j’accepte de rester au même endroit toute la soirée, on n’est pas obligé de faire des kilomètres tous les soirs. Je verrai mes brestois prèf (Bantam Lyons) bientôt j’espère (et pour Antoine Wielemans, c’est bon, c’est rattrapé !).

Gargäntua enchaine dans la salle du bas, ça me convient tout à fait de les revoir debout cette fois-ci.
Le chanteur s’est rasé le crâne et il n’y a pas la place d’installer l’écran en fond de scène alors on perd un peu dans la symbolique humoristico-sataniste qui fait l’intérêt du live. Mais les morceaux sont tellement efficaces que ça n’empêche pas les gens de pogoter en hurlant « J’AI MIS LE FEU À NOTRE-DAME POUR TE DÉCLARER MA FLAMME » !

Ils sont programmés dans tous les festivals de l’été à venir (finger crossed), vous avez peu de risques de passer à côté.

Résultat, je suis restée tout le set et malheureusement je n’ai vu que le dernier morceau de Minuit Machine.

Là-dessus, c’est fini, merci bonsoir, videz les lieux car c’est l’heure pour nous d’ouvrir en mode boite de nuit et de faire de l’argent, pas comme avec vous pauvre cultureux qui ne payez même pas de tournées à vos collègues.

C’est ennuyeux car j’aurai bien vu encore des concerts (et bu encore des bières). Il est trop tôt pour l’after, trop tard pour se résigner à aller au Parc Expo. Cela dit, mon corps me signale que le mini empanadas de ce midi ne vas pas suffire à tenir jusqu’au lendemain et qu’il serait bien aimable de songer à manger solide.

On se lance donc dans une ballade nocturne à la recherche de nourriture (genre des frites, on est pas difficiles) et il s’avère qu’à minuit, en plein festival, c’est + difficile que prévu. Même le Quick ne fait plus qu’à emporter (c’est dire où j’en étais pour accepter une telle proposition).

Ce sera le même constat les trois soirs, l’ambiance est morne, les rues sont vides, l’absence de la fête foraine triste. Nous finissons place Ste Anne, dans un snack dont l’odeur de friture restera accrochée à mon manteau en souvenir.

On n’a jamais joué en Bretagne. [Soundcheck #82]

[BeT 2021, Jour I]

C’est auréolée de mes trente-sept ans (autant dire les épaules ployantes), apeurée par le couvre-feu bruxellois qui venait de me tomber sur le nez sans prévenir (qui peut encore se targuer d’aimer les surprises de nos jours… ?), que je me suis rendue vers Dogville le premier jour de décembre.

Pleine d’espoir mais évidemment incrédule, comment pouvais-je croire que nous allions vivre un double festival pendant 4 jours, entourés d’environ 20 000 autres de nos semblables, certes masqués (lol), mais en station debout !?

Ca commence par un TER (je vous ai dit que je vivais désormais dans le Centre ?) (une nouvelle mission secrètement confiée par le Bureau d’annexion de la Bretonnie Occidentale) pour rejoindre la Mayenne (que ne doit-on pas faire pour accéder à des jours meilleurs…), puis un TGV qui subitement parait luxueux, puis un bus de la STAR qui donne l’impression de me ramener chez moi (on arrêtera ici le sentimentalisme inutile).

Jeudi, encore traumatisée par le froid belge, c’est triplement couverte (collant + jean + chaussettes capuche + capuche + toutes les fringues les plus chaudes de mon dressing) que je file récupérer mon accred en cœur de ville. Il faut attendre son tour, écouter Baptiste Ventadour qui chante à côté, ou hausser les yeux jusqu’au ciel en entendant l’un de ceux qui sont censés savoir, passer commande de « bonbons » à tue-tête au téléphone (la peur de l’hypoglycémie fait des ravages parmi les professionnels consciencieux sans doute).

Je me rends compte pour la première fois depuis dix ans que le métro est bien pratique pour passer de Ste Anne au Liberté en cinq minutes chrono et c’est pile à l’heure, après avoir montré mon pass, mon masque, mon sac, ma gourde que j’arrive à l’É pour W!zard.

Sauf que c’est pas eux sur scène et que mon rendez-vous n’est absolument pas dans les parages. OK, j’ai confondu l’É et l’U, ça va, ça fait deux ans que ça n’a pas eu lieu ces histoires, la mémoire est faillible.

J’arrive donc en retard, non sans avoir croisé une brestoise en route (petit plaisir de ces rassemblements cultureux), et c’est à se demander qui bosse dans ce pays car l’U est blindé alors qu’il est 16h30. J’avais oublié (décidément) la configuration de ce lieu, charmant quand il est à moitié vide, intenable en version complète.

Je ne vois pas bien comment on va éviter un cluster dans ces conditions mais bref, j’arrive petit à petit à voir autre chose que l’écran au-dessus de la porte des toilettes.

Les trois musiciens de W!zard sont à fond et je suis soulagée de savoir que je les vois une semaine plus tard dans de bonnes conditions (un concert qui s’avèrera très bien, rage, sincérité, influences anglaises, IDLES en tête, assumées, et franche sympathie).

Je retrouve enfin celui qu’il faut en sortant au grand air, direction l’É à nouveau pour un groupe dont je ne citerai pas le nom car je ne suis pas restée assez longtemps pour que mon avis « c’est de la soupe, c’est nul » soit vraiment acceptable.

Je rentabilise mon ticket journalier de métro pour me rendre dans une église/théâtre où il fait la même température que dehors (à savoir ZÉRO DEGRÉ). Rebelote pour la 4e des 150 à venir : pass, masque, sac, accred, gourde, tampon sur le poignet, il n’y a quasi personne à part ceux qui savaient que la région Grand Est payait son coup.

Encore arrivent en débardeurs, peut-être eux aussi aidés par des bonbons, pour jouer de l’électro analogique sur un carré de 3m de large posé au milieu de la pièce. La config est très chouette, la créa lumière aussi, c’est joli à voir tous ces fils colorés, ça fonctionne, si ce n’est qu’on verrait plutôt ça tard la nuit, après avoir bu quelques verres pour se réchauffer.


Je m’octroie une heure pour me restaurer (et me réchauffer), je crois que je vieilli. Pas de bol, il semblerait qu’on ait opté pour une crêperie qui a décidé de lutter à son échelle contre le réchauffement climatique.

Pass, masque, sac, accred, 88 me voici !

Là pour le coup il n’y a vraiment personne, si bien qu’ils décalent un peu le début des concerts. Je vois une chanson de Bad News, oui bon… Avant de remonter dans la 2e salle pour Nelson.

Qui fait le taf mais c’est calibré pour jouer devant des gens (étonnant), pas que devant ses potes. On notera une bonne énergie, dans le champ des rappeurs un peu rigolo, et la présence d’un saxophoniste sur scène.

J’avais prévu de ne pas retourner dans l’église/glacier pour Franky Gogo, mais une sourde intuition me dit que je vais louper un truc de ouf donc je repars dans l’autre sens.

Spoiler : je n’aurai rien loupé de dingo à part des collègues dans le public. C’est pas mal, mais le set manque de fluidité. En changeant l’ordre des morceaux il y aurait la possibilité d’une intensité plus grande dans la progression des émotions. Il est torse nu sous une veste queue de pie, ça sent la pneumonie dès le lendemain…

La créa lumière est belle, il y a des morceaux sympas, electro pop, on a envie que ça parte en dancefloor, mais c’est pas vraiment le cas. À revoir dans une salle chauffée pour un vrai set !

J’hésite un peu, ça manque d’électricité dans l’air, la fête foraine n’est pas encore arrivée sur l’esplanade Charles de Gaulle, l’ambiance y perd. À cet horaire, j’ai 4 options mises en favoris dans l’app.
Je me décide pour Zinée, c’est complet. Le seul lieu sur 30 où ce soit le cas, c’est bien ma veine… Je croise un visage, je discute, finalement c’est pas complet, j’accède à la salle à moitié vide.

Il fait chaud et c’est assis, ce qui ne sont pas les moindres des avantages pour l’heure. Zinée a l’air d’un moineau tombée du nid, je m’attendais à plus d’assurance vu sa session sur Grünt. Elle a deux musiciens, il y a des titres pas mal mais sa voix n’est pas assez mise en valeur, ça reste fragile. À revoir dans un autre contexte plus favorable.
(J’apprends quelques jours plus tard que son pseudo vient du fait que son père souhaitait l’appeler Zinédine, elle est née en 98, et que c’est l’employé de mairie qui a refusé. À quoi ça tient…)

Nikola va enchaîner et je ne doute pas que ça va être super vu son concert à Bourges en juin dernier, mais mon coup de cœur de la playlist, The Haunted Youth, joue à la même heure.

J’arrive à l’Uzine et leur planning a 20 minutes de retard. Je les maudis mais ça me permet de me placer tout devant à l’interplateau, dans ce sous-sol qui pourrait faire penser à l’Angleterre.

Les flamands sont comme les anglais, plug and play. En 15 minutes, ils sont tous les cinq installés avec leurs instruments sur une scène de 3m² et prêts à jouer.
Ils font de la dream psyché pop, les bios / chroniques parlent de MGMT, Slowdive, Tame Impala. Je n’aime pas spécialement ces derniers, mais ça donne une idée.

Tous tiennent autour de Joachim Liebens, leader magnétique, et je me rappelle de chacun de leur visage. C’est con à dire mais souvent le regard est attiré par un ou deux musiciens dans un groupe, là ils avaient tous un truc, sympathique, mystérieux, enthousiaste.

À côté de moi il y avait deux couples complètement à fond qui dansaient comme si on était en boite à écouter de la dance, c’était mi-marrant mi-relou. Derrière il y avait un entièrement relou qui n’avait pas dû recevoir les deux mémos 2021 sur le COVID et le consentement car il m’a saisi la main à plusieurs reprises pour tenter de me faire toucher le torse suant et dénudé de Joachim venu jouer de la guitare dans le public. Assume tes envies de toucher des hommes nus and leave me alone you stupid wanker.

Je suis rentrée, sourire flottant, Belgique aimant.

Je suis prête depuis que je suis née ! [Soundcheck #81]

[PdB 2021, JOUR II] 

La nuit fût moyennement bonne car les étoiles de l’hôtel n’impliquaient apparemment pas d’isolation phonique…
Mon travail de la matinée consiste à aller rencontrer des gens sympas pour qu’ils me fassent visiter un endroit immense et cool. Dur dur.

Je suis assez fière de moi car j’ai la présence d’esprit de m’arrêter dans une boulangerie pour acheter un rosette-cornichon afin de m’assurer un vrai repas dans la journée. Chaque jour est un nouveau pas vers la maturité.

J’entre dans le W en début d’après-midi, droit devant au milieu, au moins tu ne vois pas s’il y a personne derrière, c’est moins glauque.

KT Gorique entre scène avec son backeur/danseur, son batteur et son DJ. C’est peut-être celle dont le nom est le + connu de la sélection et il n’y a pas besoin d’attendre longtemps pour comprendre pourquoi. Il n’y a rien à redire, c’est impeccable à tous les niveaux : écriture, flow, énergie, esprit de groupe, humour. Je n’arrive même pas à lui en vouloir pour le dernier morceau reggae, c’est dire !


Ensuite c’est le tour d’Achile dont j’écoute le titre Vie normale en boucle depuis des mois. Finalement il chante plus qu’il ne rappe, il nous livre notamment une version piano voix sur ce morceau.
J’aime bien, c’est fluide, et un de ses musiciens joue du keytar (de la keytar ?). Je suis malheureusement perturbée par un message dont nous garderons l’anonymat de l’auteur (bisou) « le mec a le look d’un type qui bosse dans une animalerie ». Je ne vois plus que ça.


J’aimerais bien qu’il y ait 5 minutes de pause entre chaque artiste tout de même, histoire de pouvoir assimiler ce que tu viens de voir, en débattre (et éventuellement aller aux toilettes).

Pas de répit pour les braves, au tour d’Ekko qui a d’ailleurs lui aussi failli y laisser sa peau car il n’y avait pas d’eau sur scène, et 30 minutes quand tu rappes aussi vite, j’imagine bien que tu t’assèches !
Il est super à l’aise, souriant, son backer aussi, c’est plaisant. Il a gagné le Prix du public, ce n’est pas volé !


Les stroboscopes se rallument (je sais pas si c’était un investissement coûteux du festival mais en tout cas ils ont bien été rentabilisés #monamielépilepsie), Vikken apparaît. C’est ici que se joue la plus grosse claque des trois jours. Ca monte en puissance, tu comprends pas ce qu’il t’arrive, tu te prends une baigne artistique et politique que tu n’avais pas vu venir. J’étais bouche bée.

Rien que de réécouter un morceau sur Spotify je frissonne. Si vous avez l’occasion, allez le voir sans écouter avant, ça n’en sera que + fort je pense !
Vikken a remporté le Prix du jury. Encore heureux !
Ci-dessous sa magnifique reprise de The Knife qui ne vous spoilera pas le concert, et qui me rend dingue (remember la scène des Amours imaginaires filmée par Xavier Dolan sur ce morceau).


Autant vous dire qu’après ça, sans transition, les trois meufs d’Ottis Cœur, elles pouvaient faire le meilleur set de leur vie, c’était peine perdue. Alors qu’en vrai c’était pas mal, du pop rock (est-ce qu’un jour on pourra de nouveau prononcer ces termes sans penser à Francis Zégut et RTL2 ?) guitare basse batterie bien exécuté avec des harmonies chouettes, mais impossible à digérer à ce moment là.

Poltergeist a donc du bol de ne pas enchainer derrière Vikken parce que la comparaison électro aurait été encore pire. Il a les cheveux bleus, une tête de gamin boudeur, il alterne entre les pads et la guitare électrique avec de fortes influences 80’s, c’est pas mal mais je ne suis pas fan du chant.


C’est le jour du pot de l’Antenne Bretagne, je suis lucide, je sais que les trois heures entre les deux sessions INOUïSduPdB vont être consacrée à manger des crêpes (durant les premières 30 minutes sur lesquelles j’avais calé un rdv sérieux) et boire des bières, avec toute la diaspora qui doit représenter un tiers des pros présents sur le festival #BreizhAtao

Heureusement c’était Elliott Armen qui débutait à 20h, ça nous a forcé à être à l’heure devant la scène.
Forcément le lieu et les conditions ne rendaient pas grâce à la beauté de ses morceaux mais tout de même, quelle voix ! Il me fait beaucoup penser à James Vincent McMorrow, j’avais eu le même frémissement en l’entendant pour la première fois.


Ladaniva prend la suite, c’est peut-être très bien mais je n’étais pas franchement d’humeur Bollywood et puis la bière, vous savez ce que c’est hein…

Je reviens pour Annael et son prénom (soyons honnêtes). Je ne peux pas dire que j’en retienne quelque chose  de fou, si ce n’est qu’il est gaulé à la manière d’une pub des années des 70 : musclé avec une taille de guêpe, le tout mis en valeur par des vêtements qui pourraient dater de ces années là.
Il est accompagné par deux danseuses, dont j’ai trouvé la présence assez utile vu que sinon c’est juste une bande son, mais que j’ai ensuite entendu qualifiées de « Claudettes », et effectivement, ça va avec le reste.

Toujours est-il qu’il a remporté le prix du Printemps de Bourges, de manière assez inattendue pour moi je dois dire.

Ca a fini par Cuften et là ça cause. Pas seulement parce qu’il est chez AstropolisBooking, mais parce qu’il a tabassé 30 minutes de gros son techno, le tout en analogique, entouré de vieilles télés qui amplifient l’effet stroboscopique. Tout le monde debout, on est content d’être là pour sentir le frisson de la teuf et des nuits sans fin.

Enfin là, ça a plutôt une fin. Jusqu’à 22h30 pour les concerts, faut pas exagérer, après il faut se contenter d’un câble jack et de Spotify pour l’after (ce qui est déjà hautement appréciable en ces temps de disette).

Je suis ivre, ma voiture est à proximité, l’hôtel non, un Sam oui (merci).